Lorsque vous branchez un nouveau disque sur votre machine, il faut passer par la case du formatage. Souvent confondu avec un simple effacement, le formatage permet aussi de choisir le format — sans blague... — de votre partition, c’est-à-dire la méthode employée pour garder vos fichiers de manière organisée. Sous Windows, le NTFS reste depuis plus de vingt-cinq ans le format de référence, historiquement accompagné du FAT et de l’exFAT pour les cartes de stockage externe.

 

Néanmoins, ces deux systèmes de fichiers sont loin d’être les seuls. Sous Linux, plusieurs alternatives on vu le jour, comme le BTRFS (un système basé sur le copy-on-write, un paradigme consistant à copier les données et les stocker à un nouvel endroit à chaque modification), le XFS (prévu initialement pour la performance), le F2FS (dont la philosophie consiste à exploiter au mieux un SSD ou une carte SD) ou encore le NILFS2 (également basé sur du copy-on-write, mais mettant l’emphase sur les possibilités de sauvegardes).. Mentionnons également brièvement Apple qui utilisait historiquement le système HFS/HFS+, depuis 2017 remplacé par l’APFS (Apple File System, également à base de copy-on-write). Outre les bricoleurs développant un pilote Windows pour le BTRFS, il est tout à fait possible de retrouver ces formats proche de vous, notamment dans les téléphones portables où l’EXT4 et le F2FS font le bonheur des ROM custom (Android uniquement).

 

linux

 

Bien sûr, il est absurde de juger un système de fichier pour ses seules performances — tentez de créer un sous-volume EXT4 de sauvegarde avant une mise à jour, le BTRFS sera clairement plus indiqué pour ce fait —, mais l’opération est néanmoins riche d’enseignements. Notre confrère Phoronix a ainsi réalisé plusieurs tests en stressant (ou pas) un FireCuda 520 câblé en NVMe selon divers motifs d’accès, et a reporté les résultats pour tous les formats de partitions Linux cités ci-dessus.

 

Globalement, difficile de juger, chaque système ayant ses forces ou ses faiblesses, mais, en moyenne, le XFS s’est imposé en maître — heureusement, vu son objectif ! – suivi de près par le F2FS. Sans surprise, le BTRFS suit en accusant un retard conséquent (copy-on-write oblige), puis vient l’EXT4 du fait de ses bases plus qu’anciennes, et c’est au NILFS2 de fermer la marche, un classement peu étonnant puisque les impératifs de conservation des opérations effectuées doivent bien se ressentir quelque part ! Alors, éclairés pour votre prochaine install' party ?

 

 Avoir un disque rapide, c'est bien, mais comment faut-il le formater pour en exploiter au mieux ses performances ? 

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