Comparatif • Ventirads CPU

65 ventirads au banc d'essai

 

Il est toujours difficile de choisir son ventirad, d'autant que les tests du net se contredisent bien plus souvent sur ce composant que sur aucun autre. Nous avons souhaité à Puissance PC essayer de vous aider dans votre choix, en nous procurant pas moins de 65 modèles que nous avons soumis à notre banc d'essai. Nous allons vous présenter au cours de ce grand comparatif chacun des prétendants en détail, avant de multiplier les analyses de résultats pour finalement désigner les ventirads les plus adaptés à chaque type de configuration et d'utilisation, et décerner quelques récompenses aux plus méritants. En avant pour 81 pages, 786 photos et 99 graphes de performances, les ventirads n'auront bientôt plus aucun secret pour vous et peut-être trouverez-vous ici le modèle de vos rêves.

 


Introduction

 

 

 

(22 des 65 modèles testés)

 

 

65 ventirads regroupés en un seul dossier, c'est donc ce que nous vous proposons aujourd'hui dans ce grand comparatif. 65 ventirads testés sur la même configuration et dans les mêmes conditions afin de pouvoir vous donner avec autant de précision que possible des classements, comparaisons et analyses entre tous ces modèles.

 

Voici tout d'abord la liste de nos 65 prétendants:

 

 

Aerocool The Dominator

Arctic Cooling Freezer 7 Pro

Asus Arctic Square

Asus Silent Knight

Asus Silent Square

Asus V-Nardo

Cooler Master GeminII

Cooler Master Hyper 212

Cooler Master Hyper TX2

Cooler Master Hyper Z600 (New)

Coolink Silentator

Enzotech Ultra-X

Gigabyte Volar (New)

Intel radbox

Intel radbox QX9650

Intel radbox slim

Noctua NH-C12P (New)

Noctua NH-U9B

Noctua NH-U12F

Noctua NH-U12P

OCZ Vanquisher

OCZ Vendetta

OCZ Vendetta 2

Revoltec Freeze Tower

Scythe Andy Samurai Master

Scythe Infinity

Scythe Kama Cross

Scythe Katana 2

Scythe Katana Cu

Scythe Mine

Scythe Mugen

Scythe Ninja+ RevB

Scythe Ninja 2 (New)

Scythe Ninja Mini

Scythe Orochi

Scythe Shuriken

Scythe Zipang (New)

Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler

Spire DiamondCool

Sunbeam Core-Contact Freezer (New)

Thermaright HR-01 Plus

Thermalright IFX-14

Thermalright SI-128

Thermalright Ultima 90I

Thermalright Ultra 120

Thermalright Ultra 120 eXtreme

Thermaltake DuOrb (New)

Thermaltake BigTyp 120

Thermaltake MaxOrb EX (New)

Thermaltake MiniTyp 90

Thermaltake TMG i1 (New)

Thermaltake V1

Titan TTC-NK34TZ

Titan Vanessa L-Type

Xigmatek Apache (New)

Xigmatek HDT-S1283

Xigmatek HDT-S1284 Achilles (New)

Zalman CNPS7700 Cu

Zalman CNPS8000

Zalman CNPS8700 LED

Zalman CNPS9500 LED

Zalman CNPS9700 LED

Zerotherm BTF90

Zerotherm BTF95

Zerotherm CF900

 

 

Nous allons au cours de ce dossier vous présenter tout d'abord en détail tous ces ventirads, en insistant sur leurs bundles, leurs installations sur une configuration socket LGA775, avant de récapituler leurs performances, avec ventilateur à pleine vitesse ou sous-volté, et même en passif pour les meilleurs. Nous procèderons également à des relevés sonores afin de pouvoir déterminer les modèles offrant le meilleur rapport entre performances et bruit.

 

Nous passerons ensuite à diverses analyses de performances en réunissant les résultats de tous les ventirads testés. Nous verrons ainsi un classement des meilleurs ventirads PWM, ou encore des radiateurs passifs, avant de nous intéresser à des classements par gamme de niveau sonore, et pour finir au classement du rapport performances/bruit, regroupant tous les modèles et leurs diverses situations de test.

 

Après un bilan de tous ces essais, nous donnerons le verdict final des meilleurs ventirads en fonction des différentes situations possibles pour le futur acquéreur: si vous avez un mini boîtier, si vous souhaitez un ventirad PWM ou vous essayer au passif, ou encore tout simplement si ce que vous voulez c'est le modèle le plus homogène entre performances, bruit, qualité du bundle, facilité d'installation et prix par exemple (rien que cela oui).

 

Nous décernerons enfin des récompenses aux ventirads les plus méritants de ce grand comparatif.

 


 

Configuration de test et protocole

 

 

 

Configuration de test:

 

 

Intel Core 2 Duo E4300 @ 2.7GHz Vcore 1.40V

Gigabyte 965P-DS3

2*1Go DDR2 Crucial PC5300

Gigabyte 7800GTX 256Mo

Fortron Green 400W

 

 

 

Installation des ventirads:

 

 

 

 

Mesures réalisées:

 

 

 

 

Relevés de températures:

 

 

Rq: il existe une polémique sur l'exactitude des mesures logicielles des températures des Core 2 Duo. Nous en sommes bien conscients à Puissance PC et avons bien sûr vérifié que les logiciels prenaient bien comme valeur de Tjunction max 100°C. Par ailleurs le BIOS indique les mêmes valeurs que tous nos logiciels, et si erreur quelconque de lecture il y avait, elle serait de 15° en + ou en -, ce qui est impossible au regard par exemple des 37°C que nous obtiendrons en idle avec notre Thermalright Ultra 120 eXtreme dans les pages à venir. 22° (-15) seraient impossibles puisqu'on ne peut être sous la température ambiante, et 52° (+15) seraient tout à fait aberrants en idle. Nos mesures ne sont donc affectées d'aucune erreur de lecture.

 

 

 

Relevés sonores:

 

 

 


 

Aerocool The Dominator

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Aerocool The Dominator est un modèle particulier dans le sens où il est surmonté d'un ventilateur non pas de 92 ou 120mm comme la plupart de ses adversaires, mais de 140mm !

 

Caractéristiques principales:

 

Un modèle plutôt intéressant sur le papier donc, car associant un séduisant ventilateur 140mm argenté à une hauteur raisonnable de 10cm, et un prix que l'on peut considérer comme bon pour un ventirad qui se revendique comme appartenant au haut de gamme.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Quelques détails laissent un peu sceptique sur l'Aerocool dans ces clichés. Tout d'abord la présence de "seulement" 3 caloducs, ce qui semble peu sur un modèle qui se veut avoir des performances de tout premier ordre. Pour la défense du The Dominator ils sont par contre de gros diamètre.

 

Le second détail qui étonne est la relative "finesse" de la zone des ailettes. Elles ne sont en effet pas très hautes, alors qu'il y a beaucoup de place entre la base du radiateur et ces ailettes. Il aurait peut-être été plus judicieux de faire des ailettes un peu plus grandes nous semble-t-il en regardant ce ventirad, pour maximiser la surface d'échange.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Aerocool The Dominator contient les kits de fixations pour sockets 754, 775, 939 et 940. Un manuel avec photos en couleur illustre les étapes de montage, et un tube de pâte thermique (testé dans notre comparatif de pâtes thermiques avec des prestations exécrables) viennent compléter le lot.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

L'Aerocool The Dominator accuse un petit 632g sur la balance, "petit" car c'est dans la moyenne basse parmi les ventirads de telles dimensions. Il est à noter que le ventilateur, malgré son fort diamètre de 140mm n'est pas un problème en ce qui concerne le poids, principalement grâce à sa faible épaisseur de 20mm (les 120mm classiques font généralement 25mm d'épaisseur).

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du The Dominator est de bonne qualité. Le polissage est bon et l'effet miroir, assez prononcé, donne une impression de travail fini.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici tout d'abord les pièces nécessaires au montage de l'Aerocool The Dominator sur plateforme S755. Leur nombre est peu encourageant d'un premier abord, voyons ce que cela donne en pratique.

 

 

La première étape consiste à placer au dos de la carte mère une plaque en forme de "H", puis de passer des vis longues par l'arrière de la carte mère dans les trous de la plaque. On a vu plus simple car ces vis ne demandent qu'à ressortir dès que l'on remet la carte mère dans le bon sens...

 

Il faut ensuite, sur la face avant de la carte mère, positionner des rondelles isolantes puis visser péniblement 4 écrous pour solidariser le tout. "Visser péniblement" car on ne compte plus le nombre de tours à réaliser avec chaque écrou.

 

 

L'étape suivante consiste à placer le ventirad sur le tout (après bien sûr avoir mis un peu de pâte thermique), faire passer un ressort sur chaque tige, puis une rondelle métallique, et enfin une vis à main qu'on ne sait pas trop quand arrêter de serrer.

 

Un montage réellement catastrophique proposé là par Aerocool, le pire de ce comparatif en termes de durée et de patience. On passe son temps à essayer de récupérer les petites pièces que l'on ne parvient pas à poser du premier coup sur les tiges, la grosseur du ventirad rendant les opérations encore plus délicates car il y a peu de place pour passer les mains sous le radiateur.

 

 

 

Mesures:

 

 

L'Aerocool The Dominator offre des prestations finalement assez décevantes en termes de performances. Le bruit reste lui raisonnable sans parvenir à concurrencer les meilleurs modèles de ce comparatif, il faut dire que les modèles les plus réputés sont souvent équipés d'un 120mm tournant à 1200tpm, et l'Aerocool avec son 140mm à 1200tpm également génère inévitablement un peu plus de bruit, qui n'est malheureusement donc pas synonyme de meilleures performances ici.

 

Après avoir sous-volté le ventilateur à l'aide d'un fanmate 2, le niveau sonore devient quasi inaudible, mais les performances s'effondrent. Le The Dominator n'est clairement pas conçu pour les faibles flux d'air, la faute sûrement à ses petites ailettes et ses seulement 3 caloducs.

 

 

 

Verdict:

 

L'Aerocool The Dominator est une déception. Malgré un séduisant ventilateur de 140mm et des proportions démesurées qui laissaient présager de performances de haute volée, celles-ci ne sont finalement pas au rendez-vous. Le montage catastrophique achève de faire redescendre la cote "sympathie" de ce ventirad, que nous ne pouvons décemment vous conseiller d'acquérir.

 

Si réellement le 140mm vous plaît, achetez le plutôt séparément, on le trouve pour à peine plus de 10€ dans le commerce (référence Aerocool Streamliner). Vous pourrez grâce à un adaptateur le placer sur la majorité des radiateurs, même prévus initialement pour des 120mm.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Arctic Cooling Freezer 7 Pro

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Arctic Cooling Freezer 7 Pro est un petit ventirad "tour" bien connu du public, car réputé avoir un rapport performances/prix imbattable, nous allons voir ce qu'il en est.

 

Caractéristiques principales:

 

Le prix du Freezer 7 pro est effectivement impressionnant pour un modèle au format "tour". Sa hauteur de 12.7cm est également très intéressante car les boîtiers avec ventilateur de latéral ont souvent comme espace maximal disponible pour le ventirad 13cm. Le Freezer 7 Pro est donc compatible avec des boîtiers tels que les Advance Turboost ou encore A+ Case CS-188A que nous avons récemment testés sur Puissance PC.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Arctic Cooling n'a clairement pas joué la carte du glamour avec son Freezer 7 Pro dont le design est sobre, et la finition très approximative. Cela pourrait être un défaut si le ventirad était vendu cher, mais pour 19€ pas de quoi être déçu.

 

Un détail tout de même amusant: le ventilateur est monté sur un cadre en plastique relié au radiateur par des patins en caoutchouc, afin de minimiser les vibrations. En pratique c'est assez inutile, mais cela ne peut pas faire de mal...

 

 

 

Bundle:

 

Arctic Cooling a également fait des économies sur le bundle puisque le ventirad n'est livré qu'avec une pâte thermique pré-appliquée sur la base (utilisation unique donc), un guide sommaire d'installation, et un petit autocollant de la marque.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le Freezer 7 Pro est un poids plume parmi les ventirads au format "tour" de notre comparatif avec seulement 527g ventilateur compris, seulement 100g de plus que le radbox Intel donc.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Freezer 7 Pro est visuellement assez dramatique. Très mal polie, elle présente des stries marquées. C'est d'ailleurs le ventirad que nous avions utilisé dans notre comparatif de pâtes thermiques pour faire nos essais avec une base striée au maximum, c'est pour dire...

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le système de fixation du Freezer 7 Pro est d'origine fixé à la base du ventirad. Il reprend le principe du radbox Intel à l'identique, c'est à dire 4 clips que l'on vient bloquer dans les trous de la carte mère S775.

 

 

Les remarques faites lors de la présentation du radbox sont toujours valables: ne pas forcer avant d'être sûr d'être bien en face des trous, et bien vérifier que les clips sont en mode "montage" ou "démontage" avant de mettre ou retirer le Freezer 7 Pro, sous peine de perdre patience et pester après ce mode de fixation qui, il est vrai, demande une petite prise en main.

 

 

 

Mesures:

 

 

La réputation de rapport performances/prix excellent du Freezer 7 Pro n'est vraiment pas usurpée. Malgré son prix de seulement 19€ le modèle d'Arctic Cooling parvient à se placer parmi de grandes références.

 

Il y a malgré tout un bémol à ces excellentes performances: le bruit. Le Freezer 7 Pro est en effet très bruyant en pleine charge. Le mode PWM permet de minimiser le niveau sonore quand le PC est au repos, mais on n'échappe pas à l'assourdissement en charge.

 

 

 

Verdict:

 

L'Arctic Cooling Freezer 7 Pro a un rapport performances/prix clairement excellent. Mais le constat ne doit pas s'arrêter là sous peine de risquer une mauvaise surprise en se disant que c'est le choix idéal. Le Freezer 7 Pro rentre dans le rang si on étudie plutôt le rapport performances/bruit, car à pleine vitesse son ventilateur de 92mm dépasse les 2500tpm et est alors vraiment désagréable.

 

Un très bon ventirad donc, avec un seul réel défaut mais malheureusement prononcé. Pour 19€ on en a tout de même pour son argent, et il sera toujours possible de s'arranger pour le sous-volter par la suite. La rude concurrence présente dans ce comparatif a néanmoins finalement raison du freezer 7 pro.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Asus Arctic Square

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Asus Arctic Square est un des ventirads haut de gamme de la marque. Il est décrit par Asus comme étant un modèle conçu pour maximiser les performances dans un design compact.

 

Caractéristiques principales:

 

La taille de l'Arctic Square est effectivement assez compacte pour un modèle au format "tour" avec 13.2cm de haut. Cela sera néanmoins un peu trop haut pour les boîtiers avec gros ventilateur sur le côté.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'Arctic Square est vraiment très compact. Ses ailettes forment un bloc très dense et large, impression amplifiée par le fait que le ventilateur n'est pas positionné sur un côté mais au centre de la zone des ailettes. L'ensemble donne une impression de cube, vous me direz que vu le nom du ventirad je n'avais pas à aller chercher bien loin cette ressemblance et... et vous avez raison.

 

La base du ventirad d'Asus, en cuivre malgré ce que la couleur argentée pourrait laisser supposer, est elle parcourue par 4 caloducs en forme de "U" de diamètre correct, et la finition ne laisse aucune mauvaise impression.

 

 

 

Bundle:

 

 

Malgré une compatibilité multi sockets impressionnante, le bundle de l'Arctic Square ne compte pas une multitude d'éléments, ce qui est plutôt encourageant sur les facilités de montage. On remarque la présence d'un gros module de rétention noir, et d'un petit tube de pâte thermique. Sa contenance est minuscule mais ses performances exceptionnelles, elle a d'ailleurs été la meilleure des 14 pâtes thermiques que nous avons testées récemment, en ce qui concerne les températures en tout cas parce que son application laisse elle par contre à désirer.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 662g sur la balance l'Asus Arctic Square est plutôt dans la bonne moyenne des ventirads "tour", mais le contraire eut été étonnant vu sa faible hauteur.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base laisse elle un peu à désirer: pas d'effet miroir et des stries marquées. Nous en attendions plus de la part d'Asus sur un modèle de ce prix.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici tout d'abord les pièces nécessaires pour une installation S775. Elle se fait donc avec une plaque arrière et un module de rétention en face avant, ce dernier étant assez imposant et en métal noir.

 

 

Voici à quoi ressemble le système de rétention une fois fixé. Pas de souci particulier dans cette installation, il faut juste ne pas oublier les entretoises en plastique pour ne pas plier inutilement le module de rétention en serrant.

 

 

La fixation du ventirad sur le module de rétention se fait finalement sans vis, à l'aide d'une patte de maintien que l'on bloque en actionnant un bras de levier. Plusieurs essais peuvent s'avérer nécessaires avant de bien attraper toutes les griffes du module de rétention, mais la manoeuvre n'est vraiment pas compliquée, Asus a mis au point un assez bon système de fixation.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances de l'Arctic Square son plutôt bonnes, mais quel bruit ! En pleine charge le niveau sonore atteint un impressionnant 62dBA à 5cm, un des plus hauts de notre comparatif.

 

Même au repos les 53dBA avec le mode PWM ne sont vraiment pas un modèle de silence, c'est même, et de loin, le plus bruyant "PWM idle" de nos ventirads PWM testés.

 

 

 

Verdict:

 

Asus indique clairement que ce modèle à pour vocation d'être compact et performant, et c'est le cas. Mais son niveau sonore est vraiment trop élevé, et son PWM ne lui permet pas d'atteindre, ne serait-ce qu'en idle, un niveau sonore que l'on pourrait qualifier de silencieux, ce qui risque fort de décevoir les consommateurs, pour qui PWM est synonyme de silence, au moins au repos.

 

Son prix élevé de 40€ ne joue également pas en sa faveur à la vue des prestations, et il nous semble difficile de justifier un telle dépense quand on voit que beaucoup de modèles de cette gamme de prix font aussi bien en termes de performances tout en étant moins bruyants, à commencer par le prochain modèle que nous allons étudier, toujours d'Asus: le Silent Knight.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Asus Silent Knight

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Asus Silent Knight est un ventirad entièrement en cuivre qui essaie de conjuguer performances et silence en adoptant un design proche des Zalman série "9".

 

Caractéristiques principales:

 

Le Silent Knight est un modèle multi sockets très complet en termes de compatibilités. Sa hauteur reste raisonnable par contre son prix l'est définitivement moins avec un prix moyen dépassant les 45€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Silent Knight est plaisant à l'oeil. La finition est bonne et le full cuivre est toujours très séduisant d'aspect, surtout qu'Asus a utilisé pour son ventirad un cuivre très "coloré", virant fortement vers le rouge-orangé.

 

Pas moins de 6 caloducs traversent la base du radiateur avant de venir s'enrouler autour des ailettes, des caloducs à la longueur impressionnante.

 

Le ventilateur fait par contre un peu "nu", car il dépasse beaucoup des ailettes en cuivre vers le bas, et souffle donc à moitié dans le vide. Un choix étonnant donc qui, on l'espère, ne pas avoir d'impact négatif sur les performances du Silent Knight.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Silent Knight est un peu plus imposant que ceux des autres modèles haut de gamme Asus de notre comparatif, avec la présence d'une seconde plaque arrière et d'un cadre métallique pour permettre des montages sur plateforme AMD avec ou sans conservation du socle d'origine autour du socket.

 

On retrouve sinon dans ce bundle le module de rétention en face avant imposant d'Asus et le tube de pâte thermique performante mais en bien faible quantité de la marque.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

617g pour le Silent Knight, un poids raisonnable pour du full cuivre, qui s'explique par le design très "aéré" du ventirad.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Très jolie base, parfaitement polie et avec un des meilleurs effets miroirs de ce comparatif. Asus se rattrape ici après la décevante base de son Arctic Square.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les composants nécessaires à l'installation sont les mêmes que pour l'Arctic Square: un module de rétention maintenu à l'aide de 4 vis (les argentées) et 4 entretoises en plastique noir à une plaque à l'arrière de la carte mère.

 

 

Le module de rétention une fois monté, une installation sans difficulté notable et assez rapide.

 

 

Et la fixation finale du Silent Knight grâce à une longue patte de maintien qui se bloque dans des griffes de chaque côté du module de rétention. La manoeuvre est encore plus facile sur le Silent Knight que sur les autres modèles Asus comme il y a un espace très dégagé pour faire passer la patte de maintien.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le niveau de performances du Silent Knight est vraiment bon, mais ce n'est pas une totale surprise tant l'impression visuelle laissée par le ventirad d'Asus était agréable.

 

Là où le Silent Knight fait fort c'est que ses bonnes performances sont accompagnées d'un niveau sonore acceptable. On ne peut décemment pas considérer qu'il est silencieux, mais il est "faiblement bruyant", une différence sonore assez énorme par exemple comparée à l'Arctic Square, bien plus bruyant et pourtant pas plus performant.

 

En sous voltant le Silent Knight on peut arriver à un niveau sonore assez silencieux de 46dBA tout en maintenant des températures correctes, un autre bon point pour ce ventirad.

 

 

 

Verdict:

 

A l'heure du verdict, force est de constater que l'Asus Silent Knight a de sérieux atouts. Nous avons affaire au meilleur modèle Asus de notre comparatif en ce qui concerne les performances, qu'il parvient d'ailleurs à associer à un niveau sonore acceptable.

 

Une ombre au tableau néanmoins: le prix de plus de 45€. Pour un tel prix un potentiomètre aurait été le bienvenu par exemple, afin de pouvoir régler manuellement la vitesse de rotation du ventilateur à défaut d'avoir droit au PWM sur ce modèle. C'est donc le bundle, un peu léger, et le prix lui un peu lourd qui coûtent au Silent Knight sa place parmi les meilleurs modèles de notre comparatif, car de nombreux modèles de qualité offrent des performances comparables finalement, mais avec de petits plus que le ventirad d'Asus n'a pas, ce qui empêche de justifier son achat, et nous fait même vous le déconseiller tant cette concurrence est nombreuse, reléguant le Silent Knight au rang de ventirad "banal".

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Asus Silent Square

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Asus Silent Square est un modèle adoptant le format "square" d'Asus, à savoir un ventirad cubique comportant un ventilateur en son centre. Contrairement à l'Arctic Square qui joue la carte des performances à tout prix, le Silent Square vise lui le silence de fonctionnement, nous allons voir s'il y parvient, et surtout avec quelles performances en retour.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Silent Square est le plus abordable de nos 3 modèles haut de gamme Asus avec un prix à peine supérieur à 40€. Il dispose comme l'Arctic Square d'un branchement PWM pour la gestion intelligente de sa vitesse de rotation par la carte mère.

 

Détail étonnant: le Silent Square, bien que moins cher que l'Arctic Square, est plus grand que son frère de sang.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Très massif et d'un premier abord peu "sexy", le Silent Square n'est pas non plus laid avec son logo blanc sur noir sur le dessus et sa lumière bleue en fonctionnement qui le rendent moins quelconque une fois le PC allumé.

 

Les 5 caloducs qui traversent la base sont également assez impressionnants, un de plus que pour l'Arctic Square d'ailleurs.

 

 

 

Bundle:

 

 

On retrouve avec le Silent Square un bundle composé de peu de pièces malgré une compatibilité tous sockets, comme pour l'Arctic Square. Il ne dispose donc pas des fixations supplémentaires AMD inaugurées avec le Silent Knight.

 

Sinon les remarques sont les mêmes que pour les modèles précédents: un module de rétention imposant, un petit tube d'excellente pâte thermique, et tiens un joli petit manuel, Asus a fait un effort avec un guide bien présenté.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le Silent Square accuse 678g sur la balance, un poids raisonnable pour un modèle de ce gabarit. Il est intéressant de noter que nos 3 modèles haut de gamme Asus se tiennent dans un mouchoir de poche en ce qui concerne les poids, et le Silent Square en est le plus lourd représentant.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Silent Square n'est ni exceptionnelle ni désastreuse. Asus signe donc une 3è qualité de base différente en autant de modèles, avec ici la version "moyenne" après la très bonne base du Silent Knight et celle décevante de l'Arctic Square.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation S775 se fait avec le classique kit Asus, avec pour seule différence une plaque arrière un peu différente, et plus imposante. Le module de rétention se fixe toujours via 4 vis longues et 4 entretoises en plastique.

 

 

Ce module de rétention, une fois installé, impressionne toujours un peu par sa hauteur au dessus du socket, et le fait qu'il soit en métal, ce qui rassure sur la solidité de l'ensemble.

 

 

Le ventirad est finalement maintenu via l'habituelle patte de fixation venant se clipser sur les griffes du module de rétention lorsque l'on abaisse le levier.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Silent Square offre des performances en refroidissement légèrement inférieures à celles du Silent Knight ou de l'Arctic Square, mais se rattrape en proposant le niveau sonore le plus bas, et ce de manière assez nette.

 

Résultat en PWM nous avons affaire à un modèle très silencieux en idle et faiblement audible en pleine charge pour des performances tout à fait correctes.

 

 

 

Verdict:

 

Le Silent Square est la bonne surprise de la gamme Asus. Si le Silent Knight pouvait être attendu à un haut niveau de performances nous n'aurions par contre pas misé cher sur le Silent Square. Il offre pourtant finalement un excellent rapport performances/bruit tout en ayant le prix d'achat raisonnable, et en gérant le PWM ce qui lui permet de devenir quasi inaudible en idle.

 

C'est pour nous le modèle le plus homogène d'Asus, avec un rapport performances/bruit/prix correct, malheureusement dépassé désormais par la concurrence.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Asus V-Nardo

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Asus V-Nardo ne joue pas du tout dans le même registre que les autres modèles Asus testés dans notre comparatif. De dimensions réduites, il vise plutôt à remplacer de manière avantageuse le radbox Intel tout en conservant des dimensions proches.

 

Caractéristiques principales:

 

Le V-Nardo est donc un modèle effectivement compact, même si ses 10cm de haut n'en font pas un modèle compatible avec tous les minis PC, étonnant. Le PWM est présent pour limiter le niveau sonore, principalement lorsque le PC est au repos.

 

Il n'est compatible qu'avec le socket 775 et affiche un prix moyen de 24€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le design du V-Nardo est pour le moins étonnant avec son ventilateur incliné et décalé, et son radiateur en deux parties. Selon Asus ce design permet de refroidir les composants de la carte mère autour du socket.

 

4 caloducs traversent la base du radiateur pour venir passer dans les 2 blocs d'ailettes. Si l'ensemble n'engage pas à supposer des performances de pointe, on imagine bien le V-Nardo distancer sans problème le radbox, principalement donc grâce à ses caloducs.

 

 

 

Bundle:

 

Le bundle du V-Nardo contient uniquement un petit manuel d'installation. Pas de tube de pâte thermique contrairement aux autres modèles Asus que nous avons testés, ici une pâte est pré-appliquée pour un usage unique sur la base du radiateur.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

L'Asus V-Nardo affiche un poids qui coïncide avec son design réduit et aéré, 510g. Ce n'est que 80g de plus par exemple que le radbox Intel qui ne fait pourtant lui que 6cm de haut contre 10 au V-Nardo.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base du V-Nardo est loin d'être exemplaire, mais sa planéité est bonne.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation du V-Nardo se fait à l'aide d'un module de rétention reprenant le principe du radbox Intel, c'est-à-dire les 4 clips de fixation (à manier avec précaution cf. la fiche du radbox). La forme un peu plus imposante du V-Nardo rend juste l'accès aux clips plus difficile.

 

 

Le 4è clip de fixation est d'ailleurs même complètement masqué par le ventirad, mais Asus a eu la bonne idée de rajouter une petite barre en plastique pour permettre de bloquer/débloquer le système de sécurité du clip plus aisément. Elle n'aide par contre pas pour enfoncer le clip, il ne faut donc pas avoir de trop gros doigts pour pouvoir pousser ce clip bien droit.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le V-Nardo n'est pas un monstre de performances, cela on s'en doutait dès le début, mais on aurait espéré tout de même qu'il se détache plus du radbox Intel, avec ici seulement 3° de mieux en charge.

 

Pire, ces 3 degrés de mieux sont obtenus en contrepartie d'un niveau sonore un peu plus élevé, résultat la prestation globale du V-Nardo n'est donc en réalité pas supérieure à celle du radbox.

 

Le PWM permet par contre d'obtenir un très bon 45dBA à 5cm en idle, soit un niveau sonore quasi imperceptible, il faut coller l'oreille au ventirad pour entendre un léger vrombissement, mais c'est également le cas pour le radbox, donc...

 

 

 

Verdict:

 

Le V-Nardo est une déception. Sa conception aurait pu laisser présager d'un modèle remplaçant avantageusement le radbox Intel mais ce n'est finalement pas le cas avec des performances à peine meilleures et plus de bruit.

 

Un ventirad à oublier donc...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Cooler Master GeminII

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Cooler Master GeminII est un modèle sans équivalence actuellement dans le monde des radiateurs pour processeurs. Livré sans ventilateur, il est conçu pour pouvoir en accueillir 2 de 120mm chacun, et ce côte-à-côte !

 

Caractéristiques principales:

 

Le GeminII est un modèle à la hauteur très raisonnable de 8.2cm, à laquelle il faudra par contre rajouter celle des ventilateurs de 120mm (25mm en général). On arrive néanmoins à un petit 10.7cm qui fait qu'il est compatible (en tout cas en hauteur) avec la totalité des boîtiers moyen tour et ce même s'ils ont un gros ventilateur latéral. Attention par contre à la profondeur de votre boîtier, car il faut pouvoir loger ses 17.5cm de long !

 

Son prix moyen de 31€ est séduisant, mais il ne faut pas oublier que 2 ventilateurs seront donc à acheter en sus, ce qui peut représenter un supplément de budget allant de 8 à 50€ en fonction des modèles choisis.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Les 6 énormes caloducs du Cooler Master GeminII sont certainement la caractéristique visuelle la plus impressionnante du radiateur, après bien sûr ses dimensions hors normes (17.5cm de long pour rappel).

 

La finition est elle correcte mais pas exceptionnelle, et on reste un peu sur sa faim de voir que Cooler Master n'est pas allé jusqu'au bout de la démesure avec une largeur d'ailettes inférieure à celle des ventilateurs de 120mm par exemple, ce qui entraînera inévitablement une inefficacité d'une partie du flux d'air des ventilateurs, qui souffleront pas mal à côté des ailettes.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du GeminII est assez fourni en vis et boulons, ce qui laisse supposer un montage quelque peu fastidieux. Un mode d'emploi d'un mètre carré une fois déplié tend à confirmer cette impression, et on note la présence d'un tube de pâte thermique Cooler Master, qui a montré de très belles performances lors de notre comparatif de pâtes thermiques.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le GeminII est officiellement donné pour 847g, mais heureusement il n'en est rien puisqu'en réalité son poids est de 639g.

 

Pourquoi ce soulagement ? Parce que si 847g ne sont pas catastrophiques en soit, il ne faut pas oublier que le GeminII est livré sans ventilateur, et qu'un ventilateur de 120mm pèse en moyenne 150g. Si le GeminII avait réellement pesé 847g on arriverait donc à un total d'environ 1.15kg avec deux ventilateurs, un poids réellement exagéré pour un ventirad. Nous reviendrons sur ce point lors de l'installation du GeminII page suivante.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du GeminII n'est pas un modèle, avec un état de surface en corrélation avec la finition globale du radiateur: très correct mais sans plus, et donc un peu en deçà de nos espérances, mais il faut dire que ces espérances étaient placées haut car en étant en présence d'un tel monstre on souhaiterait que tout soit parfait.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici donc tout d'abord les pièces nécessaires à l'installation du GeminII sur une plateforme S775. On remarque un nombre assez conséquent de vis, d'autant qu'il faut ajouter à celles sur la table les 4 du module de rétention du GeminII.

 

En effet si sur la photo le module est déjà placé sur la base du radiateur c'est qu'il nous a été impossible de le retirer. Les 4 minuscules vis qui servent à le placer ne sont pas d'excellente qualité, et leur tête n'a pas longtemps supporté nos nombreuses manipulations.

 

Autre remarque importante: il n'y a pas de plaque arrière dans l'installation du GeminII, ce qui est rare. L'installation se passe en effet principalement via l'arrière de la carte mère: une fois le GeminII présenté en face du processeur, ses vis de fixation dépassant donc par les trous de la carte mère, il faut délicatement retourner celle-ci puis placer sur chaque bout de tige une rondelle en plastique, puis un écrou, que l'on serre grâce à un embout pour tournevis fourni dans le bundle.

 

Force est de constater qu'on a vu plus simple comme système de fixation, et que le fait que le montage final se fasse au dos de la carte mère est à la fois déroutant et pas très pratique. Le montage du Cooler Master est donc loin d'être le plus simple de ce comparatif, mais on a tout de même vu bien pire, avec les Aerocool The Dominator ou même le Thermaltake BigTyp 120 par exemple (pour ne pas citer de noms).

 

 

Voici le résultat obtenu après avoir fixé les 2 ventilateurs sur les rails prévus à cet effet. Ce montage ne pose aucune difficulté en soi, si ce n'est qu'il faudra avec certains ventilateurs visser assez fort, en fonction de la résistance du plastique de ceux-ci.

 

 

Voici comme nous vous l'expliquions page précédente un petit retour sur le poids de cet ensemble rails + ventilateurs. Pour cette photo ce sont des ventilateurs Advance VA-120 qui ont été montés, des ventilateurs premier prix assez légers, le poids n'excède donc pas 298g. Cela porte tout de même le poids total du GeminII à 937g, un chiffre élevé mais qui ne pose aucun souci tant qu'on ne déplace pas sa tour de manière inconsidérée.

 

 

Une photo maintenant pour bien faire apparaître l'énormité du GeminII une fois monté. Si sa hauteur est donc réduite sa longueur elle est démesurée et pourra nécessiter des concessions sur les boîtiers à la profondeur limitée, par exemple en ne mettant pas de ventilateur à l'arrière du boîtier.

 

Une remarque, et de taille: avec ce placement des ventilateurs, leur souffle est dirigé en bonne partie vers la carte mère, résultat les mosfets, le northbridge et les barrettes de mémoire sont fortement refroidis par le GeminII.

 

 

Cooler Master a heureusement pensé aux problèmes que pourraient poser la longueur du GeminII, et a mis donc au point un système de rails permettant de faire coulisser les ventilateurs d'un côté ou de l'autre pour trouver le placement le plus adapté à votre configuration.

 

 

 

Mesures:

 

 

Nous avons testé pas moins de 4 combinaisons de ventilation active sur le GeminII. Les excellents Tricools d'Antec nous ont tout d'abord permis de tester leurs 3 vitesses réglables allant de 1200 à 2000tpm, puis afin de tester un mode encore plus silencieux nous avons également essayé avec des ventilateurs Advance VA-120, qui eux sont à 1200tpm en 12V et donc descendent bien en dessous une fois sous-voltés.

 

Le Cooler Master GeminII n'est finalement pas le "performeur" que l'on pouvait attendre. Ses prestations sont tout de même à classer parmi les bons modèles, mais ses dimensions énormes laissaient présager de mieux encore.

 

 

Nous avons également réalisé quelques essais en passif avec le GeminII (en passif réel, sans aucune ventilation même environnante), en relevant tout d'abord la température obtenue avec le PC au repos, puis le temps mis en burn pour que le processeur se mette en protection en atteignant sa température maximale supportée.

 

Le GeminII n'est visiblement pas taillé pour le passif, malgré le fait qu'il soit vendu sans ventilateur. Déjà à 57° en idle, son temps de seulement 230s en moyenne avant que le processeur se mette en protection est un des plus mauvais de nos modèles testés en passif.

 

 

 

Verdict:

 

Le Cooler Master GeminII impressionne visuellement, et par son prix de seulement 31€ en moyenne. Ses performances sont bonnes sans néanmoins attendre l'excellence attendue, en tout cas en ce qui concerne le refroidissement CPU. Sa faible hauteur, moins de 11cm ventilateurs compris en fait un compagnon idéal des boîtiers avec gros ventilateur sur le côté, ventilateur qui d'ailleurs maximisera encore un peu plus les performances du GeminII.

 

La capacité du GeminII à refroidir la carte mère est également intéressante, c'est même là que ce radiateur prend tout son intérêt. Ainsi sur notre plateforme de test équipée d'une Gigabyte P965-DS3 le radiateur pour northbridge, de faible dimension, devenait systématiquement brûlant lors de l'utilisation du PC, au point de ne pouvoir y poser le doigt plus d'une demi seconde. Avec le GeminII le radiateur est à peine tiède quand on le touche, un gain impressionnant, et recherché par de nombreux possesseurs de PC tant les northbridges ont tendance à chauffer.

