Toujours dans le cadre de son événement Intel ITT, les bleus en profitent pour y vanter leurs dernières avancées en matière de logiciel : après le réveil automatique de votre machine par WiFi (donc fonctionnant sur un PC fixe), voilà que la firme pousse son expertise dans le réseau avec un logiciel servant à équilibrer son trafic internet : l’Intel Connectivity Performance Suite 2.0. Faisant (logiquement) suite à la première version, cette seconde mouture permet désormais d’agréger les débits de plusieurs interfaces réseau, là où son ancêtre n’effectuait que de la priorisation. Comprenez qu’un téléchargement de torrent ou un streaming de vidéo sera désormais capable de tirer partie du débit offert à la fois par le WiFi, le ou les interfaces Ethernet ainsi que les données mobiles, le cas échéant.

 

Un logiciel simple à prendre en main, mais pour quels gains en pratique ? [cliquer pour agrandir]

Si seulement il existait un moyen autre que la photographie de moniteurs pour illustrer les logiciels (sic)

 

En interne, la chose n’est pas bien complexe : en se basant sur des métriques de débits et de latence mesurés sur vos interfaces réseau, le logiciel en déduit un ordre de préférence : il ne suffit alors que d’associer à chaque connexion une interface, en prenant en compte les préférences utilisateurs (par exemple, prioriser les téléchargements ou les conférences vidéo) et les besoins de chaque application. Dans la pratique, l’ICPS n’effectue que la gestion des règles de routages dynamiquement mises à jour — ce qui signifie entre autres que la navigation web (hors streaming) ne pourra pas bénéficier de l’agrégation des interfaces, car dépendant d’une seule connexion (HTTP/HTTPS) —, ce qui se place dans la pile réseau en middleware, entre le pilote et l’application. Pour autant, dans la pratique, le concept séduit puisque fonctionnel : en cas de perte de connexion WiFi, le logiciel sait passer sur les données mobiles de manière quasiment transparente (comptez une grosse demi-seconde de blocage de Zoom, grosso modo). Encore faut-il avoir un forfait 4G/5G sur son laptop, ou être en possession d’un accès internet capable d’encaisser un débit Ethernet à pleine balle couplé à une liaison sans fil. Notez que les préférences ne permettent pas de régler manuellement une affectation directe à une interface à la granularité de l’application : cette tâche est réservée au Killer Network Performances Suite — que nous vous conseillons de tester avant de l’adopter.

 

Une application pour les gouvernez tous, et en un téléchargement, les lier ! [cliquer pour agrandir]

 

Au niveau de la disponibilité, il va falloir attendre Raptor Lake — même si, encore une fois, cette décision n’est en rien liée à une contrainte technique —, et ce, pour les systèmes Intel EVO et VPro. Encore une fois, mieux vaudra tester le bousin pour vérifier que la charge CPU induite par son utilisation est contrebalancée par l’optimisation du réseau apportée. Quant à la compatibilité Linux, hé bien… C’est beau de rêver ?

 
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