Avec Frontier aux USA, le monde est définitivement entré dans l'ère du superordinateur exascale, c'est-à-dire un système pouvant effectuer au moins 1 000 000 000 000 000 000 d'opérations par seconde ! L'Europe aussi est engagée dans cette course effrénée, n'oublions pas la mise en service prochainement de LUMI, un superordinateur pre-exascale, certes, mais quasiment un mini Frontier, avec assez de puissance pour lui garantir la 3e place du classement top500 et une efficacité énergétique telle que le système a aussi pu s'emparer la 3e position du Green500. Mais l'initiative EuroHPC ne s'arrêtera pas là, puisque lors de l'inauguration de LUMI l'autre jour fut annoncé dans la foulée JUPITER (pour Joint Undertaking Pioneer for Innovative and Transofrmative Exascale Research), le premier superordinateur exascale européen ! 

 

jupiter superordinateur exascale europe

 

C'est un projet de 500 millions d'euros, financé à 50 % par l'organisme EuroHPC, et l'autre moitié par le ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche et le ministère de la Culture et des Sciences du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Vous l'aurez peut-être deviné, le système sera installé en Allemagne, au campus Forschungszentrum de Julich, dans un nouveau bâtiment qui sera spécialement construit pour l'occasion. Les travaux devraient commencer en 2023, mais aucune date d'entrée en service n'a encore été communiquée pour l'instant. Les participants au projet préfèrent sans doute rester prudents à ce sujet, mais on peut supputer que celle-ci pourrait avoir lieu au plus tôt et dans le meilleur des scénarios en 2024. 

Il est donc encore trop tôt aussi pour parler hardware en détail. De toute évidence, JUPITER profitera sans aucun doute de matériel next-gen. Reste à voir qui d'Intel, d'AMD ou de NVIDIA remportera (a déjà remporté ?) ce contrat certainement juteux et bon pour le business. En tout cas, il est question pour la configuration initiale de JUPITER d'un module « booster extrêmement puissant avec des accélérateurs de calcul basés sur un processeur graphique très efficace ». On sait donc qu'il y aura au moins du très gros GPU spécialisé là-dedans. JUPITER devra aussi être réaménageable, afin de pouvoir faire l'objet d'un éventuel rétrofit pour à l'avenir pouvoir se mettre à l'informatique quantique. 

 

JUPITER [cliquer pour agrandir]

 

À l'image de Frontier et de LUMI, l'autre gros point fort de JUPITER sera aussi son efficacité énergétique, avec une puissance moyenne estimée jusqu'à 15 mégawatts « seulement » !  À titre indicatif, Frontier - le premier du classement Green500 et top500 - en est à ~21 MW de consommation, et LUMI à ~3 MW ! Bref, par rapport aux supermachines existantes, ce sera l'équivalent d'un doublement de l'efficacité énergétique en seulement 5 ans, une très bonne indication que JUPITER embarquera presque à coup sûr du hardware fabriqué sur un node très avancé, potentiellement même du 3 nm. Qui parie pour de l'EPYC Turin à la Zen 5 ? Ou plutôt du Granite Rapids/Sierra Forest ? Pour le reste, le refroidissement se fera à l'eau chaude et le centre de recherche explore aussi des pistes pour réutiliser la chaleur résiduelle. (Source :  Computerbase, fz-juelich)


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 L'Europe entrera prochainement dans l'ère de l'exascale avec JUPITER ! 

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