Test • AMD Série 8 : le 890GX livre son verdict |
————— 02 Mars 2010
Test • AMD Série 8 : le 890GX livre son verdict |
————— 02 Mars 2010
18 mois après avoir lancé son chipset 790GX, AMD récidive avec le 890GX, le premier de la série 8 qui verra son apogée atteinte le 26 avril avec le lancement des autres déclinaisons et du Phenom II X6. Le 890GX a pour but de remplacer le vieillissant 790GX sur le même segment, mais ce n'est pas tout puisque le southbridge SB850 en fait de même avec le SB750 qu'il ne va pas pour autant pousser vers la sortie. Pourtant le succés d'AMD s'est construit plus sur la version plus abordable 785G, et le 790GX aura eu un temps son heure de gloire, mais son association avec la DDR2 lui aura coûté cher, la DDR3 s'étant depuis imposé comme le standard. Nous allons donc voir comment ce chipset est censé lancer la gamme, et quelles sont ses performances face au 785G, mais aussi face au couple Core i3 + H57. C'est parti.
En voilà une bonne question ! Le 890GX donc est le premier chipset de la série 8 chez AMD, et le premier également qui embarque une solution graphique intégrée. A vrai dire il n'y a pas grand chose de nouveau dans ce 890GX, puisque on reste à la 3è génération de l'Hypertransport, le support de la DDR3 étant standardisé sur le marché, la DDR2 et le socket AM2+ du 790GX laissent la place à l'AM3. De ce fait seuls les processeurs AM3 pourront prendre place sur cette plate-forme. On est donc dans la logique d'AMD de faire perdurer ce socket au moins jusqu'en 2011 et l'arrivée de Bulldozer, si le planning est respecté. A l'instar de ce que faisait le 790GX, le 890GX permet le Crossfire en 2x 8x, et est même compatible hybrid Crossfire avec les cartes HD5000 nom de code Cedar, c'est à dire la HD5450 et moins. En revanche la vraie star, c'est bien le SB850 qui remplace avantageusement le SB750/710 avec le support natif du Sata 6Gbps. L'USB3.0 n'est pas intégré nativement, son intégration se fait encore via l'adjonction d'une puce Nec. Voyons le diagramme officiel du couple 890GX + SB850.
Autre point qui mérite un arrêt sur image : le HD4290. Cette puce intégrée est dérivée du HD4200 du 785G pour son architecture avec le RV620, mais ressemble plus au HD3300 du 790GX par ses fréquences avec le RV610. En effet il y a 40SP et le moteur gère l'Avivo HD et l'UVD2.0. Elle est compatible DX10.1, et c'est largement suffisant, une telle puce n'aurait de toute manière pas assez de patate pour gérer DX11. AMD a fixé les fréquences de cette puce à 700MHz selon son diagramme. De toute façon, la révolution ne devrait pas être énorme, d'ailleurs la nomenclature rappelle une certaine fratrie entre HD4290 et HD4200. Pour augmenter les performances de la HD4290, une puce de 128Mo de DDR3 peut être ajoutée sur le PCB afin de gagner, selon la marque, jusqu'à 15% de performances en plus, l'accès à cette mémoire dédiée étant plus rapide que celui vers la mémoire centrale. Sur la carte Asus du test, ce sont bien 128Mo de DDR3 1333 qui sont présents sur le PCB. Notez que si celle-ci est saturée, l'IGP fera appel quand même à la mémoire centrale ram, sauf mention contraire dans le bios. Cette mémoire ram de 128Mo, nommée Sideport, sera donc bienvenue pour épauler l'IGP. Voici les scores de Windows 7 respectivement de l'IGP du Core i3 530, du HD4200 et du HD4290. C'est la note 3D qu'il faut regarder. Tout cela existait déjà avec la 790GX, donc hormis des économie d'énergies liées à la finesse de gravure(55 contre 65nm), et des moteurs de décompression vidéo plus performants, on ne baigne pas dans une révolution technique, mais plutôt dans un refresh léger.
La carte Asus testée est donc la M4A89GTD Pro/USB3 qui se trouvera aux alentours de 145€, une autre version dénuée de l'USB3 sera lancée à environ 125€. Le carton d'emballage est vert, on peut y lire les technologies propres au chipset supportées, mais c'est en retournant ce carton que l'on peut voir cette fois les technologies intégrées par Asus plus en détail : le core Unlocker sur lequel nous reviendrons plus tard, le GPU Boost, les fonctions de Turbo qui sont des overclocking CPU et GPU, et le MemOK.
Le bundle quant à lui est classique, mais puisque le Sata 6Gbps est supporté, les nappes Sata elles aussi abandonnent le rouge du Sata 3Gbps pour le 6Gbps. Le panel arrière, le CD de pilotes, les nappes UDMA et Floppy, tout comme le Q-Connector sont bel et bien là, mais on restera intrigué par une petite plaque PCIE qui a une certaine utilité, sur laquelle nous reviendrons plus tard dans ce chapitre
La carte arbore un PCB marron clair mêlé à du bleu ciel, bien dans la lignée des dernières productions d'Asus. le SB850 situé en bas est refroidi par un petit radiateur isolé, l'ensemble VRM et 890GX étant refroidis quant à eux par deux radiateurs reliés par un caloduc. Les ports Sata 6 se trouvent en bas du PCB, 4 pour être exact, tandis que deux autres se trouvent en bordure et orientés à 90°. On peut voir les deux ports PCIE 16x câblés en 8x en cas de Crossfire, leur espacement est excellent si vous avez deux cartes double slot.
Voici donc 3 interrupteurs présents à côté des slots mémoire. Notez que ces derniers diffèrent un peu de ce que l'on voit habituellement puisque sur l'image les barrettes s'enfichent sur des clips inamovibles et fixes, seules les attaches opposées basculant pour clipser les barrettes. Le switch MemOK est là pour que la carte mère trouve les réglages les plus compatibles en cas de barrette récalcitrante ou n'étant pas reconnue comme 100% officiellement compatible. Le Turbo Key quant à lui permet de débloquer l'overclocking en utilisant le logiciel maison Asus, tandis que le Core Unlocker lui permet de débloquer le nombre de coeurs actifs, pour ensuite choisir le nombre, cela se fait dès l'écran de démarrage du PC. Cette fonction remplace l'ACC qui a totalement disparu, mais vu que sa seule utilité résidait en cette fonction, et non plus dans le potentiel d'overclocking, ce n'est pas bien grave. C'est donc un ACC plus fin.
