Il y aurait quelques (petits) signes que la nouvelle administration américaine pourrait progressivement un peu revoir sa position vis-à-vis de son seul challenger crédible en ce 21e siècle sur le plan technologique (et probablement militaire), sans pour autant considérer une levée totale des sanctions imposées au fil des dernières années. Un abandon complet de cette stratégie semble peu probable. En tout cas, le nouveau gang de la Maison-Blanche a déjà fait savoir qu'il se penche sérieusement sur la pénurie de semiconducteurs, pour laquelle une résolution durable ne se trouvera probablement que difficilement sans la Chine. Dans ses dernières semaines au poste, l'équipe sortante s'était visiblement assurée de miner autant que possible le terrain politique entre les deux pays, rendant de fait une résolution plus difficile et plus laborieuse, mais pas impossible non plus.

Par exemple, l'une des dernières actions (liée au monde économique et du semiconducteur) fut l'ajout du fondeur chinois SMIC (et de Xiaomi un peu plus tard) à la liste noire des USA sous motif de risque d'atteinte à la sécurité nationale, l'empêchant ainsi d'exploiter toute technologie en usant une autre d'origine américaine, ou encore de s'approvisionner en équipements cruciaux et indispensables, tels que les scanners lithographiques d'ASML (en dépit de l'absence de toute juridiction directe du gouvernement US sur la compagnie hollandaise...).

 

us chine semiconducteur

 

Toutefois, début mars, les choses ont un peu changé et SMIC a pu signer un accord avec ASML valide jusqu'à 31 décembre et d'une valeur de 1,2 milliard de dollars pour des systèmes lithographiques DUV, que SMIC utilise pour sa production sur des procédés matures, comme les 14 nm et 12 nm (N+1). Auparavant, des rumeurs avaient déjà circulé que les USA considéraient un apaisement des sanctions (certaines). Ceci suggère donc que des changements seraient bel et bien à l'étude à Washington. Néanmoins, notons que le nouvel accord n'inclut aucun scanner EUV requis pour produire avec les nodes de dernière génération 5 et 7 nm, et qui seront pourtant indispensables à SMIC pour progresser au-delà des 10 nm. Mais cela reste un début...

 

Enfin, la dernière nouveauté est la fondation d'un groupe de travail Sino-Américain sur le semiconducteur, mis en place par la China Semiconductor Industry Association (CSIA) avec son homologue américain, la Semiconductor Industry Association (SIA). Le premier objectif est l'ouverture d'un nouveau vecteur de communication visant à promouvoir « une compréhension et une confiance mutuelle plus profondes » entre les deux industries nationales, et ce malgré les mesures de restrictions toujours en place, dont l'atteinte d'une levée ne sera a priori pas au coeur du travail du nouveau groupe.

Ensuite, il s'agira aussi de mieux appréhender certaines sources potentielles de contentieux, telles que les contrôles à l'exportation et la sécurité de la chaine d'approvisionnement, et à terme de réduire l'impact sur la chaine d'approvisionnement. Pour ce faire, le groupe sera constitué de 10 experts de chaque côté et qui se rencontreront tous les 6 mois pour papoter des dernières évolutions sur le plan technologique et de la relation entre les deux pays, et de rédiger ensemble des propositions communes de politique adaptées. De prime abord, cela peut sembler peu, mais un peu plus de collaboration et de dialogue ne feront jamais de mal, bien au contraire, et peuvent éventuellement servir les intérêts de chacun ! (Source)


Un poil avant ?

RX 6700 XT, il faudra être vif et avoir un gros coup de chat.e

Un peu plus tard ...

Samsung toujours en pourparler pour sa Fab 3 nm aux USA

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