 

Le GeminII parvient donc à s'imposer parmi les meilleurs modèles de notre comparatif. Pas spécialement par ses performances "processeur", qui ne sont pas les toutes meilleures, mais par ses prestations globales de refroidissement de tout le haut de la carte mère, ainsi que par son prix raisonnable même s'il faut lui ajouter 2 ventilateurs. Les Advance VA-120 que nous avons utilisés lors de ce comparatif sont d'ailleurs la preuve que l'on peut trouver de bons petits ventilateurs pour pas cher: ils nous ont coûté moins de 4€ pièce et offrent des prestations en souffle et niveau sonore appréciables, et tout à fait adaptées au GeminII.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Cooler Master Hyper 212

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Cooler Master Hyper 212 est la nouveauté de fin 2007 de Cooler Master. Au format tour, ce modèle se revendique, malgré son prix assez bas, plutôt comme appartenant au haut de gamme avec ses 4 grand caloducs et surtout sa capacité à accueillir 2 ventilateurs de 120mm.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Cooler Master Hyper 212 fait plutôt dans la démesure avec ses 16cm de haut. Compatible tous sockets récents, il est malgré son prix moyen de seulement 32€ fourni avec un ventilateur 120mm impressionnant puisque composé de 9 pales. Annoncé à 2000tpm, on peut craindre par contre pour nos oreilles car le ventilateur n'est ni PWM, ni fourni avec un variateur de vitesse, une conséquence du faible prix certainement.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Ce qui étonne tout de suite dans la conception de l'Hyper 212, c'est cette séparation en 2 du radiateur. Si elle n'est pas nouvelle, elle n'était depuis quelques temps plus utilisées par les différentes marques et on était donc en droit de supposer qu'elle n'était pas parvenue à faire ses preuves en termes de performances. Cooler Master semble pourtant y croire en nous proposant ce ventirad.

 

Comme précisé lors de la présentation, le ventilateur impose lui le respect avec ses 9 pales translucides, et l'Hyper 212 est donc prévu pour en accueillir un second. Tout est fourni, il ne reste plus qu'à le visser sur le support métallique.

 

La finition de l'ensemble est excellente. Les ailettes sont très solides et ne bougent pas d'un mm, les ventilateurs non plus, un très bel ouvrage de Cooler Master.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Hyper 212 est à l'image de celui du GeminII: assez effrayant car possédant de nombreux petits éléments de montage. A noter tout comme le GeminII d'ailleurs que l'installation sur socket 775 semble se faire sans plaque arrière.

 

On retrouve sinon l'habituel petit tube de pâte thermique Cooler Master de très bonnes performances, et du nécessaire à l'installation du 2è ventilateur optionnel.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec son ventilateur le Cooler Master Hyper 212 pèse 750g, un poids très raisonnable pour un modèle de 16cm de haut.

 

Cela signifie donc qu'avec un second ventilateur le ventirad ne pèsera "que" 900g, on reste donc dans des valeurs assez raisonnables et Cooler Master a bien optimisé la masse de son nouveau modèle, la séparation du radiateur en deux partie n'y est pas anodine.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base de l'Hyper 212 est comparable à celle du GeminII et donc significative du savoir faire actuel de Cooler Master en la matière. C'est une base correcte à laquelle nous avons à faire, mais avec des stries circulaires assez marquée et une finition miroir inexistante. Ce n'est pas mauvais intrinsèquement, mais des efforts peuvent être fait à ce niveau.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces nécessaires à l'installation de l'Hyper 212 sur plateforme LGA775 sont donc assez nombreuses et petites, et on note qu'il n'y a pas de plaque arrière.

 

 

La première étape consiste à fixer le module de rétention sur la base du radiateur à l'aide de 4 petites vis. Attention leur tête est fragile il faut donc trouver un tournevis bien adapté et ne pas forcer. Il faut ensuite placer dans chacun des 4 trous les vis de fixation, puis mettre une rondelle en caoutchouc autocollante.

 

 

L'étape finale consiste à visser par le derrière de la carte mère 4 écrous, en mettant entre eux et la carte mère des rondelles en plastiques pour isoler. Un montage pas très simple car il nécessite de jongler entre le devant et le derrière de la carte mère. On s'en sort néanmoins sans trop de difficultés et de temps perdu.

 

 

Voici pour terminer une photo de l'Hyper 212 lorsqu'il est équipé d'un 2è ventilateur. Nous avons ici choisi un Advance VA-120 fonctionnant à 1200tpm que nous avons maintenu à vitesse fixe lors de nos essais en "Push-Pull" (le ventilateur d'origine souffle sur le radiateur et le VA-120 extrait l'air chaud).

 

 

 

Mesures:

 

 

L'Hyper 212 est un ventirad ayant de très bonnes performances. A pleine vitesse la situation est moins catastrophique que ce que nous craignons initialement. Le ventilateur n'est clairement pas silencieux, mais il est loin des modèles les plus bruyants de notre comparatif. Avec 64° dans ces conditions le ventirad de Cooler Master se classe clairement parmi les modèles les plus performants de notre dossier. On remarque par ailleurs que l'ajout du ventilateur Advance ne fait pas gagner le moindre degré lorsque le ventilateur d'origine est à pleine vitesse, il faudrait donc tester un modèle plus puissant pour espérer avoir une amélioration des températures, amélioration qui verrait par contre le bruit augmenter fortement.

 

Une fois le ventilateur d'origine sous-volté avec le fanmate 2, le Push-Pull avec le VA-120 permet par contre de gagner 2°, mais avec +3dBA par rapport au ventilateur d'origine seul. Le jeu n'en vaut donc pas vraiment la chandelle, d'autant qu'augmenter d'un rien la vitesse du ventilateur d'origine aboutit au même résultat: +3dBA et -2°...

 

 

 

Verdict:

 

L'Hyper 212 est un ventirad qui "en donne pour son argent". Peu onéreux, il s'affiche pourtant clairement comme un des bons modèles de notre grand comparatif. Il conviendra aussi bien à ceux qui veulent de bonnes performances sans se soucier du bruit, avec même la possibilité de rajouter un deuxième ventilateur pour des performances extrêmes, qu'aux adeptes du silence puisqu'une fois sous-volté son ventilateur, initialement un peu bruyant, descend à un excellent 44dBA à 5cm.

 

L'Hyper 212 démontre en tout cas de bien belles aptitudes à allier refroidissement et silence, il obtient une fois sous-volté un rapports performances/bruit excellent. Et son principal défaut se situe là justement: rien n'est fourni par Cooler Master pour limiter la vitesse du ventilateur: ni potentiomètre (type Zalman fanmate) ni PWM. Il est donc conseillé d'envisager une solution de régulation pour ceux qui seraient tentés par ce ventirad mais veulent du silence. Heureusement avec son prix de 32€ seulement en moyenne, même avec par exemple l'achat séparé d'un fanmate 2 l'addition reste sous les 40€ et les prestations globales très intéressantes. La concurrence rude de modèles comme les OCZ Vendetta lui coûte néanmoins une note meilleure avec l'absence de cette régulation de vitesse.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Cooler Master Hyper TX2

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec l'Hyper TX2, Cooler Master tente une entrée remarquée que le secteur des ventirads au format tour à prix raisonnable, 20€. Si ce marché est resté longtemps délaissé, laissant la part belle à l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro, il est désormais ciblé par beaucoup de marques, avec des références plutôt intéressantes. L'Hyper TX2 parvient-il à s'y faire une place ?

 

Caractéristiques principales:

 

En bon point pour l'Hyper TX2 nous noterons la compatibilité avec tous les sockets actuels, en mauvais par contre l'alimentation du ventilateur est en 3 pins uniquement, pas de PWM donc ni de potentiomètre pour régler la vitesse de rotation, il reste à espérer que le ventilateur soit silencieux.

 

En parlant du ventilateur, il est régulièrement cité comme étant un 92mm, nous allons voir par la suite que ce n'est pas tout à fait vrai...

 

Le prix moyen est lui dans la norme pour ce type de ventirads: 20€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le design de l'Hyper TX2 se veut agressif, Cooler Master a insisté sur le ventilateur en lui donnant un look de réacteur d'avion et en donnant une finition brillante au rotor. Ce ventilateur d'ailleurs comme vous pouvez le voir sur les clichés n'a pas une forme classique. Si ces fixations sont placées comme celles d'un 92mm pour une meilleure compatibilité, on voit que le ventilateur déborde, il fait en réalité 105mm, et possède pas moins de 9 pales très incurvées, donnant une bonne impression de puissance de souffle.

 

Autre détail bien mis en valeur: une jupe à l'arrière censée canaliser une partie du flux d'air pour refroidir des composants de la carte mère au choix tels que la ram ou, plus logiquement, les Mosfets.

 

Mais ces détails ne masquent pas une impression plus mitigée: le radiateur en lui même est vraiment très basique. Seulement 3 caloducs de faible diamètre, pas de Direct Touch pour les Heatpipes, et une profondeur d'ailettes très réduite font un peu craindre pour les performances.

 

La finition de l'ensemble reste elle néanmoins excellente pour un modèle à ce prix.

 

 

 

Bundle:

 

Il n'y a pas de bundle fourni avec l'Hyper TX2 car la pâte thermique est d'origine appliquée sur la base du radiateur, ce que l'on regrettera quelque peu, et les fixation tant pour AMD que pour Intel sont d'origine fixées à la base du radiateur. Nous verrons un peu plus tard comment retirer celle que l'on n'utilise pas.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Comme on pouvait s'en douter étant donné la taille assez réduite du radiateur, le Cooler Master Hyper TX2 affiche un poids très réduit sur la balance: 488g ventilateur compris.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base de l'Hyper TX2 est elle malheureusement une mauvaise surprise. Les stries sont vraiment très marquées, et inutile d'espérer le moindre effet miroir. Il faudra que la pâte thermique remplisse bien son ouvrage pour colmater toutes ces aspérités...

 

 

 

Installation S775:

 

 

D'origine donc comme nous le disions, les kits de fixation AMD et Intel sont tous 2 placés sur la base de l'Hyper TX2. Il n'est bien sûr pas question d'installer le ventirad ainsi, il nous faudra donc pour notre plateforme S775 tout d'abord retirer le kit AMD.

 

 

Il faut pour cela débloquer la patte de fixation AMD puis la retirer.

 

 

Il ne reste alors plus que le kit de fixation S775, que l'on peut également bien sûr retirer pour ceux qui possèdent une plateforme AMD, il faudra cette fois-ci retirer 2 vis.

 

 

L'Hyper TX2 s'installe en reprenant le système de fixation Intel. Une installation très simple pour peu que l'on vérifie de bien avoir tourner les têtes des pins en plastique dans le sens inverse des flèches avant insertion.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances de l'Hyper TX2 sont plutôt décevantes. Le ventilateur est comme nous le craignons bruyant, et aucun moyen n'a été fourni par Cooler Master pour le réguler, le PWM par exemple aurait été le bienvenu. Le résultat est un refroidissement plutôt correct pour du premier prix, mais au détriment donc du niveau sonore: 59dBA ce qui est assez désagréable à l'oreille.

 

Une fois sous volté avec un fanmate le ventilateur devient très discret mais les températures elles s'envolent. Les faiblesse du radiateur se font ressentir...

 

 

 

Verdict:

 

L'Hyper TX2 est un ventirad tour premier prix au design particulièrement plaisant, on pourrait même douter d'un premier abord qu'il s'agit réellement d'un modèle bas de gamme. Mais les performances nous ramènent rapidement à la raison, et ce ventirad est à la vraiment trop bruyant. Le fait que Cooler Master n'ait rien prévu pour diminuer la vitesse de rotation de son ventilateur, obligeant l'acheteur à trouver lui même une solution à ce bruit achève de nous convaincre de ne pas vous conseiller ce modèle, même si ses performances sont dans la bonne moyenne parmi cette gamme de prix.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Cooler Master Hyper Z600

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec l'Hyper Z600, Cooler Master signe un nouveau radiateur aux dimensions énormes, après un GeminII qui avait déjà beaucoup fait parler de lui. Destiné à fonctionner en mode passif, il est également capable d'accueillir pas moins de deux ventilateurs 120mm, le tout pour un prix qui semble plutôt raisonnable pour un modèle si imposant. Dernière interrogation: les performances sont-elles au rendez-vous ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible uniquement avec les sockets "du moment" d'AMD et Intel, les AM2 et S775 respectivement, le Z600 possède une hauteur commune aux plus gros "monstres" du marché des radiateurs CPU: 16cm. Pas de souci donc à ce niveau là, à condition de posséder une grande ou moyenne tour.

 

Aucun ventilateur n'est fourni dans le bundle, mais en contrepartie le prix est placé à 40€. Il faudra donc néanmoins compter de 5 à 20€ environ pour l'ajout d'un ventilateur 120mm, ce qui le place une fois le ventilateur compris dans le haut de gamme. Prix très raisonnable si vous l'utilisez en passif ou possédez déjà un ventilateur, mais donc juste "moyen" s'il vous faut également acheter le ventilateur à part.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'Hyper Z600 en impose, c'est le moins que l'on puisse dire. Sa forme en croix lui donne des proportions énormes comparée aux formes plus "rectangulaires" des Noctua NH-U12P ou encore Thermalright Ultra 120 Extreme par exemple.

 

6 grands caloducs, des ailettes interminables et plutôt bien espacées pour envisager du fanless, une finition tout à fait correcte, l'impression visuelle est plutôt bonne surtout quand on la compare à celle du GeminII, le précédent monstre de Cooler Master, à la finition bien moins encourageante. Le design du Z600 inspire lui confiance.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Z600 n'est pas le plus engageant qui soit car il contient pas mal de visserie, mais on a tout de même vu bien pire. Détail plutôt rassurant: avec sa taille et, on le devine, son poids, des plaques arrières sont présentes pour un bon maintien sans trop forcer sur la carte mère.

 

Une tube de pâte thermique de quantité tout à fait correcte est également présent dans le bundle, ainsi que non pas un mais deux kits pour fixer des ventilateurs. Un petit plus que les "power users" apprécieront pour faire le fameux "push-pull" avec deux 120mm sans avoir à bidouiller pour fixer le second ventilateur.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Comme le laissaient supposer ses dimensions, le Z600 fait partie de la catégorie des poids lourds, en frôlant le kilogramme. 988g précisément, et ce sans ventilateur !

 

 

Une fois surmonté, par exemple, d'un Antec Tricool 120mm c'est en toute logique que la barre du kilogramme est donc allègrement franchie, 1170g en l'occurrence pour cette combinaison.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Z600 est plutôt bonne... pour un modèle signé Cooler Master. Toute comparaison avec des bases signées Zalman ou Scythe par exemple tournerait naturellement au désavantage immédiat du Z600, mais force est de constater que Cooler Master maintenant fait de réels efforts et la base du Z600 est tout à fait acceptable, avec même un effet miroir que l'on commence véritablement à apercevoir, ce qui n'était pas encore tout à fait le cas du GeminII.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici les pièces nécessaires à l'installation sur socket 775. Une remarque tout d'abord: il est possible au choix d'installer le radiateur avec ou sans plaque arrière. Les deux montages nécessitant de toute manière l'accès au dos de la carte mère, nous avons opté pour le montage avec plaque, en toute logique dirons-nous vu le poids du Z600.

 

 

La première étape consiste à fixer les modules de rétention sur la base du radiateur. Pas d'amélioration de ce côté là pour Cooler master, et c'est à l'utilisateur d'assembler lui même ces modules en y plaçant des vis puis des rondelles en caoutchouc, adhésives, avant seulement de pouvoir les fixer sur la base du radiateur. Il serait vraiment plus judicieux d'épargner cet assemblage fastidieux au consommateur en proposant comme le font la grande majorité des marques des modules "prêt-à-visser".

 

 

En marge de cela voici donc un module d'instalation de ventilateur. Pour rappel deux de ces kits sont fournis avec le Z600, et le moins que l'on puisse dire c'est que sur ce point là Cooler Master marque des points. Les ventilateurs se vissent tout d'abord sur les pattes en plastique, puis il suffit de les clipser sur le radiateur. La maintien en position est tout à fait suffisant tant et l'on peut mettre ou retirer un ventilateur du radiateur en quelques secondes.

 

 

Bien que des vis apparaissent sur cette photo, le montage du Z600 se fait en réalité par le dos de la carte mère. Il faut maintenir le radiateur en position en face des trous de la carte mère, puis retourner celle-ci, placer la plaque arrière, et visser 4 écrous à l'aide d'un embout pour tournevis fourni. Si l'apparition de la plaque arrière est un plus depuis le GeminII, nous n'avions déjà pas du tout apprécié ce principe de visser par le dos de la carte mère, il n'y a donc pas de raison que cela change aujourd'hui... Ce n'est vraiment pas pratique...

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Z600 sont bonnes avec ventilation, mais ne lui permettent pas de jouer dans la cours des plus grands, comme l'IFX-14 de Thermalright ou l'Orochi de Scythe. Alors qu'il est dans le top 3 des modèles les plus lourds de notre comparatif, ses performances avec ventilation le placent plutôt au niveau des Ultra 120 Extreme ou Noctua NH-U12P par exemple. Cela reste bien évidemment excellent, nous parlons là de ventirads qui sont tous dans le "Top 10" de notre grand comparatif.

 

Le mode "push-pull" comme à son habitude n'apporte pas de réel plus, en améliorant environ d'1° la température CPU environ tout en augmentant de 2 à 3dBA le niveau sonore.

 

 

En passif le Z600 montre tout son potentiel. Conçu à la base principalement pour ce mode de fonctionnement, il reprend la caractéristique qui a fait le succès du Ninja de Scythe en passif: des ailettes fortement espacées permettant à l'air chaud de mieux s'extraire de la zone du radiateur. Le résultat est vraiment excellent avec 47° en idle, pour un temps avant la mise en sécurité du processeur de près de 15 minutes ! Seul l'Orochi est parvenu à faire mieux, mais en étant plus cher...

 

 

 

Verdict:

 

Le Cooler Master est un radiateur conçu pour le mode passif, et cela se ressent car dans ce mode d'utilisation il n'a quasi aucune concirrence sur le marché. Avec ventilation, il marque un peu le pas mais reste parmi les tous meilleurs du marché, même s'il ne peut plus prétendre à une place sur le podium.

 

Au final le Hyper Z600 est un léger dilemme. En passif il devient un incontournable hit avec son prix de 40€ seulement, et mérite pour ce type de fonctionnement un 5/5 sans aucune concession. Pour ce qui est du refroidissement actif par contre ses performances sont excellentes mais d'autres ventirad le sont autant, il faut acheter séparément un ventilateur, le kit de fixation n'est pas le plus pratique que nous ayons vu, trop de petites fausses notes pour justifier la note maximale. En comparaison des modèles équivalents, comme l'Ultra 120 Extreme en radiateur seul, c'est donc tout de même grâce à son prix raisonnable que le Z600 parvient à faire la différence.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

Coolink Silentator

 

 

 

Présentation:

 

 

Réputé pour ses ventilateur SWiF, Coolink tente une entrée discrète sur le marché des ventirads avec son Silentator, un modèle qui comme son nom l'indique se revendique comme étant silencieux, tout en incluant du matériel de qualité: un ventilateur SWiF sur un radiateur ayant un fort lien de parenté avec Noctua...

 

Caractéristiques principales:

 

Proposé à un prix plutôt raisonnable étant donné la présence d'un bon ventilateur et d'un potentiomètre pour gérer sa vitesse, le Silentator possède néanmoins un inconvénient assez épatant: il faut choisir lors de l'achat le kit de fixation que vous souhaitez acquérir, Intel ou AMD. Si cette chose est courante sur les modèles d'entrée de gamme afin de limiter les coûts, il est assez déroutant de voir une telle pratique sur un modèle de qualité. La tentative de limiter le prix pour l'utilisateur est en soit louable, mais il est plus que probable que la majorité des consommateurs préfèreraient tout de même pour 2 ou 3 euros de plus avoir un ventirad multisocket en cas de changement de configuration ou de revente par exemple... Pourquoi alors ne pas avoir créé sinon un modèle Intel, un AMD et un troisième un rien plus cher regroupant les 2 kits ?

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La première chose en toute logique qui saute aux yeux avec le Silentator c'est la présence d'un ventilateur SWiF de la marque, avec sa couleur bleue si particulière. Un gage de qualité donc en ce qui concerne le ventilateur, même si sa conception en elle-même reste très classiques avec 7 grosses pales peu incurvées, pas le mieux pour le souffle mais par contre pour le silence de fonctionnement si.

 

Une fois le regard détourné du ventilateur, une autre constatation saute aux yeux: l'air de famille du radiateur avec Noctua, et plus précisément la première version du NH-U12, celui qui est partie intégrante du NH-U12F. Les ailettes ont juste pas tout à fait la même forme et moins profondes, et surtout le Silentator n'a que 3 caloducs là où le NH-U12F en a 4, mais les différences s'arrêtent là.

 

La qualité Noctua est au rendez-vous d'ailleurs, et la finition du radiateur très bonne.

 

 

 

Bundle:

 

 

Si notre exemplaire de presse était en toute logique équipé des 2 kits de fixation baptisés comme vous le voyez sur la photo "LGA 775" et "AMD AM2", un seul des 2 kits sera par contre présent lors de votre achat de ce ventirad.

 

On remarque sinon là aussi des ressemblances évidentes avec le bundle du Noctua NH-U12F, allant même jusqu'au même tube de pâte thermique (de mauvaise qualité précisons-le). Une différence tout de même: la présence du potentiomètre habituel des ventilateurs SWiF en haut à droite du cliché avec la possibilité de la monter sur un bracket PCI pour le placer à l'arrière du PC.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec seulement 628g ventilateur compris, le Silentator est vraiment un poids plume parmi les ventirads tour de plus de 15cm de haut. Un très bon point pour Coolink et un poids étonnamment léger d'ailleurs car c'est le poids du NH-U12F... sans le ventilateur. La profondeur moindre des ailettes en est certainement à l'origine.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Silentator est correcte mais pas excellente. Il y a de fines stries et un léger effet miroir, et Noctua avait à l'époque revendiqué cet état de surface comme étant le plus efficace, mais sans parvenir à convaincre sur cette affirmation...

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici les pièces nécessaires à l'installation du Silentator sur notre configuration de test S775.

 

 

Il faut dans un premier temps fixer les pattes de fixation à l'aide de petites vis sur la base du radiateur.

 

 

Ensuite vient la préparation de la carte mère, avec le placement de la plaque arrière puis le vissage des barres de maintien sans oublier de placer les rondelles en carton isolantes.

 

 

Il reste enfin à aligner le tout et à placer les vis longues et leur ressorts à chaque extrémité. Une montage global pas des plus simples mais un bon maintien du ventirad en récompense.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Coolink Silentator sont plutôt correctes, il est même étonnant de constater que malgré ses ailettes plus petites et un caloduc de moins il parvient a des performances comparables à celles du Noctua NH-U12F. Le ventilateur SWiF y est certainement pour beaucoup, là où le NF-S12 du Noctua a beaucoup été décrié pour son manque d'efficacité sur un radiateur.

 

A pleine vitesse le Silentator est légèrement audible mais rien de très dérangeant, et offre un 66° très correct, une configuration classique pas particulièrement silencieuse se satisfera tout à fait d'un tel ventirad. Pour les adeptes du silence le potentiomètre permet de choisir à sa guise son niveau sonore jusqu'à du très silencieux, avec des performances qui restent correct puisque nous n'avons pas dépassé les 70°.

 

 

 

Verdict:

 

Le Coolink Silentator est plutôt une bonne surprise. Après quelques impressions désagréables comme la compatibilité unique, on a le plaisir d'avoir entre les mains un ventirad efficace, à un prix raisonnable de 41€ en moyenne, disposant d'un ventilateur de qualité, silencieux et réglable en vitesse avec un potentiomètre. Ses performances sont comparables en tout point à celles d'un Noctua NH-U12F, et le principal reproche que nous pouvions faire à ce dernier était son prix, ce qui n'est plus le cas ici.

 

Néanmoins il a des défauts gênants comme la compatibilité avec seulement un seul socket, ennuyeux pour un modèle à ce prix. Il souffre également de la concurrence féroce sur la gamme de prix de 35 à 40€, et ne parvient pas à s'assurer une place parmi les références les plus conseillées.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Enzotech Ultra-X

 

 

 

Présentation:

 

 

Spécialiste du travail du cuivre et des waterblocks, Enzotech a tenté de mettre son savoir faire eu service des ventirads avec l'Ultra-X. Le résultat est un modèle haut de gamme qu'il faudra payer le prix fort, reste à savoir s'il bénéficie réellement du savoir faire de la marque pour justifier un tel coût.

 

Caractéristiques principales:

 

L'Ultra-X marque de suite les esprits par... son prix, 65€ en moyenne ce qui est une des sommes les plus élevées actuellement sur le marché des ventirads. Il offre à côté de cela des caractéristiques plaisantes avec une compatibilité tous sockets, une hauteur limitée lui assurant une compatibilité totale avec les boîtiers moyens tours même munis de ventilateurs latéraux et un ventilateur muni d'un potentiomètre pour gérer sa vitesse (important car le ventilateur fourni est donné pour 2500tpm !)

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'Ultra-X a plutôt fière allure avec ses 4 gros caloducs et son nom en lettres brillantes sur le côté. L'ensemble respire la qualité de fabrication, dont le summum est la base circulaire, semblable à un gros waterblock, qui est un ouvrage hors pair en cuivre.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Enzotech Ultra-X est complet, avec des kits de fixations avec plaque arrière tant pour AMD que pour Intel, avec même un support avant pour les cartes mères AMD, au cas où votre carte mère n'en possède pas déjà un, ou que celui-ci soit cassé.

 

Deux autres détails sont très appréciables: la présence d'un potentiomètre pour le ventilateur, et d'un tube de pâte thermique et pas des moindres: l'excellente Arctic Silver 5.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec tout ce cuivre l'Ultra-X n'est en toute logique pas un poids plume, et c'est sans surprise qu'il affiche 824g à la pesée, soit autant que les gros ventirads au format tour.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base de l'Enzotech est certainement le plus bel ouvrage actuellement sur ventirad, un magnifique cylindre de cuivre de plus de 5cm de diamètre, à la planéité et à l'effet miroir tous deux parfaits.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation S775 de l'Ultra-X est réalisée à l'aide d'une plaque arrière et de 4 vis à main, un montage sur le papier très simple, avec juste 4 rondelles en plastique isolante à placer entre la plaque arrière et la carte mère.

 

 

En pratique, et comme souvent avec les ventirads ayant cette forme, l'installation est plus délicate qu'il n'y paraît, la faute à un passage difficile des doigts sont les ailettes du radiateur pour positionner les vis à main et les serrer.

 

 

 

Mesures:

 

 

Si l'Ultra-X affiche un valorisant 63° en charge à vitesse maximale, il est à noter que la contrepartie est un bruit assourdissant, mesuré à 67dBA ! Le ventirad est donc totalement inutilisable dans ces conditions, et il faudra tout simplement mettre le potentiomètre à son minimum pour obtenir un niveau sonore réellement acceptable. Un comble: au minimum le ventilateur produit un vrombissement désagréable à l'oreille, le tout pour des performances qui restent à peu près correctes, 70°, mais bien loin des meilleurs modèles...

 

 

 

Verdict:

 

L'Enzotech Ultra-X nous a particulièrement déçu. Partant de bonnes impressions visuelles, avec une base exceptionnelle, les performances se sont révélées moyennes et les prestations sonores parmi les pires de notre comparatif, en faisant un ventirad que même à 35€ nous ne vous conseillerions pas. Alors à 65€...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Gigabyte Volar

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le Volar, Gigabyte s'est lancé sur le marché très concurrentiel des ventirads CPU. D'un design original qui lui permet de se démarquer, et d'assurer un bon refroidissement des composants proches du CPU, Ce ventirad de milieu de gamme permet-il à Gigabyte de transformer son coup d'essai en coup de maître ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible socket S775 chez Intel et tout socket chez AMD, le Volar est un ventirad aux dimensions raisonnables pour un modèle que nous qualifierons tout de même de "tour" malgré son inclinaison.

 

Son prix le place lui juste dans la moyenne du marché, et l'on note la présence d'une alimentation classique 3 pins, mais avec un module pour sous volter le 120mm annoncé à 2000tpm d'origine (ouf).

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le look global du Volar est, dans son syle, plutôt plaisant, et la finition tout à fait correcte.

 

Mais des détails ne manquent pas de sauter aux yeux dans la conception, à commencer par les caloducs qui, bien qu'au nombre de 4, semblent bien seuls et petits pour ce ventirad. Les ailettes également surprennent, en reprenant le principe du radbox Intel: des lamelles en "Y" très épaisses. Une copie quasi conforme en plus gros, ce qui n'inspire pas forcément confiance étant donné que le radbox est tout sauf une référence.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Volar est très simple, ce qui n'est pas pour déplaire. Un kit de fixation S775 avec vis, un pour AMD lui sans vis, mode d'emploi et pâte thermique, en sachet par contre, dommage.

 

Le petit plus du bundle est, comme nous le disions en présentation le module d'alimentation optionnel qui permet de sous-volter le ventilateur 120mm du Volar.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 617g ventilateur compris, le Volar fait plutôt partie des modèles légers, pas de souci de poids en perspective et un système de fixation simple type radbox est tout à fait suffisant.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Volar n'est vraiment pas un modèle du genre. Des stries assez marquées et pas d'effet miroir, une base comparable à ce que l'on trouve généralement sur les modèles d'entrée de gamme près de 2 fois moins cher.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le kit de fixation S775 est classique, avec 2 pattes à fixer sur la base du radiateur à l'aide de vis.

 

 

Le système est alors du même principe que celui des radbox Intel.

 

 

L'accès aux clips en plastique est aisé grâce à la forme du Volar, les mettre ou retirer n'est donc pas une corvée comme parfois sur certains modèles où le ventilateur voire même les ailettes gênent le passage des doigts.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Volar ne sont vraiment pas en sa faveur. Très bruyant en 12V, il n'offre pourtant pas des performances de haut vol avec 70°. Une température que plusieurs modèles de sa gamme de prix atteignent une fois sous-voltés pour des niveaux sonores de l'ordre de 45 ou 47dBA là où le Volar est à 64dBA...

 

Une fois sous-volté avec le module fourni, le niveau sonore baisse forcément mais... reste trop élevé à notre goût. A 56dBA on entend toujours très clairement le ventilateur, même dans une boîtier fermé pour peu que la configuration soit articulée autour de composants de niveaux sonores raisonnables. Les performances ne sont par contre que très peu impactées par le sous-voltage, mais rien n'y change puisque la concurrence fait toujours bien mieux.

 

 

 

Verdict:

 

Coup d'essai mais pas coup de maître, le Volar est un ventirad trop bruyant et aux performances très moyennes qui ne justifie pas de débourser près de 40€. Le design sympathique et l'orientation pour refroidir les composants de la carte mère partaient d'une bonne idée, mais les résultats ne suivent pas derrière et ne justifierai qu'à peine un prix divisé par 2...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Intel Radbox

 

 

 

Présentation:

 

 

Intel fournit avec ses processeurs des systèmes de refroidissement génériques communément surnommés "radbox". Il en existe par contre plusieurs versions, et celle que nous allons étudier lors de ce comparatif est la référence D60188-001, le modèle fourni avec les Core 2 Duo a faible dissipation thermique tels que les E4xxx ou les récents E6x50.

 

Caractéristiques principales:

 

Un ventirad de conception très basique et aux dimensions réduites, qui a pour principal avantage sur le papier d'être donc gratuit et de gérer le PWM.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Pas de fioritures dans le design du radbox Intel, ce n'est clairement pas un modèle sur lequel on flasherait en boutique, mais cela tombe bien justement puisqu'on ne l'y trouve pas. La zone des ailettes est très massive et la base avec son arrondi cuivré plutôt encourageante, on a déjà vu bien pire en conception de radbox...

 

 

 

Bundle:

 

Le bundle du radbox Intel est inexistant, la pâte thermique étant directement placée sur la base du radiateur (utilisation unique donc), et le kit de fixation S775 étant d'origine solidaire du ventirad.

 

Un mode d'emploi général, livré avec le processeur, détaille juste comment installer le radbox et surtout utiliser les clips de fixation.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radbox est bien sûr très léger, mais dense car 428g pour un ventirad aussi compact c'est tout de même beaucoup. Cela se voit au niveau des ailettes d'ailleurs, qui sont bien plus épaisses que la moyenne des ventirads de ce comparatif.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Sans être exceptionnelle, la base du radbox Intel ne démérite pas, surtout pour un modèle fourni gratuitement et pour lequel on aurait pu craindre au niveau de la finition. La base n'est pas un miroir parfait, et quelques stries circulaires sont décelables au toucher et à l'oeil, mais nous sommes malgré tout dans la bonne moyenne des finitions en ce qui concerne les bases de nos 30 modèles.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous l'avons précisé lors de la présentation du bundle, le système de fixation est inclus d'origine sur le radbox Intel. Le système consiste en 4 "pins" qui viennent se clipser dans les trous de la carte mère autour du socket.

 

 

Il suffit donc pour fixer le radbox Intel de présenter correctement les clips de fixation en face des trous et de les enfoncer bien verticalement. Détail important: les clips ont deux positions. La première position, celle pour clipser le ventirad, est lorsque l'on tourne les clips dans le sens inverse des flèches. Il ne faut surtout pas forcer sinon on détraque le système, et bonjour les ennuis ensuite tant qu'on ne replace pas le tout comme il faut.

 

Pour retirer le radbox il faut, à l'aide d'un tournevis plat tourner les clips dans le sens de la flèche (1/4 de tour environ) puis tirer un peu sur chacun des clips pour les désolidariser de la carte mère un à un. On tire ensuite seulement sur le radbox pour le décoller. Tirer dès le début sur le radbox, juste après avoir mis les clips en mode "débloqué" n'aboutit à rien car ils sont alors encore accrochés à l'arrière de la carte mère, on va donc forcer pour rien.

 

 

 

Mesures:

 

 

C'était prévisible, le radbox n'est pas un foudre de guerre en ce qui concerne les performances, et je ne vous cache pas qu'il sera en lutte pour les toutes dernières place de ce comparatif.

 

Mais il faut tout de même saluer ce radbox pour son bruit finalement assez réduit, une caractéristique rare parmi les radbox. Le 80mm équipant notre modèle s'est stabilisé à seulement 2000tpm lors de nos essais, pour un bruit donc de 53dBA à 5cm en pleine charge. Un point appréciable donc, même s'il s'accompagne de performances dérisoires en overclocking. Il n'est pas fait pour cela me direz-vous, et vous aurez bien raison.

 

 

 

Verdict:

 

Le radbox Intel, en tout cas en ce qui concerne la référence D60188-001 que nous avons testée, ne peut être considéré comme étant une déception. C'est à notre avis exactement ce que l'on peut attendre d'un radbox: des performances mauvaises, mais au moins un niveau sonore acceptable. Quelle désagréable sensation en effet lorsque l'on découvre que l'on a un radbox à la fois peu performant mais également bruyant. Si l'overclockeur va sans trop de difficultés accepter de changer de ventirad, sachant que c'est le prix à payer pour cette pratique de devoir s'équiper d'un bon refroidissement, l'utilisateur "lambda" qui lui conserve les fréquences d'origine ne peut que se sentir floué de devoir réinvestir juste pour avoir un ventirad qui ne lui vrille pas les oreilles.

 

Notre référence de radbox nous a donc convaincus à ce niveau là, l'overclockeur doit bel et bien passer son chemin mais l'utilisateur classique pourra lui s'en contenter tout à fait.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Intel Radbox QX9650

 

 

 

Présentation:

 

 

Intel a inauguré avec son QX9650 un nouveau radbox au design complètement retravaillé et s'inspirant clairement de la forme des Zalman de la série 7. Le résultat sera-t-il au niveau des attentes que l'on peut avoir du refroidissement associé à un processeur haut de gamme comme le QX9650 ?

 

Caractéristiques principales:

 

Un radbox qui a donc comme principale caractéristique de ne plus embarquer un ventilateur de 80mm, mais de 120mm.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Sans surprise donc, le Radbox QX9650 reprend donc le design cher à Zalman, avec tout de même des arrêtes bien plus droites ce qui lui donne ce design finalement unique. L'aluminium est de rigueur bien sûr, coût oblige, ce qui n'est également pas une couleur courante pour ce type de design. Le ventilateur transparent à LEDs bleues est la petite touche visuelle qu'Intel a décidé de donner à son ventilateur. L'ensemble est plutôt plaisant à l'oeil pour un ventirad "gratuit".

 

Le Radbox QX9650 possède également un variateur de vitesse doté de 2 modes: P pour "performance" et Q pour "quiet" (silence). Nous verrons par la suite comment se combinent ces modes avec la gestion PWM pourtant déjà censée réduire les nuisances sonores.

 

 

 

Bundle:

 

Le bundle du radbox QX9650 d'Intel est inexistant, la pâte thermique étant directement placée sur la base du radiateur (utilisation unique donc), et le kit de fixation S775 étant d'origine solidaire du ventirad.

