• vue de Dehors : un dragon (pourri), de l’aluminium et des loupiotes

MSI VIGOR GK50 Low Profile : tout allumé ! [cliquer pour agrandir]

 

MSI Vigor GK50 Low Profile
Dimensions (mm) 435 x 141 x 34
Poids

1,2 kg

Format

AZERTY complet

Commutateurs Kailh Tactiles LP
Rétroéclairage

RGB par touche
16,8 millions de couleurs

Logiciel MSI Mystic Light
Connexion USB 2.0 (1,8m), câble tressé, connectique plaquée or
Autres

Anti-ghosting

N-key rollover

Tarif 95 €
Garantie

2 ans

Visuellement, nous ne pouvons pas dire que ce GK50 Low Profile innove sur les matériaux : une plaque en aluminium brossée biseautée qui s’efface sur le bord inférieur pour révéler un plastique dense noir mat, le tout orné du dragon de la firme, ce sera tout. Une demi-sobriété qui reste néanmoins agréable à l’œil, en phase avec la hauteur réduite due à l’utilisation de switchs low profile. Pas de repose-poignet, point de touches média dédiées : il faudra pour contrôler le volume ou modifier l’éclairage sans passer par le logiciel se contenter de la touche Fn, pour l’occasion rebadgée « dragon » elle aussi. Au passage, notez que MSI a étrangement rajouté un raccourci pour son utilitaire Afterburner sur Fn + F1, autocongratulation du succès du logiciel ? Nous doutons cependant de la pertinence de la chose, les paramètres d’overclocking n’étant pas à changer tous les quatre matins. Enfin, pour continuer à propos des touches, ces dernières sont sans surprise peintes noir mat à l’exception de symboles, laissés au gris-argenté de la couche inférieure afin de laisser passer la lumière arc-en-ciel des sacro-saintes LED RGB sous-jacentes.

Après le passage sous les caméras vient le temps de test en lui-même, et c’est là que les questions subviennent : pour un design clairement orienté pour les joueurs (renforcé par la présence de l’anti-ghosting et du N-Key rollower), le modèle qui nous est parvenu est équipé de Kailh Tactile, un clone des Cherry MX Blue, sur lequel nous reviendrons plus en détail. Or, ce type d’activateur est habituellement réservé aux dactylographes, comprenez que le « clic » audible, la précourse nécessaire à l’activation et l’ergo clairement sensible ne sont pas les armes du gamers à la recherche de l’optimisation de la moindre milliseconde de latence entre la frappe et sa prise en compte sur un jeu compétitif. Un choix étrange donc, qui peut se résoudre par deux hypothèses : soit MSI cherche à réaliser ici un clavier polyvalent, capable d’en mettre plein les yeux sans pour autant délaisser les sensations de frappe de long texte ; ou la firme a considéré que le low profile, entrainant de facto une distance d’activation plus courte, suffisait en soi pour jouer, sans pour autant chercher davantage.

 

MSI VIGOR GK50 Low Profile : dansle noir [cliquer pour agrandir]

 

Comme la plupart des modèles équipés de LED, le GK50 ne brille pas par la lisibilité des touches sans éclairage (sans pour autant égaler le « charbon sur noir » du HHKB Pro II) du fait de la transparence des symboles, un mal nécessaire. Néanmoins, le bousin reste plaisant à l’œil, avec ses coins « cassés » et ses touches hexagonales.

En outre, MSI profite ici de la désuétude de la touche de verrouillage de défilement pour remplace la LED qui lui est habituellement réservée (vous savez, la troisième avec « Verr Num. » et « Verr. Maj. », en haut à droite des claviers) par un indicateur du mode « jeu », qui verrouille la touche Windows. Un remplacement discret, mais ô combien bienvenu !

 

MSI VIGOR GK50 Low Profile : vue de dos [cliquer pour agrandir]

 

Pour le verso, rien de bien spécial : le plastique est de mise — inutile de faire mieux sur une partie non visible —, deux repose-pieds, ça sera tout. Nous déplorons ainsi le manque de hub USB ou de design un peu plus original permettant de faire passer le câble sur les côtés, mais il est difficile d’en tenir rigueur à ce clavier tarifé sous la barre des 100 €.

 

 

MSI VIGOR GK50 Low Profile : de profil, mais surélevé ! [cliquer pour agrandir]MSI VIGOR GK50 Low Profile : de profil, mais plus bas [cliquer pour agrandir]

Des switchs surélevés pour des touches extrêmement fines : le profil des claviers mécaniques low profile se reconnaît au premier coup d’œil

 

De profil, le GK50 sait se distinguer, avec des contours géométriques aux angles saillants. Le mariage n’est pas forcément du plus harmonieux avec les touches ultra-fines laissant à nu le corps des switchs, mais cela est nécessaire pour du low profile, les concurrents étant logés à la même enseigne.

 

MSI VIGOR GK50 Low Profile : un bundle plutôt basique [cliquer pour agrandir]

Un bundle classique, quoique le combo CTRL/ALT soit assez étrange pour un clavier au design gamer

 

Dans la boîte, rien de bien sorcier : une pincette à touches lorsque le besoin de nettoyer votre précieux bien se fera sentir, un manuel papier expliquant les combinaisons de touches à réaliser pour les différents raccourcis, ainsi que deux touches, control et alt. Le choix peut paraître maladroit, là où les sets AZER et ZQSD sont bien plus répandus... la réponse se trouve dans la conception de ces touches supplémentaires, qui sont convexes (légèrement bombées), de manière à permettre un confort accru. Dans la pratique, la différence n’est pas énorme, d’autant plus que les touches incriminées ne sont pas non plus les plus courantes en jeu ; nous apprécions néanmoins l’intention. Au passage, le câble de 1,8 m, standard, est tressé et orné d’une attache souple qui permet d’améliorer votre cable management ou le risque de voir le bidule s’emberlificoter lorsque vous rangez le clavier : un bon point.

 

MSI VIGOR GK50 Low Profile : les switchs Kailh [cliquer pour agrandir]

Déjà mentionné en début de page, ce MSI VIGOR GK50 Low Profile fait usage de switchs tactiles de chez Kailh. Que ce soit sur la précision de frappe ou du retour, aussi bien dans les doigts que dans les oreilles, difficile de les mettre en défaut. Cependant, il faut avouer que l’alliance d’une taille réduite (3 mm contre 4 mm  sur les switchs de pleine taille) et de la précourse clairement identifiable (réduite elle aussi, passant de 2,2 mm sur du MX Blue à 1,5 mm) des switchs tactiles — pour les non-initiés, cela signifie que vos doigts tombent d’abord sur un ergot plus dur signalant le déclenchement de la touche avant son activation — est déroutante. Au début, c’est à se demander si vous n’avez pas à faire à un switch classique bloqué, une sensation qui disparaît aux alentours de la fin de la première semaine d’utilisation. Par rapport à la version pleine taille, le bruit dégagé par ces modules est plus aigu, mais également moins puissant, bien que leur utilisation en open space reste vivement déconseillée par vos collègues.



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