Début 2021, comme les USA et d'autres pays, les États-Unis d'Europe aussi avaient commencé à approcher les grands fondeurs étrangers pour prendre la température et voir qui serait potentiellement intéressé à venir s'installer chez nous, au grand dam peut-être des fondeurs locaux, mais les avantages d'avoir recours aux services d'un fondeur en pointe des technologies du semiconducteur paraissent évidents, surtout s'il s'agit d'avancer vite pour « rattraper » un peu le retard. Cependant, l'Europe explore évidemment toutes les pistes et l'idée d'une alliance européenne du semiconducteur incluant STMicroelectronics, NXP, Infineon et ASML pour réduire la dépendance sur les fournisseurs étrangers circule toujours dans les esprits de nos grands maitres.

 

Pour ce qui est des acteurs étrangers, TSMC, par la parole du ministre taïwanais de l'Économie, a fait savoir qu'il n'est pas particulièrement intéressé par la proposition européenne, tout à l'inverse de l'équipe Intel désormais menée par Pat Gelsinger, qui a son nouveau bébé IDM 2.0 à faire valoir et est justement en tournée un peu partout depuis son intronisation, dans l'objectif notamment de promouvoir la nouvelle tentative d'Intel d'offrir des services de fonderie. Ainsi, on a appris en mai qu'Intel pourrait considérer une nouvelle installation cette fois-ci au coeur de l'Europe, en échange de 8 milliards d'euros de subvention pour commencer. De par son statut et son industrie, l'Allemagne fut rapidement pressentie comme le territoire de choix pour une telle usine, et on dirait bien que ça se confirme déjà !

 

En effet, le ministre de l'Économie de l'état de Bavière a confirmé que sa région est en négociation avec Intel pour la construction de la deuxième usine européenne d'Intel - une mégafactory, parait-il - et le politicien semble par ailleurs très emballé par cette perspective. Et pour cause, la Bavière n'est autre que le domicile de Bayerische Motoren Werke, ou BWM si vous préférez, ainsi que de sa filiale Mini - sans oublier que Rolls-Royce aussi fait partie du groupe, mais son siège social est en Angleterre. Une telle proximité serait évidemment très profitable pour BWM, mais certainement aussi le reste de l'industrie allemande de l'automobile, un secteur qui représente une grande portion de l'économie allemande et qui se lamente (globalement) depuis de longs mois de ses difficultés dues à la pénurie de semiconducteurs (assurément, les prix des voitures n'y sont pour rien, hein).

Comme emplacement possible pour la nouvelle base américaine l'usine d'Intel, la Bavière a suggéré l'usage du terrain d'une base aérienne désaffectée à Penzing-Landsberg, à l'ouest de Munich et à moins d'une heure du QG de BWM, ou encore 350 km de Strasbourg, en France Grand Est Alsace. À suivre ! (Source)

 

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