Il a bien changé Internet depuis plus de 20 ans maintenant, en passant des sites statiques et les connexions en 56k à la fibre et les données en masse d'aujourd'hui. Si certains l'utilisent pour des raisons professionnelles ou vidéo ludique, une grosse majorité des données utilisées sur la toile servent encore aux contenus multimédia et notamment les vidéos en streaming. Là pareil, fini l'époque du 720p et la 4k se démocratise petit à petit, mais à quel prix ? Car si avoir tout à portée de main est pratique, les impacts commencent à être observés de près et certaines associations comme The Shift Project ont commencer à publier sur le sujet. Et c'est ce "think tank" - réservoir d'idées/de pensées, pas sûr que ça se traduise - qui nous intéresse après sa publication sur l'utilisation de la vidéo en ligne.

 

the shift project internet data repartition

 

Nous allons surtout résumer rapidement - nous vous laissons le plaisir de lire l'étude qui est complète et intéressante - ce papier qui mène à réfléchir sur notre utilisation actuelle d'internet et comment les contenus numériques impactent tout notre environnement, pas que l'écologie. Nous pouvons voir que malgré les années la pornographie - nous ne jugerons pas - est toujours bien présente en trafic, que certains services sont très voire trop gourmands et que les impacts ne sont pas moindres. La consommation des contenus change, les gens possèdent moins et consomment instantanément, les grosses plateformes disposent de fonctionnements qui favorisent la multiplication de la création en volume et longueur de vidéos et montrent le côté addictif qui est utilisé : bot de recherche, préférences, suggestion et autre tendance du moment.

 

D'autres points plus récents sont à voir, comme la multiplication des plateformes de services de VOD qui parfois diffusent les mêmes contenus sans partager les sources, ce qui augmente les doublons. Les batailles entre studios peuvent avoir une influence et le passage des films aux séries jouent aussi sur cet effet. Ce sont tous ces points qui peuvent amener à des mesures extrêmes chez certains comme la neutralité du web qui est attaquée autant par certains Etats comme les opérateurs sans chercher à savoir si le problème vient de là, ou des lois dures contre certains types de médias/réseaux pour limiter leurs impacts sur les sociétés. Bien entendu, les consommations ont un impact non négligeable sur l'environnement, comme quoi le numérique limite l'utilisation du papier mais pas de l'électricité. Rappelons aussi que certaines entreprises s'étaient engagées à réduire leur impact ou à aider l'environnement, comme Pornhub qui finance la reforestation - à voir où ça en est. Il ne s'agit pas de tirer des opinions politiques dans tout ça cependant, l'idée derrière est de comprendre l'impact et il faut prendre à reculons ce genre de papier qui peut être engagé - l'association étant axée sur l'écologie - mais beaucoup d'idées sont pertinentes et sourcées, permettant de se rendre compte à quel point notre bon vieux web a passé sa crise d'adolescence. A voir ce que sera la trentaine d'ici quelques années avec la fibre pour tous sur notre territoire...

 

Et vous trouverez ici le papier de The Shift Project

 Loin des fonkeries du dimanche, une étude récente fait le point sur l'impact de notre consommation de vidéos en streaming sur la société et l'environnement 

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