• Un G-Hub désormais au top ?

Quand on voit les usines à gaz que nous pondent certains constructeurs concurrents (on ne vise personne), le G-Hub de Logitech parait plutôt exemplaire - mais ce n'était pas le cas au début. Tout d'abord, il faut télécharger un installeur de 34,8Mo, lequel téléchargera ensuite le nécessaire et mangera 210Mo d'espace disque pour l'installation. En ce qui concerne les processus, le programme consommera une fois ouvert ~210Mo de mémoire, puis se stabilisera aux alentours des 160Mo de mémoire vive et sollicitera continuellement le CPU à hauteur de 5% en moyenne, le tout réparti entre 4 processus principaux (LGHUB, LGHUB, LGHUB Agent et Logitech G HUB) - en sus du service LGHUB Updater occupant 5,4Mo de mémoire vive. Avec la fenêtre réduite, l'utilisation du CPU tombe à 0% et ne dépassera pas les 0,5%, et l'utilisation mémoire baisse à ~154Mo. La fenêtre fermée et le programme réduit dans la barre de notification, 4 processus seront maintenus (dont le service de mise à jour) à hauteur d'une 100 de Mo et sans utilisation particulière du CPU. En fermant complètement le programme, rien ne traînera, si ce n'est encore une fois le service LGHUB Updater à 5,4Mo. Dans l'ensemble, ce n'est donc pas trop mal optimisé.

 

G-Hub : les paramètres [cliquer pour agrandir]G-Hub : quelle G502 pour aujourd'hui ? [cliquer pour agrandir]

 

L'interface en elle-même est assez simple d'utilisation, Logitech est venu de loin depuis 2016 et depuis notre test de la G502 Proteus Spectrum. Vous sélectionnez le périphérique souhaité sur la page principale, ce qui vous amènera dans le cas d'une G502 sur une page avec trois onglets situés à gauche - LightSync, Affectations et Sensibilité -, lesquels donneront chacun accès à un menu pour les réglages divers. Comme son nom le sous-entend, LighSync permet de gérer l'éclairage par zone, le mode, sa fréquence de rafraîchissement et la luminosité, et le cas échéant de synchroniser les loupiottes avec celles des autres périphériques compatibles.

 

G-Hub : affectation individuelles et personnalisée des touches [cliquer pour agrandir]G-Hub : et que la lumière soit (un peu) ! [cliquer pour agrandir]

 

La section Affectation permet de changer individuellement le rôle de chaque bouton et de choisir parmi les listes (personnalisables) de commandes, touches, actions, macros et de fonctions du système (comme affecter le lancement d'une application à un bouton spécifique). C'est assez clair et plutôt simple à prendre en main. La sensibilité de la souris se paramétrera via le dernier onglet. Par défaut, la G502 LightSpeed propose des DPI à 400, 800, 1600, 3200 et 6400. Le réglage plutôt précis se fait par pas de 50 et peut évidemment s'envoler jusqu'à 16000, 100 étant le minimum absolu. C'est sur cette page aussi que l'on peut régler le taux de rapport de la souris par défaut sur 1000Hz, finalement un paramètre dont très peu se serviront probablement, mais qui continue à exister.

 

G-Hub : paramètres additionnels pour le périph' du jour [cliquer pour agrandir]G-Hub : réglage de la nervosité du mulot [cliquer pour agrandir]

 

Toujours sur la même page, dans le coin à gauche se trouve une icône en forme d'engrenage renvoyant aux "paramètres de la G502 LightSpeed" - allez savoir pourquoi Logitech ne l'a pas intégré directement au menu comme les autres, c'eût certainement été plus logique. En tout cas, vous y trouverez des options en rapport à l'éclairage, dont un mode paramétrable d'indication de batterie faible, ou encore l'activation de la mémoire embarquée du mulot (qui affectera évidemment l'autonomie). Vous y trouverez aussi le niveau de charge de la batterie, la consommation de la souris et la charge maximale, et la version du firmware. Sur la page principale du G-Hub, ce même bouton vous permettra par contre d’accéder aux différents réglages du G-Hub, tels que les mises à jour automatiques ou la langue.

 

• Et les autres ?

