Et c'est parti pour un nouveau Ragotron. Cette fois, nous sortons de nos bécanes pour regarder les périphériques qui les accompagnent. Elle est loin l'époque où l'on s'achetait des périphériques en cherchant surtout leur robustesse. Non, avec l'essor du jeu vidéo (quand il a arrêté d'être un loisir pour dépressif déterreur de morts) et la professionnalisation de ses acteurs, il a fallu faire évoluer les outils et cette évolution donne matière à notre nouveau Ragotron.

 

ragotron de comptoir

 

Qu'est-ce donc que la mode "Gaming" sur les périphériques informatique ? C'est tout d'abord la recherche de performances. Il a fallu des périphériques plus réactifs, aussi bien côté matériel que logiciel. Puis les faire évoluer pour répondre aux nouveaux besoins créés par le monde du jeu vidéo. Les périphériques bureautiques se suffisent bien d'une association de trois touches par exemple, mais pour un joueur il faut plus que ça et autoriser à taper sur plus de touches en même temps. Rien qu'associer mouvement plus se baisser et sauter touchera la limite d'un périphérique lambda, empêchant d'utiliser une nouvelle touche pour une action.

 

razer ouroboros

Razer, un acteur iconique du segment 

 

On a donc vu arriver des périphériques entièrement programmables, avec un temps de réponse de 1ms (1000Hz de polling rate sur clavier et souris), des commutateurs de meilleure qualité (Omron sur souris, Cherry, Topre et autres sur clavier), des PCB améliorés avec des composants de meilleure facture, des casques audio à transducteurs d'un niveau proche de celui du monde de l'audio professionnel, des capteurs optiques ou laser toujours plus précis pour nos souris et encore bien d'autres avancées. En bref, que du bon pour le joueur, mais comme toute évolution, elle a eu le droit à ses dérives.

 

Pour se démarquer, les marques ont dû multiplier les propositions. Le rétroéclairage a été la chose la plus visible (surtout avec la folie RVB qui existe aujourd'hui et a contaminé tout composant informatique pour se glisser dans toutes les parties de nos machines), mais d'autres outils et gadgets ont aussi débarqués. Vibreur sur le périphérique, toujours plus de touches macro, modification des formats, capteurs toujours plus précis (12000DPI et plus), bruit à l'activation, logiciels usine à gaz, interconnexion des composants et périphériques entre eux (surtout pour associer le rétroéclairage)...

 

On en arrive donc aujourd'hui à trouver des périphériques vendus plus facilement pour leurs artifices que pour leur réelle capacité à améliorer les performances en jeu. D'où la question de ce ragotron :

 

Sont-ils utiles, ou juste bons à faire des ronds ?

 

nintendo powerglove

Pour celui-là, la réponse est simple !

 

Tout le monde n'ayant pas pour but de devenir joueur professionnel, on aurait tendance à dire que des périphériques simples (surtout pour l'ensemble clavier/souris) équipés du minimum vital (bon temps de réponse, capteur correct, N-key rollover, antighosting) permettront de jouer dans de bonne condition. Dans le monde de l'audio, la mode "Gaming" est surtout sur l'esthétique et dépendra des goûts et des couleurs, la qualité des transducteurs et de la fabrication étant à notre sens plus importante qu'une bande de DEL et des basses excessives.

 

rgb meme faceUne vision bien sobre de la question, les membres de notre équipe restant relativement sur du simple et efficace. Pascal ne jure que par son Logitech Illuminated Keyboard (qu'il aimerait voir débarquer avec N-key rollover) et une G402, Guillaume tape sur un Microsoft Comfort Curve 3000 accompagné d'une SteelSeries Rival 500 (qui compense le manque de N-key rollover du clavier par les boutons au pouce), Thibaut a un clavier G.Skill KM780 RGB accompagné d'une Logitech G602 et Thierry s'essaie aux joies des commutateurs Cherry sur un ROCCAT Ryos MK Pro avec une bonne vieille souris Alienware TactX à côté. Jordan a un ensemble Steelseries APEX M800 et Sensei RAW heat, TomTom n'aime pas les câbles et a opté pour un Illuminated Keyboard K800 et une souris Logitech toute basique. Cristallix est équipé d'un G710+ et d'une G500s, L'Ours d'un Corsair K90 et d'une MMO7 et Gustavo a un Razer Lycosa accompagné d'une DeathAdder.

 

Ça, c'est pour ce qu'il y a sur le bureau, mais pour les oreilles aussi on a fait un petit tour de table. Pascal, en bon mélomane, s'est offert un ensemble Xonar Xense, Guillaume n'a pas l'oreille fine et apprécie son QPAD QH-85, Thibaut ne met pas de casque parce que ça lui glisse sur le caillou, Thierry adore tellement son Sennheiser PC-350 qu'il en a changé les mousses récemment, Jordan a un Sennheiser Game One, TomTom un Plantronics GameCom 818 (encore du sans-fil), Cristallix un HyperX Cloud, L'Ours un Plantronic BackBeat Pro et Gustavo un SteelSeries 5HV2.

 

De votre côté, la sobriété est-elle de mise ? Avez-vous succombé au côté RGB de la force ? Les périphériques bureautiques vous suffisent-ils ? Allez-y, ragotez et faites-nous savoir si Bob de la mercatique est effectivement un fieffé coquin ou juste un visionnaire mal compris par les médias !

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