L’Ethereum, aussi appelé ETH, est une cryptomonnaie très en vogue ces derniers temps. D’après NVIDIA, il s’agirait de la seule actuellement utilisée par les mineurs — spoiler: non ! — mais, avec son statut de second en matière de capitalisation derrière le Bitcoin, soit plus de 300 milliards de dollars, nous comprenons les ardeurs des vert à limiter en particulier.

 

Sauf que toutes les bonnes choses ont une fin, et l’Ethereum tel que nous le connaissons en fera l’expérience, car une série de mises à jour est en train de se développer, qui aboutira à Ethereum 2.0 dans une poignée de mois, avec, notamment, la fin du minage sur GPU. Si vous n’êtes pas familier avec le terme, le minage signifie louer la puissance de calcul de sa carte graphique afin de sécuriser les transactions. Concrètement, le programme minant cherche une suite de bits, nommé « hash » vérifiant certaines propriétés, un hash qui est computationnellement difficile à trouver, mais par contre très facile à vérifier comme authentique. Ce système se nomme « Proof-of-Work » ou « preuve de travail » : le temps passé à chercher un hash est garant de sa sécurité, mais nécessite une puissance de calcul et donc une consommation énergétique gargantuesque - 84 kW.h pour une transaction d’Ethereum, et plus de mille kW.h pour une transaction Bitcoin. Énorme, vous dites ? Vous n’aurez pas tort, et la chose, dans le cas de l’ETH, était prévue dés le départ : la complexité du minage croît exponentiellement avec le nombre de transactions préalablement validées, et ce dans le but de forcer, tôt ou tard, la migration vers cet Ethereum 2.0.

 

ethereum logo

 

Annoncée sous la forme d’une transition poussée par un facteur écologique, la fondation Ethereum souhaite laisser derrière elle le coûteux (énergétiquement parlant) modèle « Proof-of-Work » par un « Proof-of-Stake », en français « preuve d’enjeu ». Ici, l’idée n’est pas de sécuriser la transaction par un hash reposant sur sa complexité, mais sur la part de cryptomonnaie possédée par l’entité validante (analogue au mineur), nécessitant de se fait un investissement préalable... en ETH, et non en puissance GPU. De ce fait, la consommation d’une transaction se réduirait à 35 W.h seulement et resterait constante avec le temps, soit une quantité d’énergie bien plus raisonnable qu’actuellement ; pour replacer dans l’échelle humaine, un individu au repos consomme en une heure environ 50 à 100 W.h — bien que cela ne soit évidemment pas directement convertible en puissance GPU. Or, qui dit réduction de consommation et changement d’algorithme dit fin du minage de l’ETH — ou, en tout cas, fin de sa rentabilité —, ce qui fait naître de grands (faux)-espoirs quand à la fin de la pénurie.

 

En effet, dans la pratique, tout cela sera pourtant loin d’être aussi simple : d’autres cryptomonnaies pourraient tout à fait reprendre le flambeau de l’Ethereum, sans compter que le manque de carte graphique est également imputable aux confinements : d’une par les joueurs souhaitant mettre à jour leur matériel, et, d’autre part, les entreprises ayant besoin d’équipement pour le travail à distance. Un beau sac de nœuds, en somme !


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