 

Un mode d'emploi général, livré avec le processeur, détaille juste comment installer le radbox et surtout utiliser les clips de fixation.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radbox QX9650 est étonnamment léger, 426g ventilateur compris, soit le même poids que le Radbox "normal", pourtant bien plus petit. La conception quasi entièrement en aluminium et les ailettes fines sont à l'origine de ce poids.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Sans être exceptionnelle, la base du radbox Intel ne démérite pas, surtout pour un modèle fourni gratuitement et pour lequel on aurait pu craindre au niveau de la finition. La base n'est pas un miroir parfait, et quelques stries circulaires sont décelables au toucher et à l'oeil, mais nous sommes malgré tout dans la bonne moyenne des finitions en ce qui concerne les bases de nos 30 modèles.

 

Détail amusant: le pourtour de la pastille centrale, toujours en cuivre mais qui lui n'est pas au contact du processeur, a une meilleure finition que la pastille centrale elle-même, étonnant.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous l'avons précisé lors de la présentation du bundle, le système de fixation est inclus d'origine sur le radbox Intel. Le système consiste en 4 "pins" qui viennent se clipser dans les trous de la carte mère autour du socket.

 

 

Le Radbox QX9650 reprend en toute logique le principe d'installation du Radbox classique. Avec le diamètre supérieur, les clips sont par contre à moitié inaccessibles, et il est agréable de voir qu'Intel, contrairement à d'autres marques, a pensé à laisser une échancrure dans ses ailettes pour faciliter l'accès aux dessus clips avec un tournevis plat.

 

 

 

Mesures:

 

 

En termes de performances, le pari d'Intel est réussit puisque le Radbox QX9650 permet de gagner jusqu'à 14° par rapport au Radbox d'origine. Les choses se gâtent par contre quand il s'agit du niveau sonore. En mode P le ventirad est très bruyant, un véritable supplice pour les oreilles. Le PWM permet de limiter un peu les dégâts en idle, mais dès que le processeur est un rien chargé le ventilateur s'affole.

 

Le mode Q n'est malheureusement pas d'un énorme secours. En effet s'il limite la montée dans les tours du ventilateur, il la limite tout de même assez haut, résultat le ventilateur est même avec ce mode assez désagréable à entendre.

 

 

 

Verdict:

 

Le Radbox QX9650 est une semi déception. Disposant d'un sélecteur de vitesse entre performances et silence, nous aurions aimé qu'Intel respecte vraiment ces 2 choix. Or si le mode performance porte bien son nom et permet un gain important en performances par rapport au Radbox classique, au détriment du confort des oreilles, il n'est pas possible d'approcher un silence acceptable avec le mode Q (quiet), et ce même couplé au PWM. Nous ne préférons donc pas réellement ce Radbox à la version basique à cause de ses nuisances sonores, un ventirad que bien peu de personnes conserverons pour leur QX9650, puisqu'ayant le budget pour un tel processeur, il est évident que ce n'est pas un ventirad à 40 ou 50€ rebutera ce type d'acheteur. Un ventirad donc sans réel intérêt signé par Intel, et comportant des défauts marqués.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Intel Radbox slim

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec ses processeurs Pentium E Dual Core à faible consommation et Core 2 Duo gravés en 45nm, Intel a lancé un nouveau radbox à la hauteur diminuée par rapport au précédent. Parvient-il malgré tout à tenir la comparaison par rapport à l'ancienne version ?

 

Caractéristiques principales:

 

Le Radbox slim est donc juste une version moins haute du modèle précédent, puisqu'il perd tout de même 1.5cm. Le ventilateur utilisé est quant à lui toujours un 80mm PWM.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'Intel n'a pas fait les choses à moitié en voulant réduire la taille de son radbox. Le radiateur en lui-même est minuscule, moins de 1.5cm de haut, il y a plus haut de ventilateur finalement !

 

Les ailettes ont toujours cette conception particulière en forme de "Y", et l'ensemble est plutôt de bonne qualité pour un ventirad offert.

 

 

 

Bundle:

 

Aucun bundle n'est bien sûr fourni avec le Radbox slim, un peu de pâte thermique est juste appliqué sur la base du radiateur pour l'installation. A noter d'ailleurs que cette pâte thermique n'est pas uniformément répartie sur la base, l'étalage se faisant en fait lors du montage du ventirad, avec la pression due au serrage.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec sa taille ultra réduite, le radbox slim bas tous les records en matière de poids, en ne pesant que 230g ventilateur compris !

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Intel a visiblement abandonné également sa base en cuivre pour une simple base en aluminium, à la finition il faut l'admettre plutôt correcte pour un radbox, de nombreux ventirads payants de notre comparatif ne font pas mieux.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Radbox oblige, l'installation se fait avec le kit de fixation par pins en plastiques mis au point par Intel. La principale source d'erreur de montage est l'oubli de mettre les pins en position bloquée avant de mettre le ventirad. Assurez-vous bien que les pins sont tournés dans le sens inverse des flèche, et l'installation devrait se faire en quelques secondes. Poussez bien jusqu'à entendre un petit clic par contre, sinon cela signifie que le ventirad n'est pas totalement fixé et vous pourriez avoir de mauvaises surprises par la suite...

 

 

 

Mesures:

 

 

Sans surprise le Radbox slim offre des prestations un peu en retrait par rapport à celles du modèle précédent plus haut de 1.5cm. Pour être précis ce nouveau Radbox est 2dBA plus bruyant, et refroidit 1° moins bien.

 

 

 

Verdict:

 

Ce nouveau Radbox en lui-même n'est pas une catastrophe, car on aurait pu penser ses performances loin de celles de l'ancien modèle mais ce n'est finalement pas le cas. Il n'en demeure pas moins que la grande majorité des acheteurs de processeurs n'ont rien à gagner en passant d'un ventirad de 6cm de haut à un de 4.5cm, et donc préfèreraient gagner en performances et silence avec l'ancienne référence.

 

Intel nous déçoit donc avec ce nouveau Radbox, et si nous avions attribué au précédent modèle la note de 2 sur 5, nous nous devons de sanctionner cette nouvelle version qui n'apporte rien au consommateur, bien au contraire.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Noctua NH-C12P

 

 

 

Présentation:

 

 

Après des NH-U au format tour qui ont tous remporté un franc succès, Noctua se lance désormais dans la gamme des modèles au format "box" avec le NH-C12P. Ce format apporte des avantages intéressants comme la possibilité de refroidir également les composants annexes sur la carte mère, ou encore une hauteur plus réduite pour les boîtiers ne pouvant accueillir les radiateurs les plus hauts. Mais force est de constater que d'une manière générale les ventirads au format box sont un peu moins performants. Noctua a-t-il réussi a déjouer cet adage avec le NH-C12P ?

 

Caractéristiques principales:

 

Très semblable au NH-U12P tant au niveau de la compatibilité des sockets, du ventilateur fourni ou encore du prix, la différence se fait au niveau de la hauteur puisque le NH-C12P ne fait que 11.3cm de haut, et ce ventilateur compris. Pas de souci de compatibilité à prévoir donc dans les boîtiers classiques, et il sera même possible de l'installer dans certains boîtiers HTPC.

 

Pour revenir sur le tarif il est très élevé, aux alentours de 60€, on est donc en droit d'attendre du NH-C12P qu'il soit la référence de sa catégorie...

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le savoir faire Noctua n'est plus à présenter, comme celui de Thermalright par exemple, et le radiateur ne déroge pas aux habitudes de la marque: qualité des assemblages et finition parfaites.

 

Les 6 caloducs sont également du plus bel effet, et l'ensemble fait à la fois massif dans sa conception, mais en conservant donc une hauteur plus que raisonnable.

 

 

 

Bundle:

 

 

Bundle impressionnant pour le NH-C12P, comme les autres modèles de la marque. De la visserie à profusion laissant présager d'un montage un peu fastidieux tout de même, avec des kits de rétentions heureusement rangés par socket.

 

Le ventilateur fourni est l'excellent NF-P12, avec 2 modules permettant de le sous-volter à 7V ou 5V pour gagner en silence.On retrouve également la pâte thermique haut de gamme de la marque, la NT-H1, de quoi expliquer le prix élevé du NH-C12P qui rien qu'avec le ventilateur et la pâte thermique a pour près de 25€ de bundle.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radiateur du NH-C12P est plutôt léger pour un modèle haut de gamme avec 559g sur la balance.

 

 

Le NF-P12 est lui par contre lourd pour un 120mm avec 170g ce qui finalement amène le tout à un 729g dans la moyenne dirons-nous des ventirads de qualité.

 

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Très belle finition pour la base en cuivre nickelé. Un effet miroir qui désormais n'a plus rien à envier à ceux de Scythe ou Zalman, les progrès faits par Noctua sur ce point là sont remarquables depuis le NH-U12F.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur notre plateforme de test LGA775 nécessite pas moins de 10 vis, sans compter les rondelles et autres ressorts. On a vu plus simple.

 

 

Dans un premier temps on solidarise deux barres de maintien avec la plaque arrière à l'aide de 4 vis, sans oublier de placer des rondelles en plastique autocollantes entre les barres et la carte mère.

 

 

Au niveau de la base du radiateur on vient placer ensuite deux pattes de fixation à l'aide de 4 nouvelles vis.

 

 

Il reste ensuite à solidariser le tout à l'aide de deux vis creuses, associées à deux ressorts. Leur accès est facilité par les échancrures faites par Noctua sur les côtés de son radiateur qui permettent de placer le tournevis. Un montage qui a le mérite d'être très sécurisant, à défaut d'être parmi les plus simples.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du NH-C12P sont vraiment très bonnes. Si elles ne parviennent pas à égaler celles du NH-U12P elles restent très proches, devant celles du NH-U9B par exemple. Les modèles au format "box" étant généralement sensiblement moins performants que leurs homologues au format tour c'est donc vraiment une excellente prestation offerte là par le NH-C12P, qui s'il ne peut prétendre aux toutes meilleures places des ventirads dans leur ensemble, peut par contre postuler sans difficulté pour ce qui est des meilleurs ventirads de faible hauteur, le tout avec des niveaux sonores très appréciables.

 

 

En passif le NH-C12P se débrouille très bien en idle avec 54°, 2° moins bien seulement que le NH-U12P par exemple. Les choses se compliquent par contre en charge où le NH-C12P tient un peu moins de 6 minutes seulement, loin là de son homologue au format tour qui approche les 9 minutes.

 

 

 

Verdict:

 

Il y a deux regards possibles sur le NH-C12P. Si on se contente de le voir comme un ventirad CPU comme les autres, alors sont intérêt est limité car ne serait-ce que dans la gamme Noctua le NH-U12P pour un prix équivalent est un peu plus performant, sans compter des monstres comme l'Orochi de Scythe.

 

Si en revanche on le considère comme un modèle de 11.3cm de haut seulement, et qui permet de refroidir un peu le northbridge voire les barrettes mémoires (dans une moindre mesure), alors le NH-C12P devient un incontournable, car avec des contraintes de hauteur comme on en croise souvent actuellement, dans les boîtiers par exemple avec gros ventilateur latéral, alors le NH-C12P est peut-être bien tout simplement le meilleur ventirad actuel de sa catégorie.

 

Le mode passif est par contre plutôt à éviter, les radiateurs au format tour restent un gros cran au-dessus sur ce point là. Le NH-C12P établit néanmoins une nouvelle référence parmi les modèles au format "box", preuve une fois de plus de son excellent potentiel.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

Noctua NH-U9B

 

 

 

Présentation:

 

 

Version miniature du Noctua NH-U12P, le NH-U9B en reprend les caractéristiques essentielles qui ont fait son succès: de nombreux caloducs, une base affinée pour rapprocher les caloducs de la surface du processeur, un ventilateur innovant, une pâte thermique haut de gamme et des modules pour adapter la vitesse du ventilateur. De quoi en faire un best-seller, ou sa taille réduite va-t-elle entraîner des performances en chute libre ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible uniquement avec les derniers sockets Intel et AMD en date, les S775 et AM2. Sa hauteur est parfaite pour assurer une compatibilité accrue avec les boîtiers, puisqu'avec 12.3cm le ventirad passera tout juste par exemple dans les boîtiers type Advance Turboost ou Antec Nine Hundred, et ce malgré leurs ventilateurs latéraux.

 

Le ventilateur est un 92mm, logique vu les dimensions du radiateur, et est donc livré avec 2 adaptateurs pour diminuer sa vitesse de ventilation si besoin: le LNA à 7V (Low Noise Adaptator) et l'ULNA à 5V (Ultra Low Noise Adaptator).

 

Le prix enfin est lui le point noir du ventirad: à l'image de son grand frère le NH-U12P, le NH-U9B se monnaie cher, aux environs de 50€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le NH-U9B est vraiment très plaisant à l'oeil. Plus compact que le NH-U12P mais aussi large et possédant toujours 4 caloducs, cela lui confère un look très trapu, presque cubique, qui inspire confiance.

 

La qualité de fabrication est elle exemplaire, avec des ailettes bien serties et plutôt robustes, et une base et des caloducs nickelés donnant un design très plaisant à l'ensemble.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du NH-U9B est identique à celui du NH-U12P, avec donc des kits de fixations complets pour S775 et AM2, des modules LNA et ULNA, mais également un tube de pâte thermique NT-H1, une excellente référence dont la seringue vaut 8€ à elle seule !

 

Le ventilateur fourni est lui un NF-B9, une version réduite de l'excellent NF-P12, et là aussi un composant qui vaut cher: 16€ en moyenne. De quoi relativiser donc le prix total du ventirad, puisqu'il y a déjà 24€ soit la moitié du prix en valeur de pâte thermique et de ventilateur uniquement...

 

 

 

Sur la balance:

 

 

On commence par la masse du radiateur, qui affiche sur la balance 462g. Une valeur tout à fait raisonnable, un rien élevée mais c'était prévisible, la conception "trapue" du NH-U9B ne pouvant aboutir à un poids plume.

 

 

Le ventilateur NF-B9 est lui une bonne surprise. Noctua a réalisé là un ventilateur haut de gamme vraiment léger, 83g seulement pour ce 92mm. Cela porte donc le poids de l'ensemble du ventirad à 545g, un chiffre très raisonnable dû à la faible hauteur du NH-U9B et à son ventilateur, mais donc pas à une conception "aérée" loin de là.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du NH-U9B est assez convaincante, bien que déroutante. Fidèle à son désir de réaliser des bases pas tout à fait lisses, assurant que de fines aspérités sont bénéfiques, Noctua nous livre là une base très légèrement striée, avec donc un effet miroir présent, mais dégradé logiquement par la présence des stries. Difficile donc de juger cette base, en soit bien conçue, mais mue par une volonté en décalage avec ce qui se fait ailleurs...

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici les pièces nécessaires à l'installation sur LGA775. On notera la présence des nouvelles barres de maintien mises au point par Noctua suite aux remarques des utilisateurs, avec des petites tiges qui permettent de mieux placer les ressorts.

 

 

La première étape de l'installation consiste en l'installation de ces barres de maintien justement sur la carte mère, avec fixation par plaque arrière, et placement de rondelles en carton pour isoler les pattes métalliques de la carte mère.

 

 

Il suffit ensuite de visser les pattes de fixation sur la base du radiateur, et de solidariser l'ensemble avec les 2 grandes vis sans oublier donc de placer les ressorts bien sûr.

 

Une installation qui a défaut d'être simple, s'avère être particulièrement efficace. On retrouve d'ailleurs quelque chose d'assez comparable avec les radiateurs de la marque Thermalright.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le NH-U9B affiche des performances tout à fait correctes, et qui deviennent même excellentes quand on se rappelle que nous avons affaire non pas à un grand ventirad tour de plus de 15cm de haut, mais d'un modèle d'à peine plus de 12cm ! Il se permet de faire à peu près jeu égal par exemple avec son ainé le NH-U12F, pourtant plus de 3cm plus haut. Son ventilateur est audible en 12V mais reste tout de même tout à fait acceptable, d'autant qu'il bénéficie de cette exceptionnelle qualité de fabrication Noctua qui fait que son bruit est assez agréable, chose que le sonomètre ne peut mettre en évidence. Ses 53dBA sont plus agréables à l'oreille que la plupart des ventirads affichant la même mesure acoustique.

 

Avec les modules LNA et ULNA il est tout de même possible de baisser la vitesse du NF-B9, qui restera trop bruyant en 12V pour les amateurs de silence. Bonne nouvelle, les performances sont en baisse mais pas de manière trop marquée, ce que l'on aurait pu craindre avec un radiateur plus petit, qui sature généralement plus rapidement en cas de faible flux. Mais la grande surface des ailettes et les 4 caloducs font leur ouvrage et nous avons tout juste dépassé les 71° avec un ventilateur en 5V pourtant, et alors très silencieux.

 

 

 

Verdict:

 

Tout comme son grand frère le NH-U12P, le NH-U9B est une belle réussite. Son prix élevé, 50€ en moyenne, est justifié par la présence d'un ventilateur et d'une pâte thermique haut de gamme qui augmentent de beaucoup la valeur du bundle, au demeurant très complet avec les modules de gestion de vitesse LNA et ULNA par exemple.

 

L'ensemble, associé à un radiateur à l'efficacité redoutable malgré des dimensions et un poids réduits, en font la solution la plus efficace actuellement à moins de 13cm de haut avec le Cooler Master GeminII, un choix de luxe donc pour ceux qui possèdent un boîtier ne permettant pas d'installer les ventirads tour les plus haut, qui atteignent parfois 16cm de haut.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

Noctua NH-U12F

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Noctua NH-U12F est une des références les plus connues. Il faut dire qu'à son imposant radiateur, Noctua a ajouté un ventilateur NF-S12-1200, considéré à son lancement comme un des meilleurs 120mm du marché. Nous allons vérifier le bienfondé de cette réputation.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Noctua NH-U12F fait partie de la famille des ventirads au format "tour" de grande taille, on atteint ici 15.5cm de haut, une des plus fortes valeurs de notre comparatif. Il faudra donc faire attention aux dimensions de votre boîtier avant de vous le procurer.

 

En ce qui concerne l'alimentation, Noctua ne fournit malheureusement pas de potentiomètre pour pouvoir faire varier à sa guise la vitesse de rotation du ventilateur, mais à tout de même fait l'effort d'inclure un adaptateur permettant de forcer une tension de 5V: l'ULNA.

 

Le prix est lui dans la moyenne haute des ventirads haut de gamme avec un prix moyen de 51€ environ. Il faut bien garder à l'esprit par contre que le ventilateur NF-S12-1200, qui est fourni avec le NH-U12F, est vendu dans le commerce au prix unitaire de 16€ en moyenne, les 48€ sont donc plutôt justifiés.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Il n'y a pas à dire, la conception du NH-U12F est du très bel ouvrage. Les pièces qui le composent s'emboîtent parfaitement les unes dans les autres et la finition générale ne souffre d'aucun reproche.

 

On note 4 gros caloducs en "U" qui viennent prendre appui sur la base en cuivre, et que les ailettes sont assez épaisses, plus que la moyenne des radiateurs "tour".

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du NH-U12F est assez monstrueux en termes de quantité de petites pièces. Les vis, rondelles, pattes de fixation et plaques arrière s'accumulent devant nos yeux, laissant présager d'un grand moment de self contrôle pour l'installation du ventirad.

 

Point intéressant: Noctua propose de base dans son bundle 2 kits d'attaches pour ventilateur, il est donc possible d'installer un second ventilateur en plus du NF-S12-1200 fourni, sans avoir à imaginer une astuce pour le fixer au radiateur, une très bonne idée.

 

On retrouve sinon dans ce bundle le classique petit tube de pâte thermique (que nous vous conseillons fortement de ne pas utiliser tant ses performances nous ont déçus lors de notre précédent comparatif), le fameux adaptateur ULNA pour sous-volter le ventilateur et un guide d'installation, qu'il est plus que conseillé de consulter dans le cas du NH-U12F.

 

Sur la balance:

 

 

Nous avons commencé par peser le radiateur seul du NH-U12F (connu sous la référence NH-U12), avec donc 632g de cuivre et d'aluminium. C'est une valeur qui peut paraître élevée pour un radiateur seul, mais en réalité tout à fait logique chez les "tours" de plus de 15cm de haut. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de vérifier par la suite que ses concurrents directs affichent pour la plupart un poids équivalent... si ce n'est supérieur.

 

 

A ces 632g s'ajoute, il ne faut pas l'oublier, le poids du ventilateur NF-S12-1200. 146g en l'occurrence, une valeur dans la moyenne des ventilateurs de 120mm.

 

Nous arrivons donc à un poids total de 778g pour le NH-U12F, la barre "psychologique" des 800g n'est donc pas franchie avec ce ventirad.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Alors que la finition parfaite du radiateur au niveau des ailettes et caloducs laisse rêveur, on ne peut s'empêcher d'être un peu frustrés de voir une base rêche au toucher et fortement striée. Le moment de surprise passé on ne peut se résoudre à penser qu'il s'agit là d'un "oubli" de Noctua, et la marque le confirme bien: c'est un choix volontaire de sa part, car cet état de surface serait celui qui engendre les meilleures performances selon elle. On ne peut qu'être extrêmement sceptique quant à une telle affirmation, mais admettons...

 

 

 

Installation S775:

 

 

Nous avons pu voir l'impressionnant bundle du NH-U12F page précédente. Une fois réduit aux composants nécessaires à la fixation du radiateur sur le socket 775 cela paraît plus simple, mais nous avons tout de même 10 vis à placer.

 

 

La première étape consiste à placer la plaque à l'arrière de la carte mère puis à positionner délicatement des rondelles en carton isolantes en face des trous.

 

 

Il faut ensuite réussir à poser les barres de maintien et à les visser sur la carte mère. Un conseil: allez-y doucement sous peine de déplacer les rondelles lorsque vous approcherez les barres, ou encore faire glisser un peu la plaque arrière.

 

 

A l'aide de 4 vis il faut alors parallèlement à cela fixer les pattes de fixation de forme triangulaire sur la base du NH-U12F car c'est entre ces pattes et les barres de maintien que se fait la fixation finale du ventirad, avec deux grandes vis sur lesquelles vous placez des ressorts.

 

L'installation du Noctua NH-U12F n'est pas la plus simple, loin de là. Elle demande un peu de temps et utilise beaucoup de petites pièces (vis, rondelles, ressorts). La satisfaction est néanmoins de constater que l'ensemble tient bien et semble robuste, mais Noctua semble ici avoir cédé à l'adage: "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?".

 

 

 

Mesures:

 

 

Sans surprise le NH-U12F répond présent à l'heure d'afficher ses performances, sans pour autant écraser la concurrence comme ont pu le montrer pourtant certains tests sur le net. Si le 65° en full n'est pas une des toutes meilleures valeurs que nous allons obtenir, il s'accompagne d'un niveau sonore de 53dBA très respectable, bien que nous ne puissions pas dire que cela soit réellement silencieux...

 

C'est en effet là la petite déception concernant le Noctua NH-U12F: alors que son ventilateur NF-S12-1200 jouit d'une réputation énorme malgré un prix élevé de 16€, son niveau sonore ne nous a pas vraiment convaincu. Pour nous la limite se situe en effet à 50dBA entre les ventirads "silencieux" et les "audibles", deuxième catégorie dont le NH-U12F fait donc partie avec ses 53dBA à 5cm, même si le bruit qu'il génère n'est vraiment pas désagréable.

 

Il est par contre possible grâce au ULNA de rendre le ventilateur équipant de Noctua quasi inaudible, avec alors une température en charge de 70°. Le rapport performances/bruit est finalement même meilleur qu'en 12V avec +5° mais -8dBA.

 

 

En passif le NH-U12F affiche un résultat de milieu de tableau, avec 56° en idle et 450 secondes (7 minutes 30) en moyenne avant que le processeur ne se mette en sécurité thermique.

 

 

 

Verdict:

 

Le Noctua NH-U12F est, à n'en pas douter, un beau ventirad. Sa finition est très bonne avec juste une base "étonnante", et ses performances le placent parmi les bons modèles, pour un niveau sonore de fonctionnement contenu. "Contenu", le problème réside en ce mot. On aura beau tourner l'idée dans tous les sens: oui le bruit de ce NF-S12-1200 est grave et donc pas désagréable, oui 53dBA ce n'est pas non plus très dérangeant à moins d'avoir une configuration optimisée pour le silence, il n'empêche que la réputation de modèle silencieux du NH-U12F est tout de même surfaite.

 

La présence du module ULNA corrige bien entendu ce petit défaut, sans trop augmenter les températures, mais ce mode ne s'adressera qu'aux possesseurs de configurations très silencieuses capables de tirer avantage d'un si faible niveau sonore. Ce qu'il aurait fallut c'est un mode intermédiaire à 9V environ pour réellement conjuguer performances et silence. Dès lors notre conclusion sur le NH-U12F est qu'il s'agit d'un beau et bon ventirad, mais qu'il y a dans notre comparatif des modèles plus intéressant même parmi la génération du NH-U12F.

 

L'arrivée des NH-U12P et NH-U9B amenuise encore l'intérêt du NH-U12F, car même le NH-U9B malgré sa taille réduite parvient à faire jeu égal avec le NH-U12F. Le NH-U12F reste et restera néanmoins un bon ventirad, qui a marqué une époque malgré une réputation pour nous un peu surfaite.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Noctua NH-U12P

 

 

 

Présentation:

 

 

Evolution du NH-U12F, le NH-U12P n'est pas, contrairement à ce qu'on pourrait penser, uniquement amélioré au niveau du ventilateur. Noctua a en effet également procédé à quelques retouches dans son bundle, et même au niveau de son radiateur pour tenter d'atteindre les toutes premières places du marché.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Noctua NH-U12P fait partie de la famille des ventirads au format "tour" de grande taille, on atteint ici 15.5cm de haut, une des plus fortes valeurs de notre comparatif. Il faudra donc faire attention aux dimensions de votre boîtier avant de vous le procurer.

 

En ce qui concerne l'alimentation, Noctua n'a pas opté pour un potentiomètre permettant de faire varier la vitesse de rotation à sa guise, mais plutôt pour deux petits modules qui permettent d'obtenir quand on les installe des vitesses prédéfinies par Noctua. Il y a ainsi le LNA (Low Noise Adaptator) qui donne environ 1100tpm et l'ULNA (Ultra Low Noise Adaptator) qui lui donne 900tpm.

 

Le prix est quant à lui très élevé, 58€ en moyenne. Il faut dire que le ventilateur fourni, un NF-P12 vaut à lui seul environ 20€, et qu'il y a de plus une pâte thermique haut de gamme dans le bundle.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le NH-U12P est un radiateur qui inspire confiance, à la fois massif et bien ciselé pour lui donner tout de même un côté agréable à l'oeil.

 

On note 4 gros caloducs en "U" qui viennent prendre appui sur la base en cuivre, et que les ailettes sont assez épaisses, plus que la moyenne des radiateurs "tour".

 

Détail intéressant: la base en cuivre est bien moins épaisse que sur le NH-U12F. Noctua a souhaité rapprocher les caloducs de la surface du processeur, une optimisation qui va dans le bon sens, les derniers ventirads à technologie Direct Touch (les caloducs touchent directement le processeur) ayant montré de fort belles choses.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du NH-U12P est assez monstrueux en termes de quantité de petites pièces. Les vis, rondelles, pattes de fixation et plaques arrière s'accumulent devant nos yeux, laissant présager d'un grand moment de self contrôle pour l'installation du ventirad. De plus il ne s'agit là que des pièces pour l'installation sur sockets 775 et AM2. Pour les autres sockets AMD Noctua propose d'ailleurs gratuitement les pièces de fixations sur simple demande sur son site officiel.

 

Point intéressant: Noctua propose de base dans son bundle 2 kits d'attaches pour ventilateur, il est donc possible d'installer un second ventilateur en plus du NF-P12 fourni, sans avoir à imaginer une astuce pour le fixer au radiateur, une très bonne idée.

 

Nouveauté intéressante par rapport au NH-U12F: l'apparition d'un grand tube de pâte thermique a fort belle allure. Il s'agit de la pâte thermique haut de gamme de Noctua, la NT-H1. Cette pâte a d'excellente performances au contraire du tube présent avec le NH-U12F. Il ne vous sera pas nécessaire donc d'en changer.

 

Enfin on retrouve donc les modules LNA et ULNA, Il ne faut pas se tromper: le LNA (1100tpm) est noir, l'ULNA (900tpm) en bleu.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Nous avons commencé par peser le radiateur seul, qui affiche 580g "seulement". C'est en effet un poids très bas pour un si grand radiateur, et qui plus est inférieur de plus de 50g à celui du NH-U12F.

 

 

A ces 580g s'ajoute le poids du ventilateur NF-P12. Avec 169g, celui-ci est en augmentation par rapport au poids du NF-S12 1200 du NH-U12F. C'est d'ailleurs une masse élevée pour un ventilateur 120mm qui font généralement environ 150g.

 

Nous arrivons donc à un poids total de 749g pour le NH-U12P, un total tout à fait raisonnable pour un ventirad tour haut de gamme.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Alors que Noctua justifiait de la base striée de son NH-U12F en expliquant envers et contre tout que c'était la surface la plus performante, il semblerait que les choses aient changé avec le NH-U12P puisque cette-fois-ci la base est quasiment lisse, avec même un léger effet miroir, pas exceptionnel par contre. Une base correcte, mais toujours légèrement décevante par son aspect global comparé au reste du radiateur.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces nécessaires à l'installation du NH-U12P sur plateforme S775 sont exactement les mêmes que celles du NH-U12F dans le kit que nous avons reçu.

 

 

La première étape consiste à placer la plaque à l'arrière de la carte mère puis à positionner délicatement des rondelles en carton isolantes en face des trous.

Il faut ensuite réussir à poser les barres de maintien et à les visser sur la carte mère. Un conseil: allez-y doucement sous peine de déplacer les rondelles lorsque vous approcherez les barres, ou encore faire glisser un peu la plaque arrière. Noctua aurait tout de même été bien inspiré d'améliorer ce point du montage

 

 

A l'aide de 4 vis il faut alors parallèlement à cela fixer les pattes de fixation de forme triangulaire sur la base du NH-U12P car c'est entre ces pattes et les barres de maintien que se fait la fixation finale du ventirad, avec deux grandes vis sur lesquelles vous placez des ressorts.

 

L'installation du Noctua NH-U12P n'est pas la plus simple, loin de là. Elle demande un peu de temps et utilise beaucoup de petites pièces (vis, rondelles, ressorts). La satisfaction est néanmoins de constater que l'ensemble tient bien et semble robuste, mais Noctua semble ici avoir cédé à l'adage: "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" avec par une plaque arrière qui ne tient pas en place, et des ressorts qu'il aurait été intéressant de solidariser aux longues vis afin de ne pas devoir aller les récupérer entre les condensateurs de la carte mère lors des tentatives avortées de vissages.

 

MAJ: Noctua nous a annoncé proposer désormais un kit de fixation amélioré, simplifiant justement les points annoncés ci-dessus ! Les rondelles à placer sur la carte mère sont désormais autocollantes donc elles ne risquent plus de glisser pendant la manoeuvre, et les barres de maintien possèdent désormais des tiges afin de pouvoir positionner les ressorts sans qu'ils ne tombent et de visser plus tranquillement. Des améliorations parfaites donc, voici la photo du nouveau kit:

 

 

 

 

Mesures:

 

 

Le NH-U12P montre l'ampleur de ses capacités dès les premières mesures. Il offre des performances de premier ordre avec des niveaux sonores bas. Même en pleine vitesse le ventilateur émet un son grave très agréable, même si notre sonomètre affiche finalement 51dBA ce qui nous empêche de réellement le qualifier de silencieux mais plutôt de "faiblement audible". Les modules LNA et ULNA permettent néanmoins à ceux qui le souhaitent de rendre le NF-P12 tout à fait silencieux sans impacter fortement les performances.

 

 

En passif le NH-U12P montre une nette amélioration par rapport au NH-U12F, preuve que les optimisations ne sont pas uniquement à chercher que du côté du ventilateur, mais également du radiateur en lui-même.

 

 

 

Verdict:

 

Le Noctua NH-U12P est une magnifique révision du NH-U12F. Noctua a corrigé tous les points négatifs de sa première version, avec un ventilateur enfin adapté au refroidissement de radiateurs, une pâte thermique de qualité, une troisième vitesse de rotation disponible, et cerise sur le gâteau un radiateur également amélioré.

 

Le NH-U12P affiche au final des performances de toute premier choix, rares sont les modèles qui auront fait mieux dans notre comparatif. On pourrait alors reprocher au NH-U12P sont prix élevé, mais les modèles qui parviennent dans notre dossier à le battre sont encore plus chers... On pourrait lui reprocher de n'être compatible que S775 et AM2, mais Noctua envoie gratuitement les fixations pour les autres sockets AMD sur simple demande. Est-ce qu'on peut reprocher quelque chose à son bundle alors ? Non bien au contraire, il est complet et comporte un des meilleurs ventilateurs actuel et également une des meilleures pâtes thermiques, ainsi que 2 modules de contrôle de vitesse.

 

Non on aura beau essayer d'appuyer sur son prix très élevé, le Noctua NH-U12P le justifie, et mérite donc la note maximale de notre grand comparatif.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 5 sur 5.

 

 


 

OCZ Vanquisher

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Vanquisher est le modèle d'entrée de gamme d'OCZ. Proposé à un prix très agressif pour un ventirad au format tour, il vise directement le segment dominé depuis de nombreuses années par l'Arctic Cooling Freezer: les ventirads de moins de 20€.

 

Caractéristiques principales:

 

Sur le papier le Vanquisher a tout pour plaire. Pour moins de 20€ OCZ nous propose un ventirad compatible avec tous les sockets actuels, alimenté en PWM, de format tour et avec un ventilateur de 92mm, pas trop petit donc.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Vanquisher est assez bluffant. S'il ne fait bien sûr pas une énorme impression d'un premier coup d'oeil, il laisse tout de même une sensation de travail fini, chose finalement rare sur un modèle à moins de 20€.

 

Les ailettes ne sont pas trop fines, et tiennent bien, le ventilateur, muni d'une petite grille est bien vissé aux ailettes, et les 3 caloducs font plutôt bonne impression. Rien à redire donc pour un si petit budget.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Vanquisher se limite à sa plus simple expression. Un (mini) manuel et une barre de fixation compatible avec tous les sockets AMD.

 

Le kit de fixations S775 est lui déjà monté sur la base du radiateur, et la pâte thermique (une pâte, pas un pad) est elle aussi déjà appliquée sur la base du radiateur. Dommage qu'un petit tube de pâte ne soit pas fourni, mais pour 17€ on s'en contentera.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 585g le Vanquisher n'est pas un poids lourd, mais dans sa catégorie ce n'est pas non plus un poids plume puisqu'il est par exemple 60g plus lourd que l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Vanquisher n'est pas un modèle du genre. Striée et sans finition miroir, c'est une base on ne peut plus classique, le type de base que l'on retrouve généralement sur les modèles d'entrée de gamme.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous l'indiquions dans la présentation du bundle, le kit de fixation pour le socket S775 est d'origine vissé au ventirad. Il s'agit comme souvent pour les ventirads légers d'un système de fixation "radbox" avec les 4 clips en plastique.

 

 

L'installation (et la désinstallation d'ailleurs) des 2 clips à l'opposée du ventilateur est simplissime, attention juste à bien positionner les clips comme il faut avant de mettre ou retirer le ventirad, sous peine de forcer pour rien. Celle des clips du côté du ventilateur est par contre un rien plus délicate, mais la forme circulaire de la grille du ventilateur laisse néanmoins moins assez de place. Bonne conception de la part d'OCZ.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Vanquisher ne sont pas mauvaises du tout pour un modèle de sa gamme. Elles sont tout à fait comparables à celles de l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro, avec un ventilateur plus agréable à l'oreille.

 

Le PWM est également particulièrement bien adapté au ventilateur du Vanquisher qui en idle fait tomber le niveau sonore à 43dBA, quasiment au niveau du fanless donc. Il faut quasiment coller l'oreille au ventilateur pour l'entendre légèrement vrombir.

 

Par contre à pleine vitesse le ventilateur devient bruyant, il vaudra mieux éviter les surchauffes.

 

 

 

Verdict:

 

Le Vanquisher est une très belle réussite signée OCZ. Pour 17€ en moyenne vous obtenez un ventirad multisocket aux performances et à la qualité tout à fait raisonnables, et qui plus est à peu près inaudible en idle. Il propose donc de meilleures prestations globales que l'incontournable Freezer 7 Pro et prend donc la place de meilleur ventirad à moins de 20€. Pour cet exploit nous lui attribuons la note maximale en tant que meilleur ventirad premier prix du marché.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 5 sur 5.

 

 


 

OCZ Vendetta

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Vendetta est le modèle le plus populaire actuellement de la gamme OCZ. Sans être un modèle très haut de gamme, il utilise les dernières technologies et revendique un rapport performances / prix difficilement égalable. Qu'en sera-t-il lors de nos essais ?

 

Caractéristiques principales:

 

Les caractéristiques du Vendetta sont sur le papier extrêmement classiques. D'un format tour, il n'est pas particulièrement haut, et est surmonté d'un ventilateur de "seulement" 92mm. Difficile pour le moment de l'imaginer concurrencer les meilleures références.

