La place du minage de cryptomonnaie est devenue conséquente dans l'actualité, non seulement de par la relance massive de l'activité depuis l'automne dernier, mais aussi parce que certains fabricants ont commencé à en parler ouvertement, comme NVIDIA avec ses RTX 3060. Toutefois, lorsque nous nous penchons un peu plus sur le sujet par des études et des tests maisons, nous voyons bien que limiter le minage reste beaucoup plus complexe que d'y mettre une barrière ou deux, et qu'il va falloir un peu plus que des opérations isolées pour cela.

 

Après NVIDIA, c'est donc TSMC qui s'attaque à ce domaine, en mettant en fin de priorité la production des ASIC pour la société chinoise Bitmain - et d'autres sociétés spécialisées dans le minage de cryptomonnaies - en revendiquant un marché instable et trop fluctuant pour s'y intéresser. Il semblerait que la pénurie ait eu un impact sur les priorités de TSMC, puisque ces ASIC permettaient plus de boucher les trous de production par le passé, trous qui n'existent plus actuellement. Bitmain exploitait notamment le node des 5 nm, peu utilisé par l'industrie informatique encore. Une décision qui pourrait apparaitre comme hypocrite, puisque TSMC s'est en partie servi de Bitmain pour tester son node N5, pas toujours au top de sa forme à ses débuts.

 

Néanmoins, quittons la théorie et les beaux discours de façade, pour mieux comprendre les vrais enjeux de TSMC ici, qui ne sont pas vraiment de bloquer les mineurs. Le premier point, c'est l'influence et les méthodes de ces sociétés chinoises qui semblent déranger, puisqu'elles ne se déclareraient pas auprès des autorités et profiteraient de l'occasion pour pomper un peu de savoir-faire taïwanais. Si l'espionnage industriel n'est point nouveau, les tensions diplomatiques entre les deux pays sont au plus haut point depuis quelques mois, et cette affaire pourrait ne pas aider à calmer le jeu.

 

Alors sous couvert de limiter les activités de fonderies liées au minage, TSMC attaque directement l'industrie chinoise des semiconducteurs. Car si des sociétés - comme SMIC - existent sur le sol de l'empire du Milieu, elles sont loin d'égaler les entreprises taïwanaises dans la finesse et la qualité de gravure, limitant dès lors les performances des ASIC fabriqués. De plus, cela freinerait une partie du pompage industriel de cerveaux et de connaissances par ces mêmes entreprises, ralentissant l'évolution des process et sécurisant les technologies de TSMC. Enfin, n'oublions pas que l'Oncle Sam est l'un des principaux soutiens à Taïwan, et que la pénurie des semi-conducteurs commence à sérieusement fâcher les Américains. Cette initiative devrait donc faire plaisir aux USA, bref, une bonne opération de communication pour bien cacher des impacts bien plus importants sur le plan politique. (source : WCCFtech)

 

tsmc mining guard cdh

En attendant, les GPU dédiés au minage de chez NVIDIA ne semblent pas impactés.


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