Si les médias en ont de manière générale surtout pour les procédés de pointe - plus « neufs », plus excitants, etc. - des différents fondeurs, on a parfois un peu tendance à oublier que les procédés plus matures ont encore très largement la cote et sont même utilisés bien plus souvent, et c'est d'ailleurs de ce côté-là que le manque s'est le plus fait ressentir ces deux dernières années, avec une demande exceptionnelle à un niveau jamais atteint auparavant. Ce qui a évidemment fait le bonheur des « petits » fondeurs s'étant spécialisés sur ce marché relativement négligé par les plus gros poissons. 

La notion de « nodes anciens » peut varier un peu en fonction du fondeur. Pour des entreprises telles que TSMC et Samsung toujours dans la course aux procédés plus avancés, on commencera plutôt à parler de « vieux » nodes à partir du 16 nm ou 28 nm. Pour les autres, ça montera généralement beaucoup plus haut, avec une place importante en production pour les procédés 45 nm, 65 nm et même 90 nm - voire du 130 nm et plus (jusqu'au 1 µm !) dans les usines les plus anciennes, comme certaines chez Tower Semi (en cours de rachat par Intel).

 

Roadmap 2021 de Samsung [cliquer pour agrandir]

 

Chez TSMC, ces nodes représentent encore la moitié du chiffre d'affaires. À l'inverse, Samsung s'est davantage concentré sur les procédés avancés ces dernières années, délaissant quelque peu les nodes plus anciens. À ce jour, Samsung Electronics représente 40 % du marché mondial des procédés 10 nm et plus récents, mais possède une part beaucoup plus faible du segment des nodes dits matures.

Toutefois, le fondeur coréen veut désormais augmenter sa part du gâteau et mieux exploiter l'explosion de la demande mondiale, pour laquelle un ralentissement ne serait pas encore en vue ! De ce fait, il a (encore) annoncé de nouveaux investissements à moyen et long terme pour augmenter sa capacité de production de semiconducteurs cette fois-ci avec des procédés matures, dans l'espoir de capter une nouvelle clientèle (et l'on sait ô combien la division fonderie de Samsung en aurait bien besoin) et booster sa profitabilité. On ne sait pas exactement quels seront les procédés concernés, mais on peut imaginer que cela concernera au moins le nouveau 17 nm avec FinFET, annoncé en octobre 2021. 

 

Ce n'est pas pour autant que le fondeur coréen va perdre de vue sa course avec son rival taiwanais, et le rival en devenir Intel. Malgré les difficultés de rendement avec son 3 nm GAA (virtuellement plus avancé que le 3 nm FinFET de TSMC, qui aurait aussi des soucis avec cette génération), Samsung Electronics compte toujours en lancer la production en volume durant la première moitié de 2022, donc dans les 3 prochains mois. Et si tout se passe bien, le 2 nm GAA devrait ensuite débouler en 2025. Entre-temps, le fondeur est aussi à la lutte avec TSMC avec un 4 nm ajouté au catalogue en avril dernier. Enfin, il s'agira aussi d'accélérer sur les tests et le packaging avancé des puces avec un nouveau département au sein de la division fonderie, un domaine dans le lequel Samsung a pris du retard face à ses concurrents, qui y investissent déjà lourdement. 

De manière générale, avec cette réorientation de ses affaires, Samsung espère bien en arriver à plus de 300 clients d'ici 2026 (on aimerait toutefois savoir combien il en a aujourd'hui) pour son activité de fonderie et tripler sa production par rapport au point de référence fixé qu'est le niveau de 2017 !  (Source)


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