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ASML met en garde contre les chinois du FBI

Dans son dernier rapport annuel publié vendredi, ASML a recommandé à ses partenaires de ne conclure aucun accord commercial avec Dongfang Jingyuan, un partenaire de XTAL. Cette dernière, accusée d’avoir volé des secrets commerciaux, avait déjà été condamnée en 2019 aux USA à payer 845 millions de $ de dommages et intérêts à ASML, même si celle-ci a toujours nié avoir été victime d'espionnage industriel. Mais à présent, la filiale de XTAL commercialiserait des produits susceptibles de contrefaire la propriété intellectuelle d’ASML. Elle a donc demandé à certains de ses clients de ne pas aider la société chinoise.

Dongfang Jingyuan Electron Ltd. est une société qui a reçu en mai 2021, l’approbation de Pékin dans le cadre d’un programme connu sous le nom de « little giants » — petits géants. Une désignation pour les startups qui ont été sélectionnées dans le cadre d’un programme gouvernemental ambitieux visant à favoriser une industrie technologique capable de concurrencer la Silicon Valley. Ce label des "petits géants" est devenu un gage de l’approbation du gouvernement, un signal pour les investisseurs et les employés que les entreprises sont à l’abri des sanctions réglementaires. Le président Xi Jinping a donné au programme sa bénédiction personnelle.

 

asml scanner

 

ASML est le principal fabricant de machines lithographiques dans l’industrie des semi-conducteurs. Elle occupe donc un rôle central dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des puces. En plus de détenir la majorité du marché des scanners classiques DUV, elle détient le monopole des systèmes de lithographie avancés dans l’ultraviolet extrême, ou EUV. La Chine dépend de la technologie d’ASML alors qu’elle tente de construire un écosystème national de puces qui réduira sa dépendance aux importations étrangères. Mais cet effort a été contrecarré avec le véto américain. En plus des sanctions interdisant les concepteurs chinois d’accéder aux fonderies étrangères, le gouvernement US aurait pressé les autorités néerlandaises en 2019 de ne pas autoriser ASML à vendre ses systèmes EUV à la Chine.

 

Celle-ci est donc contrainte, en plus de compter sur sa propre production de plaquettes, de fabriquer elle-même tous les équipements et outils nécessaires pour donner vie à cette "imprimante de wafers". Donc toute information pour raccourcir les temps de développement de cette machinerie est d’une grande valeur, d’autant plus quand on sait qu’un joyau dernier cri d’ASML, le TWINSCAN NXE:3600D EUV pour graver en 5 et 3 nm, coûte la bagatelle de 145 millions de dollars ! (Source: Bloomberg)

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