Comment la G502 à 149€ se place-t-elle face aux alternatives sans-fil ? Chez Logitech, on trouve aussi la G903 et la Pro au même tarif, toutes équipées d'un capteur Hero (il existe une G903 avec un capteur Delta Zero pour 179€...Ouch). Les différences sont ailleurs; par exemple, la G903 peut en théorie tenir jusqu'à 180 heures (sans éclairage) sur une charge, la Pro tiendra 60h (sans éclairage) comme la G502 LightSpeed, mais est la plus menue des trois avec des dimensions réduites et seulement 80g sur la balance (sans possibilité d'ajuster son poids). Ainsi, aucun de ces modèles ne se marche vraiment sur les pattes. Le ticket d'entrée du sans-fil chez Logitech sera la G305 à 59,99€, suivie par la G603 (79,99€). G602 (89,99€) et la G703 (99,99€). Par contre, pour s'offrir la solution de souris sans-fil ultime grâce au tapis PowerPlay, il faudra débourser 129€ de plus. C'est cher, mais c'est un agrément parfaitement optionnel.

 

Chez les concurrents les plus prolifiques, par exemple Roccat, comptez 99,99€ pour la nouvelle Kain 200 AIMO (capteur optique Owl-eye 16K) ou 159,99€ pour la Leadr (même capteur Owl-eye) - en sachant que la Leadr est livrée avec une station de charge, en contrepartie d'une batterie disposant d'une autonomie maximale de 20h. Chez Corsair, il faut compter entre 59,99€ et 109,99€ pour une souris sans-fil. La plus chère sera la Dark Core RGB avec la recharge sans-fil Qi ou 99,99€ pour la version standard, toutes deux ont un capteur PixArt PWM3367 16000 DPI. Côté Razer de la force, une Atheris à 59,99€ fonctionnant avec deux piles AA pour 350h, la Mamba Wireless à 99,99€ et la LanceHead à 149,99€ au sommet de la gamme sans-fil. Tous les modèles hauts de gammes flirteront systématiquement avec les 16 000 DPI, mais Logitech propose indéniablement de meilleures autonomies, point de vue tarif tout ce beau monde se tiendra en fin de compte dans un mouchoir de poche si l'on s'en tient aux tarifs conseillés. Reste à justifier les gonflements assez importants des tarifs par rapport aux versions filaires, chez l'un comme chez l'autre...

 

• G502 bis bis bis !

comptoir 3starsL'offre de mulot gaming de Logitech est parmi les plus réputées, et la G502 LightSpeed n'insultera pas cet héritage assez fantastique de la G502. Grossièrement, c'est une version sans-fil de la G502 Hero lancée en 2018, même capteur, et donc performance et précision du même ordre de qualité, un assemblage et des matériaux également identiques et de bonnes factures. Certes, l'agencement des entrailles a changé et le poids légèrement baissé, mais très peu s'en rendront vraiment compte même en ayant les deux mulots (voire trois) sous la main. Par ailleurs, depuis 2016 et notre test de la G502 Proteus Spectrum, la suite logicielle G-Hub a été beaucoup améliorée, mais le tarif de cette nouvelle G502 reste un point noir comme avec les deux précédentes, gonflant au fil des évolutions et aujourd'hui aggravé par sa condition de souris wireless. Bref, il faut vraiment être un inconditionnel du sans-fil pour dépenser 149€ (et potentiellement 129€ en plus pour le tapis PowerPlay) pour une G502 qui aurait très bien pu être baptisée "G502 Hero LightSpeed", tandis que la Proteus Spectrum est trouvable à 56€ et la Hero à 61€. Néanmoins, ce constat vaut aussi pour la concurrence mentionnée ci-dessus. Pas de salut, le sans-fil gaming se paye souvent encore assez cher ! Voilà, la G502 LightSpeed mérite donc tout de même ses 4 étoiles parce qu'au fond c'est une très bonne souris pour le jeu, certes trop chère, mais dont le tarif conseillé est (malheureusement) toutefois en phase avec ceux de la concurrence et face à laquelle la G502 n'aura pas à rougir !

 



sommaire

1 • Préambule
2 • En images (et même à poil)
3 • Partie logicielle et verdict

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