On voit fleurir ces derniers jours des brèves selon lesquelles la société Grosbill.com serait plus ou moins sur le point de fermer ses portes. En fait, c'est plutôt moins, mais ça fait moins de sensationnalisme. Petit rappel rapide des faits, en 2016 Grosbill revenait dans le giron d'un de ses créateurs initiaux, Luc Boccon-Gibod, après être passé par la famille Mulliez (groupe Auchan) puis au groupe allemand Mutares (bien connu pour avoir fusillé Pixmania), le tout en fonds propres. Minimachines.net avait posté à ce moment-là un brillant historique de la situation que nous vous invitons à (re)lire histoire d'en avoir les tenants et aboutissants.

 

Placée en procédure de sauvegarde depuis 2017 donc, la structure peine à gagner des ronds ; on connait bien la réalité d'un marché ultra concurrentiel trusté par soit des groupes comme Carrefour (RDC / TA) soit des acteurs comme LDriel.net aux appétits féroces ne laissant plus beaucoup de place aux acteurs plus confidentiels, qu'ils soient technophiles ou pas.

Cela rajouté à un contexte économique global du secteur où les fluctuations par exemple du prix des mémoires, des ruptures sur les CPU ou les GPU enrayent toute visibilité bien lointaine. Ou encore des casseroles laissées par Mutares, notamment sur des questions de dettes dues à l'état (comme la T.V.A.), castrant des lignes de crédit essentielles à tout business impliquant plusieurs maillons dans la chaîne de la fabrication d'un produit à sa distribution au client final. Une des solutions pour Grosbill et ses quasi 40 salariés est donc de faire appel à un investisseur et/ou d'envisager un rapprochement avec un acteur du secteur -lui permettant de mieux négocier ses achats et donc de mieux vendre-, ce afin d'accélérer le retour à l'équilibre et mieux, aux bénéfices.

 

logo gros bill

 

Cela veut dire que si la société connait des difficultés, elle n'est ni en défaut de paiement auprès de ses fournisseurs ni en défaut de livraison auprès de ses clients. On est donc certes dans la notion de dépôt de bilan, mais (très) loin d'une liquidation judiciaire : il s'agit de statuer une situation à un instant T et trouver la ou les solutions pour aider à l'amorce de reprise, dégager les freins à cette dernière, mais certainement pas de tirer le rideau et de planter tout le monde.

Et si on vous en parle, suivant le dossier depuis quelques mois et souhaitant donner un coup de pouce à Bill et a ses salariés, c'est parce qu'on ne peut que saluer le travail effectué par le staff qui multiplie les initiatives à grands coups de journées bien chargées : des CPU décapsulés aux réparations, en passant par la reprise du matériel, et le courage des ses cadres qui ne lâchent rien face à des machines de guerre. Nous ne sommes manifestement pas les seuls à le penser puisque 4 acteurs se sont manifestés au 24 octobre dans la procédure de reprise. Laisser entendre que Grosbill est en dépôt sans préciser ces points ne ferait qu'une publicité extrêmement nocive à l'enseigne à laquelle on ne peut pas reprocher grand-chose -si ce n'est son nom, question totalement subjective cela étant- et encore plus avec les fêtes de fin d'année approchant, période forcément clé pour tout commerçant.

 Poursuivant sa logique de redressement depuis 2017, Grosbill.com ne compte pas planter vos commandes et on vous explique rapidement pourquoi. 

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