Palmer Luckey, l'un des fondateurs d'Oculus et qui en a tiré sa révérence en 2017 (soit 4 ans après le rachat par Facebook et 6 ans après la fondation d'Oculus), a récemment publié un article où le monsieur nous fait part de ses pensées les plus profondes de ce dont la VR aurait besoin pour finalement enter pour de bon dans les mœurs des foyers.

Coïncidence, ou non, cette publication est apparue sur son blog personnel quelques jours après l'annonce d'un changement de stratégie par Oculus, qui aurait d'ailleurs plus ou moins motivé le départ récent de Brendan Iribe, également l'un des pères fondateurs. Dans son virage, Oculus aurait apparemment décidé d'annuler une future mise à jour majeure de son casque haut de gamme Rift (RIP donc le Rift 2 ?) en faveur d'un casque moins cher à produire, et donc théoriquement plus profitable facile à vendre, potentiellement un "Rift S" prévu pour 2019.

 

Le titre de son pamphlet, "Free isn't Cheap Enough", en dit long sur le contenu et son orientation. Palmer nous explique que le nombre de casques vendu est sans grande importance si les acheteurs ne restent pas "scotchés" au produit ni ne l'utilisent quotidiennement, et ce quelque soit le coût du matériel. 

 

“You could give a Rift+PC to every single person in the developed world for free, and the vast majority would cease to use it in a matter of weeks or months”

 

En pratique, ce type de problème est déjà bien connu dans le milieu; il suffit de penser à toutes les Kinect de Microsoft ou les lunettes 3D qui ont été achetées ces dernières années, mais dont beaucoup se sont aussi bien vite retrouvées au fin fond du placard ou recouvertes d'une bonne couche de poussière. Il en va de même pour les millions de casques VR pas chers vendus sur le marché. Il aurait ainsi été constaté que peu nombreux sont les casques vraiment exploités sur la durée. En faute avant tout, selon Palmer Luckey, la qualité de l’expérience, bien sûr.

 

“No existing or imminent VR hardware is good enough to go truly mainstream, even at a price of $0.00."

 

Palmer Luckey reconnaît que la réduction du prix de l'équipement permet certes de capter et de convertir (temporairement ?) un public plus nombreux, mais considère aussi que ce n'est de loin pas le facteur dominant face au taux d'adoption de la réalité virtuelle. D'un côté, le hardware se doit évidemment encore d'avancer beaucoup, mais de l'autre, les casques qui tireront réellement leurs épingles du jeu seront surtout ceux accompagnés d'une plateforme et d'un contenu capable de conserver l’intérêt et l'attention des joueurs, et ce en dépit des limitations de la VR actuelle. Bref, un énoncé plus ou moins juste de l'évidence, rien de vraiment nouveau sous le soleil virtuel... (Source)

 

oculus palmer luckey facebook

"Et dire que tout allait bien, quand soudain...".

 Palmer Luckey s'est en 2016 tourné vers de nouveaux horizons, laissant derrière lui le chapitre Oculus, mais il n'en garde pas moins de fortes opinions quant à l'orientation du marché de la VR. Et donc ? 

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