• Foudroyant !

Gamdias n'est pas le constructeur le plus connu des joueurs français, la firme a pourtant une offre assez fournie en clavier et surtout souris destinés aux joueurs, et même des casques audio dont certains modèles vibrent avec les basses (et ça fait des guilis dans les oreilles qui souffrent des basses saturées). Ici, c'est la Zeus P1 RGB dont on va parler, donc un modèle du haut de leur gamme, avec cependant un tarif qui n'a rien d'extravagant par rapport à ce que l'on peut voir ailleurs.

 

La Zeus P1 [cliquer pour agrandir]Et encore la même [cliquer pour agrandir]

Boris a déjà vu plus disco !

 

Au premier coup d'oeil, vous aurez compris que ce mulot ne tombera que dans la main d'un droitier. Ce qui saute aux yeux juste après, c'est qu'avec un éclairage blanc, le côté "j'ai des DEL qui envoient du lourd sur deux étages" est bien moins présent que sur la plaquette promotionnelle. Avec ses 127 x 62 x 47 mm, l'engin a un format relativement standard et son poids de 125 grammes (non réglable) est lui aussi assez commun. Nous verrons la prise en main par la suite, mais on peut déjà s'intéresser au revêtement des côtés qui fait bien son boulot (gomme souple) et au placement des boutons, deux sur la tranche gauche, trois sous la molette, un dans la molette et les deux principaux pour un total de huit. L'ensemble n'est pas silencieux, mais sait rester discret.

 

Tranche droite [cliquer pour agrandir]Tranche gauche [cliquer pour agrandir]

Pas si standard

 

De profil, le format change des habitudes avec une découpe à l'avant qui lui donne un air trapu, le dos bien rond. C'est ici que vos yeux auraient dû bruler sous la puissance du double néon RVBet pourtant il n'en est rien, ce dernier ce faisant bien discret en pleine journée, nous verrons au démontage pourquoi. Les boutons de pouce sont placés à un endroit relativement standard, invitant plus à utiliser celui de l'avant que l'autre qui peut se retrouver un peu loin en fonction de la taille de la main de l'utilisateur. Tant qu'à faire une souris pour joueur à huit boutons, il aurait peut-être était intéressant d'intégrer un bouton au bout de la zone dédiée au pouce (type bouton "Sniper") qui aurait été plus accessible que le troisième sous la molette.

 

De face [cliquer pour agrandir]De fesses [cliquer pour agrandir]

Là pour le coup, c'est du basique bien à plat !

 

Pas d'inclinaison pour cet engin, Gamdias ne jouant pas la carte du "on va sauver votre canal carpien". C'est du basique avec un petit logo type foudre à l'avant et le logo Gamdias rétroéclairé à l'arrière. Les deux néons ne sont toujours pas à la fête, contrairement au logo Gamdias qui lui s'affiche un peu plus. Petit rappel pour ceux qui se demandent quelle est la bonne position pour tenir une souris sans se faire mal, il faudrait idéalement garder la main dans la même position que si vous teniez une balle de tennis, ce qui se rapproche relativement d'une prise en main Claw (ou Finger en fonction du format de la souris).

 

Le bidou ! [cliquer pour agrandir]

Un Dieu sur le dos

 

Pour son mulot Zeus P1 RGB, Gamdias est parti sur une triplette de patins en téflon d'une épaisseur standard pour ce type de produit. La glisse est bonne, semble équilibré et le gros à l'arrière fait parfaitement bien son taf. Contrairement à beaucoup d'autres modèles, le constructeur a placé son capteur sur l'avant de la souris, ce qui pourra éventuellement intéresser les adeptes du Finger ou Claw Grip qui soulèvent beaucoup leur engin. C'est sobre donc et cela nous permet d'en finir avec le tour de l'appareil en signalant son câble tressé relativement fin et rigide qui ne nous a pas posé de problème (autre que sa rigidité au moment de faire des photos) à l'usage.

 

Zeus P1 en Palm Grim [cliquer pour agrandir]Zeus P1 en Finger Grip [cliquer pour agrandir]Zeus P1 en Claw Grip [cliquer pour agrandir]

Palm, Finger et Claw Grip en images

 

Voici le moment où l'on parle de la prise en main de l'appareil. Avec son format assez commun, il s'adaptera relativement aux trois positions représentées au-dessus. Dans l'ensemble, tout tombe assez bien sous les doigts, à part peut être les boutons DPI et le troisième bouton programmable qui les accompagne, ce placement étant toujours plus compliqué à atteindre, surtout en Palm Grip où la main repose mollement avachie sur la souris. Pas de jaloux cependant, tout le monde devrait pouvoir y adapter sa mimine !

 

 

La face cachée de Dieu [cliquer pour agrandir]

L'intérieur d'un Dieu

 

Une fois l'extérieur étudié, il est temps de retirer les patins pour accéder aux trois vis qui une fois retirées nous permettent de démonter la bête. La Zeus P1 RGB se compose de deux PCB, le principal qui comprend le capteur (PixArt PMW3336), les deux commutateurs Huano des clics principaux, treize DEL RVB (oui ça en fait pas mal) et le connecteur du second PCB. Le second PCB se limite aux commutateurs des autres boutons et au système de la molette. Si vous regardez la partie retournée à droite, vous aurez vite compris comment Gamdias a conçu sa double bande de DEL RVB. La firme a collé douze DEL en périphérie du PCB et a mis un plastique opaque sous la carlingue en plastique noir de l'appareil, ce qui permet de diffuser l'affichage. L'idée n'est pas mauvaise et a déjà été utilisée par de nombreux autres acteurs du milieu (genre Mars Gaming sur la MM2, avec aussi peu de réussite), mais le résultat n'est pas réellement à la hauteur des annonces de Gamdias.

 

Zoom sur la divinité [cliquer pour agrandir]

 

En venant s'intéresser plus en avant à la partie centrale de la souris, on voit un PCB fixé au châssis par deux vis et tenu en place par quelques éléments plastiques. C'est relativement propre sur les soudures et le capteur est un PMW3336 qui a déjà été vu à 10800 points par pouce sur quelques modèles en2016 (comme la Sharkoon SKILLER SGM1), mais que Gamdias présente ici à 12000 points par pouce. Pour parler de notre expérience avec ce capteur, il est assez précis sur la Zeus P1 RGB, mais souffre du syndrome de la patinette en sortie de boite, trop sensible et avec une accélération appliquée qui fera le bonheur des adeptes des micromouvements. Rien de problématique cependant pour qui prendra le temps d'installer le logiciel que l'on découvrira à la suite. Si vous ne connaissiez pas ce capteur, PixArt l'a développé pour répondre aux besoins d'une firme chinoise REACHACE (达尔优), et il était à la base donné pour culminer à 10800 points par pouce, ce qui semble avoir changé à moins que Gamdias ne lui applique une hausse logicielle.

 



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