facebookLes réseaux sociaux sont au coeur de nos vies depuis un petit moment maintenant, Facebook est mondialement présent depuis 2005 (lancé en 2004 aux États-Unis d'Amérique) et Twitter a suivi en 2006, ces deux représentant les outils les plus utilisés, même si Instagram (2010) a son lot d'adepte, que LinkedIn (2003) fait référence dans le monde professionnel et que Diaspora (2011) essaie d'apporter un vent de libre sur ce petit monde. Google s'est aussi essayé à la chose avec Google+ en 2011, mais sans succès, la plateforme ne tenant que grâce aux services connexes et plus utilisés que sont YouTube et Gmail.

 

Avec ces nouveaux moyens de se connecter au monde et à ses proches sont nés de nouveaux usages. On partage, on joue, on met en avant, on communique et on garde le contact plus facilement, mais ce déballage d'informations qui a séduit pendant un temps commence à questionner. Il est vrai que la sécurité des données et le droit à la vie privée sont des sujets qui interrogent de plus en plus. Tout le monde a entendu parler des "Big Data" et de leur valeur, on a vu que nos gouvernants (salut Manu !) commencent à comprendre qu'elles pourraient leur rapporter et certains s'inquiètent donc de savoir ce que l'on fait des informations à leur sujet.

 

C'est le cas de Salim Virani qui s'est plongé en 2015 dans le contrat d'utilisation de Facebook pour savoir ce qu'il advenait réellement des informations qu'il partageait et surtout ce que Facebook se permet à son sujet. Il en a fait un article (disponible en français chez Framasoft et mis à jour il y a peu) étayé par des analyses et études sérieuses ainsi que de faits réels pour inviter le lecteur à proposer de quitter la plateforme, ainsi que de convier ses proches à faire de même. Pourquoi ?

 

homer hidingParce que l'argument du "je n'ai rien à cacher" ne tient plus lorsqu'une firme s'autorise beaucoup de choses sans le faire savoir à l'utilisateur. De nombreux boutons et options ont été ajoutés à Facebook pour donner une illusion de contrôle avec le temps, mais leurs termes et conditions les autorisent globalement à faire ce qu'ils veulent. Si vous refusez que vos données soient utilisées, les autorisations données par un ami leur permettent de passer outre et le fait d'être sur Facebook autorise la plateforme à dresser un tableau de qui vous êtes. Ils se le permettent d'ailleurs aussi pour les utilisateurs qui n'ont pas de compte, grâce au jeu des cookies sur tout site arborant un petit "F" bleu (oui, ils savent que vous lisez le Comptoir, combien de temps par jour et certainement vers où vous allez ensuite).

 

En ajoutant cet embrouillamini sur les "droits" et le fait qu'il soit possible de donner accès à son compte à des sociétés tierces (jeux, applications, autres sites), on se retrouve avec un cas pratique en droit qui pourrait faire perdre quelques heures à des bataillons d'avocats. De par ce flou (tout sauf artistique), Facebook a les coudés franches pour continuer son manège (sachez que continuer à utiliser Facebook équivaut à accepter tout changement de leurs termes d'utilisation, sans que vous n'ayez à accepter quoi que ce soit) et se remplir les poches en utilisant vos données comme bon lui semble. On pense souvent juste à ce que l'on met sur son mur, mais les recoupements faits par la firme vont plus loin et Salim en présente plusieurs cas dans son article (comme le fait que Facebook puisse proposer en votre nom des produits censés vous plaire à votre entourage).

 

Lui a sauté le pas en 2015 en supprimant son compte et en ne comptant plus que sur la téléphonie et les courriels (ainsi que sur LinkedIn et Twitter) pour avoir des nouvelles de ses proches et amis. Sans en arriver là tant les réseaux sociaux sont devenus une drogue essentiels à certains, est-il nécessaire de continuer à donner autant de crédit à Facebook alors que de plus en plus de dossiers tendent à prouver que le service ne respecte pas ses utilisateurs ? Pour terminer et vous laisser vous faire votre propre idée, nous vous invitions à lire l'article de Salim ainsi que ses sources et nous vous laissons sur ce petit extrait de l'article "Je n'ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?" de Fàbio Esteves :

 

Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret.

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Et ça pourrait éviter à vos enfants / beaux-parents / collègues de boulot de tomber là-dessus dans 20 ans !


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