Fin 2020, Sony a fait l'acquisition de 35 brevets d'Intel liés à la technologie de transistor Gate-All-Around, ou GAA. Cette dernière représente la prochaine étape dans l'évolution de la production de puces et devrait à terme supplanter le FinFET chez tous les producteurs de semiconducteurs majeurs de l'industrie - voici une brève à relire sur le sujet pour mieux comprendre le concept de la technologie. Cela fait des années que le GAA est planifié (depuis 33 ans au moins, un MOSFET GAA avait été montré par les chercheurs de Toshiba en 1988), mais ce n'est que récemment que les obstacles techniques ont enfin pu être franchis et que la technologie a commencé à se concrétiser de plus en plus.

 

À ce jeu, c'est Samsung qui a été le premier sur le coup et peut être considéré comme étant à la pointe, surtout par le simple fait que le constructeur s'est déjà engagé à s'en servir avec son 3 nm planifié pour une production en volume dès 2022, mais le travail de recherche n'aurait pas cessé pour autant. TSMC est un peu plus prudent et a seulement commencé à travailler sur une étape de production à base de GAA, mais ce type de transistor n'est pas au programme avant son 2 nm, dont le développement a commencé seulement l'année dernière et qui devrait donc arriver bien au-delà 2023. Entre-temps, l'intermédiaire du 3 nm planifié pour 2022 devrait en rester au FinFET - une approche un peu plus prudente à l'inverse de Samsung, au cas où l'expérience du GAA ne se déroule pas comme prévu.

Côté Intel, difficile de savoir vraiment où se trouve le fondeur dans le développement de son propre GAA. En plus d'une communication un peu moins ouverte, il faut dire qu'une bonne partie de l'attention est aujourd'hui aussi concentrée avant tout sur ses difficultés avec le 10 nm et le retard allongé malvenu du 7 nm. Néanmoins, on peut considérer que la vente de brevet suggère que le GAA tenait déjà une place importante dans les projets du fondeur et qu'il a déjà beaucoup investi dans son travail de recherche. Souvenons-nous justement qu'Intel avait annoncé en 2020 des puces en Nanowires d'ici 5 ans.

 

intel finfet to nanoribbon

 

En tout cas, si un usage immédiat semble très peu probable, il se dit que Sony compterait à terme s'en servir pour ses futurs produits, très probablement des capteurs d'image, considérant le coeur de l'activité de production du constructeur, et donc pour des transistors qui n'auraient naturellement pratiquement rien à voir avec ce que feront Intel, TSMC ou Samsung à ce moment-là. En somme, Sony aurait acheté ces brevets par précaution, pour s'assurer d'ores et déjà de la compétitivité de son offre future. On peut néanmoins aussi s'interroger sur la pertinence d'un tel investissement de la part de Sony uniquement pour du transistor de type CMOS, un choix stratégique pouvant sembler relativement curieux aux yeux des connaisseurs. À moins que le constructeur japonais ait aussi d'autres projets secrets en tête ? Après tout, il se peut aussi qu'il ne s'en servira absolument pas, ou alors seulement pour collecter d'eventuels royalties. L'avenir nous le dira... (Source : BusinessKorea, via Computerbase)


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