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L'Europe a levé le voile sur son projet de loi dédié au semiconducteur couvrant recherche et développement, production et approvisionnement. Il n'est pas encore approuvé, mais l'avancée n'en reste pas moins assez concrète. Le plan de l'Europe mentionne d'ailleurs très spécifiquement Taiwan (entre autres) comme l'un des partenaires avec lesquels il ferait bon de travailler dans ce cadre précis.

Une déclaration d'amour bien accueillie du côté taiwanais, son ministre des Affaires étrangères ayant fait savoir qu'il est heureux de constater la forte dynamique bilatérale entre Taiwan et l'UE, et s'est félicité de l'importance que l'UE attache à l'île. Bien entendu, officiellement, l'UE n'a aucune relation diplomatique formelle avec Taiwan. Pas sûr que la Chine apprécierait, comme elle n'a certainement pas trop apprécié ce nouveau geste d'ouverture... En tout cas, Taiwan a aussi affirmé être convaincu qu'il y a du potentiel pour une relation approfondie entre les deux régions pour la reprise industrielle et la restructuration des chaines d'approvisionnement mondiales, dont celle du semiconducteur.

 

Certes, derrière ces belles paroles, il manque encore des actions concrètes et il faut continuer à se contenter de rumeurs. Les regards sont tout particulièrement tournés vers TSMC, le numéro 1 du semiconducteur taiwanais et fondeur numéro 1 au monde. TSMC aurait très récemment reconsidéré la pose d'une usine en Europe, ce qui pourrait désormais à l'avenir être grandement facilité par les changements et les subventions que le Chips Act européen cherche à mettre en oeuvre. Par contre, aux dernières rumeurs, TSMC serait soudainement beaucoup moins intéressé par l'Allemagne, supposément refroidit par l'échec du rachat du producteur allemand de wafers Siltronic par le Taiwanais GlobalWafers - une fusion qui aurait aidé Globalwafers à se rapprocher grandement de son rival japonais Shinetsu. Hélas, les autorités de régulations allemandes n'ont pas traité le dossier à temps et l'affaire a capoté il y a un peu plus d'une semaine. De ce fait, selon le Commercial Times, TSMC considérerait désormais un pays voisin, à savoir la Republique Tchèque...

 

Les journaux taiwanais sont traditionnellement plutôt bien informés sur les futures actions de TSMC, mais prédire l'avenir parait tout de même un peu plus difficile dans ce contexte. Comme Intel qui a reçu pas moins de 70 propositions d'emplacements dans 10 pays européens différents, il y a fort à parier que de nombreux états membres cherchent aussi en ce moment même à gagner la faveur de TSMC. Officiellement, le fondeur a confirmé que rien n'a encore été décidé et qu'aucun emplacement n'a encore été exclu. La planification n'est encore qu'à ses débuts et il est encore beaucoup trop tôt pour prendre une décision, en sachant que le Taiwanais pense toujours qu'il n'y a pas assez de clients pour ses procédés de pointes en Europe. Il est donc possible que le fondeur puisse privilégier les procédés matures dans le cas d'une installation. Enfin, il est assez difficile de croire que l'Allemagne et son écosystème industriel peuvent être exclus d'office simplement à cause de l'échec d'une affaire fondamentalement différente... (Source : Computerbase, Reuters)

 

wafer chercheur thunes

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