Le panel arrière est devenu "normal" pour cette année 2010. Les ports USB 2.0 et 3.0 sont différentiables par leur couleur, bleu officiel pour l'USB3.0. La partie son 7.1 assurée par une puce Realtek ALC892, une sortie SPDIF optique complète cette partie. On peut également voir une sortie Firewire IEE1394 et ethernet Gigabit, une prise eSata verte, une prise PS2 et 3 sorties vidéo, une VGA, une HDMI et une DVI, assurant chacune une compatibilité Full HD pour une lecture Blu-ray.
Voici deux images : la première montre la puce mémoire de 128Mo dédiée au HD4290, le Sideport. La seconde en revanche mérite des explications. Ce switch VGA va être la source de nombreuses questions. En effet on sait que l'origine de ce micmac est Asus puisque la carte Gigabyte concurrente en est dépourvu, mais vous allez voir un peu le cinéma : Quand vous souhaitez utiliser votre carte graphique PCIE avec 16 lignes, il va falloir la mettre sur le port PCIE 2 bleu situé en bas du PCB, et placer ce switch sur le port blanc en même temps. Si vous ne le faites pas, alors votre carte graphique fonctionnera en 8x ! Si vous placez votre carte graphique sur le port PCIE 1 blanc, elle sera là aussi en 8x, que vous mettiez le VGA switch dans le port PCIE 2 bleu ou pas. Et là ce n'est plus la même aventure puisque si de prime abord le PCB semble bien pensé, cette bidouille que nous qualifierons d'intolérable (qu'elle soit due à Asus ou AMD et son 890GX), change complètement la donne si vous possédez plus de 4 périphériques Sata. Dans ces conditions, les ports Sata les plus hauts vont largement frotter votre GPU s'il est double slot, sans compter que si votre alimentation est en bas, associé aux câbles du châssis (HDD Led, ..., USB), il va y avoir un gros embouteillage dans le secteur. Franchement nous nous demandons comment un tel système a-t-il pu être envisagé par un technicien, mais c'est un sacré binz !
Le bios lui est comme d'habitude, d'origine AMI, avec une navigation par onglets plus pratique. Tout est paramétrable, des fréquences aux tensions des divers éléments (CPU, ram, northbridge), mais également celles du Sideport et de l'IGP. C'est certes classique, mais en même temps très complet, nous verrons par ailleurs ce qu'il en est niveau overclocking avec toutes ces options. Tout cela se trouve dans le menu AITweak, notez également la présence de l'EZFlash qui permet de flasher la carte mère à partir d'une clé USB ou d'un stockage amovible, et de l'Express gate qui permet d'accéder à internet et quelques logiciels via une distri Linux, tout ça sans booter sur le disque dur système. Les noms de Pigdin ou Firefox devraient vous évoquer des choses ! Pour finir, la dernière capture concerne le Core Unlocker, qui une fois enclenché sur l'interrupteur permet de choisir le nombre de coeurs actifs, vu qu'il est encore possible de passer de 2 à 4 coeurs selon les séries de Phenom II, vous voyez donc l'intérêt d'une telle chose.
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up asus m4a89gtd pro usb3 post [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/amd_890gx/photos/asus_m4a89gtd_pro_usb3_post_t.jpg)
Le tour du propriétaire est à présent terminé, passons aux autres cartes du comparatif !
La Gigabyte 785GMT UD2H doit sa présence sur ce comparatif à la place du 790GX par un chipset graphique qui diffère du HD4290 par la fréquence. Elle est au format µATX, et située dans une tranche tarifaire bien moindre, elle n'a donc pas les mêmes avantages que la Asus, comme les derniers raffinements tels que le Sata 6Gbps ou l'USB3.0. Son refroidissement est minimaliste, voire absent sur les VRM, mais il est prévu pour une carte qui ne chauffe pas par défaut.
Le panel arrière quant à lui semble d'un autre temps surtout niveau USB (pas d'USB3.0), en revanche la connectique vidéo est riche avec un VGA, un DVI et un HDMI. Nous en profitons pour remercier d'ailleurs Jerome de GinjFo pour le prêt de cette carte, ce qui nous a permis de vous proposer cet article dans les temps, ayant eu quelques soucis avec notre carte. Encore merci !
La H57M USB3 est le top des cartes µATX basées sur le H57 au format µATX chez Gigabyte. Tout est présent à l'exception du Sata 6Gbps, mais à notre connaissance ce format est encore loin d'être supporté par les SSD par exemple, sauf le Crucial Lexa 300 qui devrait largement s'y retrouver. La carte intègre un seul chipset, qui fait office de "bonne à tout faire", les parties IGP, CPU, contrôleur PCIE et mémoire étant intégrés au CPU Core i3 530 dans notre cas. Parenthèse sur le CPU : le core i3 a une fréquence de 2.93 GHz, et est dénué de Turbo. Il gère en revanche l'Hyperthreading.
Le panel fait ici plaisir à voir puisqu'en sus des sorties VGA, DVI et HDMI, on peut apercevoir en bas un Displayport. Du coup les ports USB2.0 se retrouvent chassés, puisqu'ils ne sont plus que 2, tout comme les ports USB3.0. Voilà une carte complète qui fera une excellente concurrente pour nos deux précédentes cartes estampillées AMD.
Il est temps de passer aux choses sérieuses !
matérielle AMD :
Athlon II X4 620 + Noctua NH U12P
Asus M4A89GTD Pro/USB3 et Gigabyte 785GMT UD2H
2x2Go DDR3 1600 OCZ @1333 MHz cas 8-8-8-20
IGP HD4290 et HD4200
WD Raptor 150Go et Samsung F1 320Go
Graveur BR GGW H20L
Enermax Revo 1050W
matérielle Intel :
Intel Core i3 530 + Noctua NH U12P
Intel HD Graphics dont la base est le GMA X4500HD
2x2Go DDR3 1600 OCZ @1333 MHz cas 8-8-8-20
Gigabyte H57M USB3
WD Raptor 150Go et Samsung F1 320 Go
Graveur BR LG GGW H20L
Enermax Revo 1050W
logicielle :
Windows 7 entreprise x64 (à jour)
Catalyst 10.2 officiels
Intel Media Accelerator HD 8.15.10.2021
Tous les jeux et logiciels patchés dans leur dernière version