 

Une caractéristique néanmoins peut tout changer: il s'agit d'un modèle "Direct Touch", c'est-à-dire dont les caloducs viennent directement au contact du processeur. Est-ce que ce sera suffisant ? Car si c'est le cas son prix agressif pourra en faire un Must-Have.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Vendetta a une conception bien finie. Les ailettes sont bien fixées, les caloducs en diamètre 8mm impressionnants même s'ils ne sont qu'au nombre de trois.

 

OCZ semble avoir particulièrement optimisé les ailettes d'ailleurs, puisque celles-ci ont de nombreux petits picots pour casser le flux d'air, ainsi qu'une courbure au milieu des ailettes.

 

L'installation du ventilateur a elle aussi été réfléchie, avec des picots en caoutchouc qui permettent de limiter les vibrations tout en tenant bien le ventilateur, pas de risque qu'il se détache avec ce système.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Vendetta est assez simple. On y retrouve les kits de fixations pour Intel et AMD, un sachet de pâte thermique d'assez mauvaise qualité, les attaches en caoutchouc pour le ventilateur et un adaptateur 3pins vers molex pour ceux qui préfèreraient relier le ventilateur à leur alimentation en 12V plutôt qu'à une prise PWM de la carte mère.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

L'OCZ Vendetta est un sacré poids plume. 526g seulement, encore moins que le Vanquisher par exemple, qui est pourtant le modèle d'entrée de gamme de la marque.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Comme toujours, la base est le souci du Direct Touch. Difficile en effet d'obtenir une surface plane avec la présence des caloducs, et les interfaces entre la base et ces caloducs. La base du Vendetta est donc classique pour un modèle de ce type, et comparable aux bases des autres modèles Direct Touch de notre comparatif.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le kit de fixation S775 se monte sur la base du Vendetta à l'aide de seulement 2 petite vis.

 

 

L'installation se fait ensuite comme avec tous les ventirads avec fixations type radbox, si ce n'est qu'ici les 2 clips situés sous le ventilateur sont particulièrement difficiles d'accès. Vous pourrez donc soit installer le radiateur avant de mettre le ventilateur pour vous simplifier la tache, soit forcer un peu sous le ventilateur pour tout de même attraper les clips (gros doigts interdits).

 

Pour la désinstallation le souci est le même, il vaudra mieux retirer le ventilateur avant d'envisager de retirer le radiateur.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Vendetta sont vraiment très bonnes, l'engouement pour ce ventirad est justifié. Néanmoins il n'est pas parmi les tous meilleurs de notre comparatif et donc n'est pas à considérer comme un "top performer".

 

Sa gestion en idle du PWM est exceptionnelle, même à 5cm du ventilateur on ne l'entend pas tourner. Les choses se gâtent un peu par contre en pleine charge, car si vous avez un processeur qui chauffe beaucoup le ventilateur finit par monter haut dans les tours et devenir désagréable.

 

Nous avons testé avec un ventilateur 92mm non PWM pour fixer un niveau sonore que nous souhaitions. Nous avons pour cela utilisé un Noctua NF-B9, en le sous-voltant à l'aide d'un module LNA pour qu'il tourne à environ 1300tpm pour 45dBA soit un niveau sonore très silencieux même en pleine charge donc. Nous avons alors obtenu un excellent 68° en charge, preuve que le Vendetta n'a vraiment pas besoin d'un ventilateur aussi puissant que celui d'origine, qui au contraire nuit plus qu'autre chose à son potentiel performances/bruit.

 

 

Verdict:

 

Le Vendetta est un très bon modèle de milieu de gamme avec un prix très agressif. Sa gestion excellente du PWM en idle le rend inaudible tandis qu'il est capable en montant dans les tours de refroidir même de gros processeurs overclockés. On regrettera à ce sujet juste qu'OCZ n'ait pas un peu limité cette montée dans les tours, 64dBA nous semble vraiment trop, et les cartes mère gérant mal le PWM ou les gros quadcore overclockés amèneront peut-être les possesseurs du ventirad à souhaiter le remplacer par une référence plus silencieuse.

 

Autre point très positif: le Vendetta est un véritable poids plume dépassant à peine 500g ventilateur compris, de quoi rassurer ceux qui ont la bougeotte avec leur configuration. Sans être tout à fait parfait le Vendetta regroupe suffisamment de qualités pour en faire un des meilleurs ventirads actuels, mais néanmoins dépassé par son remplaçant le Vendetta 2 qui corrige le problème de nuisance sonore, mais est en contrepartie plus cher.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

OCZ Vendetta 2

 

 

 

Présentation:

 

 

Après un Vendetta qui a multiplié les récompenses lors des différents tests du net, OCZ revient à la charge avec le Vendetta 2, un modèle très attendu puisqu'il signe le passage du Vendetta en format 'haute tour'. Fini le ventilateur 92mm et les 13cm de haut, voici venu le 120mm et un radiateur de près de 16cm, de quoi faire encore mieux ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, l'OCZ Vendetta 2 affiche une hauteur et un prix tous 2 impressionnants. La hauteur car elle est élevée, près de 16cm ce qui nécessitera de surveiller la compatibilité avec votre boîtier s'il est peu "épais", et le prix car il est lui vraiment bas, 38€ pour un ventirad qui se veut être haut de gamme et parmi les plus performants.

 

Le ventilateur est lui géré par PWM, et bonne nouvelle: il est annoncé à 1500tpm au maximum là où celui du Vendetta dépassait allègrement les 2000tpm et était assez désagréable à entendre.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La caractéristique principale du Vendetta 2 est bien sûr, comme pour le premier du nom, sa base, qui voit les caloducs venir effleurer en surface, afin d'être directement au contact du CPU.

 

A côté de cela le radiateur en lui même est assez basique, la qualité des ailettes est moyenne, et les caloducs ne sont qu'au nombre de 3 même s'ils sont en contrepartie de gros diamètre, 8mm.

 

Un petit détail appréciable d'installation: le ventilateur se monte sur des ergots en caoutchouc afin de limiter les vibrations transmises au radiateur. Le problème est que ces ergots sont parfois récalcitrant, au point de devoir sortir un pince pour tirer dessus afin de les faire passer par les orifices du ventilateur, et au risque de finir par... les arracher (expérience vécue avec l'un des 4 ergots lors du montage du Vendetta 2).

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Vendetta 2 est simplifié au maximum. Une barre de fixation pour les sockets AMD, 2 pattes de fixation pour le S775 d'Intel, chaque patte se montant avec une simple vis, un adaptateur molex pour ceux qui le souhaitent, les ergots en caoutchouc pour le ventilateur 120mm PWM et un sachet de pâte thermique SilMore de qualité très moyenne.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 584g pour le radiateur seul, le Vendetta 2 s'affiche comme un véritable radiateur "haute tour", dont il reprend la taille mais également le poids. On est désormais loin des 526g du Vendetta.

 

 

Le ventilateur 120mm PWM n'est quand à lui pas un modèle de légèreté avec 159g, ce qui porte à 743g le poids total du ventirad, un total dans la moyenne des ventirad de plus de 15cm de haut.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Avec les bases Direct Touch, difficile d'espérer une finition exemplaire. On remarque néanmoins que la planéité au niveau des caloducs n'est vraiment pas parfaite, et les sillons entre la base du radiateur en elle-même et les caloducs assez profonds. Travailler ces parties là lors de la fabrication est délicat, mais il semblerait que des efforts soient encore à fournir dans ce sens pour maximiser l'impact de cette technologie qui a de l'avenir.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation du kit de fixation S775 est une véritable formalité. 2 pattes de fixation, 2 vis et.....

 

 

..... 1 minute plus tard le tout est monté.

 

 

Il reste alors à installer le ventirad tel un radbox. A noter que les clips situés sous le ventilateurs sont une catastrophe à installer. Il vous faudra donc choisir entre soit installer le radiateur en premier, puis ensuite le ventilateur mais les ergots en caoutchouc ne sont pas une partie de plaisir à insérer dans les orifices du ventilateur ; soit fixer le ventirad déjà monter, en essayer de bouger un peu le ventilateur pour avoir accès aux pins.

 

On a vu plus simple, OCZ aura des choses à revoir à ce niveau là pour nous offrir quelque chose d'un peu moins prise de tête.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances en matière de refroidissement du Vendetta 2 sont très bonnes, mais ne marquent pas une amélioration par rapport à celles enregistrées avec le Vendetta. Comment est-ce possible vu qu'il est plus grand ? Tout simplement parce que l'amélioration se fait à un autre niveau: les nuisances sonores. Alors que le Vendetta voyait en pleine charge sont ventilateur s'affoler pour afficher plus de 60dBA, le Vendetta 2 ne dépasse pas 52dBA, un niveau sonore que nous qualifierons juste d'"audible", et qui bien souvent ne s'entendra même plus une fois le boîtier fermé, couvert par les autres bruits du PC.

 

La prestation réalisée par le Vendetta 2 est donc en réalité bien meilleure que celle réalisée par son aîné de taille réduite, tandis que le PWM marche toujours à merveille, donnant un ventirad légèrement audible en charge, et très silencieux au repos, un bonheur pour les oreilles.

 

 

 

Verdict:

 

Si le Vendetta était déjà une très belle réussite signée OCZ, le Vendetta 2 est lui la cerise sur le gâteau. Un ventirad aux excellentes prestations tant en refroidissement qu'en niveau sonore, et pourtant proposé à un prix planché de moins de 40€ ventilateur compris, juste dépassé par le Core-Contact Freezer de Sunbeam, d'une courte tête.

 

Une référence qualité/prix indéniable malgré tout, tout comme le Vendetta d'ailleurs qui reste intéressant grâce à son prix encore inférieur: moins de 30€.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

Revoltec Freeze Tower

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Freeze Tower est la première tentative de la marque Revoltec pour pénétrer le marché des ventirads pour processeurs. D'un format "tour" au design particulier, le Freeze Tower se distingue par la possibilité de choisir entre deux modes de fonctionnement: "Silence" et "Overclocking".

 

Caractéristiques principales:

 

Le Freeze Tower est, en première approche, un mélange de bonnes et mauvaises impressions. Sa possibilité de switcher entre une alimentation 12 et 5V du bout du doigt est très appréciable et son prix de 30€ est très bon pour un modèle au format "tour".

 

Mais un détail vient semer le doute sur les éventuelles bonnes performances du ventirad de Revoltec: la présence d'un ventilateur de 80mm seulement alors que les ventirads de 14cm de haut intègrent généralement un 92mm.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Freeze Tower a une conception assez séduisante avec sa forme ovale vue du dessus. Les motifs tribaux ne seront par contre peut-être pas du goût de tous, mais ils ont le mérite de créer un style particulier et reconnaissable entre tous.

 

On retrouve bien le fameux interrupteur sur le dessus du ventirad, mais il est à noter que, sur le modèle qui nous a été fourni en tout cas, l'interrupteur ne fonctionnait pas parfaitement, un souci de sensibilité qui faisait qu'il nous fallait non seulement basculer l'interrupteur du côté du mode que l'on souhaitait utiliser , mais également forcer encore un peu plus sur le bouton, sous peine de voir la vitesse du ventilateur s'affoler et ne pas parvenir à se stabiliser sur le mode choisi.

 

A noter également la présence de patins en caoutchouc pour limiter les vibrations du ventilateur 80mm, et de seulement 2 caloducs, ce qui semble bien peu.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Freeze Tower fait plaisir à voir. Malgré une compatibilité large, le nombre de pièces est limité et l'utilité de chacune est intuitive.

 

un tube de pâte thermique estampillée Revoltec est également présent, une pâte aux prestations correctes qui fait parfaitement l'affaire.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Très belle surprise ici puisque malgré ses dimensions bien supérieures, le Freeze Tower est à peine plus lourd que le radbox Intel avec 461g seulement.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Freeze Tower présente des stries circulaires assez visibles. Sa finition est dans la moyenne néanmoins de notre comparatif, car finalement les ventirads ayant des bases bien polies sont très minoritaires sur le marché de l'air cooling.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur une carte mère LGA775 se fait grâce à une plaque arrière et un module de rétention que l'on visse sur la base du radiateur. Pour finir de solidariser le tout des écrous à ressorts sont fournis.

 

 

Monter le Freeze Tower est un plaisir. La plaque arrière possède de courtes tiges filetées qui font qu'une fois positionnée elle ne peut plus bouger, et Revoltec a eu la bonne idée de proposer des écrous avec ressorts et rondelles intégrés, ce qui permet de ne pas avoir plusieurs manipulations à réaliser aux quatre coins du ventirad: on visse, point.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Freeze Tower sont malheureusement en deçà de nos attentes, en tout cas en ce qui concerne les performances. Les niveaux sonores étaient eux prévisibles, avec un mode "overclock" bruyant et un mode "silent" à 49dBA qui peut effectivement être qualifié de silencieux.

 

Par contre avec 71° en pleine charge du mode "Overclock" le Freeze Tower souffre de performances vraiment mauvaises, et le mode "Silent" se paie même le luxe de n'être que 4° derrière, tout en étant par contre 11dBA moins bruyant, un comble.

 

 

 

Verdict:

 

Le Freeze Tower paie le prix de sa conception "légère". Deux caloducs et un ventilateur 80mm ne peuvent aboutir à un ventirad à la fois silencieux et performant. Silencieux, le Freeze Tower parvient à l'être grâce à son mode "Silent", mais en aucun cas il n'est réellement performant, même avec son mode "Overclock" qui emballe le ventilateur 80mm à plus de 3000tpm et est très désagréable à l'oreille, sans parvenir pour autant à apporter un réel gain en températures.

 

C'est bien dommage car ce ventirad possède quelques bonnes idées, il faut donc espérer que Revoltec ne s'arrête pas là et propose une version plus haut de gamme corrigeant les principaux défauts du Freeze Tower.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Scythe Andy Samurai Master

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le Andy Samurai Master, Scythe entend clairement concurrencer les radiateurs tels que le Thermalright SI-128 avec cette forme bien particulière qui fait que le ventilateur, comme sur les radbox, souffle vers la carte mère. La mission est-elle accomplie ?

 

Caractéristiques principales:

 

Avec ses 12.8cm, le Andy Samurai Master possède une hauteur tout à fait raisonnable et sera compatible avec la totalité des boîtiers moyen tours, un bon point pour ce modèle tout comme sa compatibilité tous sockets, même le S478.

 

Autre bon point: son prix moyen de 40€, un prix raisonnable étant donné qu'un ventilateur de 120mm silencieux est fourni avec le radiateur.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Scythe nous livre ici un travail de qualité, avec un radiateur à la finesse de conception impressionnante. Les ailettes sont extrêmement fines et soigneusement taillées, doublées même au niveau des caloducs. Sous les ailettes principales de dissipation on retrouve un bon gros radiateur en contact avec le CPU, l'ensemble offre une saisissante sensation de performances.

 

Les 6 caloducs viennent encore accentuer cette bonne impression qui ne demande qu'à être confirmée par les tests pratiques.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Andy Samurai Master est un plaisir pour les yeux puisqu'il ne comporte pas la moindre vis. Les différents modules de rétention se clipsent juste sur la base du radiateur.

 

A noter la présence d'un sachet de pâte thermique SilMore, une pâte à la présentation peu pratique et aux performances assez moyennes.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radiateur du Scythe Andy Samurai Master affiche 568g sur notre balance, un poids assez raisonnable pour un radiateur aussi imposant.

 

 

Une fois surmonté de son ventilateur le ventirad affiche alors 702g, un poids dans la moyenne basse des modèles les plus imposants, Scythe a bien limité le poids de son modèle.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La qualité de la base de l'Andy Samurai Master est très bonne, la surface est parfaitement lisse et l'effet miroir très bon. Par contre il s'avère que sur notre modèle testé la base a un défaut de coloration et l'autocollant de protection a laissé une marque indélébile sur la base du radiateur, étonnant...

 

 

 

Installation S775:

 

 

Un simple module de rétention en 2 parties et qui se positionne sans vis est nécessaire à l'installation sur notre carte mère S775.

 

 

Ces 2 parties se fixent donc de chaque côté de la base du radiateur dans des encoches prévues à cet effet (attention il faut forcer assez fort pour les clipser).

 

 

L'installation se passe ensuite comme pour le radbox Intel avec ces 4 fameux clips en plastique. Il faut comme toujours bien faire attention à avoir relevé les clips et les avoir mis en position de serrage (sens inverse de la flèche) avant de tenter d'installer le ventirad.

 

L'installation en elle-même n'est pas trop compliquée car le Andy Samurai Master est assez haut ce qui laisse la place de passer les doigts sous son radiateur principal pour pousser sur les clips.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances de l'Andy Samurai Master sont plutôt bonnes d'origine, surtout qu'il est équipé d'un ventilateur qui même en 12V n'est qu'à 50dBA, un niveau sonore que nous qualifierons de "silencieux".

 

Une fois le ventilateur sous-volté, les températures montent par contre assez vite, le radiateur ne semble pas adapté aux flux d'air trop faibles.

 

 

En passif le radiateur ne se débrouille pas trop mal, surtout pour un modèle de hauteur raisonnable (à peine plus de 10cm). Il pourra ainsi très bien convenir pour des boîtiers HTPC par exemple tolérant cette hauteur, pour peu que le processeur utilisé ait un dégagement thermique faible.

 

 

 

Verdict:

 

Avec le Andy Samurai Master, Scythe signe un ventirad intéressant. Il ne parvient pas à détrôner les meilleurs modèles au format tour du marché, il n'y arrive d'ailleurs même pas au sein de la propre gamme Scythe.

 

Mais le Andy Samurai Master ne joue pas tout à fait dans le même cours, il est plutôt à comparer à des références comme le Thermalright SI-128 de par sa forme, et là le ventirad Scythe montre toute son efficacité puisque rares sont les modèles de cette forme parvenant à le surpasser.

 

Ils existent néanmoins, et ceci associé aux performances qui baissent fortement avec le ventilateur sous-volté nous oblige à exclure l'Andy Samurai Master des prétendants au podium Puissance-PC.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Infinity

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Scythe Infinity, désormais remplacé par le Scythe Mugen (même radiateur mais ventilateur un peu modifié) fut longtemps le ventirad le plus haut dans la gamme Scythe, une marque qui a le vent en poupe en matière de ventirads, enchaînant les modèles avec un succès certain.

 

Caractéristiques principales:

 

L'Infinity est un des plus gros ventirads au format tour de notre comparatif, un gros cube de 16cm de haut dont la compatibilité avec les boîtiers est définitivement à surveiller avec attention.

 

Son prix est par contre une bonne surprise car il peut sembler difficilement envisageable qu'un tel monstre puisse être acheté pour à peine plus de 40€ ventilateur 120mm compris, et pourtant...

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Quel mastodonte ! Ceux qui ont déjà eu l'occasion d'avoir un Infinity posé dans le creux de leur main comprendront la sensation que nous avons eue en observant ce ventirad. Ses dimensions impressionnantes en sont la principale raison, mais pas seulement.

 

En effet des détails comme les 5 gros caloducs en cuivre, le dédoublement des ailettes à leur niveau, et le petit mais épais radiateur juste au dessus de la base donnent une sensation de travail bien fait, de conception sérieuse et sans fioritures. Un roc.

 

 

 

Bundle:

 

 

Bien que compatible avec tous les sockets, le bundle de l'Infinity est étonnamment réduit au niveau des systèmes de fixation.

 

Un petit sachet de pâte thermique basique est fourni, un conditionnement vraiment peu pratique et qui limitera probablement à une utilisation unique, à moins d'essayer de refermer le sachet pour des montages futurs.

 

On note également la présence d'un ventilateur de la marque Scythe, un modèle à 1200tpm et 7 pales récemment remplacé par un 1200tpm à 9 pales lors du passage de l'Infinity en Mugen, mais d'aucun accessoire pour le sous-volter.

 

Sur la balance:

 

 

Nous avons tout d'abord pesé le radiateur de l'Infinity seul, et le verdict est sans appel: déjà plus de 800g avant même de compter le ventilateur, 818g précisément. C'est déjà plus que le Noctua NH-U12F par exemple que nous avons vu précédemment... lui ventilateur compris.

 

 

Le ventilateur Scythe affiche lui un poids de 148g, ce qui porte donc le poids total de l'Infinity à un impressionnant 966g.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Scythe Infinity est vraiment très belle, parfaitement polie et avec un effet miroir saisissant, du beau travail.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le système de fixation est un peu une stupeur. Malgré un poids de près d'1kg, Scythe a opté pour une fixation de type radbox avec des clips en plastique.

 

Passé l'étonnement, on remarque l'ingéniosité du placement des clips sur la base du radiateur: eux même se clipsent dans des encoches prévues à cet effet sur le mini radiateur qui surplombe la base du ventirad. L'Infinity s'installe donc sans la moindre vis.

 

 

Que dire sur le déroulement de l'installation du ventirad sur la carte mère, si ce n'est que c'est tout un art. Le problème vient de l'accessibilité des 4 clips avec la taille imposante du radiateur. Comme vous pouvez le voir sur la photo les ailettes recouvrent en majeure partie les têtes des clips, et la place pour passer les doigts est vraiment réduite.

 

Résultat poser le ventirad est une opération désagréable, pousser bien verticalement les clips s'avérant très compliqué, et le retirer tient carrément de la gageur car il est quasi impossible de glisser une tête de tournevis pour débloquer les attaches avant de tirer dessus, et les tourner à la main nécessite une sacrée poigne dans le bout des doigts.

 

Le bilan de l'histoire est que le premier montage d'un Infinity/Mugen peut sembler un calvaire, il faut ne pas hésiter à s'y reprendre à plusieurs fois et garder son calme. La pratique aidant, après de nombreux montages pour notre comparatif nous pouvons vous dire, si cela vous rassure, qu'on finit par prendre le coup de main et les montages et démontages ne prennent alors qu'une ou deux minutes.

 

En ce qui concerne la crainte du poids du ventirad avec un tel système de fixation, nous vous rassurons, cela ne pose aucun problème, à condition comme toujours de ne pas déplacer de manière brusque le PC. Il est tout de même conseillé lors d'un trajet en voiture par exemple de retirer l'Infinity pour ne pas prendre le risque de casser les clips en plastique lors du passage sur un dos d'âne ou un trou de la chaussée.

 

 

 

Mesures:

 

 

Nous commençons par les mesures avec ventilateur de l'Infinity, avec des performances un rien décevantes: 66° en charge, une température dans la moyenne des bon "performeurs" alors que l'Infinity est plus imposant que la moyenne !

 

Aucun système pour sous-volter le ventilateur de l'Infinity n'étant fourni par Scythe dans le bundle nous avons procédé à un essai avec un Zalman fanmate 2 au minimum, qui aboutit à un niveau sonore quasi imperceptible, on voit presque les pales tourner tellement le ventilateur est au ralenti. Les performances demeurent néanmoins correctes avec 72°, mais là aussi pas exceptionnelles.

 

 

En passif l'Infinity est plutôt à l'aise, avec une température en idle de 54°, et un temps moyen avant que le processeur ne se mette en sécurité de 470s, soit près de 8 minutes et un petit peu mieux que le Noctua NH-U12F par exemple parmi les modèles de sa génération.

 

 

 

Verdict:

 

Le Scythe Infinity est un modèle hors normes comme peut l'être le GeminII dans un autre type de format. Plus gros ventirad tour existant actuellement, il étonne tout d'abord par un système d'installation difficile à mettre en oeuvre et que l'on pensait plutôt réservé aux ventirads légers alors que lui frôle le kilogramme.

 

Ces premières impressions passées les performances et le silence de l'Infinity laissent un peu sur sa faim. Scythe a eu la présence d'esprit de ne pas chercher à gagner le moindre degré de performance en fournissant un ventilateur puissant mais bruyant, et a joué la carte du silence avec un 120mm ne dépassant pas 49dBA en 12V, mais on aurait néanmoins attendu un peu mieux d'un tel monstre de cuivre et d'aluminium.

 

Le prix heureusement très attrayant corrige le tir avec à peine plus de 40€, quand les modèles d'un tel niveau de prestations sont généralement plutôt proches de 50€, parfois même sans ventilateur fourni.

 

il n'en demeure pas moins qu'il existe au sein même de la gamme Scythe une référence plus intéressante, et de plus l'Infinity a désormais été remplacé par le Mugen avec un ventilateur un peu mieux conçu.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Kama Cross

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Kama Cross est une tentative de design original de Scythe. 2 radiateurs partent en formant un "V" et un ventilateur de 100mm vient surplomber le tout en son centre pour une forme qui n'a pas d'égal parmi les ventirads du marché. Mais cette originalité est elle associée à de bonnes performances ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, le Kama Cross étonne par la présence d'un ventilateur de 100mm. Celui-ci est donné pour 1500tpm et annoncé comme étant silencieux. Le Kama Cross est d'ailleurs compatible avec les ventilateurs de 120mm, et on se demande pourquoi le choix d'un modèle plus petit...

 

Cela est peut être lié à des coûts de fabrication, car le Kama Cross est affiché à un très agressif prix moyen de 31€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Passé l'étonnement de la forme très particulière et assez séduisante du radiateur, de nombreux détails laissent un peu sceptique. Le plus flagrant est le placement du ventilateur. En effet celui-ci est finalement très éloigné des ailettes et il est à craindre qu'une grande partie de son efficacité s'évanouisse ainsi. Le ventilateur d'ailleurs fait bien petit là haut, et un 120mm aurait bien plus mis en confiance.

 

En fait ce qui gêne c'est cette impression de vides un peu partout, le ventirad a beau occuper un volume total important, c'est beaucoup de vide finalement qui le constitue. Les zones d'ailettes semblent un peu petites, et les caloducs peu nombreux (ils sont 3). Il ne reste plus qu'à espérer que les performances fassent taire ces critiques.

 

La finition globale du ventirad elle par contre ne souffre d'aucun reproche.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Kama Cross est très simple: 3 modules de rétention qui se fixent chacun avec 4 petites vis, et un tube de pâte thermique Sil-More.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec toutes ses zones vides le Kama Cross n'est vraiment pas un ventirad lourd puisqu'il ne pèse que 526g ventilateur compris.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Quelle belle base, le savoir faire de Scythe en la matière est vraiment impressionnant. Pour une fois la finition de la base du Kama Cross n'est pas cuivrée mais argentée, mais le résultat est toujours aussi saisissant (si ce n'est plus encore) avec une surface parfaitement polie et un effet miroir parfait.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Pour installer le Kama Cross sur notre Gigabyte 965P-DS3, seul le module de rétention S775 et les 4 petites vis sont nécessaires.

 

 

La première étape consiste donc bien entendu à fixer le module de rétention sur la base du radiateur. Les têtes des vis sont assez grosses ce qui permet d'utiliser un tournevis cruciforme très classique et de serrer sans "dérapages" qui risquent de détériorer ces vis précieuses.

 

 

Ensuite c'est comme souvent avec Scythe un système de fixation "radbox" qui est utilisé. L'accès aux clips est très bon sur le Kama Cross, l'installer est une formalité.

 

 

Nous avons également souhaité tester le Kama Cross équipé d'un ventilateur 120mm. Nous avons pour cela choisi l'Advance VA-120, qui tourne à 1200tpm et offre alors un débit comparable au ventilateur 100mm qui équipe d'origine le Kama Cross. L'occasion de comparer ainsi directement l'impact éventuel de la taille du ventilateur.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Kama Cross n'est pas vraiment un performeur. Ses 69° sont néanmoins acceptables étant donné son prix agressif, surtout qu'il n'est qu'à 49dBA pour les atteindre, mais de nombreux autre ventirads ont des performances comparables si ce n'est meilleures tout en étant dans la même gamme de prix.

 

Résultat ce qui cause la perte du Kama Cross c'est qu'une fois sous-volté les performances s'effondrent, et que finalement l'utilisation d'un 120mm n'apporte aucune amélioration.

 

 

 

Verdict:

 

Dès lors difficile de trouver au Kama Cross un intérêt particulier. Il n'est pas mauvais, mais pas bon non plus... Il n'est pas bruyant mais ne fonctionne pas très bien en mode très silencieux... Son atout reste donc son prix, 31€ c'est très bas, mais d'un autre côté même à ce prix là plusieurs modèles affichent déjà des performances bien meilleures...

 

Le Kama Cross n'emporte donc pas nos faveurs malgré son design original et son prix agressif.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Scythe Katana 2

 

 

 

Présentation:

 

 

Remplaçant unique des précédents Katana et Katana Cu, le Katana 2 est le ventirad au format tour d'entrée de gamme chez Scythe.

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, même le vieux S478, le Katana 2 affiche un prix réduit mais pas tout à fait comparable aux véritables modèles premier prix, généralement à moins de 20€.

 

Il affiche également des dimensions plus généreuses avec près de 15cm de haut et un ventilateur de 100mm plutôt que le classique 92mm.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'impression laissée par le Katana 2 est plutôt bonne pour un modèle à 25€ à peine. Les 3 caloducs sont bien mis en valeur avec des embouts chromés, les ailettes sont profondes et le ventilateur, fixé sur un support afin de ne pas être au contact direct des ailettes, affiche une taille raisonnable, juste milieu entre les 92mm qui paraissent parfois un peu légers, et les 120mm très imposants et difficilement conciliables avec des ventirads premier prix.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Katana 2 est un ne peut plus simple: 4 vis qui servent à fixer le système adéquat, S478, S775 ou AMD, et un petit sachet de pâte thermique de qualité moyenne.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 529g ventilateur compris, le Katana 2 affiche un poids tout à fait raisonnable pour un ventirad tour de près de 15cm de haut.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Malgré le prix bas le Katana 2 n'a pas subit la loi des coût, et sa base est de très bonne, bien polie et avec un effet miroir de très bonne facture.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur plateforme S775 se fait juste à l'aide de 4 vis et d'un module de fixation...

 

 

... qui vient se placer sur le pourtour de la base du radiateur.

 

 

Il suffit ensuite d'installer le Katana 2 tel un Radbox Intel.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Katana 2 sont tout à fait respectables pour un modèle de sa gamme de prix. Malgré un niveau sonore respectable de 52dBA qui le place parmi les modèles "audibles" mais donc non bruyants, il parvient à se maintenir sous les 70°.

 

Une fois sous-volté les performances baissent assez fortement jusqu'à atteindre 75°, mais en contrepartie le ventirad devient quasi inaudible à 43dBA.

 

 

 

Verdict:

 

Le Katana 2 est en soit un modèle tout à fait correct qui fait honneur à l'entrée de gamme Scythe et offre globalement de meilleures prestations que le Katana Cu qu'il remplace, ce dernier étant pourtant lui en cuivre. On lui reprochera juste l'absence de système de gestion de la vitesse du ventilateur, et son prix un rien trop élevé pour réellement prétendre à l'entrée de gamme.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Katana Cu

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Katana Cu est un modèle de milieu de gamme Scythe entièrement en cuivre. De format "tour" il se distingue par une inclinaison assez prononcée qui permet au ventilateur de souffler vers la carte mère (mosfets ou barrettes mémoire au choix de l'utilisateur).

 

Caractéristiques principales:

 

La principale remarque à faire sur ces caractéristiques est bien sûr l'absence de prix associé au Katana Cu. La raison est que Scythe a depuis quelques temps lancé le remplaçant des Katana et Katana Cu: le Katana 2. Ce modèle, unique, n'est par contre pas disponible en version full cuivre comme l'est le Katana Cu que nous testons. Dommage, c'est toujours agréable d'avoir sous les yeux un radiateur entièrement en cuivre.

 

Autre bon point pour le Katana Cu: malgré donc un placement en "milieu de gamme" il intègre un variateur de vitesse qui vient se placer à l'arrière du boîtier.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Katana Cu est globalement un bel ouvrage à la finition soignée.

 

Une remarque sur les ailettes tout de même: elles sont excessivement fines, et donc fragiles, la moindre mauvaise manipulation ou choc peut en plier plusieurs.

 

Enfin un détail traduit son placement en milieu de gamme: ses 2 caloducs uniquement, mais leur diamètre est encourageant.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Katana Cu est pour le moins original, avec une grosse plaque qui attire de suite l'attention. Des barres fines sont également présentes et inhabituelles dans les bundles pour ventirads. On devine que Scythe a tenté d'innover en ce qui concerne les systèmes de fixation de son Katana Cu.

 

On retrouve à côté de cela le classique petit sachet de pâte thermique de marque Silmore qui accompagne toujours les ventirads Scythe malgré son conditionnement et ses performances médiocres.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Bien que d'une conception full cuivre le Katana Cu, du haut de ses quasi 14cm, ne pèse que 548g, un poids tout à fait raisonnable.

 

La raison est, comme nous l'évoquions lors de l'observation du ventirad, l'extrême finesse des ailettes en cuivre.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Katana Cu est très belle, et il est très rare de trouver une base polie et à effet miroir quasi parfait dans le milieu de gamme. Après déjà une très belle base sur son Infinity, Scythe semble ici démontrer un réel désir de proposer cette même qualité même sur des modèles un peu moins chers.

 

Ne vous formalisez pas sur les rayures de notre modèle de test, il s'agit en effet d'un Katana Cu "d'époque" qui en a vu des vertes et des pas mûres.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces nécessaires à l'installation en S775 sont assez nombreuses.

 

Vient tout d'abord la plaque arrière, puis deux barres avec encoches que l'on vient avec des rondelles en plastique et des vis fixer sur la face avant en les vissant avec la plaque arrière.

 

Parallèlement à cela on visse sur la base du radiateur la grosse plaque de maintien.

 

 

Il reste alors à placer le ventirad, puis à glisser les petites pattes de fixations dans les encoches du support posé sur la carte mère, puis à visser en leur milieu des vis longues afin de faire en sorte que les pattes de fixation viennent forcer dans les encoches du support, maintenant ainsi le Katana Cu en place.

 

Scythe a souhaité innover donc avec son système de fixation, mais force est de constater que l'idée n'est pas à reproduire. Non seulement l'installation n'est pas simple mais qui plus est elle ne donne pas un sentiment de sécurisation suffisante en cas de déplacement de la configuration, un comble pour un système entièrement métallique et utilisant une plaque arrière.

 

 

 

Mesures:

 

 

Pour un modèle de milieu de gamme le Scythe Katana Cu se débrouille plutôt bien. A pleine vitesse son bruit est clairement désagréable, mais lorsqu'on le sous-volte à l'aide du variateur, fourni pour une fois dans la gamme Scythe, il parvient à devenir tout à fait silencieux tout en maintenant finalement des performances assez bonnes: +6° mais -16dBA !

 

 

 

Verdict:

 

Scythe a signé avec le Katana Cu un bon modèle de milieu de gamme, proposant le full cuivre et un variateur à un prix satisfaisant (un peu moins de 30€ quand il était encore en vente) et avec des performances tout à fait correctes.

 

Ses performances, sans être de pointe, le plaçaient dans les meilleures positions de sa gamme de prix, surtout une fois sous-volté, domaine dans lequel il excelle. Mais son système de fixation tiré par les cheveux a incité Scythe à sortir une nouvelle révision: le Katana 2, malheureusement uniquement disponible avec les ailettes en aluminium et sans variateur, même s'il est globalement tout aussi si ce n'est un peu plus performant.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Mine RevB

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le Mine RevB, Scythe signe une nouvelle tentative, cette fois-ci le principe du ventirad "sandwich", avec le ventilateur qui vient se placer entre 2 zones d'ailettes.

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, y compris S478, le Mine RevB ne possède malgré ses 15cm de haut qu'un ventilateur de 100mm de diamètre. Comme souvent chez Scythe aucun système de gestion de la vitesse de rotation n'est prévu par la marque, avec une simple alimentation 3 pins.

 

Le prix lui est plutôt raisonnable avec 34€, il reste à voir si les performances permettent de concrétiser cette éventuelle "bonne affaire".

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La conception globale du Mine RevB est plutôt engageante et bien réalisée, néanmoins quelques détails étonnent, comme le faible diamètre des caloducs, de plus au nombre de 3 seulement, ou encore cette grosse zone vide au milieu de la base du radiateur, rien ne venant prendre place à l'exception des barres de maintien du ventilateur central qui d'ailleurs semble un peu petit, un modèle 100mm tel celui employé sur le Katana 2 aurait été plus adapté à la taille du Mine RevB.

 

La qualité de fabrication reste elle très bonne, du pur "Scythe".

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle est lui aussi dans la pure tradition Scythe, simple au possible, avec même ici l'absence totale de vis. on retrouve comme souvent 3 kits de fixation, S478, S775 et AMD, avec donc la particularité qu'ils se placent sur la base du radiateur sans même l'usage de vis, juste par des clips.

 

On retrouve également la pâte thermique Sil More blanche que nous avions eu l'occasion de tester dans notre comparatif de pâte thermique, sans grand succès au niveau des performances...

