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Les choses n'allaient pas très bien pour Tsinghua Unigroup, un grand conglomérat fondé par la Tsinghua University en 1988 et qui devint rapidement un acteur majeur du semiconducteur en Chine et depuis aussi un pilier important de la politique d'indépendance technologique du pays dont en entend régulièrement parler. En 2015, Tsinghua Unigroup avait même déposé une offre de rachat de 23 milliards de dollars pour Micron, mais elle n'a jamais abouti.

À ce jour, le conglomérat est constitué de 5 divisions : YMTC, producteur chinois de NAND numéro 1 et potentiellement bientôt un fournisseur d'Apple ; H3C Technology, spécialisée dans le hardware (civil et militaire semblerait-il) et détenue à 49 % par HPE ; UNISOC, constructeur de puces de smartphone, dont Intel possède aussi des parts et avec le lequel le fondeur a signé un partenariat pour de la puce 5G ; Guoxin Micro, pour la conception de mémoire, puces de cartes intelligentes et autres kits microélectroniques ; UniCloud, offrant infrastructure et plateformes pour villes intelligentes. Néanmoins, avec toutes ces activités plus ou moins importantes et cruciales, l'entreprise a tout de même réussi à accumuler une dette de 30 milliards de dollars au fil des années et dont elle aurait du mal à en honorer les échéances depuis juillet dernier.

 

logo tsinghua unigroup

 

Pas de panique, vu l'importance de Tsinghua Unigroup et le désir d'autosuffisance de la Chine en matière de semiconducteur, les autorités n'allaient certainement pas laisser le conglomérat faire banqueroute. Ainsi, après avoir reçu plusieurs offres pour renflouer la compagnie (notons que celle d'Alibaba a été refusée, rejet justifié par son manque d'expertise dans le domaine concerné, mais qui avait certainement aussi pour but de faire comprendre au géant de l'e-commerce et du cloud de rester concentré sur son terrain de jeu, la Chine n'appréciant guère les pieuvres monopolistiques), c'est finalement un consortium mené par JAC Capital (fortement soutenu par les autorités) qui a été choisi pour cette mission et qui a depuis injecté 9,4 milliards de dollars pour alléger la peine de Tsinghua Unigroup.

C'était prévisible, mais les créditeurs, autant que les partenaires ont certainement tout de même été ravis de l'apprendre. Le plus dur reste néanmoins à faire, à savoir remonter la pente et continuer à aller de l'avant, comme peut-être construire de nouvelles usines par exemple. Compte tenu des besoins massifs en matière de semiconducteur et l'état de sa chaine d'approvisionnement, on se demandera tout de même comment le conglomérat s'y est pris pour en arriver là. Mauvaise gestion ? Détournements ? Trop loin trop rapidement ? Conséquences des sanctions américaines ? Xi trop gourmand ? (Source)

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