Intel avait introduit cette fameuse assurance « overclocking » — aussi appelée PPTP pour Performance Protection Tuning Plan — en janvier 2012, soit quelques mois après l'introduction de Sandy Bridge (les Core 2000) et quelques mois avant la présentation d'Ivy Bridge (Core 3000), deux générations tick-tock très identiques et qui simplifièrent encore plus la pratique de l'overclocking, en plus de s'y prêter dans l'ensemble plutôt très bien - mention spéciale pour les 2600K et 2700K !

C'est donc à cette époque qu'Intel avait décidé de surfer sur cette vague de regain d'intérêt pour l'overclocking en proposant une protection payante — 20 à 35 $ — inédite adossée à sa garantie standard de 3 ans pour couvrir un processeur en cas de décès par overclocking, ce qu'aucune garantie normale ne couvre jamais dans le milieu du hardware, peut-être à quelques exceptions près. Il y avait tout de même plusieurs limitations, un CPU couvert par le PPTP ne pouvait ainsi qu'être remplacé qu'une seule fois gratuitement (par un modèle neuf et sans poser de question) et l'offre était valable uniquement pour les processeurs débloqués et HEDT. En tout cas, ça a bien dû en dépanner quelques-uns ayant eu une main un peu trop lourde avec leur CPU.

 

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Toutefois, alors que « les clients overclockent de plus en plus avec confiance », Intel aurait « constaté une baisse de la demande pour le PPTP » et a donc décidé d’arrêter les frais, sans donner aucun chiffre spécifique (et franchement on serait curieux, tant si peu de monde semble avoir connu cette assurance). Au fond, ça n'a rien de surprenant, elle est désormais loin l'époque où il était possible d'ajouter jusqu'à 1 GHz ou plus à son p'tit Sandy Bridge. Aujourd'hui, un processeur moderne — qu'il soit d'AMD ou d'Intel — sort d'usine déjà quasi poussé à bout de ses capacités, avec des marges d'overclocking franchement négligeables, déjà bien grignotées par des machins comme le Turbo Boost Max 3.0, le Thermal Velocity Boost et consorts chez Intel. L'overclocking même du CPU n'a plus vraiment beaucoup d'intérêt, surtout en jouant à plus de 1080p où c'est le GPU qui morfle le plus. Avec les plus gros processeurs, la consommation explose maintenant aussi très vite, alors que ceux-ci sont souvent déjà difficiles à refroidir en étant stock.

 

Bref, le succès du PPTP était probablement trop faible et son intérêt désormais assez nul. Et puis allez savoir si Intel cherche toujours vraiment à déterminer la cause du décès du CPU dans le cadre d'un retour en garantie standard, on peut dire que cette assurance facultative permettait au moins d'être honnête par rapport à la cause du retour. Bien entendu, à l'aube des premiers CPU 10 nm, on peut aussi choisir d'y voir un signe inquiétant qu'Intel ne serait pas assez confiant dans son procédé pour être en mesure d'offrir une telle couverture qui pourrait potentiellement se révéler être coûteuse pour lui, mais cela semblerait un peu tiré par les cheveux. De nos jours, arriver à tuer un CPU par accident n'est tout de même pas une mince affaire... Notez que si vous avez acheté l'assurance récemment, celle-ci restera valide jusqu'à la fin de la garantie du processeur. Les outils d'overclocking Intel Performance Maximizer et Intel XTU ne sont pas affectés par cet abandon.

 


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