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le Mine RevB est plutôt léger pour un modèle de 15cm de haut, seulement 587g ventilateur compris, un chiffre rare. Il faut dire que l'usage d'un ventilateur 92mm fait baisser la masse totale sensiblement, les 92mm étant parfois jusqu'à 2 fois moins lourds que leurs homologues de 120mm.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Sans surprise la base est magnifique, le savoir faire en la matière de Scythe n'est plus à prouver. La base du Mine RevB est de plus particulièrement large l'impression de travail bien fait est encore décuplée dans ces conditions.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le système de fixation LGA775 du Mine RevB est donc juste composé de 2 pattes de fixation venant se positionner de chaque côté de la base du radiateur...

 

 

... en les clipsant le plus simplement du monde, il faut juste bien pousser jusqu'à entendre le petit "clic" en fin de course.

 

 

L'installation sur la carte mère se fait alors avec les habituels clips de fixation chers à Intel.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Mine RevB sont un peu décevantes. sans être particulièrement mauvaises, elles ne reflètent pas ce que l'on peut attendre d'un ventirad Scythe à un prix proche de ceux des Mugen ou Ninja + RevB.

 

Une fois sous-volté pour un maximum de silence, le Mine RevB agonise d'ailleurs, le ventilateur en sandwich n'ayant visiblement plus assez de force pour faire transiter un flux d'air correct entre toutes ces ailettes de chaque côté.

 

 

 

Verdict:

 

Pas vraiment plus performant qu'un Katana 2 pourtant moins cher, agonisant une fois sous-volté, le Scythe Mine RevB ne nous a vraiment pas convaincu au sein de cette gamme Scythe très concurrentielle.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Scythe Mugen

 

 

 

Présentation:

 

 

Remplaçant l'Infinity dans la gamme de la marque, le Scythe Mugen se veut encore plus extrême avec le même radiateur imposant, mais un ventilateur amélioré disposant de 9 pales et d'un rotor miniature pour maximiser le souffle.

 

Caractéristiques principales:

 

Scythe reste fidèle à sa compatibilité maximale, y compris avec le S478.

 

Tout comme l'Infinity le Mugen affiche une hauteur de 16cm, et le prix reste équivalent à celui de son prédécesseur puisque l'on trouve le Mugen aux alentours de 40€, un prix respectable pour un si gros ventirad, comprenant un ventilateur dans son bundle.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le radiateur, inchangé donc par rapport à l'Infinity, est toujours aussi impressionnant. Non seulement les ailettes sont particulièrement profondes donnant un radiateur presque cubique, mais de plus elles sont doublées au niveau des caloducs donnant ce design si particulier.

 

La nouveauté est donc l'apparition d'un ventilateur très différent du modèle précédent. Il s'agit en fait d'un Slipstream, gamme récente de ventilateurs Scythe qui a la particularité de posséder 9 pales contre souvent 7 sur les 120mm, mais également un rotor de taille réduite, ce qui laisse donc plus de surface aux pales.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Mugen ressemble beaucoup à celui de l'Infinity et de plusieurs autres modèles Scythe, ceux bénéficiant des kits de fixation sans vis.

 

Une nouveauté intéressante fait néanmoins son apparition: une nouvelle pâte thermique. Toujours de marque Sil-More, elle est néanmoins très différente de la pâte blanche assez liquide utilisée jusqu'à présent. Grise, elle est plus "sèche" et difficile à manipuler, mais également sensiblement plus performante d'après nos essais! Un bon point donc car il s'agissait là d'une des principales critique récurrente sur les bundle Scythe. Il ne manquerait plus qu'un potentiomètre et que cette pâte thermique soit fournie en seringue et non sachet peu pratique et les bundle Scythe deviendraient des références... nous n'en sommes malheureusement pas là encore...

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Comme prévu le radiateur du Mugen affiche le même poids que celui de l'Infinity avec 813g, confirmant qu'il n'y a pas eu la moindre amélioration d'apportée entre les 2 versions.

 

 

le Slipstream utilisé par contre affiche lui une masse très intéressante, 117g seulement ce qui est bien peu pour un 120mm, plutôt aux alentours des 150g en général. Le poids total de l'ensemble est donc ici de 930g, contre 966g à l'Infinity. Une baisse très légère donc puisqu'uniquement due au ventilateur, mais une baisse tout de même, à un tel poids chaque amélioration même légère compte.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base est toujours aussi bonne, surface parfaitement lisse et effet miroir prononcé: la combinaison gagnante dans le coeur des consommateurs.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur plateforme S775 du Mugen se fait à l'aide des pattes de fixation qui viennent se clipser sur le côté de la base du radiateur, comme cela était déjà le cas avec l'Infinity, et un système repris pour d'autres modèles par Scythe, tels les Mine RevB ou Shuriken par exemple.

 

 

Un jeu d'enfants...

 

 

Il reste alors à installer le ventirad sur la carte mère, et là par contre malheureusement les choses se corsent. En effet si le système en lui même est classique, avec les clips de fixation typiques d'Intel, la démesure du radiateur rend leur accès très compliqué, et fixer le ventirad relève de la gageur. Scythe aurait été bien inspiré tout de même de tenter d'améliorer cela en passant de l'Infinity au Mugen mais ce ne fut pas le cas... Après quelques coupures et 2 ou 3 envies de jeter le ventirad par la fenêtre on parvient tout de même à ses fins.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Mugen sont en légère amélioration, mais son niveau sonore augmente lui aussi un peu en contrepartie, voici l'effet apporté par le Slipstream donc, en tout cas à vitesse initiale. Ces performances placent le Mugen dans la bonne moyenne des ventirads, mais sans parvenir à réellement se distinguer en termes de performances, un comble pour un tel monstre.

Une fois sous-volté le nouveau ventilateur s'avère plus efficace que l'ancien, 2 degrés de gagnés pour un niveau sonore équivalent, un bon point donc pour le Slipstream qui s'avère efficace à faible vitesse pour refroidir les radiateurs. Quel dommage que Scythe ne pense pas que ses acheteurs puissent souhaiter justement régler cette vitesse à leur guise.

 

 

 

Verdict:

 

Le Mugen est un ventirad énorme et assez performant, doté d'un ventilateur désormais de très bonne qualité. Le problème est un bundle ne disposant pas de système de régulation de vitesse, une installation catastrophique et des performances qui finalement sont un rien décevantes pour un tel monstre. Le Mugen se rattrape heureusement avec un prix agressif, 40€ ventilateur compris, mais cela ne justifie pas pour nous son achat pour autant.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Ninja + RevB

 

 

 

Présentation:

 

 

Initialement conçu pour être un radiateur passif, le Scythe Ninja s'est ensuite vu équiper d'un ventilateur pour devenir le Scythe Ninja+, puis finalement changer une nouvelle fois de ventilateur et de systèmes de fixation pour être produit sous la dénomination "Ninja+ RevB".

 

Tout au long de ses évolutions, et malgré les années écoulées, le radiateur en lui même n'a pas changé, preuve que Scythe est convaincu d'avoir là réalisé un excellent refroidisseur. Nous allons voir ce qu'il en est réellement.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Scythe Ninja+ RevB est à mettre dans la famille des très grand ventirads "tour" avec son grand frère l'Infinity, le modèle le plus haut de gamme de la marque.

 

Son prix moyen confirme son positionnement derrière l'Infinity, mais d'un rien. Le signe que les deux modèles seraient finalement très proches en termes de performances ?

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Une nouvelle fois le travail de Scythe est impressionnant. D'une belle finition globale, le radiateur du Ninja+ RevB est imposant et donne une impression de travail sérieux.

 

Les 6 gros caloducs (un de plus que l'Infinity) traversent la base du radiateur dans deux directions différentes, donnant un radiateur parfaitement identique sur toutes ses faces, un bon gros cube nous pourrions dire.

 

Une remarque intéressante: les ailettes du Scythe Ninja+ RevB sont particulièrement espacées. Nous verrons plus tard si cela a une influence sur ses performances. Ces ailettes sont par contre assez souples et ont tendance à s'écraser en haut du radiateur.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Ninja+ RevB est très simple, puisqu'à chaque type de socket va correspondre un module de rétention approprié, qu'il suffit de visser sur la base du radiateur.

 

L'absence de plaque arrière étonne par contre. Allons-nous avoir droit à une mauvaise surprise comme pour le montage fastidieux de l'Infinity ?

 

On retrouve une nouvelle fois sinon la pâte thermique Silmore, peu pratique, et un ventilateur de 120mm de la marque Scythe décrit comme étant silencieux avec ses 1200tpm en 12V, et pas d'accessoire pour le sous-volter.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radiateur du Scythe Ninja+ RevB, même s'il est un des plus gros de notre comparatif, affiche un poids élevé mais restant raisonnable avec 621g, surtout comparé à l'Infinity (200g de différence). Le nombre assez réduit d'ailettes en aluminium n'y est certainement pas étranger.

 

 

Dans sa première révision, le Ninja+ était équipé du même ventilateur que le Scythe Infinity, que nous avons mesuré à 148g. Avec le nouveau ventilateur équipant la RevB Scythe à réussi le tour de force d'alléger son ventilateur de près de 20g avec 129g seulement.

 

Résultat le "monstre" Scythe Ninja+ RevB accuse sur la balance finalement un poids total de 750g plutôt bas pour un si gros ventirad. C'est par exemple plus de 215g mieux que l'Infinity et même moins que le Noctua NH-U12F pourtant de dimensions plus réduites.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Fidèle à ce que nous avons déjà pu voir sur l'Infinity et le Katana Cu, Scythe propose une nouvelle fois avec le Ninja+ RevB une base de premier choix, avec un effet miroir saisissant.

 

 

 

Installation S775:

 

 

 

Comme nous le disions lors de la présentation du bundle, l'installation sur S775 (comme pour les autres sockets) ne nécessite que 4 petites vis et le module de rétention adapté au socket d'Intel.

 

Le système en lui même reprend le principe de clips du radbox Intel, une solution déjà adoptée sur l'Infinity avec un résultat pas très heureux...

 

 

Heureusement les choses se passent bien mieux ici. La raison est toute simple: la forme du Ninja+ RevB permet un accès correct aux clips de fixation. Il faut toujours ne pas avoir de trop gros doigts pour mettre le ventirad, en essayant de pousser bien verticalement les clips, mais ce qui était un calvaire sur l'Infinity, le démontage, est ici facilité par la présence d'échancrures aux quatre coins du radiateur. Il est en effet possible avec le Ninja+ RevB de passer le bout d'un tournevis plat pour passer les clips en mode "débloqué", cela peut paraître insignifiant comme détail mais je peux vous assurer qu'à l'usage cela change tout.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les mesures avec ventilateurs sont pour le moins surprenantes. En effet alors que l'Infinity était censé être le meilleur modèle de la gamme Scythe, le Ninja+ RevB obtient exactement les mêmes performances, et les mêmes niveaux sonores tant en 12V qu'une fois sous-volté avec un fanmate 2 de Zalman.

 

Le Ninja+ RevB obtient des performances assez bonnes malgré un ventilateur silencieux à 1200tpm seulement, et supporte également très bien le sous-voltage comme le laissais présager sa conception pour le passif.

 

 

Notre Ninja+ RevB confirme ses prédispositions pour le passif avec seulement 52° en idle et un temps moyen de 9 minutes 30 en charge avant que la protection thermique du processeur ne se déclenche, un des meilleurs résultats de notre comparatif.

 

La raison de ces excellentes performances est, comme nous l'évoquions dans la présentation du ventirad, l'écartement des ailettes plus grand que chez ses concurrents directs. Si avec une ventilation forcée des ailettes rapprochées ne posent pas de problème, sans flux d'air elles stockent l'air chaud qui ne parvient pas à s'échapper de cet espace confiné. Cette situation est limitée avec le Ninja+ RevB, et ses nombreux caloducs aident également beaucoup à acheminer la chaleur jusqu'à ces fameuses ailettes.

 

 

 

Verdict:

 

Là où l'Infinity/Mugen échoue, le Ninja+ RevB l'emporte lui... Plus léger, plus facile à installer et désinstaller, le Ninja+ RevB pour un prix un rien plus bas affiche même des performances identiques à celle de l'Infinity/Mugen... voire meilleures en passif !

 

Le Ninja+ RevB est peut-être bien la plus belle réussite de Scythe, un ventirad qui pèche par son bundle mais offre des prestations homogènes à un prix raisonnable et en silence et a lancé définitivement la marque sur le marché des ventirads.

 

Néanmoins l'heure de la retraite a sonné pour le Ninja, et le Ninja 2 est désormais sur le marché, à prix comparable et performances encore un peu meilleures. Le choix d'un Ninja+ RevB n'est donc plus réellement conseillé.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Scythe Ninja 2

 

 

 

Présentation:

 

 

2008 est l'année du renouveau pour le Scythe Ninja. Après avoir été proposé sous la référence Ninja (sans ventilateur), puis Ninja + (avec ventilateur), Ninja+ RevB (ventilateur un peu meilleur) et même à nouveau Ninja+ RevB (sans changement de nom) avec un ventilateur d'un nouveau genre encore amélioré, voici semble-t-il venue l'heure de la retraite pour ce ventirad qui restera comme le modèle qui a rendu célèbre Scythe. Son remplaçant, le Ninja 2 arbore un design très proche, mais Scythe annonce avoir amélioré quelques petits points pour le rendre encore meilleur. Qu'en est-il en pratique ?

 

Caractéristiques principales:

 

Le Ninja 2 conserve des caractéristiques très proches du Ninja+ RevB dans sa dernière version. On retrouve ainsi un radiateur de 15cm de haut environ, compatible tous sockets, accompagné d'un ventilateur de la famille SlipStream qui a la particularité de posséder un rotor de très faible diamètre et neuf pales, lui permettant d'atteindre des puissance de souffle intéressantes malgré une faible vitesse de rotation, 1000tpm en l'occurrence.

 

Pour ce qui est du prix c'est une bonne nouvelle, Scythe ne l'a en rien augmenté et à peine le ventirad sorti, il est déjà possible de le trouver à 35€ et même moins.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'air de famille est indéniable avec le Ninja premier du nom, et au premier coup d'oeil on pourrait même se demander où sont réellement les différences. Elles sont là mais légères, comme l'inclinaison des caloducs qui n'est plus la même par exemple, ou les échancrures aux coins des ailettes qui ont disparu. Une autre différence, elle importante: le nombre d'ailettes passe désormais de 23 à 27. Si sur le principe c'est effectivement un avantage pour le Ninja 2, nous nous rappellerons que les ailettes très écartées du Ninja étaient une des principales raisons de ses performances excellentes en passif...

 

Pour ce qui est de la qualité de fabrication et de la finition rien à dire: c'est excellent.

 

 

 

Bundle:

 

 

Bundle classique pour le Ninja 2, on retrouve 3 kits de fixation dont un étonnamment destiné au S478 d'Intel, pourtant retraité depuis un moment désormais. Chaque kit se fixe sur la base du radiateur à l'aide de petites vis, puis à la carte mère sans l'aide de plaque arrière.

 

Un petit sachet de pâte thermique et le ventilateur avec ses attaches viennent complèter le bundle.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Sur la balance le Ninja 2 affiche tout de même 702g, soit 81g de plus que le radiateur Ninja premier du nom. Les 4 ailettes supplémentaires n'y sont certainement pas étrangères.

 

 

Le ventilateur lui en revanche, grâce à son rotor miniaturisé est un modèle de légèreté avec 119g, à comparer par exemple aux 170g du NF-P12 de Noctua. On arrive donc à un total de 821g, du classique pour un gros ventirad tour.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Comme on pouvait s'y attendrede la part de Scythe, la base en cuivre nickelé du Ninja 2 est un modèle du genre, un véritable miroir.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous le précisions dans la présentation du bundle, le kit d'installation se compose d'un module à placer sur la base du radiateur à l'aide de 4 petites vis.

 

 

Scythe a par contre eu la bonne idée de choisir des vis à tête large malgré leur petitesse, permettant ainsi d'utiliser un tournevis classique et non de précision.

 

 

La fin de l'installation se déroule comme pour celle d'un radbox. Il faut faire attention à bien placer les clips dans leur position de montage (tourner les têtes dans le sens inverse des flèches) et bien pousser jusqu'à entendre un "clic". Les dimensions imposantes du Ninja 2 n'aident pas à la manoeuvre mais installer le radiateur sans son ventilateur se déroule tout de même plutôt bien car de la place a été laissée sous les ailettes. Gros doigts s'abstenir tout de même, car si place il y a elle n'est pas bien grande.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Ninja 2 est il faut le dire une très bonne surprise en 12V. Il se permet de distancer un peu le Nnja+ RevB que nous avions testé précédemment (la version équipée du ventilateur "normal" par contre, pas du Slipstream), tout en étant plus silencieux: 46dBA contre 49.

 

Sans pouvoir prétendre bien sûr à la meilleure place, le Ninja 2 s'immisce ainsi dans le groupe des outsiders, parmi des références phares comme le Noctua NH-U12P rien que celà ! En effet si l'on compare à niveau sonore équivalent, le Noctua doit être équipé du module LNA pour être aussi silencieux que le Ninja 2 en 12V, et côté performances les deux ventirads se tiennent alors à 1° près.

 

Utiliser un fanmate avec le Ninja 2 sera à recommander uniquement aux véritables accrocs du silence qui ont une configuration quasi entièrement fanless, car si le Ninja 2 devient effectivement quasi inaudible (à 10cm on n'est toujours pas sûr d'entendre le ventilateur tourner), en revanche les performances chutent sensiblement. Etant donné que le Ninja 2 est déjà silencieux en 12V... à quoi bon pour 95% des utilisateurs.

 

 

Après des performances en amélioration pour ce qui est du refroidissement actif, nous nous attendions plutôt à des performances en baisse en mode passif, principalement à cause du rapprochement des ailettes par rapport au Ninja original. Il n'en est pourtant rien, et là aussi le Ninja 2 obtient de très bons résultats. La température au repos est en baisse par rapport à notre test du Ninja+ RevB, 48° pour le Ninja 2 contre 52° à son aîné, et en pleine charge les deux radiateurs font jeu égal avec 9min30 avant que la sécurité thermique de notre processeur ne se déclenche.

 

 

 

Verdict:

 

Le Ninja 2 est le digne successeur du Ninja+ RevB. Des performances globalement équivalentes en passif, qui le placent en très bonne position pour sa gamme de prix, et des performances en hausse avec ventilateur, le mettant au coude-à-coude avec des références du marché telles que le Noctua NH-U12P... tout en étant bien moins cher: 35€ environ.

 

Ceux qui veulent les performances avant tout seront un peu déçus par le ventilateur qui ne tourne qu'à 1000tpm au maximum, mais les amateurs du rapport performances / prix / bruit ont là un des meilleurs modèles du marché à n'en pas douter. Le Ninja+ RevB en faisait déjà partie, son successeur ne fait qu'assoir un peu plus encore le savoir-faire de Scythe en la matière.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 5 sur 5.

 

 


 

Scythe Ninja Mini

 

 

 

Présentation:

 

 

Fort du succès rencontré par le Ninja+ RevB, Scythe a lancé par la suite le Ninja Mini, version comme son nom l'indique réduite du Ninja+ et dotée cette fois-ci d'un ventilateur 80mm seulement. Les performances seront-elles toujours de la partie ?

 

Caractéristiques principales:

 

Avec seulement 11.3cm de haut, le Ninja Mini porte vraiment bien son nom. Compatible tous sockets il est surmonté d'un ventilateur de 80mm seulement justifié par sa faible hauteur, mais toujours proposé sans régulation de vitesse.

 

Un regret tout de même: le prix ne suit pas la tendance des dimensions, et le Ninja Mini est à peine moins cher que sont grand frère le Ninja+ RevB.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Reprenant un design très proche donc de celui du Ninja+ RevB, avec la même base surplombée d'un gros radiateur et dont s'échappent pas moins de 6 caloducs en U, le Ninja Mini ne manque pas de mine. Seule sa hauteur choque quelque peu, on a vraiment l'impression qu'il lui manque quelques centimètre, et que par exemple faire un modèle de 12.5cm de haut avec un 92mm aurait été plus judicieux, rares étant les boîtiers qui nécessitent 11.3cm de haut tandis que 13cm est une limite courante.

 

La qualité est elle au rendez-vous, un très bel ouvrage mis en valeur par les embouts des caloducs ou encore cette forme très particulière et très pratique (nous y reviendrons plus tard) des ailettes.

 

 

 

Bundle:

 

 

On ne change pas une équipe qui gagne comme qui dirait, et les satisfactions et déceptions sont les mêmes avec le bundle du Ninja Mini qu'avec les autres modèles de la marque. Scythe a ici opté pour la fixation à 4 vis sur la base du Ninja Mini comme pour son aîné, avec donc 3 modules au choix à installer, S478, S775 ou AMD.

 

On retrouve à côté de cela des pattes de maintien pour ventilateur 80mm tel celui fourni par Scythe, mais également 92mm pour ceux qui souhaiteraient y installer un modèle plus grand. La pâte thermique est elle toujours la Sil-More bas de gamme blanche, et inutile donc de chercher un potentiomètre par exemple pour modifier la vitesse de rotation du ventilateur.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

De dimensions réduites, le Ninja Mini par contre n'est vraiment pas un poids plume ! 518g pour un modèle tour si peu haut, et sans ventilateur est un chiffre impressionnant, il faut dire que la conception très trapue, presque cubique et dense du Ninja Mini laissait présager un tel résultat. Le Ninja+ RevB avec 621g n'est tout de même qu'à 100g de plus malgré ses 4cm supplémentaires, étonnant.

 

 

Le ventilateur étant un 80mm, sa masse à lui reste raisonnable avec 67g. Cela porte le poids de l'ensemble à 585g, un total raisonnable mais tout de même élevé pour un si petit ventirad.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Ninja Mini est à la mesure des autres bases proposées par la marque: excellente. Un effet miroir saisissant, mis en valeur par la base nickelée.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme toujours un montage comportant peu de pièces chez Scythe...

 

 

... il suffit dans un premier temps de visser le module de rétention S775 sur la base du Ninja Mini...

 

 

... puis de fixer le tout sur la carte mère avec les classiques pins Intel. A noter que la forme "Ninja" se prête plutôt bien au montage, la place pour le passage est limite mais à peu près suffisante, et surtout pour le démontages les grandes échancrures aux 4 coins du radiateur permettent de glisser un tournevis plat afin d'avoir accès aux têtes des pins et de les tourner dans le sens de la flèche avant de tirer.

 

Une idée simple mais qui facilite beaucoup la tâche, il aurait été bon de voir cette échancrure reprise sur des modèles de la marque tels que la Mugen qui lui est une catastrophe à installer.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Ninja Mini s'avère malheureusement assez décevant à l'heure des mesures. Il perd en 12V déjà 5° par rapport au Ninja+ RevB, tout en étant sensiblement plus audible avec 55dBA contre 49 pour le Ninja+.

 

Une fois sous-volté le constat s'aggrave encore puisque si le Ninja Mini parvient à devenir très silencieux, les performances elles ne suivent pas avec 79° en charge.

 

 

 

Verdict:

 

La tentative Ninja Mini était louable, tant le Ninja+ RevB constitue une base réussie et plébiscitée. Mais le Ninja Mini ne parvient pas à en tirer la quintessence, peut-être à cause de dimensions un peu trop revues à la baisse. Des performances en forte baisse, un bruit lui en forte hausse, le tout pour un prix quasi égal, non ce Ninja Mini n'est malheureusement vraiment pas une réussite ni un modèle que nous vous conseillons d'acquérir.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Scythe Orochi

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Orochi est le plus gros monstre de la gamme Scythe, un exercice de style impressionnant censé montrer le savoir faire de la marque pour obtenir des performances extrême avec un silence pourtant remarquable. Pari réussi ?

 

Caractéristiques principales:

 

Fidèle à son souhait de présenter un modèle compatible tous sockets, Scythe nous propose ici par contre un Orochi qui aura bien du mal à rentrer dans votre boîtier, en tout cas dans sa configuration de base, puisque le radiateur, une fois surmonté de son ventilateur 140mm, mesure 18cm de haut ! Un boîtier grande tour sera donc un minimum, il faudra s'assurer que la largeur de votre tour soit d'au moins 22cm en tout pour un montage tel qu'indiqué par Scythe d'origine, ou alors tout simplement avoir un boîtier ouvert (voire pas de boîtier du tout...)

 

Une alternative est néanmoins possible, mettre le ventilateur sur le côté du radiateur pour ramener la hauteur totale à 15.5cm et ainsi rendre le ventirad compatible avec la majorité des boîtiers, nous verrons par la suite quelle influence cela a sur les performances de l'Orochi.

 

Le ventilateur est lui donc un 140mm, ayant la particularité de tourner à très faible vitesse, au point d'être quasi inaudible ! Scythe joue donc clairement la carte du silence avec l'Orochi, au détriment par contre des overclockeurs par exemple qui ne pourront se satisfaire d'un ventilateur avec si peu de souffle.

 

Enfin le prix constaté est à la démesure du ventirad, 60€, un prix finalement pas si élevé que cela étant donné que le ventilateur 140mm est compris dans le prix, le concurrent direct de l'Orochi, le Thermalright IFX-14, est lui par exemple vendu sans ventilateur à ce prix...

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Inutile de tergiverser: l'Orochi est le plus énorme des ventirads actuel, dépassant même allègrement les dimensions de l'IFX-14 par exemple. Sur le dernier cliché il est ainsi à côté du HR-01 Plus de Thermalright, un radiateur au format tour de dimensions assez élevées, puisqu'il fait 16cm de haut. Il a pourtant l'air tout petit à côté de l'Orochi...

 

Ce qui saute aux yeux avec l'Orochi en plus de sa taille démesurée c'est la présence de pas moins de 10 caloducs. Scythe les a empilés en 2 couches de 5 caloducs chacune, pour un résultat visuel qui laisse sans voix.

 

La qualité est elle bien sûr au rendez-vous, avec par exemple des ailettes bien serties malgré leur très grande taille, et bien espacées comme pour le Ninja+ RevB, ce qui laisse présager de bonnes performances en passif.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Orochi diffère sensiblement de la tendance actuelle chez Scythe et pour cause: hors de question avec un si gros ventirad d'adopter un système de fixation aussi basique que les clips en plastique Intel. Apparaît donc une plaque pour l'arrière de la carte mère pour la fixation S775, ainsi que 2 pattes de maintien.

 

A noter également la présence de la nouvelle pâte thermique Sil-More un peu plus performante, ainsi donc qu'un ventilateur 140mm qui a la particularité d'avoir des orifices aux dimensions classiques d'un ventilateur 120mm. Les tiges prévues par Scythe pour installer le 140mm seront donc parfaitement compatibles avec des ventilateurs 120mm classiques.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Ouch ! Avec 1136g sans ventilateur l'Orochi est de loin le modèle le plus lourd de ce comparatif.

 

 

Le 140mm fourni n'est pas trop lourd, 134g seulement soit un poids que bien des 120mm dépassent. Il n'empêche que l'Orochi atteint donc 1280g avec ventilateur, un poids qui rebutera bien des utilisateurs.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base de l'Orochi étonnamment est un peu inférieure à ce que Scythe nous avait habitué, avec de légère stries espacées et un effet miroir marqué par ces stries.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces nécessaires à l'installation de l'Orochi sont donc un peu plus nombreuses que d'habitude chez Scythe, avec une plaque arrière, deux barres de maintien, et un module de fixation. 8 vis sont en tout requises.

 

 

La première étape consiste à visser classiquement un module sur la base de l'Orochi.

 

 

Il faut ensuite préparer la carte mère avec la plaque arrière et les 2 barres de maintien, l'installation se faisant avec 4 vis et des rondelles en plastiques isolantes. Une particularité dans ce système: il se visse par l'arrière de la carte mère ce qui est à la fois rare et peu pratique.

 

 

Pour finir il reste à monter l'Orochi, là tout se passe plutôt bien, avec des pattes de fixation qui viennent se clipser dans des encoches assez naturellement, il faut juste bien s'assurer que les clips sont complètement.... clipsés !

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances de l'Orochi sont exceptionnelles, parvenant à descendre jusqu'à 58°. Cela n'en fait pourtant pas le meilleur performeur de ce comparatif, l'IFX-14 faisant un peu mieux.

 

Mais là où l'Orochi est très à l'aise, c'est lorsque le souffle du ventilateur diminue. Il parvient ainsi par exemple à faire jeu égal avec l'IFX-14 lorsque tous 2 sont équipés d'un Tricool en vitesse minimum.

 

On remarque également qu'avec son ventilateur d'origine les performances sont bonnes, 65°, mais avec un niveau sonore de 42dBA ! Le ventilateur est alors tout simplement inaudible, même penché à 20cm au dessus de la configuration de test nous ne l'entendions pas tourner.

 

Nous avons également essayé en mettant le ventilateur sur le côté de l'Orochi afin de diminuer sa hauteur totale à 15.5cm et le rendre compatible avec un plus grand nombre de boîtier, mais les performances sont malheureusement en baisse, de 2° précisément.

 

 

Nous avons également bien sûr testé l'Orochi en mode passif, Scythe revendiquant d'ailleurs le potentiel de son radiateur pour ce mode de fonctionnement.

 

Les résultats sont en effet hors norme. Ainsi si tous les radiateurs testés jusqu'à présent finissaient tôt ou tard, généralement en moins de 10 minutes, par faire atteindre à notre processeur sa température critique, déclenchant sa mise en protection thermique, l'Orochi même après plusieurs heures de pleine charge n'a jamais atteint ce seuil, le processeur ne dépassant pas 91° soit à 5° de cette mise en protection.

 

Nous lui avons donc par défaut attribué le temps maximum, 999 secondes. L'Orochi est actuellement le meilleur radiateur pour du passif et de loin.

 

 

 

Verdict:

 

Avec l'Orochi Scythe fait étalage de tout son savoir faire, en proposant un ventirad assez exceptionnel, permettant de faire aussi bien que les très bons ventirads du marché, mais avec cette particularité d'être à peu près inaudible même à une vingtaine de cm de la configuration. Une fois équipé d'un ventilateur plus puissant il affirme encore plus son potentiel, mais pour les overclocking extrêmes reste un rien inférieur à l'IFX-14 de Thermalright, sa conception étant plus destinée aux faibles flux d'air il ne parvient pas à bénéficier avantageusement de ventilateurs très puissants. L'Orochi est également ce qui se fait de mieux et de loin à l'heure actuelle pour du passif.

 

Tout ce ci a bien sûr un prix assez élevé, 60€ avec ventilateur, qui peut néanmoins se justifier par l'excellence du ventirad. Ce qui reste pour nous plus problématique et lui coûte la note maximale, ce sont ses dimensions et son poids clairement démesurés, un ventirad de 18cm de haut et presque 1.3kg rebutera une bonne partie des acheteurs, et nous a nous aussi laissés quelque peu perplexes...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 4 sur 5.

 

 


 

Scythe Shuriken

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le Shuriken, Scythe vise un marché assez délaissé: celui des ventirads au format slim. Le marché des configuration HTPC est pourtant en plein boom, le Shuriken arrive donc à point nommé.

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, le Shuriken se distingue donc par une hauteur de seulement 6.6cm le rendant compatible avec la majorité des mini boîtiers, même au format "slim".

 

Le ventilateur est un 100mm, avec la particularité de ne faire que 12mm d'épaisseur. Pour compenser la perte de puissance générée par cette faible épaisseur Scythe a augmenté le nombre de pales, qui sont au nombre de 13 ! A noter également une premier chez Scythe: il est PWM, idéal pour une configuration HTPC par exemple.

 

Le prix moyen est actuellement de 28€, un prix pas tout à fait d'entrée de gamme donc, mais il faut dire que les ventirads slim de qualité tel le CNPS8700 LED de Zalman sont souvent tout aussi chers que des modèles bien plus grands, la rareté du format slim entraînant une montée des prix.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le Shuriken est plutôt plaisant à l'oeil. Sans impressionner, ce qui est difficile quand on ne fait que 6.6cm, il donne une impression de conception soignée et réfléchie, et de regrouper quelques un des éléments qui ont fait le succès de Scythe comme le radiateur épais surplombant la base.

 

Le ventilateur est lui aussi plutôt engageant, son épaisseur laisse bien sûr sceptique mais les nombreuses pales rassurent un peu sur sa capacité à souffler malgré tout.

 

En ce qui concerne la qualité de fabrication, elle est exemplaire.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le Shuriken bénéficie des kits de fixation Scythe qui se clipsent directement sur la base du radiateur, comme pour l'Infinity/Mugen par exemple. Un bon point en vue d'un montage simplifié.

 

On note également la présence du nouveau sachet de pâte thermique Sil-More, la présentation en sachet est toujours aussi peu adaptée mais la pâte est de meilleure qualité, c'est déjà cela.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le Shuriken est en toute logique un poids plume, 366g en l'occurrence seulement ventilateur compris ! Un poids idéal pour les mini PC qui peuvent, au besoin, être transportés.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base est fidèle à Scythe: parfaitement lisse et avec une finition miroir très réussie.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation se fait donc juste via 2 pattes de fixation et sans la moindre vis.

 

 

Une simple pression du pouce suffit à leur placement, une délicate attention que de faciliter à ce point le montage.

 

 

Il reste alors à placer le ventirad sur le processeur et à le fixer. Les pins ne sont pas totalement accessibles sous le radiateur, mais la taille réduite du Shuriken rend cette manoeuvre tout de même assez aisée, rien à voir avec l'Infinity/Mugen par exemple.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Shuriken laissent perplexes. Sans être mauvaises, il faut garder à l'esprit qu'il s'agit là d'un modèle slim, elles ne sont pas non plus exceptionnelles ce qui ne peut empêcher de décevoir légèrement. Avec 74° en pleine charge nous sommes loin des meilleures références du comparatif, mais le Shuriken est au niveau par exemple du CNPS8700 LED de Zalman ce qui en soit est déjà bien.

 

Il faut par contre noter que le Shuriken est légèrement bruyant en pleine charge, il faudra éviter de le monter sur un processeur overclocké par exemple, afin que le PWM maintienne la vitesse basse même lors des charges légères.

 

En parlant de PWM, il remplit par contre parfaitement son office lorsque la configuration est au repos, avec 45dBA pour 46° notre E4300 overclocké était tout à fait suffisamment refroidit pour un niveau sonore très silencieux.

 

 

 

Verdict:

 

Le Shuriken n'est pas encore le modèle slim parfait, on sent que ce marché à encore de nombreuses innovations possibles pour chercher encore quelques degrés de gain. Il demeure néanmoins un des meilleurs choix actuels, égalant le CNPS8700 LED pour moins cher, ou encore surpassant le CNPS7700 Cu toujours de Zalman malgré un poids divisé par plus de 2.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Scythe Zipang

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Zipang est le modèle grand public 2008 de Scythe pour ce qui est du format "box", c'est-à-dire avec un ventilateur qui souffle vers la carte mère, par opposition donc au format tour. Il remplace en quelque sorte le Andy Samourai qui n'a pas eu le succès escompté auprès des consommateurs, en ajoutant des arguments de poids comme un ventilateur de 140mm de diamètre et 6 caloducs. Sans tomber dans la démesure d'un Orochi, le Zipang est-il la solution la plus "juste"?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible une fois de plus tout socket y compris le S478 d'Intel, le Zipang a donc la particularité de ne mesurer que 11.3cm de haut ce qui le rendra compatible en hauteur avec à peu près tous les boîtiers au format tour. Doté d'un ventilateur de 140mm c'est plutôt donc sur les côtés qu'il faudra faire attention à la place disponible.

 

Aucun module de gestion n'est fourni, là aussi comme d'habitude chez Scythe, mais c'est aussi parce que Scythe prend de base des ventilateurs plutôt silencieux. Là encore le 140mm n'est donné que pour 1000tpm en 12V, même sans sous-voltage il devrait donc s'avérer très peu audible.

 

En ce qui concerne le prix, les modèles considérés comme étant de "qualité" chez Scythe sont généralement entre 35 et 45€ environ et le Zipang n'échappe pas à la règle. Il se situe tout de même dans le haut de cette tranche de prix avec un peu plus de 40€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La zone des ailettes du Zipang est très compacte, cela étonne même au premier abord. En contrepartie les caloducs eux impressionnent. Non content d'être au nombre de 6, ces caloducs passent chacun 2 fois sur la zone de refroidissement, une fois au coeur des ailettes et l'autres juste en dessous.

 

Le résultat est un radiateur dans le pur style Scythe avec sa base surmontée elle-même d'un radiateur déjà plutôt imposant, et encore une zone d'ailettes par dessus, le tout avec une qualité d'assemblage très bonne.

 

 

 

Bundle:

 

 

Toujours le même bundle chez Scythe sur les modèles de cette gamme de prix, un bundle composé de 3 kits de fixation associés à 4 vis. Pas de système avec plaque arrière tout de fait unqiuement via la face avant de la carte mère et donc ne nécessite pas son démontage.

 

Le ventilateur de 140mm est fourni sans module de régulation de vitesse, et la pâte thermique est en sachet.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 689g, le Zipang fait tout de même partie de la famille des poids lourds en ce qui concerne les modèles de format "box". A titre de comparaison, le radiateur du NH-C12P de Noctua pèse 130g de moins tout de même.

 

 

Le ventilateur de 140mm de diamètre fourni est lui par contre plutôt léger pour un 140mm avec 156g, mais donne tout de même un impressionnant 845g pour l'ensemble du ventirad.Il faut aller chercher en format box du côté des monstres comme le GeminII de Cooler Master ou l'Orochi de Scythe pour trouver plus lourd.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Une base une nouvelle fois parfaite, sans stries et avec un effet miroir excellent.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme toujours le module de rétention S775 est basé sur le système de clips du radbox Intel.

 

 

On le fixe à la base du radiateur à l'aide de 4 petites vis.

 

 

Puis l'installation se fait comme pour un radbox. A noter qu'avec le Zipang la manoeuvre est assez simple car une bonne place est laissée sous le radiateur pour passer les doigts et manipuler les clips.

 

 

 

Mesures:

 

 

Avec ventilation les performances du Zipang sont globalement correctes, mais le radiateur montre clairement qu'il n'aime pas les faibles souffles et les performances avec le ventilateur sous-volté s'effondrent. Il est à noter de plus qu'avec le fanmate au minimum le ventilateur ne démarrait tout simplement pas. Il a fallut le mettre à 7V pour qu'il se lance, le tout donc pour des performances inintéressantes, d'autant que le Zipang avec 47dBA en 12V est déjà tout à fait silencieux.

 

Si globalement les performances du Zipang n'en font pas un des tous meilleurs, elles restent donc très correctes pour un modèle de faible hauteur, pas très loin par exemple de celles du NH-C12P de Noctua, qui reste tout de même un peu meilleur et plus compact.

 

 

En passif par contre le Zipang n'est vraiment pas à l'aise. Déjà en idle ses performances ne sont pas très bonnes et le CPU a chaud à 57°, mais une fois la charge lancée tout s'accélère, après quelques secondes seulement les 80° sont allègrement franchis pour que la sécurité finisse par s'activer après à peine plus de 4 minutes.

 

 

 

Verdict:

 

Sans être un "tueur", le Zipang fait plutôt bien son travail, et en silence tout en refroidissant largement la carte mère grâce à son ventilateur 140mm. Il n'arrive pas au niveau de la référence du format "box" pour ce qui est des performances CPU, le Noctua NH-C12P, mais n'en est pas non plus très loin, tout en étant bien moins cher. C'est donc un modèle que nous conseillons à ceux pour qui sa faible hauteur est un avantage pour l'intégration dans le boîtier, par contre si vous n'avez pas ce type de contrainte on trouve à prix équivalent des modèles plus intéressants dans la gamme de Scythe...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler

 

 

 

Présentation:

 

 

Célèbre pour ses ventilateurs, Sharkoon se lance sur le marché des ventirads pour processeurs avec le Silent Eagle CPU Cooler, un modèle d'entrée de gamme silencieux et doté de la technologie "Direct Touch" qui va tenter de détrôner l'éternel Arctic Cooling Freezer 7 Pro de la première place des ventirads "premier prix". Pari réussi ?

 

Caractéristiques principales:

 

Le Silent Eagle CPU Cooler est un ventirad au format tour d'un peu plus de 13cm, qui posera donc problème malheureusement avec la plupart des boîtiers équipés d'un ventilateur de gros diamètre sur le côté.

 

Hormis ce petit souci les caractéristiques sont assez alléchantes puisque pour 25€ seulement on a un ventirad multi sockets (contrairement par exemple à l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro), et un ventilateur PWM annoncé comme étant silencieux (80mm de 2000tpm max).

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'aspect de ce ventirad Sharkoon inspire confiance car il cumule des détails de technologie avancée. Tout d'abord le plus important d'entre eux: le Direct Touch, c'est à dire cette nouvelle technologie qui consiste à mettre les caloducs directement en contact avec le processeur.

 

Mais le Silent Eagle CPU Cooler c'est également comme son nom l'indique un ventilateur de la famille des Silent Eagle de Sharkoon, ces très bons ventilateurs blancs avec un aspect de "balle de golf".

 

Enfin Sharkoon a eu la bonne idée de fixer le ventilateur au radiateur uniquement avec des patins en caoutchouc. Il est à noter par contre que cette fixation n'est pas parfaite et que les ailettes ont tendance à se tordre sous l'effort et les patins à ressortir. Attention aux mauvaises surprises donc et vérifiez bien que le maintien est bon avant de monter votre ventirad.

 

Sinon la finition globale de l'ensemble est correcte mais pas exceptionnelle avec donc des ailettes assez fragiles ou encore le pourtour de la base grossièrement poli, mais rien de bien critiquable sur un ventirad qui offre déjà de bien belles choses à moins de 25€.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Silent Eagle CPU Cooler est donc une très belle surprise. En effet le ventirad est compatible sockets AMD et Intel S775. D'ailleurs est monté d'origine sur le ventirad le module de rétention S775 ce qui explique son absence sur ce cliché.

 

Sharkoon fournit même un petit tube de pâte thermique dans ce bundle là où la plupart des marques se seraient contentées d'appliquer une petite épaisseur sur la base du radiateur pour limiter les coûts.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Comme son "physique" le laissait présager, le Silent Eagle CPU Cooler n'est pas un poids lourd, et dépasse à peine les 470g, soit à peine plus lourd que le radbox Intel. Une nouvelle prouesse pour ce ventirad.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Les bases "Direct Touch" sont un cas bien particulier, et il est très difficile d'obtenir de très bons états de surface avec ce type de base. Celle du Silent Eagle CPU Cooler ne s'en sort vraiment pas trop mal avec une surface bien lisse et douce, sans aspérité trop prononcée. Inutile par contre de chercher un éventuel effet miroir ce n'était pas à l'ordre du jour.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation du Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler se fait donc avec la plaque arrière qui se trouve dans le bundle, et le module de rétention déjà fixé au ventirad.

 

 

A noter que l'installation n'est pas si simple qu'il n'y paraît. Si les 2 vis sur la photo ne posent aucun problème, l'espace étant bien dégagé, celles du côté du ventilateur sont justement masquées par celui-ci et il est quasi impossible d'y passer une tête de tournevis.

 

Il faut alors utiliser la petit clé fournie par Sharkoon dans le bundle et être patient car il y a beaucoup de tours à faire, mais tout se passe bien... à condition donc de bien conserver cette petit clé !

 

 

 

Mesures:

 

 

Le moins que l'on puisse dire c'est que le Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler ne déçoit pas. 69° avec un niveau sonore tout à fait acceptable de 52dBA en pleine charge ce n'est vraiment pas mauvais pour un ventirad à 25€. Par exemple l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro parvient effectivement à faire un peu mieux en termes de températures avec 66°, mais au prix d'un niveau sonore quasi insupportable de 61dBA.

 

Le ventirad de Sharkoon est de plus très silencieux en idle avec le PWM activé, 44dBA c'est inaudible à plus de 20 ou 30cm du ventilateur, et le Silent Eagle CPU Cooler se permet pourtant dans ces conditions minimales de souffle de maintenir le processeur à 43° seulement.

 

 

 

Verdict:

 

Le Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler est certainement un des meilleurs ventirads premier prix. Plus cher de 6€ que l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro, il offre vraiment de quoi justifier ces 6€ avec un niveau sonore incomparablement meilleur; une compatibilité avec tous les sockets actuels quand le Freezer 7 Pro ne va que sur S775; un tube de pâte thermique dans le bundle et pour finir un look bien plus sympathique et moins "cheap".

 

Seul petit défaut à notre goût: avec son poids plume, et destiné au marché du "premier prix", il aurait certainement été mieux de faire un système de fixation classique type radbox pour ne pas avoir à sortir la carte mère du boîtier. A signaler également qu'il est tout de même plus cher que beaucoup de références d'entrée de gamme que l'on trouve parfois à moins de 20€. La présence ainsi d'un concurrent tel que l'OCZ Vanquisher lui fait perdre la possibilité d'une note maximale, pour 17€ à peine le Vanquisher faisant quasiment aussi bien.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Spire DiamondCool

 

 

 

Présentation:

 

 

Spire est une marque peu connue en matière de ventirad d'une manière générale. Elle est pourtant assez prolifique avec une bonne dizaine de modèles sur le marché public des refroidissements pour CPU.

 

Pour notre comparatif nous avons jeté notre dévolu sur le DiamondCool, un modèle de milieu de gamme de la marque entièrement en cuivre.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Spire DiamondCool est un ventirad compact compatible uniquement avec le socket 775. Ses caractéristiques sont pour le moins classiques avec une hauteur réduite de 9cm, et un ventilateur de seulement 80mm. Sur le papier il semble plutôt se destiner à être une solution de remplacement du radbox Intel plus qu'un modèle performant, mais son prix de 30€ paraît alors assez élevé. Le DiamondCool cacherait-il son jeu ?

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Autant le dire tout de suite: si le Spire DiamondCool cache son jeu, il le cache vraiment bien alors... En effet si la conception full cuivre du radiateur est plaisante à l'oeil, elle ne laisse planer le doute que quelques secondes car ce radiateur est de dimensions très réduites et surmonté d'un ventilateur de 80mm de diamètre seulement.

 

On peut compter également 4 caloducs, ce qui serait très bien... s'ils n'étaient pas de si petit diamètre.

 

La finition globale de l'ensemble est bonne par contre.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du DiamondCool est pour le moins minimaliste.

 

Il faut dire que le ventirad n'est compatible qu'avec le socket 775, résultat le module de rétention est d'origine fixé sur la base du radiateur, il ne restait plus à Spire qu'à fournir une plaque arrière, et un tube de pâte thermique.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec son radiateur en cuivre, le DiamondCool affiche 540g sur notre balance. Il s'agit d'un poids tout à fait raisonnable, surtout pour un modèle avec radiateur en cuivre.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du DiamondCool est assez catastrophique, avec des stries droites très marquées.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme le bundle le laissait présager, l'installation du DiamondCool est une formalité. Il suffit de positionner la plaque arrière, puis de poser le ventirad et visser jusqu'à la butée des vis.

 

Nous avons malheureusement rencontré des difficultés de montage avec notre Spire DiamondCool. Il nous fut en effet impossible d'avoir un bon contact entre le ventirad et le processeur.

 

 

Voici par exemple le résultat, avec un serrage à fond des vis, lorsque nous mettons l'habituelle très fine couche de pâte thermique qu'il est conseillé d'appliquer. Ce n'est vraiment pas brillant.

 

Après plusieurs montages nous avons pu constater qu'en mettant une grosse quantité de pâte il était malgré tout possible de mettre finalement en contact entièrement le processeur et le ventirad, nous avons donc tout de même procédé à quelques mesures, sans nous faire néanmoins d'illusions.

 

 

 

Mesures:

 

 

C'est sans surprise, vu les problèmes de montage rencontrés, que le DiamondCool affiche des performances atroces. Les températures obtenues sont supérieures à celles du radbox Intel, et le ventirad de Spire est également plus bruyant.

 

Avec 86° en 12V nous n'avons même pas procédé à des tests avec le ventilateur sous-volté, ils auraient inévitablement aboutit à une mise en protection du processeur.

 

 

 

Verdict:

 

Que dire d'un tel ventirad que le Spire DiamondCool ? Tout d'abord que nous sommes peut-être, certainement même, tombés sur un modèle ayant un défaut de fabrication. Ceci étant cela ne pardonne pas le fait que nous avons ici entre nos mains un ventirad aux performances désastreuses, et quiconque en achète un peut donc se retrouver dans la même situation, il n'y a pas de raison que cette situation ne se produise qu'avec un seul ventirad vendu, et comme par hasard le nôtre.

 

Il nous paraît également clair que même sans ce problème de contact entre la base du radiateur et notre processeur, le DiamondCool n'aurait de toute façon pas fait preuves de très bonnes performances et aurait bataillé avec le radbox Intel alors qu'il coûte 30€.

 

Un modèle à éviter...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Sunbeam Core-Contact Freezer

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le Core-Contact Freezer, Sunbeam est décidé à frapper un grand coup sur le marché fleurissant des ventirads de type "Direct Touch" (à caloducs exposés). 4 caloducs là où la concurrence en utilisait jusque là plutôt 3, un radiateur aux dimensions généreuses et au nombre élevé d'ailettes, s'agit-il là de la recette idéale pour concevoir une ventirad efficace et à bon prix ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets récents chez AMD et Intel, le Core-Contact Freezer dispose d'une hauteur à la fois élevée mais restant raisonnable avec 15.3cm, ce qui le rendra compatible avec les boîtiers de format tour classiques à condition que ceux-ci ne disposent pas d'un ventilateur latéral en face du ventirad CPU.

 

Doté d'un prix raisonnable, moins de 40€, on remarque également que Sunbeam a malgré tout pensé à inclure un variateur de vitesse, un bon point étant donné que le ventilateur 120mm est donné pour 2000tpm en 12V.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'impression visuelle globale laissée par le Core-Contact Freezer est un peu mitigée. Du côté des bons points ont peu citer la forme globale du radiateur, il est toujours plaisant de voir autre chose qu'un "cube". Le nombre d'ailettes également est bluffant, même si l'on sait que le revers de la médaille est souvent des performances un peu moindres quand la ventilation est faible.

 

Mais la qualité de ces ailettes ainsi que de leur assemblage est par contre un peu moins valorisante pour le Core-Contact Freezer. Sans être particulièrement mauvaise on est à ce niveau là plutôt dans l'entrée de gamme, comme l'avait fait par exemple Xigmatek sur son premier modèle, le S1283 (corrigé depuis sur les modèles plus récents).

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Core-Contact Freezer est une agréable surprise. Malgré sa compatibilité tous sockets un seule module de rétention est présent dans le bundle.

 

En plus du ventilateur on retrouve donc également son variateur de vitesse qui se place à l'arrière de l'unité centrale sur un bracket libre, mais également une seringue de pâte thermique de marque ce qui est toujours appréciable, de la TX-2 de Tuniq.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Sur la balance le radiateur seul de Sunbeam affiche 618g, un poids qui n'est pas élevé pour un radiateur tour de plus de 15cm de haut d'une manière générale, mais place tout de même le Core-Contact Freezer par contre parmi les poids lourds de sa catégorie des radiateurs "Direct Touch" (c'est même en fait le plus lourd). Ces modèles ont en effet tendance à être moins lourds que leurs homologues à base classique.

 

 

Avec 140g le ventilateur fourni est lui dans la moyenne des 120mm,et porte donc le poids total à près de 760g.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Au niveau de la base pas d'effet miroir à attendre d'une surface Direct Touch, par contre on notera que le radiateur de Sunbeam corrige en partie un inconvénient constaté sur les premiers radiateurs de ce type, qui avaient des interstices marqués aux jointures entre caloducs et base. Des creux qui se remplissaient de pâte thermique et laissaient des marques bien visibles lors du démontage. Ce point là a été donc en bonne partie résolu ce qui ne peut pas faire de mal pour les performances thermiques.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Avec son Core-Contact Freezer Sunbeam a mis au point un tout nouveau système de fixation. Pour le socket S775 seul un module de rétention et 4 clips en plastiques sont nécessaires.

 

 

La première étape consiste juste à poser le module en plastique sur la carte mère et à l'enfoncer. Il reste ensuite à glisser les clips en plastiques dans les trous prévus à cet effet ce qui maintient le module en place. Pas besoin de retourner la carte mère donc, et le tout ne prend pas plus de 30s !

 

 

Le radiateur vient ensuite juste se clipser sur le module installé, à la manière des radbox AMD. Il faut avouer que le principe est vraiment bien trouvé et simple à mettre en place, sans qui plus est l'usage d'une seule vis.

 

Un bémol tout de même, car il en fallait bien un: il nous a été impossible de mettre le ventirad comme à notre habitude, c'est-à-dire avec le ventilateur soufflant vers les connectiques arrière de la carte mère, car les tiges métalliques servant à solidariser le radiateur sur le module de rétention venaient alors buter sur le radiateur du northbridge de la carte mère (pourtant pas bien gros).

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Core-Contact Freezer sont vraiment excellentes, et si l'on pouvait craindre qu'elles ne chutent avec une baisse importante du flux d'air comme chez certains radiateurs dont les ailettes ne sont pas très espacées, il n'en est finalement rien et même en vitesse minimale les performances sont de tout premier ordre. Il faudra d'ailleurs privilégier un plage de fonctionnement variant entre le minimum et la mi-course du variateur car quand on approche de la pleine vitesse les 60dBA et plus du ventirad sont vraiment désagréables.

 

 

En passif le Direct Touch comme à son habitude fait des merveilles en idle, avec 48° ce que peu de modèles parviennent à obtenir. Mais en charge les choses se corsent très rapidement et après à peine plus de 6 minutes le processeurse met en sécurité thermique.

 

 

 

Verdict:

 

Le Core-Contact Freezer est une belle réussite de la part de Sunbeam. Pour un bon prix, inférieur à 40€, il propose un bundle complet, un montage simple et des performances excellentes. Mais il ne faut par contre pas oublier que ces performances sont principalement dues à un flux d'air élevé offert par le ventilateur, qui voit sa vitesse monter jusqu'à 2000tpm en 12V. A niveau sonore équivalent le ventirad de Sunbeam ne fait pas spécialement mieux que d'autres références du marché de prix identique comme par exemple le Ninja 2 de Scythe (65° et 46dBA contre 65° et 45dBA), ou le Xigmatek S1284, mais on est tout de même à un très bon niveau, un rien derrière les ténors du marché comme par exemple le Noctua NH-U12P.

 

Le Core-Contact Freezer n'est donc pas le "tueur" que certains pouvaient annoncer. Il n'écrase pas la concurrence du marché du Direct Touch mais se place tout de même d'une courte tête au sommet de la hiérarchie. Son utilisation en passif est par contre toujours à éviter comme pour tous ses congénères. Néanmoins son très bon rapport performances / prix, son installation simple mais rassurante et le fait que l'utilisateur puisse régler très précisément le rapport performances / bruit sur une plage intéressante de vitesses grâce au potentiomètre nous convainc de lui attribuer la note maximale et de lui décerner la palme des modèles Direct Touch pour l'étendue de son "oeuvre".

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 5 sur 5.

 

 


 

Thermalright HR-01 Plus

 

 

 

Présentation:

 

 

Evolution du HR01, modèle peu connu de Thermalright, le HR-01 Plus apporte principalement la même amélioration que l'Ultra 120 eXtreme par rapport à l'Ultra 120: un nombre impressionnant de caloducs, porté à 6 ! Ce modèle peut-il justement rivaliser avec l'Ultra 120 eXtreme au sein de la gamme Thermalright ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible uniquement avec les sockets S775 d'Intel et AM2 d'AMD, le HR-01 Plus est un radiateur au format tour assez haut, 16cm. Sa compatibilité sera donc à surveiller avec votre boîtier si celui-ci n'est pas très grand.

 

Comme toujours avec la gamme Thermalright aucun ventilateur n'est fourni, dès lors le prix de 45€ qui pouvais sembler raisonnable s'avère finalement assez élevé: il faudra compter de 49 à 65€ environ en fonction de la qualité du ventilateur que vous souhaitez acquérir.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le HR-01 Plus est un très beau radiateur, imposant à souhait et possédant un nombre impressionnant de caloducs, disposés exactement comme ceux de l'Ultra 120 eXtreme. La différence entre ces 2 références Thermalright se situe donc au niveau des ailettes, à la conception très différente. L'Ultra 120 eXtreme est destiné à des performances optimales avec de forts flux d'air, tandis que le HR-01 Plus joue lui la carte des flux d'airs modérés, privilégiant donc le silence aux performances à tout prix.

 

La qualité de fabrication est elle exemplaire, les ailettes sont parfaitement serties donnant un radiateur robuste, et les caloducs ont été placés de main de maître.

 

 

 

Bundle:

 

 

On retrouve avec le HR-01 Plus un bundle classique pour Thermalright. Les kits de fixation Intel et AMD sont dans des sachets séparés, et font appel au même principe: un plaque arrière, 2 pattes de maintien qui viennent se visser sur la carte mère, puis le radiateur qui se monte avec une tige de fixation vissée à ses extrémités. Un système de fixation très proche par exemple de celui proposé par Noctua.

 

On retrouve sinon également l'habituelle seringue de pâte thermique, aux performances tout à fait correctes, et donc la grande contenance est très appréciable, permettant de réaliser une 10aine de montages.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec ses ailettes plus écartées, le HR-01 Plus affiche un poids inférieur de plus de 160g à celui de l'Ultra 120 eXtreme: 614g. Cela le place dans la moyenne basse des grands ventirads tour, un chiffre qui étonne presque tant le HR-01 Plus est imposant

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La qualité de la base est elle bonne, sans néanmoins parvenir à l'excellence atteinte par des marques comme Scythe ou Zalman. La surface du HR-01 Plus est assez lisse, avec de très très légères stries à peine marquées, mais ce n'est donc pas parfait, et l'effet miroir s'en ressent comme vous pouvez le constater sur la photo.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici tout d'abord les pièces nécessaires à l'installation du HR-01 Plus.

 

 

La première étape consiste à placer les goujons dans les bons orifices de la plaque arrière, puis à les maintenir en position à l'aide des rondelles en caoutchouc.

 

 

Il reste ensuite à visser les 2 pattes de maintien S775 sur la surface de la carte mère, puis à monter le HR-01 Plus en vissant la tige de fixation à ses 2 extrémités sur les pattes de maintien. La tige possède un détrompeur afin de bien se positionner sur le radiateur.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le HR-01 Plus est un très bon performeur, cela ne fait aucun doute, mais qui reste globalement derrière son confrère l'Ultra 120 eXtreme, mais de peu. Une exception tout de même: avec l'Advance VA-120 sous-volté au maximum, c'est à dire une très faible vitesse de rotation de l'ordre de 600tpm, le HR-01 Plus prend la tête et ce de manière sensible: 2° de mieux. Sa vocation pour les faibles flux d'air est donc bien avérée, il nous reste à voir si le passif sera également un de ses points forts.

 

 

Comme on pouvait s'en douter le HR-01 Plus se comporte effectivement plutôt bien en passif. Seul l'IFX-14 parvient à faire mieux que lui dans la gamme Thermalright, et l'Ultra 120 eXtreme est nettement distancé. Un bon point pour ce radiateur donc.

 

 

 

Verdict:

 

Le HR-01 Plus est une belle réussite signée Thermalright. Il est le complément parfait de l'Ultra 120 eXtreme, ce dernier étant plutôt destiné aux adeptes de ventilateurs puissants (mais bruyants) tandis que le HR-01 Plus s'accommode lui bien mieux de ventilateurs à faibles souffles, particulièrement en dessous de 1000tpm. Il reste néanmoins un cran derrière, et est un peu cher et vendu sans ventilateur. Il trouve donc place sur notre podium général mais sur la troisième marche.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Thermalright IFX-14

 

 

 

Présentation:

 

 

L'IFX-14 est la vitrine technologique de Thermalright. Un monstre d'aluminium censé surpasser tout ce qui se fait actuellement sur le marché grâce à un radiateur principal scindé en 2 auquel vient encore s'ajouter un module de refroidissement via le dos de la carte mère. Démesure rime-t-il bien avec performances ? C'est ce que nous avons souhaité vérifier.

 

Caractéristiques principales:

 

Dès les caractéristiques papier l'IFX-14 affiche son élitisme. Pas de fioritures au niveau de la compatibilité: uniquement les derniers sockets en date d'Intel et AMD. 16.1cm de haut qui ne rentreront pas dans tous les boîtiers et un prix exorbitant de 64€ alors qu'il n'est pas fourni avec ventilateur.

 

Le message est clair: l'IFX-14 est réservé à ceux qui veulent un refroidissement extrême sur les processeurs les plus gourmands de la génération actuelle, et sans regard sur la dépense.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'IFX-14 en impose. Un seul de ses radiateurs suffirait déjà à pas mal de processeurs, mais ici c'est bel et bien à 2 radiateurs que nous avons droit, avec en plus en bonus un module qu'il faut tenter de mettre au dos de la carte mère pour refroidir le processeur de tous les côtés.

 

La finition est très bonne, du pur Thermalright, et les caloducs de gros diamètres font bel effet, même si on aurait pu rêver d'un 5ème larron pour encore accroître le potentiel du radiateur.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Thermalright IFX-14 est bien complet et semble fortement inspiré au niveau du kit S775 de celui mis au point par Noctua pour son NH-U12.

 

On retrouve à côté des fixations les attaches permettant de mettre pas moins de 2 ventilateurs sur l'IFX-14, de 120 ou 140mm au choix, et l'habituel tube de pâte thermique Thermalright d'une très bonne capacité et aux performances pas exceptionnelles mais tout à fait suffisantes.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Seul, l'IFX-14 pèse déjà 749g, un poids assez élevé étant donné qu'il n'y a pas de ventilateur compris.

 

 

Le module de refroidissement pour le dos du processeur pèse quant à lui 131g soit un total déjà de 880g.

 

 

Nous avons par curiosité souhaité peser l'ensemble avec 2 ventilateurs de 120mm, des Tricools d'Antec en l'occurrence. Comme nous le pensions la balance s'affole pour franchir allègrement le kilogramme et se stabiliser à 1.15kg. L'IFX-14 est un radiateur qui, lorsqu'il est utilisé en refroidissement actif avec deux ventilateurs, est vraiment très lourd. Il faudra faire attentions lors de déplacements de la tour et ne pas hésiter par exemple à retirer les ventilateurs lors de trajets en voiture.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Très belle base pour l'IFX-14, même si un effet miroir un peu plus prononcé aurait fait meilleur effet.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces d'installation sur S775 de l'IFX-14 ressemblent beaucoup à celles utilisées par Noctua comme nous le disions en présentation du bundle. Il faut dans un premier temps mettre la plaque à l'arrière de la carte mère, présenter en face des trous à la surface des rondelles en carton isolantes puis visser deux bras métalliques de chaque côté du socket.

 

 

Il reste ensuite à visser l'IFX-14 sur les bras à l'aide d'une barre de maintien que l'on fixe avec deux longues vis à ressorts.

 

 

Voici pour exemple ce que donne le montage final de l'IFX-14 avec deux ventilateurs de 120mm, des Tricools ici. Il est à noter que le module arrière sera dans bien des configurations impossible à monter, car ses orientations possible ne son guères nombreuses: il y en a 2: soit comme sur notre phot ce qui est impossible à l'intérieur d'un boîtier, soit avec le radiateur placé au dessus de la carte mère, encore faut-il avoir de la place pour cela dans son boîtier...

 

 

 

Mesures:

 

 

l'IFX-14 frappe fort, très fort. Il se balade à moins de 60° dans plusieurs configurations de ventilation, un exploit qui le place tout simplement au rang de radiateur le plus performant actuellement.

 

 

Les résultats en passif sont également excellents. L'IFX-14 n'est donc pas un radiateur à usage précis comme nous allons le voir par la suite avec l'Ultra 120 eXtreme par exemple. L'IFX-14 est bon sur tous les domaines, avec forte ou faible ventilation, et même en passif.

 

 

 

Verdict:

 

Avec l'IFX-14 Thermalright a visé juste. Destiné à l'élite des amateurs d'air cooling avec son prix de plus de 60€ sans ventilateur, il aurait pu ne pas trouver son public si les performances n'avaient pas été à la mesure du prix. Mais c'est bien le cas, résultat l'IFX-14 a trouvé son public, les passionnés d'overclocking et de refroidissements extrêmes en ont pour leur argent.

 

Bien qu'il ne soit destiné qu'à une catégorie précise d'utilisateurs, l'IFX-14 est le roi du refroidissement à air, et rien que pour cela il mérite la note maximale. Nous passerons outre son prix car après tout, quand on veut un tel niveau de performances c'est généralement dans un but bien précis, qui justifiera la dépense.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 5 sur 5.

 

 


 

Thermalright SI-128

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le SI-128, Thermalright a signé sa dernière grande évolution en date en matière de radiateur dont le ventilateur vient souffler vers la carte mère. La marque a juste dernièrement sorti une légère amélioration de son radiateur avec le SI-128 SE, doté de trous dans la zone de ses ailettes censés favoriser la circulation de l'air.

 

Caractéristiques principales:

 

Le SI-128 est un radiateur compatible avec tous les sockets actuels, et fourni sans ventilateur au prix moyen de 44€. On peut décemment vu son prix le qualifier de modèle haut de gamme, même si les autres modèles Thermalright de notre comparatif sont encore plus onéreux bien souvent...

 

Sa hauteur contenue en fait un modèle qui ne posera a priori aucun problème de compatibilité avec les boîtiers, sauf les plus petits. Il ne faut pas oublier en effet qu'un ventilateur de 120mm est à ajouter au SI-128, ce qui portera à près de 12cm la hauteur totale tout de même, ce qui ne conviendra pas aux mini boîtiers.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La qualité est au rendez-vous chez le SI-128, mais avec Thermalright aux commandes ce n'est pas une surprise. Les ailettes sont très nombreuses et serrées, une autre caractéristique habituelle de la marque.

 

La présence de 4 caloducs "seulement" peu légèrement décevoir initialement, mais il est à noter que ces caloducs sont vraiment énormes, 8mm de diamètre. Rassurés ?

 

Dernier détail amusant: Thermalright n'a pas souhaité que le poids des ailettes soit uniquement supporté par les caloducs, et a ajouté un petit support métallique à l'avant du radiateur. Ce n'est pas une mauvaise idée en soit, surtout si vous ajouter un ventilateur assez lourd sur le SI-128 (certains ventilateurs de 38mm d'épaisseur peuvent peser jusqu'à 500g).

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Thermalright SI-128 est vraiment petit, avec en tout seulement 3 pièces pour l'ensemble des sockets supportés.

 

A côté nous retrouvons les attaches pour le ventilateur, l'excellent tube de pâte thermique Thermalright et... et un autocollant à l'effigie de la marque, la aussi une habitude de la marque.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Belle surprise ici. Malgré ses dimensions généreuses et ses ailettes innombrables le SI-128 ne pèse que 530g. Alors attention bien sûr ce poids s'entend sans ventilateur, il faudra donc compter pour un 120mm classique 150g de plus, mais cela reste sous les 700g, donc moins que les GeminII, NH-U12F et même Ninja+ RevB que nous avons déjà étudiés.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du SI-128 est belle, mais pas exceptionnelle. En fait sa planéité est parfaite, mais il manque juste une finition miroir pour la mettre en valeur.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Une seule pièce est nécessaire à l'installation du Thermalright SI-128 sur une plateforme S775. Cette pièce est constituée d'une plaque avec un petit détrompeur que l'on vient poser juste au dessus de la base du radiateur.

 

La fixation finale se fait à l'aide des classiques clips à la "radbox".

 

 

Il est à noter que cette installation ne se prête pas bien au SI-128. Les clips de fixation ne sont pas une mauvaise idée d'installation tant qu'ils sont accessibles pour manipulation, que ce soit à la main ou avec un tournevis plat (pour débloquer les clips avant de retirer le ventirad). Avec le SI-128 deux des clips se retrouvent en plein milieu sous les ailettes, et il faut jouer le contorsionniste avec ses doigts, et les deux autres sont plaqués contre les caloducs (cf. photo) et également de ce fait difficiles d'accès.

 

Une remarque importante, et bien dommage: les tiges de maintien pour ventilateur ne sont pas compatibles avec tous les modèles. En effet il faut que le ventilateur ait une zone creuse entre ses trous de fixation (dans l'épaisseur) pour pouvoir positionner ces tiges. Pour notre comparatif nous n'avons ainsi pas rencontré de difficulté avec un Antec Tricool, mais nous avons dû trouver une solution alternative avec notre Advance VA-120 par contre. Carton jaune à Thermalright sur ce point car beaucoup d'acheteurs doivent se retrouver dans l'embarras.

 

 

 

Mesures:

 

 

Nous commençons nos relevés de mesures avec les valeurs en refroidissement actif, avec les habituels ventilateurs Advance VA-120 et Antec Tricool pour couvrir un maximum de plages de niveaux sonores et de souffles.

 

Les performances du SI-128 avec le Tricool sont plutôt bonnes sans être dans les toutes meilleures, mais par contre avec le très faible souffle du ventilateur Advance sous-volté le SI-128 est en grandes difficultés. Il semble donc peu indiqué pour les configurations les plus silencieuses, ayant du mal avec des ventilateurs à faibles vitesses de rotation.

 

 

Les résultats en passif confirment cette impression. Le SI-128 n'est ici pas du tout à l'aise avec une température en idle qui atteint déjà 60°, et un temps moyen avant la mise sous protection du processeur de moins de 4 minutes.

 

 

 

Verdict:

 

Le SI-128 peine à trouver sa place. Ses performances en faible ventilation sont très moyennes, voire médiocres en passif, et même si elles sont meilleures avec de plus puissants ventilateurs elles restent seulement comparables à d'autres références de notre comparatif, pourtant moins chères.

 

Vous me direz que ces modèles sont généralement au format "tour" et que le SI-128 peut tirer avantage de son format particulier et de sa hauteur réduite, et cela aurait été vrai il y a encore un an, mais plus depuis l'arrivée du Cooler Master GeminII. Le GeminII est clairement plus performant que le SI-128, et s'il nécessite l'achat de 2 ventilateurs, sont prix de vente inférieur à celui du SI-128 permet d'obtenir un tarif global radiateur + ventilateur(s) comparable. Le Andy Samurai finit de porter l'estocade au SI-128 en étant un peu meilleur, tout en étant moins cher et vendu avec un ventilateur.

 

Dès lors nous ne pouvons vous conseiller ce modèle, plutôt bon dans l'absolu mais qui a trouvé bien meilleur que lui.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Thermalright Ultima-90

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Ultima-90 n'est autre, même si son nom ne l'indique pas très bien, qu'une version réduite de l'Ultra 120 eXtreme. On retrouve donc les principales caractéristiques de ce dernier avec 6 caloducs serrés les uns contre les autres, et des ailettes inclinées sur leurs extrémités. La diminution de la taille se fait-elle ici sans grosse chute de performances ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible S775 et AM2, l'Ultima-90 affiche donc en effet une hauteur revue à la baisse avec 13.9cm de haut. cette hauteur étonne néanmoins car elle n'améliore que peu la compatibilité par rapport à l'Ultra 120 eXtreme, les boîtiers avec ventilateur latéral par exemple ne pourront pas accueillir l'Ultima-90.

 

Il faut donc plus voir l'Ultima-90 finalement comme une version "low cost" (bas prix) de l'Ultra 120 eXtreme, et sur ce point là le gain est effectivement appréciable puisqu'à 39€ en moyenne le prix de l'Ultima-90 est presque correcte. Presque car il n'y a bien sûr comme toujours pas de ventilateur inclus.

 

En parlant de ventilateurs, tant un 92mm qu'un 120mm pourra être monté sur l'Ultima-90. Un détail amusant d'ailleurs: avec un 120mm la hauteur totale de l'Ultima-90 monte à... 16.5cm!

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'Ultima-90 malgré sa taille réduite reste bien proportionné, donnant une impression de travail bien fait, la qualité de fabrication est d'ailleurs comme toujours au rendez-vous avec Thermalright.

 

Les 6 caloducs décalés, déjà impressionnants sur les Ultra 120 eXtreme et HR-01 Plus, le sont ici encore plus étant donné leur démesure par rapport à la surface réduite du radiateur.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Ultima-90 est identique à celui du HR-01 Plus par exemple. On retrouve une fixation par plaque arrière + pattes de maintien sur carte mère + tige de fixation en travers de la base du processeur, et ce tant pour AMD que pour Intel.

 

La grande seringue de pâte thermique Thermalright est également de la partie, ainsi que, spécificité de l'Ultima-90, la présence de 2 types d'attaches pour ventilateurs: des 92mm et 120mm.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

L'Ultima-90 affiche un poids assez bas sur la balance avec 451g, un autre bon point en sa faveur pour ceux que les modèles tour de plus grande taille mais affichant souvent 700g et plus rebutent dans l'optique de déplacer leur PC. Une fois un ventilateur installé sur l'Ultima-90 le poids ne devrait pas dépasser 550g avec un 92mm et 600g avec un 120mm ce qui est dans la moyenne basse des ventirads tour.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base de l'Ultima-90 est de très bonne qualité, avec des stries quasi imperceptibles et un effet miroir imparfait, mais suffisamment présent pour apprécier cette base signée Thermalright.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici donc les pièces nécessaires à l'installation de l'Ultima-90.

 

 

Il faut dans un premier temps préparer la plaque arrière en plaçant les goujons dans les bons orifices et en les bloquant avec les rondelles en caoutchouc fournies.

 

 

Il faut ensuite fixer les pattes de maintien sur la carte mère, puis le radiateur grâce à la tige de fixation que l'on visse à ses extrémités. Un montage efficace même s'il n'est pas parmi les plus simples.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances de l'Ultima-90 sont vraiment bonnes. On ne peut bien sûr pas les comparer tout de même à celles de son aîné l'Ultra 120 eXtreme, mais l'Ultima-90 parvient tout de même à se placer dans le peloton des bons ventirads, parmi des références souvent bien plus imposantes que lui tels les Scythe Ninja+ RevB et Mugen, Noctua NH-U12F et compagnie.

