• Verdict

wafer Haswell [cliquer pour agrandir]Nous voici au bout de ce dossier, il est bien évident que nous n'allons pas déterminer un vainqueur parmi tous les processeurs testés puisque selon le besoin et le budget de chacun, le choix pourra s'avérer bien différent. Nous nous contenterons donc de tirer des conclusions d'ordre général sur les gammes et nous vous invitons à consulter notre guide d'achat des CPU pour vous aider dans votre choix. Précisons que cet article a vocation a être régulièrement enrichi par de nouvelles références plus ou moins anciennes selon notre aptitude à obtenir les précieux sésames. A noter également qu'un second article verra le jour à l'avenir et se concentrera sur les IGP des CPU/APU. S'il est point marquant de ce retour vers le futur des CPU, c'est bien l'évolution spectaculaire de l'efficacité par Watt des processeurs Intel. Et encore, si nous avions poussé le vice jusqu'à inclure des CPU basés sur l'architecture Netburst, l'écart serait encore plus saisissant. En comparaison, les puces d'AMD n'ont que faiblement progressé à ce niveau, témoignage des difficultés rencontrées par l'ex fondeur tant d'un point de vue architectural que de processus de fabrication. Bref Intel a pris dans ce domaine un avantage certain et sa dernière architecture Haswell datant pourtant de près de 2 ans tient encore largement la concurrence en respect alors que la relève devrait être officialisée dans les 3 mois. Pourtant, le fondeur de Santa Clara n'a pas connu une année 2014 de tout repos avec une mise au point de la finesse de gravure à 14 nm bien plus délicate qu'envisagée entrainant des retards importants pour Broadwell, le Tick d'Haswell qui en définitive n'a montré les bouts de ses transistors que sur Ultraportable fin 2014, il ne fera probablement qu'un passage très limité sur les plateformes de bureau vu l'imminence de Skylake qui utilisera la même gravure couplée à une architecture remaniée.

 

Au rayon des critiques, on notera donc que la plateforme LGA 1150 tire sa révérence pour faire de la place au LGA 1151. Le premier cité était justifié par rapport à son prédécesseur principalement par l'intégration de régulateurs de tension au sein même du packaging CPU, son successeur va à priori proposer l'opération inverse, du grand art ! Pourquoi se contenter de vendre un CPU seul quand on peut y adjoindre un chipset et soyons fou un contrôleur ethernet ? Bref là où il y a de la gêne, il n'y a pas de bénéfices plaisir et l'absence de concurrence est une véritable plaie pour le consommateur. Il reste à espérer que le futur sera plus radieux.

 

AMD fusionMais il serait trop facile de jeter uniquement la pierre au méchant Intel et plaindre le pauvre AMD en manque de moyens comme on l'entend souvent. Le concepteur de Sunnyvale n'est pas totalement étranger aux problèmes qui sont les siens à l'heure actuelle. Au premier chef des erreurs, les innombrables reports ou annulations qui ont émaillé la Roadmap prévue entrainant la concurrence frontale d'une puce avec la génération suivante du concurrent, voire des puces finies à "l'arrache" (cf. le bug du TLB touchant les premiers Phenom). Les choix architecturaux sont aussi sujet à caution, pourquoi diable se lancer dans une architecture modulaire à faible IPC qui va nécessiter un process de gravure efficace pour monter en fréquence sachant que l'on perd justement la maitrise de ce dernier ? Etait-ce bien raisonnable d'investir autant d'argent pour acquérir ATI ? Certes cela permet d'obtenir instantanément des équipes très performantes dans le domaine des GPU, mais cet investissement colossal pour AMD a probablement fait défaut dans les départements Recherche et Développement CPU... Qui plus est, le but de cette manoeuvre était la mise en oeuvre du projet fusion et la concrétisation des APU, mais là-aussi le résultat ne fut pas tout à fait à la hauteur des attentes et surtout très en retard, si bien qu'Intel a réussi à devancer encore une fois son concurrent. Heureusement, le choix de Microsoft et Sony d'opter pour des SOC AMD va peut-être enfin rentabiliser tout cet investissement qui pourrait s'avérer payant à terme, mais quel retard pris dans le domaine CPU pur en attendant. Le retour au bercail du père des architectures à succès du concepteur permet toutefois d'espérer un avenir plus radieux avec un regain de compétitivité de ce dernier, il serait temps et tous les acquéreurs de CPU s'en réjouiront, mais il faudra pour cela patienter jusqu'en 2016..... si tout va bien !

 

amd_intel_boxe.jpg

En résumé, Intel dispose d'une avance relativement conséquente sur son concurrent avec des processeurs à la fois plus performants et surtout plus polyvalents selon les tâches demandées. Leur avantage ne s'arrête pas là puisqu'ils sont également moins gourmands en termes de consommation électrique. Ce n'est pas le cas d'un point de vue tarifaire et AMD conserve toujours (et historiquement d'ailleurs) par ce biais une vraie légitimité d'autant que ses processeurs sont plutôt véloces dans les tâches d'encodage vidéo ou de rendu 3D et assurent, pour la plupart, un niveau suffisant dans la majorité des autres. Reste leur consommation excessive qui pourra faire tiquer la fibre écologiste de certains. A présent que ces grandes lignes sont tirées, que peut-on imaginer comme choix pour le primo accédant ? Si vous êtes joueur, les CPU Haswell sont sans discussion possible parmi les meilleurs choix, en particulier les Core i5-4670/4690 qui allient d'excellentes performances à un tarif "raisonnable". Seulement voilà, cette plateforme est en fin de vie et il parait plus judicieux de patienter si possible quelques mois afin de profiter des nouveautés même si ces dernières ne sont pas un gage de pérennité pour l'avenir comme nous l'avons trop souvent vu chez Intel... La valse des plateformes est moins marquée chez AMD, mais les derniers lancements en particulier côté APU ont quelques peu entâché cet adage. Le FM2+ devrait néanmoins perdurer encore quelque peu et constituer une alternative intéressante pour ceux privilégiant un IGP plus performant au détriment de l'efficacité CPU pure. La plateforme AM3+ est de son côté en stand-by, difficile d'y voir une solution d'avenir même si couplée à un FX de dernière génération elle peut s'avérer performante pour des tâches bien ciblées et à prix accessible. Enfin, le (très) haut de gamme n'existe que chez Intel : il est assuré à présent par le socket 2011-v3 qui devrait voir arriver Broadwell-E l'année prochaine, l'avenir est donc relativement débouché ou à tout le moins autant qu'il puisse l'être chez le fondeur. Le ticket d'entrée est par contre clairement élevé avec le triptyque CPU, carte mère X99 et DDR4.

 


logo AMDlogo IntelLogo GigabyteLogo G.SkillLogo AsusLogo nVIDIALogo materiel.net

Nous remercions naturellement nos partenaires pour la mise à disposition du matériel.



Les 208 ragots
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !