Les pilotes, sous Windows, ça a toujours été un boxon. Entre l’époque à laquelle il fallait les disquettes ou CD constructeurs, puis leur récupération sur chaque site web, le dernier coup a consisté en l’obligation de la signature numérique empêchant l’utilisation des plus vétustes — sans compter les incompatibilités résultantes des mises à jour de versions majeures de l’OS à la fenêtre. Autrement dit, c’est un véritable bazar. Et nous ne comptons pas les divers aléas liés aux mises à jour en général — oui, c’est bien des bugs et autres failles dont il est question.

 

Qu’en est-il alors dans la sphère libre ? Peu ou prou la même chose, mais en encore pire... Lorsqu’un pilote est disponible, il est dans le meilleur des cas libre et développé par la firme, comme AMDGPU, mais peut être aussi fermé, comme certaines cartes WiFi ou le driver NVIDIA, et, dans le pire des cas, libre mais rétro-ingénérée, comme Nouveau, l’autre driver graphique possible pour les cartes vertes.

 

linux

Tux n’a pas l’air inquiet, et pourtant...

 

Phoronix a testé les performances en jeu des deux alternatives, et le résultat est sans appel. Rien que sur CS : GO, là où NVIDIA sort 300 images par secondes sur une GTX 1080, la version Nouveau n’en tire que 18. Inutile de plus s’étendre, c’est un vrai désastre (pas toujours à ce point, certes !). Voilà l’un des gros points noirs du libre : si les firmes ne jouent pas le jeu, le château de cartes s’effondre. Pourtant, tout n’est pas si noir, avec des employés dédiés au développement des pilotes libre, et surtout des promesses d’ouverture plus en profondeur de la pile logicielle en 2020. De quoi modifier la donne dans quelques mois ?

 

 Un pilote libre contre celui du fabricant, le jeu n'est pas vraiment égal... 

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