Si, sur le papier, les Steam Machines avaient de quoi séduire — un mix idéal entre PC et console — leur succès n’a pas été au rendez-vous, la faute d’un prix un peu trop salé pour une machine qui se révélait finalement n’être qu’un PC OEM bridé pour ne lancer que Steam. Leur arrêt de mort a été signé en avril 2018, mais SteamOS, le support logiciel qui leur était dédié, basé sur Debian 8, a continué de recevoir des mises à jour mineures. Néanmoins, la version 10.4 de Debian est sortie ce 9 mai dernier, ce qui n’est pas vraiment à voir d’un bon œil au niveau de la compatibilité, d’autant plus que cette distribution n’est pas vraiment connue pour sa rapidité à intégrer des logiciels, préférant la stabilité sur la nouveauté.

 

En attendant une éventuelle mouture SteamOS 3.0 — l’actuelle étant la 2.0, nommée Brewmaster — une équipe de développeurs s’est mise en tête de produire une image disque de leur cru, réglant au passage les erreurs du système officiel tout en rajoutant quelques outils tiers : GamerOS.

 

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Les Steam Box, une ère révolue...

 

Basée sur Arch Linux, GamerOS se veut aussi simple et épurée que possible ; en témoigne l’utilisation de leur propre système de mise à jour, frzr, qui permet ainsi de se passer de pacman et de gérer les dépendances nécessaires à vos jeux automatiquement (pilotes inclus !). N’en attendez donc pas trop : la seule interface graphique disponible demeure le mode Big Picture de Steam, mais des raccourcis sont fournis par défaut vers des utilitaires de jeu tiers, notamment Dolphin et RetroArch, un front-end pour divers émulateurs, accessible comme un jeu non-steam dans votre bibliothèque.

 

Si l’on retrouve quelques tares de Linux telle la possibilité laissée à l’utilisateur de passer en console, une chose qu’il devra faire en cas de matériel récalcitrant, le support limité du matériel très ancien, ou encore l’impossibilité d’installer le bousin sans une connexion internet filaire... mais aussi (et ce n’est pas la faute de Linux) l’impossibilité de personnaliser son schéma de partitionnement : tel un vieux Windows, GamerOS prendra tout un disque, épicétou. Néanmoins, l’intégration automatique des ROM émulées ainsi que des logiciels non-Steam (par exemple Firefox, ou Discord avec un peu de bidouille) dans votre bibliothèque est un point d’ergonomie réussie... sauf qu’il faut pour cela un accès web depuis une autre machine (ou téléphone) : dommage ! Fort heureusement, cet autre appareil possède un contrôle puissant sur la machine, permettant par exemple de redémarrer Steam en cas de souci. Un bon point, en espérant que les droits d’accès ne soient pas trop laxistes. Notons également l'absence béante de Lutris par défaut, pourtant tout indiquée pour ce genre de distribution.

 

Bref, une idée bien sympathique qui a le mérite de proposer une alternative à jour au projet officiel, en dépit d’erreurs de jeunesse et des faiblesses du système Linux sur lequel elle se base. Pour qui voudrait une console à assembler lui-même, pourquoi pas ! Néanmoins, nous restons sceptiques quant à l’absence totale de bureau sur un PC le supportant, qui se relève, à l’utilisation, davantage de bridage que du choix d’ergonomie. Pour tester, toutes les instructions sont sur le site officiel ! (Source : BoilingSteam)

 

 Une distribution Linux qui n’embarque que Steam : une simplicité suffisante ? 

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