 

A noter que même si installer un ventilateur 120mm sur l'Ultima-90 abouti à ce qu'il souffle en grande partie à côté du radiateur, les performances sont tout de même très bonnes, un résultat étonnant mais appréciable.

 

 

En passif l'Ultima-90 n'est par contre pas particulièrement à l'aise. Il faut dire que ce n'était déjà pas le point fort de l'Ultra 120 eXtreme donc il n'y a rien d'étonnant à cela. Les 6 caloducs font de leur mieux, mais les ailettes, trop rapprochées les unes des autres, font stagner l'air chaud.

 

 

 

Verdict:

 

L'Ultima-90 est plutôt une bonne surprise. Ses performances malgré ses dimensions et son poids réduits sont vraiment très bonnes, et pour un radiateur Thermalright son prix, inférieur à 40€, est vraiment bas. Bas dans la gamme Thermalright, mais malheureusement pas par rapport au reste du marché, puisqu'il est possible de trouver des concurrents sérieux à l'Ultima-90 au même prix mais avec ventilateur. L'Ultima-90 reste néanmoins un très bon radiateur, léger et pourtant performant. Sa hauteur "batarde" ne lui permettant pas une meilleure compaatibilité globale comparé aux modèles plus grands lui coûte tout de même sa place sur le podium, le Noctua NH-U9B est globalement plus homogène dans sa conception.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Thermalright Ultra-120

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Ultra 120 est certainement un des radiateurs les plus connus de Thermalright. Souvent plébiscité par ses possesseurs et les tests du net, il souffre néanmoins d'une rude concurrence sur le marché des "tours" haut de gamme. Saura-t-il tirer son épingle du jeu dans notre comparatif ?

 

Caractéristiques principales:

 

L'Ultra 120, avec ses 16.1cm est un des radiateurs les plus hauts de tout notre comparatif, à égalité avec son frère l'Ultra 120 eXtreme que nous allons étudier juste après. Cette hauteur impose une vérification de la place disponible dans son boîtier, en partant de la surface du processeur.

 

Comme toujours chez Thermalright aucun ventilateur n'est fourni, et comme toujours également le prix est très élevé, 50€ en moyenne pour l'Ultra 120 donc de 54 à 70€ environ en fonction du ventilateur de 120mm que vous lui ajouterez.

 

A noter qu'il n'est pas d'origine compatible avec le Socket AM2, il faut pour cela acheter séparément le kit de fixation.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'Ultra 120 impressionne, avec un design assez "tranchant". Le radiateur de Thermalright donne une impression en totale opposition par exemple avec les modèles Scythe qui jouent la carte de la "force tranquille".

 

L'inclinaison opposée des ailettes en bordure déstabilise un petit peu au début, coupant l'impression de symétrie habituelle sur les ventirads, mais elle contribue finalement, avec la courbure en creux du centre du radiateur (cf. vue du dessus) et le grand nombre d'ailettes à créer cette impression de compétiteur féroce.

 

En ce qui concerne les caloducs ils sont au nombre de 4, ce qui peut laisser planer un léger doute sur la capacité du radiateur à concurrencer les modèles les plus performants de notre comparatif, tous dotés d'un peu plus de caloducs (5 ou 6).

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle de l'Ultra 120 est plutôt réduit et semble bien conçu, avec une patte de maintien accompagnée de 2 vis pour les plateformes A64 et un module de rétention accompagné d'une plaque arrière et de 4 vis pour le socket 775.

 

Un tube de l'excellente pâte thermique Thermalright est fourni, qui vous suffira à faire une 20aine de montages, ainsi que les tiges de fixation pour mettre un ventilateur sur l'Ultra 120.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Là, on a affaire à du lourd. Malgré sa courbure un peu maigre en son coeur l'Ultra 120 accuse un poids élevé sur la balance: 714g sans ventilateur.

 

On arrive donc à un poids moyen de l'ordre de 855g si vous mettez un classique ventilateur 120mm de 25mm d'épaisseur, un poids qui néanmoins comme toujours ne posera pas de souci tant qu'on est précautionneux lors des déplacements de son PC.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Légère déception. Avec un si beau radiateur on aurait aimé un effet miroir plus prononcé, mais ce n'est pas la politique de Thermalright. Il faut dire aussi que l'effet miroir est plus psychologique qu'autre chose, ce qui compte avant tout pour de bonnes performances c'est l'état de surface en lui même, et sur l'Ultra 120 tout est parfait à ce niveau là, ni courbure ni stries.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme précisé lors de la présentation du bundle, le nécessaire pour monter l'Ultra 120 sur socket 775 est à la fois classique et correcte.

 

Sans aller jusqu'à la simplicité du système radbox, qui est le plus rapide à installer mais le moins sécuritaire, Thermalright a opté pour un système à base de plaque arrière + module de rétention, avec un module qui ici ne se visse pas sur la base du radiateur mais vient se positionner tout simplement à l'aide d'un détrompeur.

 

 

Il reste ensuite à fixer le tout à l'aide de 4 vis à ressort, les ressorts sont solidaires des vis ce qui est plutôt appréciable.

 

Le carton jaune pour les tiges de maintien du ventilateur tient toujours: elles ne sont pas compatibles avec tous les modèles de ventilateur 120mm. Il faut que le ventilateur ait une zone creuse entre ses trous de fixation (dans l'épaisseur) pour pouvoir positionner ces tiges. Nos Advance VA-120 n'étaient par exemple pas compatibles.

 

 

 

Mesures:

 

 

L'Ultra 120 est un bon performeur. Que ce soit avec les forts souffles de notre Antec Tricool en vitesse max et moy, ou en mode silencieux avec le Tricool au min ou l'Advance VA-120 sous-volté, le radiateur de Thermalright s'en sort très bien avec des performances, à niveau sonore égal, tout à fait équivalentes et même un peu meilleures à celles des modèles qui le concurrençaient à son lancement, les Scythe Ninja+ RevB, Zalman CNPS9700 LED et autres ventirads phares de début 2007.

 

 

En passif l'Ultra 120 marque un peu plus le coup, et ses ailettes extrêmement rapprochées les unes des autres n'y sont certainement pas étrangères. Avec 60° en idle l'Ultra 120 est vraiment loin des meilleurs, et ses 320 secondes en charge avant que le processeur ne se mette en sécurité sont également très loin des records établis par les modèles Scythe.

 

 

 

Verdict:

 

En soit la réputation de l'Ultra 120 n'est pas exagérée, car c'est effectivement un excellent radiateur, avec les meilleures performances de sa génération. Le souci c'est son rapport prix/performances qui lui ne joue pas en sa faveur à cause de son prix de vente de 50€ sans ventilateur.

 

Dès lors les concurrents directs de la génération de l'Ultra 120 étaient finalement pour certains plus intéressants, car un rien moins performances mais pourtant sensiblement moins chers et possédant un ventilateur dans leur bundle.

 

Le temps passant l'Ultra 120 a vu les modèles le dépassant se multiplier, même au sein de la gamme Thermalright, sans pour autant voir son prix baisser. Il n'y a donc plus aucune raison de vouloir l'acquérir en 2008.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Thermalright Ultra-120 eXtreme

 

 

 

Présentation:

 

 

L'Ultra 120 eXtreme est la "révision 2007" de L'Ultra 120, qui comme nous venons de le voir a de très bonnes performances mais ne parvient pas à distancer ses concurrents directs. Les 4 caloducs de l'Ultra 120 étaient, sur le papier, une des principales caractéristiques où il était dépassé, avec 5 voire 6 caloducs chez ses adversaires.

 

Thermalright a donc répondu du tac au tac en dotant son Ultra 120 de 6 caloducs: l'Ultra 120 eXtreme est né, et nous allons pouvoir juger de ses capacités.

 

Caractéristiques principales:

 

L'Ultra 120 eXtreme fait comme son petit frère 16.1cm de haut et domine à ce niveau notre comparatif, donc attention à la compatibilité avec votre boîtier.

 

Il n'est compatible qu'avec les derniers sockets d'Intel et AMD: les sockets 775 et AM2. Pour les autres sockets, principalement le S939, il faudra acheter séparément un kit de fixation pour pouvoir monter l'Ultra 120 eXtreme.

 

Concernant son prix, l'Ultra 120 eXtreme affiche un prix assez déraisonnable de 51€... sans ventilateur.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La seule différence entre l'Ultra 120 eXtreme et l'Ultra 120 réside donc dans la présence de 2 caloducs supplémentaires.

 

Le résultat est saisissant, avec 6 caloducs qui viennent traverser la base en se frottant les un aux autres et dans un désordre qui donne presque l'impression qu'il n'y avait pas assez de place... mais que Thermalright à sorti les pinces pour que cela passe tout de même.

 

L'ensemble est donc assez étonnant à voir, mais donne définitivement l'envie de vérifier rapidement ce que cela peut donner, car on sent que cela peut donner des performances... eXtrêmes.

 

 

 

Bundle:

 

 

Sa compatibilité étant limitée à deux sockets, le bundle de l'Ultra 120 eXtreme est comme on pouvait s'y attendre plutôt réduit avec seulement deux modules de maintien, pour AM2 et S775 donc, ainsi qu'une plaque arrière pour le socket d'Intel.

 

A côté de cela on retrouve comme toujours chez Thermalright les tiges de fixation pour ventilateur, compatibles uniquement avec les ventilateurs sans entretoises aux coins (cf. la fiche de l'Ultra 120 ou du SI-128) ainsi que la pâte thermique de la marque, dont la principale caractéristique est sa forte contenance permettant de faire des dizaines de processeurs si on est précautionneux.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Pas de surprise sur la balance: l'Ultra 120 était déjà très lourd, et l'eXtreme l'est encore plus avec 780g. On peut estimer donc le poids avec ventilateur à environ 930g, quasiment autant que l'Infinity, qui pourtant est bien plus volumineux.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base de l'Ultra 120 eXtreme est exactement comme celle de son petit frère: excellente au niveau de la qualité de sa surface, il lui manque tout de même un effet miroir pour la valoriser aux yeux de l'acheteur.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le système de fixation S775 se compose comme pour l'Ultra 120 d'un module de rétention associé à une plaque arrière et 4 vis.

 

 

La principale différence tient en la forme du module de rétention, et ce pour une raison bien précise: avec les 6 caloducs, il aurait été impossible de faire passer le module de rétention tel qu'il avait été conçu à l'époque de l'Ultra 120, avec sa partie centrale pleine. Aucun souci avec ce nouveau système, que l'on déplie une fois glissé entre les caloducs, avant de le visser avec les 4 vis à ressort prévues à cet effet.

 

 

 

Mesures:

 

 

Avec ventilation, nous avons ici un monstre de refroidissement. Il parvient à passer sous la barre des 60° ce que très peu de modèles parviennent à réaliser.

 

En fait l'Ultra 120 eXtreme réagit à peu près comme son petit frère l'Ultra 120, mais avec systématiquement 2 ou 3 degrés de mieux, le voici le gain apporté par les 2 caloducs supplémentaires donc.

 

 

En passif les caloducs améliorent la situation de manière très intéressante, si l'Ultra 120 eXtreme n'arrive toujours pas à se hisser au niveau du Scythe Ninja+ RevB, il talonne par contre l'Infinity/Mugen et le Noctua NH-U12F par exemple avec 56° en idle et 7 minutes 30 en moyenne avant la mise en sécurité du processeur en pleine charge. Les caloducs semblent également améliorer de manière sensible les performances du radiateur en passif, et compenser un peu le rapprochement exagéré des ailettes.

 

 

 

Verdict:

 

L'Ultra 120 eXtreme est un des tous meilleurs radiateurs actuels. Son gain par rapport à l'Ultra 120 est de l'ordre de 2 à 3 degrés, ce qui peut paraître peu, mais lui permet de réaliser ce que l'Ultra 120 ne parvenait pas à faire: se détacher du gros du peloton des "bons" ventirads tour. Seul l'IFX-14 parvient à lui tenir tête dans la gamme Thermalright, mais au prix de dimensions énormes et d'une compatibilité problématique de son module arrière.

 

Si le prix de l'Ultra 120 Extreme fut longtemps justifié par ses performances de haut vol, depuis plusieurs modèles sont parvenus à l'acrocher, et ce à des prix souvent inférieurs. Il glisse donc peu à peu dans le classement en toute logique.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Thermaltake BigTyp 120

 

 

 

Présentation:

 

 

Le BigTyp 120, connu précédemment sous le nom Big Typhoon, est certainement le ventirad le plus populaire de la marque Thermaltake. Souvent dans les premières places des comparatifs auquel il a pu participer, nous allons pouvoir vérifier ce qu'il parvient à faire face à nos nombreux concurrents.

 

Caractéristiques principales:

 

Le BigTyp 120 a pour grosse particularité d'être compatible avec le socket A (alias socket 462) d'AMD, à condition néanmoins que la carte mère dispose des trous autour du socket nécessaires à son montage.

 

Sa hauteur est elle assez raisonnable, mais sera très limite pour les boîtiers avec ventilateur de 25cm sur le côté. Pour l'Advance Turboost par exemple il faut retirer la grille du BigTyp 120 pour qu'il passe, et à 1mm près.

 

Enfin son prix est très correct, surtout pour un modèle avec ventilateur 120mm fourni. Le BigTyp 120 annonce donc de bien bonnes choses sur le papier, il ne lui reste plus qu'à les concrétiser sur notre banc d'essai.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le BigTyp 120 arbore un ventilateur de 120mm à la couleur de Thermaltake, reconnaissable entre mille: un orange criard à souhait.

 

Il compte 6 caloducs et des ailettes assez hautes donnant une bonne impression de capacité de refroidissement contrairement à l'Aerocool Dominator que nous avons étudié en début de dossier. Ces ailettes semblent néanmoins peut-être trop rapprochées, ce qui pourrait poser des soucis avec de faibles ventilations.

 

En ce qui concerne la finition globale du radiateur elle n'est pas mauvaise du tout, mais un détail a attiré notre attention. En fait le ventirad est scindé en deux parties correspondant chacune à 3 caloducs et une zone d'ailettes, et le radiateur semble souffrir un peu des contraintes engendrées par cette conception: la base du radiateur était sur notre modèle un peu décentrée des ailettes, et en travers.

 

 

 

Bundle:

 

 

Après avoir trié tout ce que contient le bundle du Thermaltake BigTyp 120, une assez désagréable sensation de déjà-vu apparaît. Pourquoi "désagréable" ? Parce que ce bundle ressemble énormément à celui de l'Aerocool The Dominator, qui est sans nul doute le ventirad avec le plus mauvais système d'installation rencontré jusqu'ici.

 

A noter la présence d'une pâte thermique générique en sachet de marque Ezbond, dont les performances sont assez médiocres, en plus donc d'offrir un packaging peu pratique.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Malgré ses dimensions finalement assez raisonnables, le BigTyp 120 est à classer dans la catégorie des poids lourds de notre comparatif avec 811g.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base du BigTyp 120 est correcte mais sans plus, avec de légères stries que l'on peut sentir en passant le doigt et une finition miroir qui manque de conviction (la base brille un peu mais ne reflète pas vraiment).

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici les (nombreuses) pièces nécessaires à l'installation du ventirad de Thermaltake sur notre plateforme de test S775.

 

 

L'installation débute par la fixation de la plaque arrière à l'aide de 4 vis longues, que l'on passe par l'arrière de la carte mère avant de les bloquer sur la face avant à l'aide d'entretoises que l'on isole avec des rondelles en carton. Cette étape est fastidieuse car les entretoises sont longues à visser sur chaque tige, exactement comme pour l'installation de l'Aerocool The Dominator.

 

 

La fin de l'installation diffère un peu par contre. On commence par placer 'une seconde plaque entre la base et les ailettes du BigTyp 120, plaque qui a tendance à glisser dès que l'on bouge le ventirad, puis on fixe le tout à l'aide de 4 vis à main.

 

Une installation laborieuse, vraiment peu pratique, mais qui n'est tout de même pas la pire de notre comparatif vu qu'elle se termine un peu mieux que celle du modèle d'Aerocool.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du BigTyp 120 sont une légère déception. En 12V il n'est pas ridicule, loin de là, mais nous aurions espéré qu'il talonne les meilleurs modèles de notre comparatif, et ce n'est pas le cas. Le niveau sonore est lui correcte mais tout de même supérieur à 50dBA, et nous le qualifierons comme étant "audible" plus que "silencieux".

 

Avec son ventilateur sous-volté grâce à un fanmate 2 réglé au minimum, notre ventirad devient alors là oui très silencieux, il faut coller l'oreille au ventilateur pour entendre un faible vrombissement. Malheureusement les performances s'effondrent avec 80° en charge. Le BigTyp 120 ne supporte donc pas les faibles ventilations.

 

 

 

Verdict:

 

Le prix intéressant et la réputation du Thermaltake BigTyp 120 nous faisaient espérer un potentiel vainqueur en puissance, pour peu que ses performances talonnent les meilleurs modèles de notre comparatif. Ce n'est malheureusement pas le cas, le BigTyp 120 déjà en 12V se fait quelque peu distancer, et même totalement lorsqu'il est sous-volté.

 

Son prix de 35€ étant abordable mais pas non plus intéressant à la vue des performances, le BigTyp 120 ne parvient pas du tout à s'imposer comme une des références de ce comparatif.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Thermaltake DuOrb

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec son DuOrb pour CPU, Thermaltake mise avant tout sur un design hors norme. Néanmoins étant données les dimensions généreuses de la bête, la présence de 2 ventilateurs et 6 caloducs, et un prix à l'achat plus élevé que la moyenne, même l'amateur du look du DuOrb est en droit d'espérer également des performances de haute voltige. Est-ce le cas ?

 

Caractéristiques principales:

 

Le DuOrb est un ventirad pour le moins atypique. Ne mesurant que 8.4cm de haut, il en fait par contre 20 de long avec ses deux ventilateurs de 80mm côte à côte, qui d'ailleurs n'ont aucun moyen de gestion de leur vitesse, ni PWM ni potentiomètre.

 

Compatible S775 et AM2, il est proposé à un prix élevé, environ 54€.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le DuOrb est véritablement un magnifique ventirad. Que l'on aime ou pas le style assez tuning, la couleur cuivrée est du plus bel effet, les formes arrondies agréables, et une impression générale de performances se dégagent du ventirad, que l'on imagine difficilement décevoir à l'heure des tests..

 

Le DuOrb est de plus pas si massif qu'il n'y paraît au premier abord, car sous les zones des ailettes ont retrouve un grand vide, comblé uniquement par les 6 caloducs qui assurent la jonction entre la base du radiateur et ses ailettes.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle est réparti en trois sachets, l'un correspondant au kit S775, l'autre à l'AM2, et enfin le dernier aux pièces communes aux 2 installations. Une plaque arrière est également présente, mais elle ne sert que pour les plateformes AMD.

 

Déception par contre en ce qui concerne les petits "plus" que l'on aurait espérés dans le bundle d'un ventirad à plus de 50€. Pas de modules de vitesse pour le ventilateur 3 pins, pas non plus de pâte thermique de qualité, un simple sachet de pâte premier prix est fourni.

 

Contrairement à Noctua ainsi par exemple, qui justifie un prix élevé en partie par un bundle de qualité, le DuOrb est donc cher uniquement par son ventirad lui même...

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Bonne surprise sur la balance. Malgré ses 20cm de long, le DuOrb ne pèse que 610g, ventilateurs compris. Un poids qui s'explique par la grande zone "vide" entre les ailettes et la base du radiateur, ainsi que par le fait que le radiateur n'est pas full cuivre, mais composé, sous les ailettes en cuivres, d'ailettes en aluminium.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base est excellente, Thermaltake parvient désormais à un niveau de finition qui n'a plus grand chose à envier aux ténors de la chose, tels Scythe ou Zalman.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur LGA775 se déroule en plusieurs étapes, sans plaque arrière mais tout de même des pattes de maintien à placer sur la carte mère.

 

 

Afin de placer ces pattes il faut mettre des rondelles isolantes puis visser des petits écrous par le dos de la carte mère.

 

 

Il reste ensuite à placer le ventirad avec sa barre de fixation, et visser les extrémités de celle-ci à l'aide de vis à ressorts, assurant ainsi la fixation finale. Une installation qui n'est ni spécialement simple, ni spécialement compliquée non plus. Elle ne requiert que quelques minutes, mais nécessite donc d'avoir accès au dos de la carte mère.

 

 

 

Mesures:

 

 

En 12V les performances du DuOrb sont bonnes avec 63°, mais avec un niveau sonore qui, avec 57dBA est tout de même un peu élevé et peut être qualifié de "bruyant". Rien n'est de plus prévu pour sous-volter le DuOrb, et l'on comprend mieux pourquoi une fois un fanmate installé et placé au minimum: le DuOrb n'aime pas être sous-volté et ses performances baissent beaucoup, au point de le rendre moins bon que la grande majorité de ses concurrents, y compris des modèles 15 à 20€ moins chers.

 

 

 

Verdict:

 

Le DuOrb est beau, le DuOrb est cher mais le DuOrb... n'est pas plus performant que cela. Son bundle qui plus est est vraiment trop pauvre pour un modèle qui se monnaie à plus de 50€ en boutique. Comme ce ventirad n'est pas non plus mauvais, nous n'irons pas jusqu'à vous le déconseiller formellement si son design vous plaît au point que vous ayez envie de lui et aucun autre. Mais vous devez alors comprendre que vous paierez le prix fort principalement pour cela, et qu'il vous faudra, sauf si vous êtes en environnement particulièrement bruyant, trouver de plus le moyen de le sous-volter un peu, en 9V par exemple, pour gagner en silence. Le sous-volter plus est par contre une bien mauvaise idée car les performances ne suivent alors vraiment pas...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Thermaltake MaxOrb EX

 

 

 

Présentation:

 

 

Version améliorée du MaxOrb premier du nom, le MaxOrb EX ajoute principalement une touche de cuivre pour augmenter un peu les performances. D'un design sympathique faisant beaucoup penser aux modèles Zalman, le MaxOrb EX est-il en mesure d'offrir des performances lui permettant de faire face à la concurrence ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, le MaxOrb EX affiche des caractéristiques plutôt intéressantes avec une hauteur très modérée de 9.6cm seulement, et muni d'un ventilateur 120mm à vitesse réglable.

 

Son prix par contre est élevé, 50€ environ.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Très plaisant au regard, le ventirad de Thermaltake bénéficie d'un design arrondi du plus bel effet, dans la pure tradition Zalman.

 

La qualité de fabrication du MaxOrb EX souffre par contre du même type de défauts que ceux constatés sur le V1 par exemple. Les ailettes extérieures sont très fragiles, et le ventilateur central est maintenu par une tige qui peut être voilée lors du transport. Résultat le modèle que nous avons reçu avait non seulement des ailettes tordues, mais également un ventilateur un peu désaxé et dont les pales venaient frotter sur les ailettes.

 

On remarque sinon la présence d'un potentiomètre placé à même le ventirad, une bonne idée.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du MaxOrb EX est constitué d'une plaque arrière spéciale AMD, d'un module de rétention avec longue tige filetée peu commun, d'un sachet de visserie et avec une seringue de pâte thermique Thermaltake et d'un autre sachet avec des clips de fixation S775 de type radbox.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 594g sur la balance, le MaxOrb EX finalement n'est pas si lourd qu'on pourrait le penser. L'explication est la même que pour le DuOrb: les ailettes ne sont en réalité en cuivre que sur le pourtour, les ailettes intérieures étant elles en aluminium et donc bien plus légères.

 

On remarque également que le MaxOrb EX n'est finalement que 16g plus léger que le DuOrb malgré sa conception à un seul ventilateur.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Nous avons été très étonnés de l'état de surface de la base de notre MaxOrb EX. Nous savons que Thermaltake est capable de bases d'excellente finition (cf. DuOrb), et d'ailleurs la présentation sur la boîte du MaxOrb EX montre une base d'une qualité équivalente.

 

Or si nous avons bien reçu un ventirad avec une base parfaitement plane et dotée d'un bon effet miroir, en revanche comme vous pouvez le voir la surface semble avoir subit un traitement de choc. Ventirad ayant déjà servi ? Petit souci de fabrication juste ? Difficile de répondre, notre modèle avait plutôt l'air neuf mais nous ne pouvons l'affirmer avec certitude.

 

En tout cas la surface est de très bonne qualité, c'est le visuel uniquement qui en souffre, donc pas de crainte particulière à avoir en ce qui concerne les performances.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation S775 est pour le moins originale donc. Elle est basée sur un module de rétention qui se fixe sur la carte mère à l'aide de 4 clips de type radbox. Une seule vis est ensuite nécessaire à la fixation finale du ventirad.

 

 

Dans un premier temps il faut placer les clips sur le module de rétention dans les zones correspondantes (ne pas hésiter à forcer un peu), puis installer le module tel un radbox Intel.

 

 

Il reste ensuite à placer le ventirad comme il faut sur le module. Le radiateur possède une patte de fixation intégrée qui vient d'un côté se placer dans une encoche, et de l'autre s'insérer sur la tige filetée du module de rétention. Il ne reste alors plus qu'à visser le boulon prévu à cet effet sur la tige pour maintenir le tout en position.

 

Thermaltake a donc finalement souhaité innover par rapport au module classique radbox à placer directement sur la base du radiateur. Il aurait pu pourtant s'en contenter car la place est suffisante pour passer les doigts sous les ailettes. Le système de fixation proposé est donc un peu superflus, mais tout de même bien pensé et plutôt agréable à l'usage. On ne s'en plaindra donc pas !

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du MaxOrb EX sont , il faut bien le dire, en deçà de nos espérances. Bruyant à pleine vitesse, son potentiomètre intégré ne fonctionne pas très bien et ne change pas la vitesse de rotation sur près de la première moitié de sa course. Potentiomètre à fond le ventirad est à 62dBA, un bruit insupportable. A mi-course 54dBA plus acceptables, vous baissez encore un peu 50dBA, mais si vous continuez à baisser la vitesse ne change plus et reste à 50dBA. On aurait aimé pouvoir descendre plus bas pour vraiment obtenir quelque chose de silencieux mais donc impossible.

 

De plus les performances à pleine vitesse du MaxOrb EX ne sont pas excellentes, 65° vis-à-vis des 62dBA générés n'est pas un résultat reluisant, des ventirads concurrents parviennent à obtenir des performances équivalentes en étant sous les 50dBA. En le sous-voltant on remarque tout de même que les performances ne baissent pas beaucoup ce qui est appréciable, mais le rapport performances / bruit reste assez quelconque d'autant plus que nous ne pouvons pas voir ce que le MaxOrb EX parvient à faire sur des plages sonores vraiment "silencieuses".

 

 

 

Verdict:

 

Le MaxOrb EX est un modèle proposé à un prix élevé, et le consommateur est en droit d'attendre plus qu'un design agréable. Un mauvais choix de plages de vitesses le rendant soit bruyant, soit audible mais pas spécialement silencieux, une fragilité de conception et de qualité de l'emballage qui génère un risque élevé de recevoir un ventirad aux ailettes pliées et/ou au ventilateur désaxé, le tout associé donc à des performances un peu quelconques et à un prix aux alentours de 50€. Nous ne pouvons décemment conseiller l'achat du MaxOrb EX, et ceux qui sont tentés par son design ont tout intérêt à lui préférer le DuOrb.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Thermaltake MiniTyp 90

 

 

 

Présentation:

 

 

Le MiniTyp 90 est, comme son nom l'indique, une version plus compacte du BigTyp 120. Si les dimensions en baisse laissent à penser que les performances risquent de prendre le même chemin, Thermaltake a doté son MiniTyp 90 d'une conception entièrement en cuivre pour semer le doute, le BigTyp 120 ayant lui des ailettes en aluminium.

 

Caractéristiques principales:

 

Le MiniTyp 90 se distingue principalement de son aîné, sur le papier, par son ventilateur de plus faible diamètre, 92mm et sa compatibilité avec le socket AM2, que le BigTyp 120 n'a pas.

 

En revanche leurs hauteurs sont très proches, ainsi que leurs prix.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le radiateur du MiniTyp 90 est vraiment séduisant avec sa conception full cuivre et ses 6 caloducs très proches étant donné les dimensions réduites du radiateur.

 

Le ventilateur étonne lui, il faut dire qu'il est déjà assez rare de croiser des 92mm de 38mm d'épaisseur, et encore plus des modèles sans coque extérieure. D'ailleurs ce choix semble controversable, car on imagine bien une perte du flux d'air sur les côtés par l'absence de cette coque qui permet de le diriger.

 

La finition est assez bonne et ne souffre d'aucune critique notable.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du MiniTyp 90 est à l'opposée totale de celui de son grand frère: il est minuscule avec seulement 2 systèmes de fixations, et composés chacun d'une seule pièce.

 

La pâte thermique très moyenne Ezbond est elle par contre toujours de la partie.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

La conception entièrement en cuivre du MiniTyp 90 ne le pénalise pas vraiment sur la balance, puisqu'il ne pèse que 602g ventilateur compris, soit environ 200g de moins que son aîné.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du radiateur est elle comparable à celle du BigTyp 120, à savoir correcte mais sans plus avec ses légères stries bien droites et son effet miroir manqué.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous le disions une seule pièce est nécessaire à l'installation du MiniTyp 90 sur une configuration S775, Thermaltake a nettement revu la donne par rapport à son BigTyp 120.

 

 

Chose étonnante: le système de fixation, basé sur le principe du radbox Intel, vient se poser en diagonale sur la base du radiateur, résultat une fois le ventirad installé sa base se retrouve en travers sur le processeur.

 

 

Cela ne poserait en soit aucun problème, si le résultat n'était pas que la base du radiateur vienne appuyer sur les condensateurs placés autour du socket (le condensateur au milieu de la photo)...

 

N'ayant pas plusieurs modèles de cartes mères S775 à disposition lors de ce comparatif nous ne sommes pas en mesure de vous dire si cette incompatibilité est exceptionnelle ou si elle risque de se reproduire sur beaucoup de cartes mères, mais cela ne nous étonnerait pas car notre Gigabyte 965P-DS3 n'a vraiment rien de particulier dans sa conception et n'a posé aucun souci de ce type avec nos 29 autres ventirads testés.

 

Carton rouge donc à Thermaltake concernant le MiniTyp 90 et sa base bien trop longue, qui associée à ce système de fixation un peu absurde déborde complètement du socket.

 

 

 

Mesures:

 

 

Ne sachant pas si le ventirad appuyait peu ou beaucoup sur le condensateur, nous avons tout de même tenté quelques mesures.

 

Force est de constater que le problème se confirme, car malgré un bruit très élevé, le MiniTyp 90 est 17° derrière le BigTyp 120 en charge, un résultat totalement aberrant.

 

Nous n'avons par contre bien sûr pas tenté de mesures en sous-voltant le ventilateur, et avons mis de côté ce ventirad pour nos analyses finales de performances.

 

 

 

Verdict:

 

Notre étude du MiniTyp 90 a été catastrophique. Elle débutait pourtant bien avec un ventirad au design entièrement en cuivre attirant, et au système de fixation en une seule pièce et sans vis.

 

Oui mais voilà Thermaltake a oublié de se poser les bonnes questions, et une mauvaise combinaison entre la largeur de la base et le système de fixation fait qu'il nous a été impossible de monter correctement le MiniTyp 90, et nous pensons que ce problème pourrait être présent avec beaucoup de cartes mères.

 

Pire, malgré ce souci le ventirad se clipse tout de même sans difficulté ce qui signifie que des utilisateurs pourraient ne pas se rendre compte du problème, et mettre en danger leur processeur en le laissant chauffer plus que de raison sans le savoir.

 

Nous vous déconseillons donc totalement l'acquisition de ce ventirad, en tout cas pour une configuration LGA775.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Thermaltake TMG i1

 

 

 

Présentation:

 

 

TMG A1 et i1 sont les noms donnés aux ventirads au format tour d'entrée de gamme chez Thermaltake. La version i1 est celle destinée au LGA775, et s'attaque donc à un marché désormais très concurrentiel des ventirads à moins de 25€. Le TMG i1 parviendra-t-il à s'y faire une place ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible uniquement S775, avec un ventilateur de "seulement" 92mm de diamètre PWM, voilà des caractéristiques que l'on retrouve sur la plupart des ventirads tour premier prix. Par contre le prix du TMG i1 lui est un peu moins commun. A 25€ on est loin des prix pratiqués par exemple pour les OCZ Vanquisher ou Cooler Master TX2 qui sont largement sous les 20€.

 

A noter également que le TMG i1 est assez haut, près de 14cm. Il pourra donc ne pas être compatibles avec les boîtiers à grand ventilateur latéral, qui souvent ne laissent que 13cm de hauteur disponible (Advance Turboost etc...).

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'impression visuelle laissée par le TMG i1 est plutôt bonne. Sans bien sûr égaler celle de modèles de milieu et haut de gamme, la qualité de fabrication est correcte et les 4 caloducs de 6mm encourageants pour ce qui est des performances.

 

Une particularité: le ventilateur est monté avec jeu par rapport au radiateur, afin de limiter la transmission des vibrations.

 

 

 

Bundle:

 

 

Pour faire simple, il n'y a pas véritablement de bundle avec le TMG i1. Thermaltake a pré-appliqué de la pâte thermique sur la base de son ventirad, résultat le bundle se résume à la notice d'installation, un carton de garantie et une publicité Thermaltake, le tout avec deux autocollants.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 525g le TMG i1 n'est pas bien lourd et se situe dans la moyenne des ventirads tour d'entrée de gamme. Son poids est par exemple le même que celui de l'Arctici Cooling Freezer 7 Pro.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

S'il est clair que nous n'aurons pas avant un bon moment de ventirads d'entrée de gamme à la base irréprochable, car cela a un coût non négligeable de fabrication, force est de constater que parmi les modèles de cette gamme de prix la base du TMG i1 est plus que correcte. On peut même voir un très léger effet miroir.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur plateforme Intel S775 se fait donc sans besoin d'assemblage particulier sur le ventirad. Le système de fixation, de type radbox est en effet déjà installé puisque le ventirad n'est de toute manière prévu que pour le LGA775.

 

 

Il suffit donc de l'installer directement, et une place juste suffisante est laissée pour passer les doigts sous le ventilateur pour avoir accès aux clips. Pas de problème donc à déplorer.

 

 

 

Mesures:

 

 

Pour ce qui est des performances le TMG i1 s'avère être juste dans la moyenne des ventirads tours premier prix. Il n'est pas meilleur ni plus mauvais que l'OCZ Vanquisher par exemple. Un peu plus silencieux (56dBA contre 59dBA) en charge, le TMG i1 est également un peu moins performant (69 contre 67°) ce qui équilibre donc les performances des deux modèles.

 

Pour ce qui est du PWM il fait ici aussi parfaitement son oeuvre, permettant au TMG i1 d'atteindre seulement 45dBA en idle.

 

 

 

Verdict:

 

Le TMG i1 ne déçoit pas en ce qui concerne les performances, qui sont comparables à celles que nous avons obtenues avec l'OCZ Vanquisher qui pour rappel a décroché la note maximale de 5 sur 5. Oui mais... il n'y a pas que les performances, et c'est sur les "à côtés" que le TMG i1 ne tient plus la route. Tout d'abord son prix moyen de 25€ est trop élevé. On trouve le Vanquisher à seulement 17€ !Ensuite le TMG i1 n'est compatible qu'avec le S775 quand le Vanquisher malgré son prix est lui compatible tous sockets AMD et Intel... Dès lors en quoi peut-on justifier l'achat d'un TMG i1 qui n'a donc rien de mieux à proposer tout en étant plus cher et moins compatible ? Le problème est bien là sur ce marché très concurrentiel de l'entrée de gamme. A moins de 20€ le TMG i1 sera une alternative valable, mais à 25€ non d'autant qu'on trouve entre 25 et 30€ l'OCZ Vendetta qui surpasse de la tête et des épaules le TMG i1.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Thermaltake V1

 

 

 

Présentation:

 

 

Le V1 est le nouveau modèle haut de gamme de Thermaltake. Son design unique et entièrement en cuivre en fait un véritable OVNI du monde des ventirads. Mais les performances sont-elles au rendez-vous ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible avec les sockets actuels, le V1 est définitivement un modèle haut de gamme comme en témoigne son prix de près de 45€.

 

D'une hauteur assez élevée de 14.3cm, on note la présence d'un variateur de vitesse, un plus toujours appréciable surtout s'il s'avère que le ventilateur 120mm l'équipant est bruyant en 12V.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

On aime ou on déteste, mais le design du Thermaltake V1 ne laisse clairement pas indifférent tant il est en opposition avec ses concurrents sur le marché.

 

Le ventilateur, pris en sandwich entre les 2 séries d'ailettes nous a néanmoins semblé bien fragilement installé, sur des pattes métalliques qui peuvent avoir tendance à se tordre comme vous pouvez le voir avec notre modèle de test qui a son ventilateur légèrement incliné, et dont la patte de fixation venait toucher les ailettes et transmettre des vibrations désagréables à l'oreille avant que nous ne le redressions un peu.

