• Au début, il y avait le D-SUB

Pour du 2560x1600@30Hz ou 1920x1080@60Hz au grand max avec un RAMDAC à 400MHz !

 

Les connecteurs D-SUB ont un peu été mangés à toutes les sauces, certains se souviendront du port série ou DB-9, mais le plus connu reste le connecteur VGA. C'est IBM qui a mis sur le marché ce standard en 1987, en même temps que le PS/2 et la MCGA (Multi-Color Graphics Array) qui était une définition d'écran de 320x200 pixels. Si on voulait être précis, le réel nom de ce connecteur est DE-15 (connecteur D-SUB de type E à 15 broches) et il ne se limite pas à la norme VGA puisqu'il est capable d'afficher du MCGA (320x200), EGA (640x350), VGA (640x480), SVGA (800x600), XGA (1024x768), SXGA (1280x1024), UXGA (1600x1200) et QXGA (2048x1536). Il a aussi eu le droit à une version mini-VGA du nom de DE-9 (à 9 broches) qui a pu être trouvée sur certaines cartes graphiques, mais qui n'a pas eu un grand succès.

 

Connectique VGA

Le papa et la maman VGA

 

Ce sont des signaux RGBHV+ et DDC2 qui circulaient à travers les câbles et connecteurs à cette norme. Le RGB étant la norme vidéo analogique (Red, Green, Blue ou Rouge, Vert, Bleu, RVB dans la langue de Molière), les H et V représentant les synchronisations horizontale et verticale et le signal numérique DCC2 étant là pour l'identification des moniteurs. Si on s'intéresse au câblage de l'ensemble, ça donne ceci :

 

Conectique VGA

Légende :s ignaux Rouge, Vert, Bleu, Synchro H et V, Masse, SDA/SCL, +5V

 

On est donc sur de la connectique analogique alors que nos braves PC sortent du numérique, comment faisait-on pour passer de l'un à l'autre ?

 

Les cartes graphiques étaient équipées d'un RAMDAC (Random Access Memory Digital Analog Converter) composé de trois DAC, un par couleur, accompagnés de SRAM. Ce petit monde transformait les informations numériques (24 bits de données, 8 bits par couleur) du CPU et du GPU en signal analogique utilisable par l'écran. On est à l'époque du CRT (vous savez les gros écrans catholiques cathodiques), d'où l'utilisation de connectique analogique, et on se heurte aux limites technologiques qui vont avec, même si on n'avait alors pas à se soucier de rémanence sur ces engins.

 

La rémanence est devenue un problème à l'arrivée des écrans LCD (leurs cristaux ne réagissant pas assez vite et laissant voir deux images l'une après l'autre), qui pour le coup laissaient tomber l'analogique pour du numérique. Notre brave câble VGA s'est donc retrouvée un petit peu "has been" puisqu'on passait un signal numérique en analogique pour qu'il soit une nouvelle fois converti d'analogique à numérique par l'écran. Et là, il a fallu réfléchir à une autre façon de faire.

 





Sommaire

Page n°1 : Préambule
Page n°2 : St VGA
Page n°3 : St DVI
Page n°4 : HDMI apostat
Page n°5 : Père DisplayPort
Page n°6 : Thunderbolt hérétique
Page n°7 : Vers quel saint se tourner ?

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