Il est relativement simple. Les trois cartes mères seront jugées sur leurs performances synthétiques, souvent mesurées à l'aide du CPU. Nous avons choisi deux processeurs aux tarifs quasi identiques, l'un étant quadri-coeur, l'autre dual core doué d'Hyperthreading. Ainsi le 890GX avec son CPU sera comparé au 785G afin de voir l'apport des deux nouveaux chipsets que sont le 890GX et le SB850, mais aussi face au Core i3 530 et son H57 pour voir comment tout ce petit monde se situe face à une référence Intel en 32nm.
Des tests plus pratiques seront faits, comme de l'encodage ou de la décompression, et deux jeux départageront les postulants. L'overclocking est également de la partie, avec un max boot et un max benchable. Quant aux consommations, elles sont relevées à la prise, au repos, en charge 3D uniquement via OCCT et en charge 3D + CPU en y ajoutant un Cinebench en arrière plan. Maintenant que tout est dit ou presque c'est parti !
On commence par les classiques tests de mesure des débits mémoire d'Everest dans sa dernière version 5.30 qui ne reconnaît pas le H57 ni le 890GX, cela n'empêche pas pour autant de bencher. Si les scores de l'Athlon II X4 620 sur les deux cartes AMD ne surprennent pas, celles du Core i3 dérivé de l'architecture Nehalem étonnent. Et il faut chercher dans son anatomie pour comprendre ces résultats bien en dessous de ce que les autres processeurs non Clarkdale donnent. Le Core i3 intègre son contrôleur mémoire, mais pour une rasion de conception, Intel l'a déporté dans le même die que l'IGP, augmentant de ce fait les temps de réaction. Ainsi ce système castrateur donne des résultats en moyenne 40% plus faibles.

Passons aux latences pour voir si les scores vus au premier acte se vérifient sur ce test particulier :
Les latences ne changent pas beaucoup entre 785G et 890GX à l'avantage du second, et tournent autour des 50ns. Et le Core i3 se traine une latence énorme induite donc par la déportation du contrôleur mémoire du CPU vers l'IGP. Globalement le 890GX ne change pas les choses, étant donné que techniquement les mêmes normes sont supportées, les mêmes vitesses de bus également, le tout mu par le même processeur.
Voici les tests CPU intégrés à Everest, CPUQueen et CPU Worxxx. Ces derniers sont bien multithreadés, voyons comment l'Athlon II X4 620 est géré par les northbridge, et comment le Core i3 va compenser le remplacement de coeurs réels par deux simulés.

785G et 890GX, c'est bonnet blanc et blanc bonnet : des scores identiques quasiment sans qu'un prenne un avantage significatif sur l'autre. Globalement CPU Worxxx donne le Core i3 comme perdant devant le X4 620 qui coûte pourtant 15€ de moins que son concurrent Intel.
Nous passons à présent sur deux logiciels estampillés Adobe qui ont un placement plus professionnel que Grand Public. Nous appliquons à une photo de 7680 x 4320 pixels un filtre flou radial en qualité maximale. C'est la mouture 64 bits qui a été utilisée pour ce test. Les résultats sont exprimés en secondes et comme à chaque fois dans ces tests, le temps le plus court est le meilleur.

C'est la fessée pour AMD sur ce logiciel qui est optimisé pour les instructions SSE4 des CPU Intel alors que les instructions SSE4a de l'Athlon II X4 (ne reprenant que très partiellement celles d'Intel) ne sont d'aucun secours. Sinon le duel 785G vs 890GX n'offre pas de vainqueur notable. Voyons si After Effect propose le même genre de résultats où si c'est un phénomène isolé.
Cette fois nous appliquons un filtre de flou gaussien à une vidéo au format MOV (une partie du film Ponyo) de 1080p, le filtre étant réglé en qualité faible et horizontal. Voyons les résultats.

