COMPTOIR
register

RPCS3 couvre plus de 70 % des jeux PlayStation 3 et entérine l’arm64

À défaut d'avoir les moyens de renouveler votre PC pour jouer à des titres récents au cours des prochaines années, nous serons peut-être contraints de nous rabattre sur les jeux PS3. Possiblement en utilisant RPCS3, l’émulateur bien connu de la PlayStation 3. Celui-ci a désormais franchi le cap des 70 % de titres « Playable », un terme qui qualifie des jeux pouvant être terminés avec des performances jouables et sans bugs bloquants.

Les 70 %, le détail qui cache la forêt

C’est un article de TechPowerUp qui a pointé ce seuil. Sauf erreur de notre part, l’équipe de RPCS3 n’avait pas jugé pertinent de communiquer officiellement à ce sujet. En s’appuyant sur WayBack Machine, c’est récent : 69,85 % des jeux étaient « Playable » le 30 décembre 2025, contre 70,54 % le 12 janvier (il n’existe pas d’archives intermédiaires entre les deux).

À l’heure actuelle, cette catégorie verte rassemble 70,94 % des 3 562 titres recensés par le site, soit 2 527 jeux. La zone jaune, celle « des jeux qui ne peuvent pas être terminés, qui présentent des bugs majeurs ou dont les performances sont insuffisantes », représente 26,19 % du contingent. Les quelques points restants se répartissent entre les catégories Intro et Loadable. Nous avions le souvenir d’avoir écrit, il y a quelques années pour un autre média, que cette dernière catégorie était descendue à 0 %. Un détour par un X de l’époque confirme que notre mémoire n’est pas encore trop défaillante, mais surtout que le nombre de jeux pris en compte n’est pas figé — sans nécessairement croître, puisqu’une archive de janvier 2025 en recensait 3 738 en tout.

Au-delà de cette barre, pas vraiment symbolique, des 70 %, un récent passage sur le compte X de RPCS3 met en lumière des évolutions bien plus structurantes. Dans un message publié le 14 janvier, l’équipe annonce ainsi que « les versions de RPCS3 pour les appareils Windows arm64 sont désormais disponibles au téléchargement ». En conséquence, « RPCS3 prend maintenant en charge Windows, Linux et macOS, aussi bien sur les plateformes x64 que arm64, ainsi que FreeBSD en x64 ».

Ce qui précède active peut-être des réminiscences de notre article de 2024 consacré à l’adoption de l’arm64 par l’émulateur. À l’époque, les binaires Windows arm64 n’étaient pas encore distribués, en raison de « la faible disponibilité du matériel nécessaire au développement et aux tests, ainsi que de l’absence de compilation et de déploiement automatisés via GitHub CI ». Les utilisateurs de Windows devaient alors compiler eux-mêmes leurs binaires localement.

Sinon, il y a trois jours, la chaîne YouTube a mis en ligne une vidéo rétrospective de l’année 2025. Vous pouvez la consulter ci-dessous.

Vous trouverez les configurations minimales et recommandées pour faire tourner RPCS3 sur la page QuickStart. S’il est idéalement conseillé de disposer d’un CPU 6 cœurs Zen 3 ou Comet Lake, d’une Radeon RX 5000 ou d’une GeForce RTX 2000, ainsi que de 16 Go de RAM, le ticket d’entrée pour des performances non garanties reste bien plus bas.

Terminons en rappelant que la PlayStation 3, lancée en novembre 2006 au Japon, n’est plus produite depuis mai 2017. Quant à l’aspect légal de RPCS3 (et des émulateurs en général), le message « Pas de piratage » figure sur chaque page du site. L’équipe y rappelle qu’elle ne cautionne aucune forme de piratage, et souligne « qu’acheter des copies légitimes des jeux, via le PlayStation Store ou sous forme de disques physiques, puis les utiliser avec RPCS3, reste la meilleure manière de s’assurer de disposer d’une version propre et pleinement compatible avec l’émulateur ».

Un poil avant ?

La hausse des prix des cartes graphiques s’organise en coulisses

Un peu plus tard ...

be quiet! Dark Perk : les premières souris de la marque arriveront début février

Yapa de ragots
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !