L'autre jour, Facebook s'est mangé un ticket de 5 milliards de dollars de la part de la Federal Trade Commission, FTC pour les intimes. Après avoir cuisiné Mark Zuckerberg pendant des heures à plusieurs reprises, c'est le montant que la FTC a décidé comme prix à payer pour les multiples scandales et controverses dont Facebook a fait l'objet ces dernières années, ainsi que de ses traitements hasardeux des données personnelles des utilisateurs de la plateforme. Bien sûr, c'est aussi la conclusion de l'affaire Cambridge-Analytica ayant initialement mis les feux aux poudres et lancée le calvaire facebookien.

 

M'enfin, "calvaire" est un bien grand mot et finalement pas très adapté. Une amende de 5 milliards parait certes énorme au commun des mortels et est un montant record dans ce milieu de l'industrie, mais pour une entité sans âme ayant brassé $22 milliards de profit en 2018 ou encore $15 milliards de revenu brut au dernier trimestre de 2019, ce n'est évidemment qu'une goutte d'eau. D'ailleurs, ce serait visiblement aussi l'avis des investisseurs et des marchés boursiers, puisque le cours de l'action de Facebook a même eu le culot de grimper de 1,81% juste après la publication de l'annonce  de la FTC, soit une augmentation de $10,4 milliards de la capitalisation boursière de Facebook, nullifiant effectivement l'amende, la preuve aussi que les conséquences furent moins lourdes qu'attendu.

 

facebook pouce pansement

Aïe !

 

Néanmoins, la décision de la FTC comporterait aussi un autre angle "punitif" posant de nouvelles contraintes de fonctionnement à Facebook. Ainsi, la tête de bouc serait désormais obligée de garder une trace de toutes les décisions à propos du traitement des données avant la mise en place de nouveaux produits, de garder plus sérieusement à l’œil les tiers se nourrissant sur les données des utilisateurs et de fournir des attestations de ses dirigeants (Mark inclut) de la mise en œuvre des moyens nécessaires de protection de la vie privée. Autant de choses qui auraient finalement pu exister depuis bien longtemps...

 

Enfin, la décision de la FTC devrait clore ce chapitre en particulier, mais Facebook va prochainement aussi devoir batailler sur un autre front, celui des monnaies virtuelles et de la sienne baptisée Libra introduite récemment, dont aucun gouvernement ne semble vraiment être particulièrement fan et qui fait déjà l'objet d'une demande de suspension de quelques membres du Congrès US. L'affaire en serait d'ailleurs déjà à la prochaine étape puisqu'un projet de loi a été déposé le 12 juillet visant justement à interdire à toute compagnie Tech ayant une capitalisation supérieure à $25 milliards de lancer sa propre monnaie virtuelle, leur interdisant aussi de se transformer en une institution financière ou d'être affilié avec une autre institution financière.

Baptisé "Keep Big Tech Out of Finance Act" (le texte est disponible à la lecture), le projet de loi ne vise personne en particulier, mais les cibles premières sont assez évidentes, Libra et le bitcoin pointés du doigt dernièrement par Trump. Bref, on n'en a certainement pas fini de voir Facebook et Zuckerberg en tête d'affiche !

 

mark zuckerberg fix facebook congres us

 La FTC a pris sa décision et Facebook doit payer (un peu) pour ses bêtises. Et maintenant haro sur Libra ?  

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