• Indices comparatifs

Même si le résultat de chaque test est plus important et judicieux qu'un indice global, qui par essence ne traduit que le comportement moyen des solutions évaluées ici avec ce panel de jeux (et les scènes retenues parmi ces derniers) masquant ainsi des résultats bien différents selon les situations de test, ce dernier permet toutefois en un coup d’œil d'établir une hiérarchie. Voyons donc comment se comportent les nouvelles venues : nous avons pour cela réalisé des indices pondérés de chaque jeu et exprimé les résultats en attribuant la valeur 100 à la GTX 1080 FE.

 

En QHD sur cet indice moyen, la RTX 2080 de référence dispose d'un avantage de 36% sur sa devancière. C'est un progrès correct, mais pas transcendant pour autant, sachant qu'elle dispose avec le couple GPU Boost 4.0 / refroidisseur plus performant, d'un avantage conséquent lui permettant de conserver un niveau de fréquence plus élevé (plus de détails page suivante). La Founders pousse l'avantage à plus de 40%, mais en comparaison d'un GTX 1080 Custom s'affranchissant en partie du carcan GPU Boost 3.0 et refroidisseur limité, l'écart n'est alors plus que de 28% cette fois. En montant la définition d'un cran avec l'UHD, les écarts s'accroissent légèrement en faveur des nouvelles venues, mais les remarques précédentes restent de mise.

 

Intéressons-nous à présent à la RTX 2080 Ti. Cette dernière prend un ascendant de 20 à 26 % selon la définition sur sa petite sœur. Elle se retrouve donc davantage dans l'écart qui séparait le modèle Ti du xx80 de la génération Maxwell que Pascal. Conséquence logique de cette situation, la 1080 Ti n'est devancée "que" de 27% en QHD, et 33% en UHD. Sans être catastrophique en soit - la RTX 2080 Ti étant sans contestation possible la carte la plus rapide testée à ce jour - , certains pourront trouver l'écart insuffisant pour justifier une telle inflation du prix, s'ils ne s'attachent qu'aux performances pures des jeux actuels (donc pas forcément optimisés pour une nouvelle architecture) au cours de ce lancement.

 

Un mot concernant la concurrence, la RX Vega64 est distancée de près de 70% en QHD et 76% en UHD, autant dire un écart très important à combler pour la prochaine génération. Reste à voir ce que sera capable de produire AMD en 7 nm, et profiter ainsi d'un avantage conséquent au niveau du process de gravure (si NVIDIA ne propose pas d'autres puces haut de gamme d'ici là). Le gain entre Fidji et Vega n'avait par exemple été que d'une grosse trentaine de pourcents, malgré le passage du 28 au 14 nm. Cela ne présage par contre pas forcément du futur, wait and see donc..

 

 

Isolons à présent les 8 jeux disposant d'une version DX12 ou Vulkan. Est reporté le score le plus performant de chaque mode dans cet indice (c'est-à-dire DX11 ou DX12/Vulkan) et non systématiquement le score de l'API bas niveau, puisqu'il arrive que ce dernier ne soit pas le plus performant, et ce quel que soit le constructeur (même si cela se produit plus souvent du côté vert). Le rapport de force n'évolue pas favorablement pour les nouvelles venues, même si individuellement certains titres profitent clairement de Turing (Forza 7, Wolfenstein II). Le faible échantillon de jeux et la nécessité d'adaptation des jeux à cette nouvelle architecture (en particulier sous des API de bas niveau), explique probablement une moyenne plus mitigée. 

 

 

Voyons à présent ce que pensent les benchmarks vedettes de nos cartes.

 

 

• 3DMark Time Spy & Unigine Superposition

Nous utilisons ici le test Time Spy dédié à DX12 dans 3DMark et nous reportons le score global du test. Nous exécutons également le test Superposition en 1080P Extreme, qui sert de promotion au moteur 3D Unigine 2. 

 

Screen Time Spy [cliquer pour agrandir]

Superposition [cliquer pour agrandir]

 

Finalement, Time Spy nous renvoie un résultat plutôt conforme à celui que nous avons mesuré sur notre moyenne ludique pour Turing. Plus intéressant, Superposition montre quant à lui les nouvelles venues sous un aspect beaucoup plus reluisant avec des écarts fluctuants selon les cartes, entre 50 et presque 70 % par rapport à leurs devancières. À noter également que Turing apporte de gros gains, avec les moteurs qui sont traditionnellement favorables aux Vega. Ces dernières sont effectivement à l'aise avec Anno, Forza, Wolfenstein II, Superposition, c'est aussi le cas des nouvelles venues.

 

 

 

• VRMark

VRMark de son côté, dispose de 3 tests : Orange Room plutôt light, Cyan Room moyennement lourd, mais compatible DX12, enfin Blue room le plus exigeant au niveau de la charge 3D, mais toujours DX11. Nous utilisons les 2 derniers au travers du benchmark en version 1.0.1227.

 

Screen VRMark [cliquer pour agrandir]

 

Fait notable, l'excellente prestation des RX VEGA lors du test Cyan Room, de quoi positionner la plus rapide des 2 juste derrière la 1080 Ti. Par contre, comme un écho à notre précédente remarque, Turing se comporte là aussi remarquablement bien, de quoi creuser un écart considérable avec Pascal sous ce test. En basculant sur la Blue Room, les i/s chutent notablement, les gains se contractent quelque peu, mais restent à un niveau très élevé. Turing semble donc particulièrement à l'aise côté VR, probablement du fait de la flexibilité accrue de l'accès à ses ressources.

 

 

Passons aux HDR, DLSS et Ray traing page suivante.




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