Et pour changer complètement son noyau ?

En sus du système de mise à jour par le gestionnaire de paquets, Manjaro propose également une surcouche maison de choix de version du noyau. Vous pouvez y accéder directement en cliquant sur les notifications vous informant d’une mise à jour disponible de ce composant, où directement via l’application « Paramètres », icône « Manjaro Gestionnaire de paramètres », puis « Noyau ».

 

Vous pourrez également installer les pilotes propriétaires (par exemple, pour les cartes NVIDIA, cf section suivante) via une interface graphique dans le menu « Matériel », puis « Configuration matérielle ».

 

C'est là qu'on choisit son kernel ! [cliquer pour agrandir]

 

Une fois arrivé sur la fenêtre de sélection du noyau, l’OS vous propose différentes versions, classées du plus récent au moins récent. Selon la nomenclature Linux, les moutures sont en X.Y.truc, où X.Y est le numéro de version (par exemple 5.11) et « truc » la rustine actuellement disponible, par exemple 18-1 ; formant ainsi le noyau sauce 5.11.18-1. Manjaro vous recommandera un noyau ancien, car stable (ici le 5.4), mais la dernière LTS — Long Term Support, c’est à dire version bénéficiant d’un support allongé, particulièrement prisé des professionnels fera tout aussi bien l’affaire — à moins que vous ne préfériez vivre à la pointe de la technologie et opter pour le kernel le plus récent, troquant une meilleure prise en charge du dernier matériel contre quelques bugs par-ci par-là.

 

Kernel ou pas kernel ? Telle n'est pas la question ! [cliquer pour agrandir]

Au pire, vous pouvez toujours revenir sur votre choix après coup !

 

En console : des mises à jour au goût de pac-gommes ?

Chez Linux Mint, le gestionnaire de paquets en console se nommait APT, ici, comme vous pourrez le constater, vous utiliserez soit l’utilitaire graphique, fort ergonomique, il faut bien le souligner, soit l’utilitaire en ligne de commande : pacman (Package Manager), que nous détaillons ici pour les amateurs. Un patronyme de génie qui vous fera sûrement sourire... avant de vous rendre compte que vous ne trouverez jamais une solution à un éventuel problème du fait du référencement Google privilégiant le jeu vidéo du même nom. Fort heureusement, cette situation est extrêmement rare, et l’ArchWiki sera à votre secours dans le pire des cas.

 

Or, qui dit console dit... console, il nous faut donc rentrer dans la matrice afin de dompter ce pacman : pour cela, ouvrez le menu démarrer et cliquez sur « Émulteur de terminal ».

 

Un terminal qui fait peur ! [cliquer pour agrandir]

 

Pour l’administration de votre système, vous avez principalement trois commandes à connaître :

 

sudo pacman -S paquet

 

Une commande que vous allez beaucoup croiser, qui vous sert à installer le paquet. Notez que, si le paquet a été mis à jour sur les serveurs, vous pouvez obtenir des erreurs : il vous faudra ainsi mettre tout votre système à jour avant de pouvoir procéder à l’installation. Cassons-là ensemble afin de mieux comprendre ce qu’elle signifie :

  • sudo : mot magique permettant d’exécuter la commande suivante en tant qu’administrateur.
  • pacman : commande servant à la gestion des paquets. Pour mettre à jour, installer, désinstaller des bibliothèques, des packs de polices, des logiciels, ou n’importe quoi qui vient se greffer au système, ce sera apt (Advanced Package Tool) qui tournera en arrière plan, même si vous ne le voyez pas directement.
  • -S : option donnée à pacman, ici « installer »
  • paquet : nom ou liste de noms des logiciels à installer.

 

sudo pacman -Rs paquet

 

L’inverse exact de la commande précédente : l’option -R permet de désinstaller un paquet, et le s supplémentaire indique de désinstaller avec toutes ses dépendances (le plus souvent des bibliothèques dont vous n’avez pas l’utilité).

 

sudo pacman -Syu

 

Probablement cette que vous effectuerez le plus souvent puisqu’elle permet d’installer les paquets (commande -S) en (commande -y) téléchargeant une nouvelle liste, appelée index, des paquets, contenant les toutes dernières versions des logiciels. Enfin l’argument -u va mettre à jour tous les paquets concernés. Il ne reste qu’à redémarrer, et le tour est joué !

 

Ne lancez jamais un pacman -Sy seul. L’opération irait mettre à jour l’index des paquets disponible sans en installer aucun ; risquant ainsi des incompatibilités lors de l’installation de nouveaux logiciels. Typiquement, un paquet de l’index, disons peut nécessiter une version spécifique d’un autre paquet (une dépendance), disons à la version 2.0. Or, si vous avez installé une version antérieure de cette dépendance, par exemple version 1.0, alors l’installation de se fera sans encombre, mais ne fonctionnera pas correctement, car il s’attend à avoir en 2.0 et non en 1.0. Fort heureusement, une simple mie à jour globale permettra de tout faire rentrer dans l’ordre !



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