Plus que dans l'autre test, le SSE4 (les versions Intel) est capital pour avoir de bons résultats ceci expliquant en partie la volée de bois vert que se prend l'Athlon II. Le Core i3 dépose son concurrent du jour, quel que soit le chipset utilisé. Et bien que le Core i3 n'ait que 2 coeurs et 2 virtuels, son jeu d'instructions SSE4 et son architecture globalement plus efficace suffisent pour creuser un sacré écart.
Pour encoder une vidéo 1080P de 885 Mo en H264 avec un conteneur de sortie AVI, nous avons utilisé Media Coder patché dans sa dernière version et en x64. Le résultat du benchmark est donné en secondes, moins il y en a et plus rapide est le processeur et son sous système chipset/mémoire.

Autre logiciel, autres optimisations, cette fois c'est le Core i3 qui est battu par ce logiciel multithreadé, mais ne gérant pas le SSE4. le 890GX cette fois donne un léger avantage à l'Athlon II, et ce résultat est bien reproductible à loisir.
Passons maintenant à la compression Winrar. Pour cette dernière, on crée une archive à partir d'un fichier de 600Mo en taux de compression normal. Le score est exprimé en secondes, le plus petit étant donc le meilleur.

Le Raptor de 150Go qui a été le témoin de la compression a mis moins de temps pour comprimer notre archive avec le H57 +Core i3 que ne l'ont fait les chipsets 785G et 890GX avec l'Athlon IIX4. C'est d'ailleurs à ce niveau une égalité parfaite !
Voici Cinebench dans sa dernière mouture, la 11.5, et en version x64. Le premier test est intéressant puisqu'il donne la moyenne d'images par seconde de la partie graphique lors d'une scène rendue en OpenGL. C'est donc une occasion de voir ce que valent le pseudo GMA X4500HD du Core i3 cadencé à 733 MHz face au HD4200 à 500MHz et au HD4290 d'Asus à 700MHz. Le second test donne un nombre de points calculés en fonction du temps mis par le CPU pour compléter une image.
La partie graphique du benchmark donne le même ordre que ce qu'avait donné Windows 7 lors de son test interne, la HD4290 dominant aisément la HD4200, elle-même dominant l'IGP du Core i3 530. Quant au CPU, l'Athlon II X4 bat le processeur Intel dont la fréquence ne suffit pas à rattraper le manque de vrai coeur. Quant aux deux northbridges AMD, rien à dire sauf égalité !
Ce test fait calculer aux concurrents du jour 1 million de décimales à Pi. Vos mémoires se souviennent de 3.14159, mais saviez-vous qu'il y en a un paquet derrière ? C'est pour cela que vous avez un processeur dernier cri, non ?

Techniquement les CPU AMD ont toujours été loin sur ce test, qui fait la part belle au cache CPU et à la vitesse de la mémoire et ses timings. Intrinsèquement ce test montre une architecture Clarkdale plus efficace malgré le handicap qu'a généré Intel avec le contrôleur mémoire déporté du Core i3.
A présent nous allons voir quel est le taux d'occupation du CPU lors de la lecture d'un Blu-ray. Les puces graphiques de nos trois cartes mères (oui enfin sauf pour l'i3 530 hein !) sont censées être suffisantes pour décoder le flux Full HD. En pratique le logiciel Power DVD utilisé en dernière version a donné une expérience désagréable, l'image se freezant 1 à 2 secondes toutes les 20 secondes à peu près. Voyons les résultats.

