La rumeur circulait depuis quelques mois déjà, mais le fait est désormais officiel : la firme pommée va déserter le jeu d’instruction x86 — et, ainsi, son lien privilégié avec Intel — pour se concentrer uniquement sur des processeurs ARM de microarchitecture maison. La chose n’est pas vraiment nouvelle : les premiers Mac fonctionnaient déjà sous une autre architecture que les PC de l’époque : le PowerPC, ou PPC, qui a depuis donné héritage aux POWER9 de chez IBM. De plus, la firme est coutumière de l’environnement, puisqu’elle conçoit déjà elle-même des CPU (ARM) de ses iPhone et iPad : l’évolution vers les MacBook était toute tracée.

 

apple keynote 092017

 

Cependant, nous ne l’imaginions pas aussi radicale : les premiers modèles équipés (probablement sur la gamme mobile, justement) devraient sortir d’ici la fin de l’année, et Apple se donne deux ans pour basculer totalement sur de l’ARM pour l’ensemble de sa gamme... ce qui devrait donc inclure les Mac Pro ! Autant dire que nous mourrons d’impatience de voir ce que la firme va réussir à extraire sur le segment de la haute performance, en particulier pour les applications de montage vidéo et de créations qui ont fait la réputation de la pomme.

 

Pour les développeurs, un modèle de transition sera disponible, qui n’est autre qu’une plateforme d’iPad — quoique probablement mieux clockée — intégré dans un châssis de Mac Mini, et boosté de 16 Go de RAM ainsi que 512 Go de SSD. Pour vous la procurrer, le programme coute 500 $, et Apple récupèrera (théoriquement) la machine à la fin.

 

apple arm developper kit 2020

 

Par ailleurs, la prochaine version de Mac OS X, répondant au doux nom de « Big Sur » et à la référence 11.0 (première version majeure depuis... 2001), devrait permettre aux appareils d’exécuter indifféremment des applications iOS ou iPadOS : un sérieux avantage face au combo Windows/Android. Pour ce qui est du côté technique, les applications Universal 2 (un nouveau format des binaires) devraient permettre une exécution sans émulation... mais il faudra passer par une recompilation. Pour les autres, Apple a prévu Rosetta 2 (la version 1 datant, justement, de la transition de PowerPC à Intel), un utilitaire qui permettra de traduire à la volée les instructions non compatibles, mais aussi de traduire tout un binaire à l’installation. La chose n’est pas encore très claire, cependant des détails plus approfondis devraient être disponibles prochainement pour les développeurs.

 

Enfin, la virtualisation ne devrait pas souffrir de ce changement, car la firme s’est fendue d’une démonstration de docker, faisant tourner sans difficulté un bureau Debian. Néanmoins, cela n’est que la vision émergée de l’iceberg, puisque le passage à ARM signifie également qu’il deviendra toujours plus difficile d’installer une distribution Linux sur son Mac ; certes, un usage restreint... mais un pas de plus vers le verrouillage et le contrôle total du matériel par son concepteur.

 

Avec les retards pris par Intel sur le côté CPU, il devenait clair pour Apple que le futur se tracerait sans les bleus. Étant donné le passif des rouges et la volonté d’indépendance de la pomme — couplé aux attraits des architectures ARM du point de vue de l’efficacité énergétique — le choix a dû rapidement devenir une évidence. Reste à voir à quel point la firme compte supporter ses anciens appareils, et dans quelle mesure la transition logicielle sera visible pour l’utilisateur final. (Source : Phoronix et AnandTech)

 

La conférence entière, pour les courageux

 Apple, fondeur : bientôt pour toute sa gamme d'ordinateurs, et pas seulement pour les produits orientés mobilité. 

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