Après Huawei, ce serait une nouvelle fois sur une firme spécialisée de la microélectronique chinoise que s’abattrait le courroux américain. En effet, d’après le porte-parole du ministère de la Défense, l’administration américaine serait en discussion quant au potentiel bannissement de SMIC, le principal fondeur chinois, alors en pleine expansion. Pour rappel, le gouvernement chinois a de grandes ambitions pour cette entreprise, en cherchant non pas à juste produire des wafers, mais aussi en boostant sa R&D afin de créer des puces 100% chinoises.

 

Naturellement, la firme concernée s’est dite « totalement choquée » par ces déclarations, tout en se positionnant comme ouvertes aux discussions avec les agences gouvernementales — nul n’est à l’écart d’un malentendu... même si cela reste très peu probable. Car, aux rayons des motifs d’un tel acte, il serait question des rapports étroits entre SMIC et l’armée chinoise, une relation démentie par l’entreprise — bien que cette dernière soit soutenue par le gouvernement chinois — une chose courante de l’autre côté de la muraille du fait du contrôle omniprésent de la classe dirigeante sur le pays.

 

trump« Attention, nouvelle règle ! »

 

Difficile cependant de ne pas y déceler une vision un peu trop court-termiste. Effectivement, un tel bannissement mettrait dans l’immédiat la Chine dans l’embarras... ce qui l’obligerait à développer des alternatives maisons pour ses produits, et ainsi devenir d’autant plus autonome sur le domaine des nouvelles technologies : pas vraiment ce que le Donald de la maison blanche souhaiterait ! D’autant plus que SMIC demeure un acteur mineur face au colosse TSMC, autant dire que la domination américaine - et ses alliés - d'un point de vue économique a de toute manière de beaux jours devant elle, même sans mesures politiques.

 

De quoi voir encore du mouvement dans la sphère du silicium, croisons les doigts pour que cela se solde sans conséquence fâcheuse. Mais la position de la Maison Blanche semble plutôt motiver la Chine à devenir une puissance autonome dans l'industrie du semi-conducteur, lorsqu'elle est déjà un des acteurs majeurs dans la production. Une telle stratégie pourrait porter ses fruits pour les USA, mais encore faudrait-il avoir pour cela la force de production, ce qui est encore loin d'être le cas... (Source : Reuters via EETimes)

 Après Huawei, ce serait à un fondeur de faire les frais de la guerre commerciale américano-chinoise. 

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