Chez ARM, nous avons plutôt l’habitude des produits issus de la gamme Cortex-A, dont les fers de lance sont intégrés dans les téléphones mobiles, voire les ordinateurs portables depuis Windows 10 ARM. À l’inverse, il existe des microcontrôleurs, sous nomenclature Cortex-M ; qui font le bonheur des périphériques gamers, puisque nous les retrouvons souvent pour gérer les différents effets de RGB et macros sur des claviers et souris.

 

Pourtant, la firme s’est depuis deux ans également lancée sur le segment supérieur, avec la série des Neoverse. À l’époque, rien n’était vraiment digne d’intérêt, car l’offre se limitait à un Cortex-A72 légèrement modifié. En janvier 2019, le projet avait déjà davantage muri, puisque nous vous relations l’apparition de deux nouveaux modèles : les Neoverse N1 et E1. Désormais, ce sont des Neoverse V1 et Neoverse N2 dont il est question, dont le premier cité introduira (encore) une série supplémentaire : les Neoverse V.

 

La gamme Neoverse, chez ARM [cliquer pour agrandir]

 

L’idée reste toujours la même : s’adapter au marché serveur (voire PC de bureau ?) en augmentant toujours davantage la taille des pipelines, des mémoires tampons et des caches. Reste à voir si la microarchitecture suivra, car, à trop en faire, ARM pourrait bien se retrouver à offrir un ratio performance/consommation similaire au x86... le désavantage de l’incompatibilité des solutions logicielles préexistante en plus.

 

Un bon plan, ce Neoverse V1 ? [cliquer pour agrandir]

 

Pour le Neoverse V1, ARM met très largement en avant son implémentation des instructions vectorielles : SVE, pour laquelle les partenaires pourront choisir les tension et fréquence de fonctionnement. Notez que la soupe est extrêmement similaire à la solution des bleus, puisque l’utilisation de l’AVX-1/2/512 entraîne sur la quasi-totalité des modèles professionnels une réduction parfois drastique de la cadence du bousin. En interne, l’organisation se basera sur le Cortex-X1, ce qui devrait offrir un gain d’environ 50 % d’IPC par rapport au N1 précédent, auquel viendra se greffer le support du bfloat16, le dernier format d’encodage de nombre à virgule à la mode.

Quant au Neoverse N2, qui répondra également au nom de Perseus, au sujet duquel ARM est resté très taciturne. Le SVE sera également supporté, mais limité à deux unités 128-bit (comme la génération précédente) contre deux unités 256-bits pour le V1 ; et la firme estime le gain de performance monothread à 40 % à surface et consommation égales. Voilà qui semble appétissant, mais qui reste à vérifier une fois le produit fini !

 

Avec une telle attaque de front sur le marché de l’informatique haute performance, ARM affiche haut et fort son ambition, et semble se donner les moyens nécessaires à sa réalisation. D’un côté, il est bon de rappeler que l’entreprise est originaire du Royaume-Uni et possède quelques centres de développement en France : autrement dit, si le bouzin rencontre un succès commercial, la maison-mère deviendrait une puissance européenne sympathique dans le domaine de l’informatique. Cependant, il faut pour cela que les questions de support logiciel soient correctement réglées, ce qui n’est pas une mince affaire au vu des difficultés de Microsoft lorsqu’il s’agit d’obtenir des performances correctes en émulant de l’x86. Affaire à suivre ! (Source : WikiChip)

 Des CPU toujours plus performants chez ARM, voilà qui donnerait du grain à moudre à la concurrence ? 

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