Effectivement l'lGP Intel GMA donne plus de fil à retordre au processeur, ce dernier étant largement suffisant pour ne pas être impliqué dans les baisses de performances et les gags de lecture. Ensuite, le 785G gagne la victoire sur le papier sur le 890GX, mais ces deux chipsets via leurs IGP gèrent exactement les mêmes versions de moteurs de décompression, il ne pouvait pas être concevable de voir de gros écarts de résultats.
Passons à PCMark Vantage dans sa suite HDD. Et il est intéressant ce test, parce qu'en mesurant les performances de notre disque identique entre les tests (le Raptor donc), il met en évidence les performances des divers southbridges qui gèrent les ports Sata sur lesquels est branché dédé le dinosaure !
Le SB750 qui était un peu à la traîne face à l'offe Intel se voit batu par le SB850 qui recolle à l'impeccable H57. C'est donc globalement mieux de ce côté, même si le vrai intérêt du SB850 c'est la prise en charge native du Sata 6Gbps, qui, avec des périphériques adaptés devrait sceller le sort du Sata 3Gbps et de tous les chipsets le gérant exclusivement.
Passons à présent sur des tests plus pratiques, disons plus populaires que les benchs OpenGL ! World in Conflict, comme la plupart des STR, est relativement exigeant côté CPU. Nous le testons en 1024 et détails bas. Même si cette résolution reste encore très influencée par le CPU, il n'est pas envisageable de taper plus haut avec des IGP dont ce n'est franchement pas le point fort.
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Enfin de quoi se mettre quelque chose sous la dent : le HD4290 qui n'est qu'un HD4200 overclocké prend largement le dessus en termes de moyenne d'images, ainsi que de minimum. Et le HD4290 est 60% plus véloce que le GMA X4500HD intégré au Core i3. Une belle performance donc pour ce jeu plutôt à l'aise sur les CPU Intel traditionnellement..
Second et dernier jeu, mais pas des moindres Dirt 2 en DX9, 1024x768 et détails très bas. Même à ce niveau, le jeu est franchement agréable quand même. Voici donc une occasion en or de voir ce que valent les puces graphiques sur des jeux récents, et pas des vieilleries de 5 ans en arrière !

Suprématie du HD4290 confirmée, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement ! Et la satisfaction vient du fait que le jeu est vraiment jouable à ce niveau de performance, avec 8 concurrents directs affichés sur l'écran. Que ceux qui ont une carte à base de 785G ne désespèrent pas, un coup d'overclocking de l'IGP et le tour est joué. Quant à la puce d'Intel, elle reste très loin derrière, définitivement hors du coup.
Nous avons voulu savoir comment se comportaient les cartes en overclocking. Pour cela en bidouillant les tensions CPU, sans dépasser 1.5V pour l'Athlon II X4 et 1.4V pour le Core i3, nous avons obtenu des fréquences : le max boot est celle que nous obtenons au démarrage du PC avant le chargement de l'Os, et le max bench est celle qui correspond à une fréquence stable maximale validée par OCCT durant 30 minutes. Ici point d'ACC chez AMD, c'est de l'overclocking à l'ancienne, via le bios, pour les autres il y a le logiciel Turbo d'Asus ou l'Overdrive d'AMD, attention à ne surtout pas utiliser les deux conjointement sous peine de bugs !

L'asus colle 120 MHz en stable par rapport à la 785G du test, qui n'a pas non plus toutes les conditions requises pour faire exploser les records, ses VRM entre autres ne sont pas refroidis au contraire de l'Asus. Quant à la carte H57, elle fait vraiment son travail comme il faut malgré le format µATX d'ordinaire moins enclin à cette montée en fréquence. Les gains sont mine de rien pas loin d'être comparables en valeur absolue bien qu'ils soient meilleurs sur H57, puisque de l'ordre de +1100 MHz sur 890GX et 1300 MHz sur H57.
La consommation, voila un chapitre intéressant. Elle est mesurée à la prise et correspond à celle de la configuration avec tous les éléments décrits dans le chapitre "configurations". Au repos, elle correspond à celle mesurée sur le bureau, en 3D elle correspond à celle avec un OCCT GPU qui tourne pendant 30 minutes, et celle avec le CPU en plus correspond à un Cinebench CPU x64 qui tourne en sus de l'OCCT.

Dès le repos, on voit que le Core i3 est déjà devant, de peu certes mais devant. Les résultats sont dus à son process de gravure 32nm sur sa partie CPU. En 3D par contre l'IGP d'Intel ruine les efforts faits sur le CPU, et du coup la consommation repasse derrière les autres, le 890GX profitant d'améliorations énergétiques et d'optimisations expliquant son meilleur résultat que le HD4200 et le 785G. En 3D + CPU, on rechange de classement, la maitrise du 32nm permet à Intel de ne pas faire s'envoler la consommation, au contraire de l'Athlon II X4 620 pourtant pas le plus gourmand chez AMD.
Ce sont celles des CPU qui sont relevées, via HWMonitor et OCCT. Le repos correspond à 20 minutes de bureau sans activité fantôme, et la charge à une session d'OCCT CPU durant 30 minutes. La température de la pièce est maintenue à 20°C à 2 degrès près.

