C’était en novembre 2018 dans le cadre du projet Natick que Microsoft avait annoncé l’expérimentation d’un data center sous la forme d’un container cylindrique, habité d’un rack 36U avec de vrais serveurs et de quelques unités factices, submergé sous l’océan chez les saumons au large de l’Écosse, vers Orkney. Celui-ci a désormais été repêché pour permettre aux chercheurs de Microsoft de faire le point sur les performances du concept. Quel est le résultat ?

 

microsoft project natick datacenter sous marin

 

Microsoft considère le test comme un succès ! Tout d’abord, il s’avère que le taux de panne a été moindre que dans un centre de données avec les pieds sur terre au sec, sur 855 serveurs, seulement 8 ont fait naufrage ! Il aurait été intéressant que Microsoft nous donne le taux de panne exacte par exemple pour ses data center Azure, histoire d’avoir un meilleur point de comparaison, mais c’est le genre de détail rarement divulgué par les entreprises.

En tout cas, les chercheurs supputent que cette performance pourrait avant tout être liée à l’absence totale du facteur humain (pas de stagiaire, pas de problème), et à l’azote pompé au lieu d’oxygène dans la capsule sous-marine pour l’inertage de son atmosphère et y empêcher l’oxydation. L’un des objectifs était également d’évaluer l’impact d’une immersion dans l’eau froide sur le coût de refroidissement, mais rien n’a encore été dit à ce sujet.

 

microsoft data center sous marin peche

 

Il faut noter que l’électricité d’Orkley est essentiellement éolienne et solaire (considérés comme des sources instables d’énergie), et qu’il n’y a eu aucune difficulté pour maintenir une alimentation constante du data center. Bien entendu, le container a été repêché recouvert entièrement d’algues et d’anémones qu’il a fallu nettoyer minutieuse au Karcher (ce serait quand même bien dommage de ne pas voir le logo Microsoft pour la photo, non ?), une opération d’un jour.

 

project natick serveur 2018

 

microsoft data center sous marin interieur

 

En conclusion, Microsoft reste tout de même prudent sur le sujet d’une commercialisation du concept, mais considère que celui-ci a dépassé le stade d’« expérimentation scientifique » et ce serait maintenant surtout une question de définir la taille du modèle de data center pour l’application commerciale. D’autres, comme le consultant David Ross, estiment que le concept pourrait effectivement en intéresser plus d’un du fait de sa flexibilité et rentabilité. Bref, l’expérience est terminée, mais l’affaire du data center sous-marin reste probablement à suivre, avec ses leçons qui pourraient également servir pour les variantes terriennes ! (Source)

 Les chercheurs de Microsoft ont repêché le data center cylindrique déposé au fond de l'océan en 2018. Comment s'en est-il sortit de son séjour avec les poissons ? 

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