smartphone cycleDepuis leur arrivée dans le commerce grand public, les smartphones ont révolutionné notre façon de communiquer. De votre grand-mère à votre petit frère, presque tout le monde est aujourd'hui équipé d'un appareil capable de faire bien plus que partager des messages ou une conversation audio. Mais est-ce sans impact au quotidien ?

 

Pas besoin de faire de grandes études pour s'en rendre compte, les nouvelles technologies et les applications qui les accompagnent changent nos façons de faire. Dans le cas des smartphones et des réseaux sociaux, le terme "procrastination" n'a jamais été autant utilisé que depuis leur démocratisation. C'est ce qui a motivé Kaspersky à commander une étude aux universités de Würzburg et de Nottingham Trent, visant à définir leur impact sur notre productivité.

 

Sur un groupe de 95 personnes de 19 à 56 ans (en faisant attention à la reproductibilité des tests et à avoir un semblant d'égalité de genre), ils ont testé l'impact de la présence ou pas du smartphone de l'utilisateur, en allant même jusqu'à moduler la distance de l'appareil, sur sa capacité de concentration. Ainsi, quatre scénarios ont été proposés aux testeurs. Tout d'abord avec leur smartphone en poche, en suite en le posant sur le bureau, puis enfermé dans une mallette et enfin en le laissant à l'extérieur de la pièce. D'autres petits tests ont aussi été mis en place pour voir, par exemple, combien de temps les mêmes participants arrivaient à patienter seuls dans une pièce avant de toucher à leur smartphone.

 

Les résultats sont intéressants et vont dans le sens des précédentes études en la matière. Même si l'absence du smartphone peut engendrer un stress chez certains (car un lien émotionnel se crée envers ces petites bestioles), l'éloignement de l'appareil a montré des bénéfices notables sur la concentration de l'utilisateur. Ainsi, il a été statué que les personnes testées ont été en moyenne 26% plus productives une fois leur smartphone sorti de la pièce (valeur la plus haute analysée). En fait, l'impact est le plus fort lorsque le smartphone est directement accessible sur le bureau et baisse à chaque test en rendant l'accès moins aisé. Pour les anglophones, la vidéo qui suit vous en dira plus sur ce test :

 

Aucun coiffeur n'a été blessé pendant le tournage de cette vidéo

 

Ce travail vient rejoindre d'autres déjà initiés au sujet de l'amnésie numérique au travail (par Kaspersky) et de nombreuses autres études montrant que les nouvelles technologies ont du bon, mais aussi du mauvais. Si un smartphone a déjà un impact clair sur votre capacité de concentration, que penser de l'onglet Facebook/Twitter/Instagram ou autre qui vous appelle à venir vérifier que rien n'a bougé et que vous laissez toujours ouvert quelque part sur votre navigateur ? Les réseaux sociaux (ce qui englobe les gros Facebook et Twitter, mais aussi YouTube et toutes les autres plateformes permettant de partager globalement) ont tendance à essayer de capter votre attention, leur contenu (ciblé) visant à éveiller votre curiosité pour que vous naviguiez d'une page à l'autre, sans réellement avoir voulu le faire à la base. La curiosité est une qualité pouvant vite se transformer en défaut, lorsqu'utilisée à notre encontre, et tous ces travaux le montrent.

 

Pour repartir sur des chiffres rapportés par Kaspersky, les moyens numériques qui nous "facilitent la vie" nuisent aussi à notre cervelle (contrairement aux jeux vidéo d'après ARTE). Une étude précédemment menée au Royaume-Uni avait montré qu'une majorité d'utilisateurs n'arrivaient pas à se souvenir de numéros de téléphone pourtant importants à leurs yeux. 71% ne connaissaient pas le numéro de téléphone de leurs enfants, 57% celui de leur lieu de travail, 49% celui de leur conjoint et 47% ne se souvenaient plus du numéro de téléphone de la maison de leurs parents.

 

Fait-on trop confiance à nos appareils ? Se repose-t-on trop sur eux ? Cela semble évident et cela amène à un autre point que l'on pourrait trouver "amusant". Si une majorité compte sur son smartphone pour se souvenir de choses à sa place (bloc note, liste de courses, agenda, courriel, répertoire de contacts...), il y a aussi une majorité de personnes qui ne sécurisent absolument pas leurs appareils. Ils tiennent à l'engin et à tout ce qu'il y a dedans, mais ne le protègent pas correctement, ne le tenant pas forcément à jour, n'utilisant pas d'outil de sécurité (chiffrement, mots de passe...) et pouvant même le laisser à un tiers sans trop se poser de questions dans une situation qui les y obligerait (comme dans l'étude de la vidéo).

 

Kaspersky se sert de ces études pour mettre en avant ses solutions de sécurité, mais le problème relevé est réel. Il ne se résoudra d'ailleurs pas seulement en sécurisant les appareils numériques des utilisateurs, mais en formant ces mêmes utilisateurs à l'utilisation de leurs appareils. À trop vouloir rendre ce matériel "facile à utiliser, sans avoir à réfléchir", on peut en fait des outils qui peuvent être utilisés à notre encontre et qui sont capables de nous nuire à long terme. Sans entre dans le scénario catastrophe à la Wall-E (pour prendre quelque chose de léger), il reste intéressant de se poser des questions à ce sujet pour s'éviter des déboires à venir. Qu'en pensez-vous ?

 

wall e humans

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