Au repos, tout comme en charge processeur, on voit bien la maitrise d'Intel sur son concurrent AMD. En charge c'est le couple 890GX + X4 620 qui semble chauffer le plus, mais le site de mesure n'étant pas une enceinte adiabatique, on peut légitimement penser que ces variations sont dues à celles de la température de la pièce.
Au moment de conclusionner sur la conclusion, nous sommes extrêmement gênés pour donner notre sentiment sur le nouveau couple 890GX + SB850. En effet en termes de performances sur la partie processeur, nous n'avons rien mis en évidence dans nos tests qui légitime le 890GX. En termes de performances graphiques, le HD4290 est meilleur que l'ancien cador HD4200, mais ce n'est qu'une HD4200 overclockée, en pratique rien ne justifie donc le changement d'une carte AMD + IGP au profit de ce nouvel attelage. Quant à la partie Southbridge, le SB850 du fait de son support natif du Sata 6Gbps et de ses performances disque supérieures constitue la seule véritable satisfaction de l'article. Oui mais voilà on ne peut s'empêcher de penser qu'AMD aurait tout aussi bien pu commercialiser ses cartes Série 7 avec ce nouveau Southbridge, or il n'en sera rien. En définitive il vaudra mieux attendre le 890FX qui de surcroit proposera le Crossfire en 2x 16x si la partie graphique intégrée ne vous intéresse pas. Et si elle vous intéressait, alors il vaudra mieux attendre le 880G qui sera moins cher et apparié lui aussi au SB8x0. Au final on se demande donc pourquoi AMD multiplie les solutions telles que celles là, qui donnent l'impression d'essuyer les plâtres et de sonder l'état du marché avant la mise en vente de la gamme entière série 8 le 26 avril, en même temps que le Phenom II X6.
Pour ce qui est de la carte mère testée, elle a fait preuve déjà d'une belle mâturité et d'une grande stabilité, le 890GX et le SB850 n'étant que des petites évolutions des 790GX et SB750, la mise au point a du se faire assez facilement. Sauf que nous faisons des investigations pour comprendre ce qui a pu se passer pour qu'Asus intègre ce VGA Switch dont l'existence est une gageure ! Comment est-ce possible de si mal organiser sa carte juste en rajoutant une carte PCIE classique, obligeant l'utilisateur à une gymnastique cérébrale étrange. Un placement sur le port PCIE bas est contre nature et pourtant le seul qui garantisse 16 lignes PCIE. Nous ne remettons donc pas en cause l'excellence de la fabrication de la M4A89GTD Pro/USB3, irréprochable sur ce point, mais l'agencement de son layout dans certains cas, par exemple avec plus de 4 périphériques Sata et une carte graphique PCIE 16x double slot. En tout état de cause nous nous abstiendrons de donner des conseils, sauf un : attendre des déclinaisons plus abordables à compter du 26 avril.
Comme vous venez de le lire, le trio 890GX + SB850 + HD4290 nous a moyennement convaincu, le 890GX n'apportant rien de plus que ses ainés et la HD4290 n'étant qu'une HD4200 overclockée. Seul le SB850 nous a séduit, ce qui fait peu pour une plate-forme de lancement. Nous attendrons donc avec intérêt les déclinaisons plus populaires (vu les tarifs du jour du 890GX) des 880G et consorts. Mais nous suivrons avec intérêt l'arrivée du 890FX et du Phenom II X6, qu'il sera à ce moment important de tester sur 790FX et 890FX afin de déceler une optimisation qui ferait pencher définitivement la balance en faveur du dernier cité. Tout ça en attendant Bulldozer pour 2011.

Pour ses performances qui n'apportent pas rien, mais ne révolutionnent pas également le 785G hormis à l'image de l'IGP HD4290 qui n'est guère qu'un HD4200 overclocké, nous attribuons un CDH de bronze au nouveau venu qui ne donne finalement réelle satisfaction que par son nouveau southbridge SB850, à qui il ne manque que l'USB3.0 natif.
Nous remercions Asus et Gigabyte pour le prêt des cartes mères, ainsi que GinjFo pour celui de la 785G
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