Si les premiers ordinateurs quantiques comptent quelques dizaines de qubits, 50 par ci, 17 par là, ces bits quantiques ne peuvent être utilisés qu’indépendamment. Pour comprendre de quoi il s'agit, il est possible de revenir à l'informatique classique : deux registres 32-bit ne forment pas un registre 64-bit, bien qu'il soit possible de reproduire son comportement. Le problème est analogue en informatique quantique : il existe des interactions entre qubits, nommé intrication, qui participe de manière cruciale à l'intérêt de l'informatique quantique.

 

Des chercheurs en provenance de Vienne (celle d'Autriche) et d'Ulm (en Allemagne, pas la rue à Paris) ont en effet réalisé un registre à 20 qubits, ces derniers étant à la fois intriqué mais également individuellement adressables et contrôlables ! Pour ce faire, des ions calcium ont été utilisées, refroidit à l'aide d'un système à base de lasers et piégés dans un champ magnétique.

 

Le précédent record, réalisé en 2011 par l'université d'Innsbruck, culminait à 14 qubits ; mais l'équipe compte bien ne pas en rester là et vise désormais la réalisation d'un registre à 50 qubits. Selon ces chercheurs, cette quantité serait suffisante pour commencer à résoudre des problèmes actuellement trop difficiles pour les supercalculateurs classiques. Rien de bien décoiffant pour Mme Michu, mais le progrès est en route ! (Source : TrustMyScience)

 

intrication quantique

 

 La spécificité de ce registre vient de l'intrication entre ses qubits plus que de leur nombre. 

Sur le comptoir, au même sujet

 
 
 

afficher plus de prixAffichez donc moi tout, nom de nom

Plus d'infos avec le comptoir de l'info

Voir plus de news
Les 29 Ragots
   
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !