• Fouille intégrale de la carte

Avant de tester notre mobale, nous allons la passer au peigne fin pour mieux la connaître avant de la chauffer. Et pour commencer, déshabillage de la carte : 

 aorus z390 master [cliquer pour agrandir]aorus z390 master - vue de dessous [cliquer pour agrandir]

Matez ce PCB propre et bien dessiné

 

Comme nous pouvons le voir, on a un PCB noir bien propre et aéré, les composants pouvant profiter de l'espace du format ATX. La carte est bien fournie côté composants tout comme en refroidissement : cette carte mère pèse près de 2 kg ! Entre les blocs de cuivre et d'aluminium usinés et un PCB très dense la carte ne risque pas de plier même sous le poids d'un ventirad très lourd. Les finitions des blocs ne font pas pauvres avec un aluminium brossé qui fait plutôt sobre - tant que les LEDs restent éteintes. Nous avons 4 slots pour 4 barrettes DDR4,  question ports 1 PCIe x16 3.0, 1 PCIe x8 3.0 (partagé avec le x16), un PCIe x4 3.0 (partagé avec un emplacement M.2) et 3 ports PCIe x1 3.0. Cela ne change pas du chipset Z370 à part l'ajout d'un dernier port : un M.2 spécifique pour un module radio Bluetooth/Wi-Fi grâce à la technologie CNVi qui ajoute un module de gestion du protocole réseau directement dans le chipset et réduisant les coûts de la solution.

 

Niveau alimentation GIGABYTE met le paquet avec pas moins de 14 phases autour du processeur. Comme à l'habitude, les fabricants font plus d'efforts sur les cartes Intel qu'AMD en matière d'alimentation des processeurs - sans qu'une grosse différence de consommation soit notable. En effet, nous avons le droit ici à un lot de composants de chez Infineon avec un contrôleur IR35201 configuré en 6 + 2 phases en combinaison d'une puce IR3599 pour doubler les phases dédiées au processeur. Nous obtenons donc 12 vraies phases pour alimenter le fleuron de chez Intel, autant dire que là vous pourrez pratiquer de l'overclocking sauvage sans vous soucier de faire chauffer vos VRMs.

 

aorus z390 master - VRM [cliquer pour agrandir]

Sous ce chewing-gum rose immonde se cachent des petits MOSFETs qui avalent un paquet de jus

 

Pour les composants plus bas niveau, GIGABYTE sort un grand classique, MOSFETs avec contrôle de tension/courant/température avec des selfs moulées et des condensateurs chimiques. Certes ça ne vous fera pas rêver, mais le nombre de phases élevé permet de réduire les besoins en gros composant avec cependant un risque de surconsommation au repos. Un risque peu important toutefois, car la carte n'est pas faite pour utiliser Word et Chrome, mais pour bourriner votre CPU au maximum sur des jeux ou du calcul lourd. L'ajustement pas trop proche du ventirad permet de mieux gérer le flux d'air et la carrosserie accompagnant les composants ne sera pas un problème pour votre PC.

 

aorus z390 master - système audio [cliquer pour agrandir]

Gros plan sur la partie audio de cette carte mère qui utilise du composant de qualité

 

En zoomant sur la partie audio, nous pouvons remarquer que les composants numériques sont cachés sous la carcasse plastique de notre carte, mais une fois démontée nous voyons bien le chipset ACL1220. Sauf que GIGABYTE ne va pas l'utiliser seul et le couple à des DAC Sabre ESS afin d'améliorer la qualité du son et rajoute des condensateurs WIMA en découplage. Ces condensateurs ne sont pas chimiques et permettent de garantir une réponse en fréquence plus neutre et un spectre en distorsion plus doux sans casser la tirelire, car ils ne coûtent qu'à peine 50 cts l'unité. Rajoutons un design de cette partie bien protégée et séparée du reste du circuit électrique pour garantir un faible bruit.

 

aorus z390 master - façade arrière

Le fabricant nous fournit ici une connectique complète

 

Pour terminer notre fouille en profondeur, on va parler connectique. La façade arrière est bien équipée sans pour autant abuser sur le nombre de ports. Nous avons 4 ports USB 2.0, 2 ports USB 3.1 Gen 2 Type-A et un port USB 3.1 Gen 2 Type-C. Nous retrouvons aussi les fameux ports USB 3.0 DAC-UP, ayant un bruit d'alimentation plus réduit et pouvant compenser les maigres pertes en tension de l'USB pour mieux alimenter une carte son externe. Le reste est classique et les boutons Power et Clear CMOS sont les bienvenus pour les moddeurs tels que Nicolas et son bousitron.

La connectique interne est chargée, la liste est vaste et longue, mais nous remarquons la présence d'un connecteur pour port USB 3.1 Gen Type-C, de nombreuses prises adaptées pour les pompes de watercooling et des branchements aRGB. La carte est très lumineuse, mais les LEDs sont peu agressives et bien réparties donnant un effet d'éclairage bien diffus. Dernier point, nous avons bien 3 ports M.2, mais sachez que l'un d'entre eux vous coûtera un emplacement PCIe x16 (en réalité pompant x4) de votre carte mère, pensez-y si vous pratiquez le multi-GPU (ou toute autre carte allant sur ce port).



sommaire

1 • Préambule
2 • La carte, elle raconte quoi ?
3 • Protocole & côté BIOS
4 • Stabilité, audio et verdict

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