 

On note également la présence de "seulement" 4 caloducs, mais d'une longueur impressionnante puisqu'ils forment un arc de cercle venant traverser les ailettes sur toute leur largeur.

 

Enfin comme nous le précisions dans les caractéristiques du ventirad un petit potentiomètre est fourni pour permettre de faire varier la vitesse de rotation du ventilateur. Sa conception est assez bâclée avec un simple autocollant plastifié pour faire office de notice et un câblage grossier, mais il a au moins le mérite d'exister.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Thermaltake V1 fait plaisir à voir avec seulement 4 vis et 2 systèmes de fixation, celui pour S775 étant par contre constitué de 2 parties.

 

Malheureusement bien que le V1 soit un modèle haut de gamme de près de 50€ c'est toujours la modeste pâte thermique Ezbond en sachet qui accompagne notre ventirad, Thermaltake aurait sûrement pu faire un effort d'autant que la marque a plusieurs pâtes thermiques à son catalogue.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Très belle prestation du V1 sur notre balance. Malgré sa conception full cuivre et ses dimensions conséquentes le ventirad de Thermaltake affiche seulement 639g avec son ventilateur.

 

Son design très aéré a donc ce gros avantage de limiter le poids total du ventirad.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Thermaltake se moque un peu du monde avec la base du V1. Pas que cette base soit désastreuse, mais elle ne tient pas du tout les promesses de la marque.

 

En effet, sur le site de Thermaltake, on peut voir sur la fiche produit du V1 une base magnifique, digne des modèles Scythe ou Zalman que nous verrons plus tard, et Thermaltake annonce pour son ventirad une finition miroir. Mais en pratique le résultat est tout autre que celui de la photo du site.

 

La base du V1 ressemble en fait beaucoup à celles des BigTyp 120 et MiniTyp 90, avec des stries assez marquées, mais avec juste en plus un effet miroir qui commence à réfléchir un peu notre pièce de monnaie, mais certainement pas un miroir parfait comme l'image de la fiche officielle du V1 chez Thermaltake.

 

Assez décevant donc de constater qu'on ne nous montre pas la vérité, même si cette base donc n'est en soit pas du tout mauvaise.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur socket 775 ne nécessite que 4 vis pour placer les 2 parties du modules de rétention, qui finalement se clipse comme le radbox Intel.

 

 

L'installation ne pose aucun problème. Les bords du radiateur étant parfaitement droits, les clips sont accessibles tant par les côtés que le dessus, une installation qui ne prend que quelques minutes et se fait aussi simplement que celle du radbox Intel, un plaisir.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Thermaltake V1 sont plutôt bonnes. Le ventirad parvient à atteindre 63° en pleine charge ce qui fait partie des meilleures performances. Celle-ci se fait hélas au détriment du bruit, et les 64dBA que nous avons relevés à 5cm sont le signe d'un niveau sonore clairement insupportable en utilisation quotidienne.

 

Une fois le V1 en vitesse minimale grâce à son variateur, le niveau sonore devient acceptable, mais le ventilateur reste audible ce qui est très décevant car cela signifie qu'il est impossible d'avoir réellement du silence avec ce ventirad. C'est d'autant plus navrant que les performances du V1 restent excellentes au minimum, la possibilité de descendre encore de quelques centaines de tours par minutes la vitesse du ventilateur aurait été vraiment appréciable, pour ne pas dire indispensable, et n'aurait certainement pas beaucoup impacté les bonnes performances du V1.

 

 

 

Verdict:

 

Le Thermaltake V1 a beaucoup de choses pour plaire, à commencer bien sûr par son look unique actuellement parmi les ventirads du marché. Ses performances sont également bonnes et son montage aisé.

 

Performances, design, montage, ce ventirad serait-il alors un choix incontournable ? Eh bien pour nous non, la faute à son prix tout d'abord, qui bien qu'il ne soit pas non plus exorbitant est tout de même un peu trop élevé à notre goût, et surtout donc la faute à ses nuisances sonores. Même au minimum le V1 est audible, et c'est systématiquement comme cela qu'il faudra l'utiliser tant son bruit devient insupportable dès que l'on augmente la vitesse.

 

C'est donc un ventirad qui avait un bon potentiel, mais que nous conseillons uniquement à ceux qui sont vraiment tombés sous le charme du look du V1, et qui n'ont également pas une configuration orientée vers le silence.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Titan TTC-NK34TZ

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Titan TTC-NK34TZ est un ventirad d'entrée de gamme au format "tour", clairement destiné à concurrencer la référence indémodable qu'est l'Arctic Cooling Freezer 7 Pro sur le créneau des ventirads à 20€.

 

Caractéristiques principales:

 

Compatibles uniquement avec le socket LGA775 pour limiter les coûts exactement comme le Freezer 7 Pro, le Titan TTC-NK34TZ est donc proposé à un prix moyen de 20€ seulement.

 

Détail important: sa hauteur de 14.4cm. C'est beaucoup, surtout pour un modèle équipé d'un ventilateur de 92mm "seulement".

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La forme du TTC-NK34TZ étonne, avec sa très grande zone vide entre la base et les premières ailettes. Les caloducs semblent interminables et on se demande s'il était vraiment judicieux de procéder de la sorte.

 

En parlant des caloducs, ils sont au nombre de 3 et de diamètre moyen, égalité parfaite avec son concurrent le Freezer 7 Pro à ce niveau donc.

 

En ce qui concerne la finition globale du ventirad, elle est plutôt bonne et c'est une bonne surprise pour un modèle à ce prix. Les ailettes sont solides et bien fixées entre elles, et le ventilateur ne bouge pas, et pour cause son cadre en plastique est vissé aux ailettes.

 

 

 

Bundle:

 

 

Réduction des coûts oblige, le bundle du TTC-NK34TZ est réduit et donc uniquement prévu pour le S775. On remarque qu'aucun tournevis n'est nécessaire à cette installation, un bon point.

 

Autre très bon point: un tube de pâte thermique accompagne ce ventirad, alors que souvent les modèles premier prix ont juste droit à une pâte pré-appliquée sur la base. Mieux, la Titan Nano Grease fournie a obtenu de très bonnes performances lors de notre comparatif de pâtes thermiques. Bravo donc à Titan sur ce point.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Quel poids plume. Un ventirad de plus de 14cm de haut et qui ne pèse que 501g nous n'y aurions pas cru en début de ce comparatif, avec je vous le rappelle le radbox Intel par exemple qui du haut de ses 6cm affiche déjà 430g.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Aïe. La base du Titan TTC-NK34TZ donne fortement l'impression... de ne pas avoir été achevée. Comme si, lors du polissage, on passait un papier à gros grain pour commencer... et finalement s'arrêter là.

 

La base scintille à la lumière des milliers de micro défauts de surface, et l'ont sent au doigt une rugosité certaine.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur plateforme S775, la seule compatible avec le TTC-NK34TZ donc, se fait à l'aide d'une plaque arrière munie de longues tiges filetées à ses extrémités, d'une plaque de maintien à placer sur le ventirad et de 4 vis à main.

 

 

L'installation du ventirad de Titan se passe globalement plutôt bien. La plaque arrière se positionne aisément grâce à ses tiges qui l'empêchent de bouger une fois placée, et la plaque de maintien se positionne elle aussi assez facilement grâce à un détrompeur sur le radiateur.

 

On comprend d'ailleurs pourquoi une telle zone est laissée vide avant les ailettes: c'est pour faciliter la pose des vis à main. Pourquoi pas, du moment que les performances ne sont pas impactées, ce dont nous doutons...

 

 

 

Mesures:

 

 

A l'heure du test de performances, malheureusement le TTC-NK34TZ ne répond pas vraiment présent. 71° en pleine charge ce n'est pas catastrophique pour de l'entrée de gamme mais... mais 59dBA tout de même, c'est vraiment bruyant.

 

Une fois sous volté avec un fanmate au minimum le ventirad devient très silencieux, mais les performances deviennent alors comparables à celles du radbox Intel, c'est pour dire...

 

 

 

Verdict:

 

Le TTC-NK34TZ ne parvient pas à s'imposer comme un concurrent sérieux sur le marché des ventirads à 20€. La faute a son rapport performances/bruit moyen tant à pleine vitesse (trop bruyant) qu'une fois sous-volté (pas assez performant).

 

Nous ne vous conseillons donc pas son acquisition, même s'il est trouvable dans certaines boutiques à seulement 18€, ce qui semble sur le papier alléchant pour un grand ventirad tour de 14cm avec caloducs.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Titan Vanessa L-Type

 

 

 

Présentation:

 

 

Modèle maintenant assez ancien, le Titan Vanessa L-Type a la particularité de n'avoir qu'un seul caloduc, mais énorme et en son centre, venant directement au contact du processeur. Méconnu mais pourtant un des meilleurs ventirads du marché à sa sortie, nous nous sommes demandé ce que ce modèle original pouvait encore offrir comme prestations en cette fin 2007, et sur un Core 2 Duo.

 

Caractéristiques principales:

 

Le Titan Vanessa L-Type étant un peu ancien, il n'est pas compatible avec le socket AM2, mais l'est par contre avec les socket A (462) et 478 d'AMD et Intel.

 

Doté d'un ventilateur de 120mm et au format "tour", il possède une hauteur importante puisque flirtant avec les 15cm.

 

Défaut de taille du Vanessa L-Type tout au long de son existence: un prix de vente trop élevé. Ainsi même aujourd'hui les boutiques qui l'ont encore à leur catalogue le proposent à un prix moyen de 50€. Pour ce prix on a par contre la bonne surprise d'avoir un variateur de vitesse qui se place à l'avant du PC sur une baie 3"1/2.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le style du Vanessa L-Type est unique avec son énorme et unique caloduc, son ventilateur bleu et argenté et son dessin sur le dessus très "heroic fantasy"

 

La finition générale n'est pas extraordinaire, avec des ailettes épaisses mais qui se tordent facilement et le socle du ventilateur qui est juste clipsé sur le radiateur et bouge un peu.

 

A noter que la base du caloduc, qui est également la base du radiateur possède un anneau serti doté de 4 vis destiné à l'installation du ventirad.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Vanessa L-Type est assez fourni, avec 4 systèmes de fixations différents. Aucune vis n'est présente et pour cause comme nous venons de le voir en observant le ventirad celles-ci sont d'origine fixées à la base du radiateur.

 

Le ventirad de Titan est également fourni avec un variateur de vitesse qui comme nous l'avons dit se place sur une baie 3"1/2 du PC, et un tournevis qu'il est important de conserver car sa longueur est conçue spécialement pour le Vanessa L-Type, nous en reparlerons lors du descriptif de son installation.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le Vanessa L-Type n'est pas vraiment un poids plume avec ses 773g, mais ne souffre pas de la comparaison avec les autres ventirads tour équipés de ventilateurs 120mm.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Vanessa L-Type est vraiment réussie, avec une surface parfaitement lisse et un effet miroir prononcé. Notre modèle de test peut vous sembler pas si parfait que cela sur la photo mais il a plusieurs années de bons et loyaux services derrière lui (ainsi que de sommeil au fond d'un tiroir), et la base est finalement toujours plus que correcte après tout ce temps.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Voici tout d'abord les éléments du bundle nécessaires à l'installation du Vanessa L-Type sur notre plateforme de test S775. Une plaque arrière et un module de rétention en face avant, le tout se vissant avec des vis que Titan a eu la bonne idée d'inclure dans le module de rétention, pas de risque de devoir courir après donc en cas de tournevis qui glisse.

 

 

Une fois en place, ce système de fixation laisse une zone vide circulaire au centre du socket, c'est là que la base du caloduc du Vanessa L-Type viendra prendre appui.

 

 

Pour finir d'installer le ventirad, il faut prendre le tournevis spécialement conçu pour le Vanessa L-Type, et venir par les 4 trous au dessus du radiateur attraper les têtes des vis serties autour de la base.

 

 

Ce sont ces 4 vis qui achèvent de solidariser le ventirad au module de rétention. La visibilité étant nulle il faut y aller doucement et ne pas hésiter à s'y reprendre à plusieurs fois tant qu'on a un doute sur le fait d'avoir bien vissé. Cette opération n'est néanmoins pas si compliquée que cela donc pas de critique particulière à faire sur ce système de fixation.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances en 12V du Vanessa L-Type sont excellentes, mais il est alors un des modèles les plus bruyants de tout notre comparatif avec 64dBA à 5cm. Ce bruit est totalement insupportable, et s'explique par le fait que le ventilateur 120mm est donné pour 2400tpm en 12V.

 

Une fois sous-volté grâce au variateur fourni, le niveau sonore change du tout au tout et peut même être qualifié de silencieux avec une vitesse de rotation d'environ 1100tpm. Les performances demeurent alors assez bonnes puisqu'elles n'augment que de 4°, mais avec 69° le Vanessa n'est alors plus dans les toutes premières places.

 

 

 

Verdict:

 

Le Titan Vanessa L-Type a vraiment de beaux restes, et sa conception particulière avec un seul gros caloduc semble pertinente à la vue des résultats obtenus. Il est malheureusement bien trop bruyant en 12V, et son rapport performances/bruit est assez bon en vitesse minimale, mais pas dans les tous meilleurs.

 

Bilan son prix élevé ne peut jouer en sa faveur et il ne fera pas partie des nominés pour les premières places aujourd'hui, loin de là même. Mais ceux qui se l'étaient procuré à sa sortie peuvent avoir la satisfaction de voir qu'aujourd'hui encore leur Vanessa L-Type n'est pas complètement dépassé. Le ventirad de Titan était clairement en avance sur son temps, mais n'a pas eu le succès qu'il méritait à cette époque où il surpassait sans difficulté pourtant des références comme les Thermalright XP90C ou XP120.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Xigmatek Achilles S1284

 

 

 

Présentation:

 

 

Après un HDT-S1283 très performant mais bruyant et de qualité moyenne, Xigmatek a lancé le Scorpio S1283 qui inaugurait un ventilateur plus silencieux. Le Achilles S1284 est l'évolution logique du Scorpio. Le ventilateur 1500tpm PWM orange à LEDs du plus bel effet est toujours de rigueur, mais le radiateur lui est revu et corrigé, avec principalement l'apparition d'un 4è caloduc, toujours en Direct Touch et une qualité de fabrication revue à la hausse. L'arrivée d'une nouvelle référence sur le marché ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible tous sockets, le Achilles S1284 est particulièrement haut, quasiment 16cm, donc attention à la compatibilité avec votre boîtier. Le ventilateur PWM est donné pour une vitesse oscillant entre 800 et 1500tpm et devrait donc offrir un silence de fonctionnement appréciable.

 

Autre bonne nouvelle, le Achilles même s'il est le ventirad le plus haut dans la gamme Xigmatek bénéficie dès son lancement d'un prix raisonnable: 40€ environ.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Ce qui marque de suite avec le Achilles S1284, c'est la différence de design par rapport au HDT-S1283 que nous avions testé précédemment. Le ventilateur tout d'abord avec son cadre noir et ses pales oranges ne manque pas d'originalité. De plus 4 diodes blanches sont placées sur son pourtour, laissant apparaître des zébrures blanches en fonctionnement.

 

Mais les différences ne s'arrêtent pas là et un 4è caloduc a fait son apparition également. Contrairement à Sunbeam avec son Core-Contact Freezer, Xigmatek a décidé de ne plus les aligner par contre, et les caloducs sont ainsi décalés deux-à-deux.

 

Enfin une dernière différence et pas des moindres par rapport au HDT-S1283: la qualité de fabrication a été grandement améliorée pour le radiateur, et les ailettes sont désormais plus rigides et bien assemblées. Le Achilles S1284 n'a plus ce détail à envier par exemple aux productions OCZ.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du Achilles S1284 est très simple. Une patte de fixation pour sockets AMD, deux pour le S775 et leurs vis, un sachet de pâte thermique, 4 ergots en caoutchouc pour le ventilateur et un adaptateur d'alimentation.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radiateur du Achilles S1284 reste plutôt léger avec 523g. Il est ainsi quasiment 100g plus léger que celui du Core-Contact Freezer de Sunbeam, sont concurrent direct parmi la gamme très limitée des ventirads Direct Touch à 4 caloducs.

 

 

Le ventilateur de Xigmatek est également un modèle de légèreté avec moins de 120g. Cela donne au total un ventirad de seulement 641g, impressionnant pour un ensemble basé sur un radiateur de près de 16cm de haut.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du Achilles S1284 est très étrange avec ses caloducs décalés. Sa finition est néanmoins assez bonne avec des interstices moins importants qu'avec les premiers modèles Direct Touch. La surface exposée des caloducs reste par contre particulièrement striée, des stries profondes qui plus est.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation S775 est très classique. Les pièces nécessaires sont juste donc 2 vis, et 2 pattes de fixation à placer sur la base du radiateur.

 

 

Xigmatek a d'ailleurs, à l'instar de Scythe par exemple, pensé à utiliser des vis à tête plate et large, permettant une compatibilité maximale avec les tournevis cruciformes.

 

 

L'installation se termine telle celle d'un radbox, au détail près que si 2 des 4 clips plastiques sont particulièrement faciles à mettre, les 2 autres sont eux totalement masqués par le ventilateur. Il faudra donc soit installer le radiateur seul et lui adjoindre seulement après son ventilateur, soit jouer le contorsionniste avec ses doigts et faire preuve de patience.

 

 

 

Mesures:

 

 

A l'heure des performances il faut bien le dire, le Xigmatek Achilles S1284 nous a déçu... Ce n'est pas que ses performances soient mauvaises, 64° est une très bonne prestation, ni que son niveau sonore soit désagréable, avec 52dBA à pleine vitesse il sait se rendre discret. Nous ce qui déçoit c'est que... l'OCZ Vendetta 2 obtient exactement les mêmes résultat, au degré près et au dBA près avec une conception plus basique sur 3 caloducs exposés! Le Sunbeam Core-Contact Freezer lui, le concurrent désigné du Achilles S1284 est donc un cran devant finalement.

 

 

En passif de plus, et comme d'habitude pour les radiateurs Direct Touch, le Achilles S1284 réalise une très belle performance en idle avec 48° mais s'effondre en quelques minutes en charge. Un comble, il ne tient même que 10s de plus que le radiateur du HDT-S1283 qui est pourtant non seulement de moins bonne qualité, mais ne possède que 3 caloducs.

 

 

 

Verdict:

 

Si le Achilles S1284 est un très bon ventirad à n'en pas douter, à la qualité soignée et au design agréable en plus de très bonnes performances, il nous a tout de même un peu déçus. La raison est l'ajout de ce 4è caloduc qui finalement semble ne lui apporter aucune amélioration des performances. Nous n'avons pas (encore) testé le Scorpio S1283, le modèle à ventilateur équivalent mais ne possédant que 3 caloducs, mais nous sommes convaincus que les performances seraient identiques entre les 2 modèles, tout comme elles le sont entre le Achilles S1284 et l'OCZ Vendetta 2.

 

Dès lors difficile de conseiller réellement l'achat du Achilles S1284 puisqu'il est un peu plus cher que ces 2 autres modèles que nous venons de citer. De quelques euros seulement heureusement, donc nous ne réduirons pas trop la note finale du ventirad de Xigmatek. En modèle à 4 caloducs notre préférence va en tout cas plutôt au Sunbeam Core-Contact Freezer pour son système de montage très bien trouvé et son potentiomètre qui permet à l'utilisateur de choisir au dBA et au degré près le rapport performances / bruit de son ventirad CPU.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 3 sur 5.

 

 


 

Xigmatek Apache EP-CD901

 

 

 

Présentation:

 

 

Le Apache est le ventirad d'entrée de gamme de Xigmatek. Possédant un design plutôt sympathique et des caractéristiques correctes avec une compatibilité tous sockets et la gestion du PWM, c'est surtout son prix qui retient l'attention: à peine 10€ ! Alors, alternative premier prix valable au radbox Intel ou mauvais choix ?

 

Caractéristiques principales:

 

La principale caractéristiques du Apache est donc comme nous l'indiquions son prix de 10€ seulement qui attire forcément la convoitise. Ses autres caractéristiques sont de plus assez valorisantes avec une hauteur de 5.7cm seulement le rendant compatible avec toutes les configurations, même HTPC, et le tout avec un ventilateur de 92mm de diamètre tout de même, et PWM de surcroit.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Premier élément qui traduit la nature "premier prix" du Apache: sa conception entièrement en aluminium. On est donc en présence d'un clone de Zalman CNPS7000, mais ni Cu ni même AlCu, juste "Al". De quoi craindre pour les performances du ventirad de Xigmatek car les Zalman CNPS7000 ne sont plus vraiment des références, loin de là même, alors avec le handicap supplémentaire d'une conception full aluminium...

 

A part cela rien de bien spécial à constater, le qualité de fabrication pour 10€ est plutôt correcte.

 

 

 

Bundle:

 

 

Compatible tous sockets, le Apache réalise l'exploit de l'être avec uniquement dans son bundle un module de rétention en plastique et 4 tiges en plastiques.

 

Dernier élément du bundle: un sachet de pâte thermique, sans oublier bien sûr le traditionnel mode d'emploi.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec son Apache en aluminium Xigmatek réussit l'exploit de proposer un ventirad sous la barre des 250g, ventilateur compris ! Un véritable poids plume, ne pesant par exemple que 19g de plus qu'un radbox slim (la version la moins épaisse du radbox d'Intel).

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base du Apache n'est clairement pas un modèle du genre, mais tout de même rien à redire vu le prix de vente. Les bases des Zalman de la famille CNPS7000 ne sont absolument pas meilleures...

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur socket S775 se fait donc, tout comme pour le Sunbeam Core-Contact Freezer, à l'aide d'un module de rétention en plastique noir qui va en quelque sorte transformer le système de fixation Intel... en système de fixation AMD (les amateurs du choix de fixation fait par AMD apprécieront).

 

 

Il suffit donc dans un premier temps de placer correctement le cadre en plastique en face des trous du LGA775 puis de le clipser. Ensuite il ne faut pas oublier de mettre les 4 tiges en plastiques aux 4 coins ce qui permet de maintenir en position de manière sûre le module de rétention.

 

 

Le Apache s'installe alors le plus simplement du monde, avec une patte de fixation qui vient de chaque côté se clipser sur les ergots du module, à la manière donc d'une fixation classique AMD.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du Apache EP-CD901 sont plutôt bonnes si on le compare avant tout à son réel rival: le radbox d'Intel, que ce soit dans sa version large ou slim. Il permet de gagner tout de même 10° environ dans nos conditions de test ce qui est loin d'être négligeable.

 

Mais cependant cela a un coût: les nuisances sonores. En pleine vitesse le Apache atteint 58dBA ce qui est sensiblement plus que les radbox. De plus nous avons rencontré un phénomène très désagréable: au repos en PWM, notre ventilateur émettait un sifflement très désagréable pour un bruit assez élevé: 53dBA. Au point qu'il nous a été plus agréable de ne l'utiliser qu'en 12V, qui a un bruit de souffle plus élevé, mais au moins fait disparaître le sifflement...

 

 

 

Verdict:

 

Le Xigmatek Apache EP-CD901 part d'une très bonne idée: proposer une alternative peu onéreuse au radbox d'Intel. Cependant bons et mauvais choix se suivent. Bon choix de design, de conception qui permet un poids très faible. Très bon choix de fixation même, quel plaisir de ne pas avoir à utiliser la moindre vis et de tout installer en quelques secondes de façon véritablement enfantine. Mais mauvais choix de ventilateur malheureusement. A vouloir privilégier les performances Xigmatek a utilisé un modèle trop bruyant, et de plus qui supporte très mal le PWM en sifflant à vitesse réduite.

 

Dès lors nous ne conseillons pas l'acquisition de ce modèle. Il ne faut pas oublier que si le Apache ne coûte que 10€, le radbox Intel est lui gratuit, et beaucoup d'utilisateurs seront certainement déçus d'acheter finalement une solution plus bruyante, même si les performances sont elles tout à fait acceptables. Quitte à acheter un ventirad, nous pensons qu'il vaut vraiment mieux aller jusqu'aux 17€ par exemple d'un OCZ Vanquisher qui refroidit encore 8° mieux pour un niveau sonore équivalent en charge, mais en étant lui inaudible au repos.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Xigmatek HDT-S1283

 

 

 

Présentation:

 

 

Modèle qui a vraiment fait connaître Xigmatek au grand public, le HDT-S1283 a sur le papier des atouts indéniables tels que sa conception Direct Touch associée ici à un puissant ventilateur 120mm PWM, et le tout pour un prix très agressif. Le résultat sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

 

Caractéristiques principales:

 

La caractéristique principale du Xigmatek HDT-S1283 est bien évidemment son prix, seulement 33€ en moyenne ! Dès lors il suffirait à ce modèle d'avoir des prestations assez bonnes pour en faire un rapport performances/prix intéressant.

 

Détail qui risque d'avoir son importance: le ventilateur est donné pour 2200tpm en vitesse maximale, le bruit risque donc d'être conséquent lors des pleines charges.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

L'aspect général du Xigmatek est assez classique pour un ventirad au format tour. Il fait même assez nettement plus "cheap" que des concurrents comme les modèles Scythe Ninja+ RevB et Infinity ou encore le Noctua NH-U12F. La faute entre autre à des ailettes assez fragiles et qui se décollent aisément des caloducs.

 

Mais un détail impressionnant vient vite redonner une bonne image de ce ventirad: sa technologie Direct Touch (les caloducs sont en contact direct avec le processeur). Les caloducs étant sur le HDT-S1283 3 monstres de 8mm de diamètre, la base de celui-ci est vraiment renversante et ne donne qu'une envie: monter le tout pour voir ses performances.

 

Un autre très bon point pour Xigmatek: le système de fixation du ventilateur. Ce sont des pions en caoutchouc en effet qui tiennent le ventilateur, limitant ainsi les vibrations. Ces pions sont très bien conçus puisqu'ils viennent se fixer aux bords des ailettes de manière sûre d'un côté, et de l'autre il suffit de tirer un peu sur le pion pour le fixer aux trous du ventilateur, et celui ci se retrouve sans aucun contact réel avec le radiateur, si ce n'est donc par l'intermédiaire du caoutchouc. Très efficace et bien mis en oeuvre: bravo.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du HDT-S1283 est assez simple avec un kit de fixation pour le S775, une tige pour les sockets AMD, et ensuite quelques petits bonus comme un spoiler qui permet, une fois placé à l'arrière du radiateur, de récupérer une partie du flux d'air du ventilateur pour l'envoyer vers la carte mère et refroidir un peu les mosfets par exemple.

 

On trouve également un adaptateur molex pour le ventilateur et un petit sachet de pâte thermique Sil-More comme pour les ventirads Scythe, un peu dommage de trouver un sachet plutôt qu'une seringue, mais le prix est tiré vers le bas...

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le radiateur du Xigmatek HDT-S1283 est comme nous l'indiquions assez "cheap". Cela se retrouve sur la balance avec un poids vraiment léger pour un radiateur tour de près de 16cm de haut: 525g.

 

 

Une fois équipé de son ventilateur 120m, le poids remonte à 684g. Cela reste léger pou un modèle de ces dimensions, malgré les 160g du ventilateur Xigmatek, un poids bien élevé pour un 120mm.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Les bases Direct Touch sont très particulière, et le but de ces bases est de limiter au maximum les aspérités de surface pour maximiser le contact ente la base et le CPU. A ce petit jeu là la base du HDT-S1283 pèche un tout petit peu quand même. Celle du Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler était, pour une base Direct Touch sensiblement meilleure. Il ne faut donc pas hésiter à appliquer en bonne quantité la pâte thermique sur un HDT-S1283 pour être sûr de bien remplir les sillons, il vaut mieux trop de pâte thermique que de l'air.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Une fois n'est pas coutume ce ne sont pas 4 ni 0 mais 2 vis qui sont nécessaire à la fixation des 2 parties du module de rétention sur la base du Xigmatek HDT-S1283. On a le sentiment au début que les pâtes vont pivoter sur elles-mêmes avec une seule vis pour les tenir mais non pas de problème, il suffit de bien serrer.

 

 

Le montage final se fait ensuite avec le bon vieux système de clips inspiré du radbox Intel. Malheureusement si cela se passe très bien avec les clips du dos du ventirad, pour le devant les clips sont entièrement recouverts par le ventilateur !

 

Donc 2 possibilités s'offrent à vous: soit vous installer d'abord le radiateur sur votre configuration, puis ajoutez le ventilateur ; soit vous installez le ventirad avec le ventilateur déjà placé, et alors il vous faudra profiter du fait que ce qui tient le ventilateur ce sont des pions en caoutchouc, pour soulever le ventilateur jouant sur l'élasticité du caoutchouc, et ainsi pouvoir avec une main avoir accès aux clips de fixation... A vous de voir mais de toutes façon les 2 solutions ne sont guère pratiques, dommage.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Xigmatek HDT-S1283 est un très bon refroidissement. En 12V le ventilateur de 2200tpm atténue la sensation de performances car avec un tel boucan il y a moins de mérite à parvenir à 62°. La prestation est néanmoins à saluer.

 

Le problème est qu'avec un ventilateur initialement PWM les possibilités pour le sous-volter manuellement sont assez limitées, un fanmate 2 de Zalman n'est pas compatible par exemple car prévu pour les prises 3 pins, le module ULNA de Noctua non plus etc...

 

 

En passif le radiateur de Xigmatek affiche une température impressionnante en idle. Il s'effondre malheureusement en charge pour ne tenir en moyenne que 340s avant que la sécurité thermique du processeur ne se déclenche. La technologie Direct Touch semble montrer ses limites: elle permet d'améliorer l'échange avec les ailettes du radiateur, mais lorsque celles-ci satures le Direct Touch n'est plus d'aucun secours et les performances s'effondrent.

 

 

 

Verdict:

 

Le Xigmatek HDT-S1283 est loin d'être parfait. C'est un constat clair et net, basé principalement sur son radiateur qui en dehors des gros caloducs et de la technologie Direct Touch est tout ce qu'il y a de plus simple et de qualité très moyenne. Le ventilateur également est vraiment surdimensionné, Il est extrêmement bruyant alors que le HDT-S1283 n'a pas du tout besoin d'autant de souffle, ni nos oreilles de bruit.

 

Le HDT-S1283 n'est au final pas du tout un mauvais ventirad, mais il souffre des défauts de jeunesse de la technologie Direct Touch, et le marché de ces ventirads s'est considérablement vite démultiplié avec des références de meilleure qualité et plus silencieuses. De quoi pousser le HDT-S1283 hors du podium..

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Zalman CNPS7700 Cu

 

 

 

Présentation:

 

 

Evolution du CNPS7000 avec un ventilateur de 120mm de diamètre, le CNPS7700 a vu défiler de nombreux successeurs dans la gamme Zalman, qui est une marque il faut le dire très prolifique. Nous avons néanmoins souhaité l'inclure à notre comparatif pour justement pouvoir jugé des progrès faits par Zalman au cours de ces dernières années, et nous l'avons pris en version Cu, en cuivre.

 

Caractéristiques principales:

 

Le CNPS7700 Cu est un modèle au format très particulier. Très peu haut, il s'étale par contre sur plus de 13cm de diamètre. Il s'adaptera donc très bien par sa hauteur aux mini boîtiers, mais attention tout de même à sa compatibilité... en diamètre.

 

Détail intéressant pour un modèle proposé à un prix moyen raisonnable de 33€: un fanmate 2 est fourni pour permettre de faire varier la vitesse de rotation de son 120mm.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

On ne présente plus ce design en corolle typique de Zalman et copié à maintes reprises par d'autres marques.

 

L'aspect visuel global du CNPS7700Cu est très plaisant grâce à cette forme circulaire donc, et au cuivre qui donne sa couleur unique au ventirad. La finition est elle très correcte au niveau des ailettes mais un peu moins en ce qui concerne la base.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du CNPS7700 Cu est assez complet avec, en plus des pièces nécessaires à l'installation du ventirad sur les différents sockets, la présence du fanmate 2, d'un tube de pâte thermique CSL 850 (malheureusement aux performances médiocres et à la quantité dérisoire), ou encore d'un autocollant Zalman.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Impressionnant est le premier mot qui vient à la bouche lors de la pesée du CNPS7700 Cu. Le ventirad de Zalman dépasse les 900g avec 918g précisément, et s'octroie une des premières places de notre comparatif, uniquement dépassé par les monstrueux Infinity de Scythe et Cooler Master GeminII (une fois surmonté de 2 ventilateurs 120mm), ou encore l'Ultra 120 eXtreme (avec ventilateur). Des ventirads aux dimensions pourtant bien plus démesurées que celles du CNPS7700 Cu.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du CNPS7700 Cu n'est vraiment pas attirante. Son état de surface n'est pourtant pas si mauvais qu'il n'y paraît, au contraire même il est plutôt bon et assez lisse au touché, mais c'est sont aspect qui n'a clairement pas été optimisé par Zalman, et le résultat est assez triste à voir avec une surface bicolore et pleine de trainées.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le nécessaire à l'installation du CNPS7700 Cu comprend tout d'abord une plaque arrière à associer à un système de rétention avant, mais également des petites pattes de fixation à placer sur le ventirad.

 

 

Dans un premier temps on assemble donc la plaque arrière et le module de rétention à l'aide de 4 vis longues. L'installation est vraiment simple et ne prend qu'une ou deux minutes.

 

 

Il faut ensuite positionner les pattes de fixation au bout des tiges sur les côtés du ventirad, puis les visser sur le module de rétention. Attention juste, les pattes de fixation ne tiennent que légèrement sur le ventirad tant qu'on n'a pas vissé le tout, donc pas de geste brusque ou de retournement du ventirad sinon vous serez bon pour aller les récupérer par terre ou au fond du boîtier.

 

Une installation globalement aisée, et avec un ensemble plaque arrière + module de rétention plutôt bien trouvé.

 

Un détail important, et la photo a volontairement été prise pour le mettre en évidence: le CNPS7700 Cu est un nid à poussières, ceux qui possèdent un ventirad de la famille "7" de Zalman pourront vous le confirmer. Attention donc à soit nettoyer régulièrement l'intérieur de votre PC, soit vous munir de filtres à poussières. Après quelques jours seulement notre modèle de test était recouvert déjà de poils de chats et de poussière.

 

 

 

Mesures:

 

 

Le Zalman CNPS7700 Cu a un peu souffert durant nos essais. Les 73° obtenus en pleine charge associés aux 61dBA à 5cm en font un modèle vraiment bruyant... sans pour autant être très performant.

 

Une fois sous-volté, le niveau sonore parvient à passer sous les 50dBA et donc peut être qualifié de "silencieux", mais les performances chutent alors fortement, 7° de plus au processeur pour un résultat final de 80°.

 

 

 

Verdict:

 

Il y a deux façons de considérer les performances du Zalman CNPS7700 Cu. La première est de se dire que nous avons affaire à un modèle de plus de 900g, en cuivre qui plus est, et que donc ses prestations sont vraiment mauvaises.

 

La seconde est de se dire que c'est un modèle de moins de 7cm de haut, la hauteur maximale acceptée par beaucoup de mini boîtiers. Le CNPS7700 Cu peut alors être classé dans une famille bien à part de ventirads de très faible hauteur, avec des modèles comme le radbox Intel ou encore les Zalman CNPS8000 et 8700 que nous allons étudier par la suite et le Scythe Shuriken.

 

Et parmi cette famille bien précise de ventirads le CNPS7700 Cu ne s'en sort finalement pas si mal que cela, seul le Scythe Shuriken parvenant à faire réellement mieux que lui.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Zalman CNPS8000

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le CNPS8000, Zalman s'est lancé dans un nouveau type de design compact, optimisé pour les mini boîtiers. Les performances sont-elles au rendez-vous et l'essai validé ? C'est la question que nous nous sommes posés en testant le CNPS8000.

 

Caractéristiques principales:

 

Le CNPS8000 parvient à associer une forme classique de ventirad type "Thermalright XP90" avec 4 caloducs, à une hauteur à peine supérieure à celle du radbox Intel. Le résultat est assez plaisant à l'oeil et inspire confiance.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

La compacité du CNPS8000 épate. Le radiateur est creusé pour faire un peu de place au ventilateur de 92mm, et la base et les ailettes sont collées pour limiter la hauteur.

 

Le résultat est comme nous le disions un ventirad reprenant la forme du SI-128 par exemple de Thermalright que nous avons vu, juste optimisé afin de tenir dans seulement 6.3cm de haut, et tout de même doté de 4 caloducs. Le tour de force réalisé par Zalman est saisissant, mais il reste à savoir si les performances vont suivre.

 

 

 

Bundle:

 

 

En voici un bundle qui fait plaisir. Peu de vis, et celles présentes sont serties dans le module de rétention associé.

 

Sinon la pâte thermique CSL 850 est toujours de la partie, attention sa quantité est très faible et ses performances très moyennes, ainsi que le fanmate 2 pour faire varier la vitesse de rotation du ventilateur.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

A taille mini poids mini, et le CNPS8000 se paie le luxe d'être le ventirad le plus léger de notre grand comparatif, plus léger que le radbox Intel même avec ses 375g, c'est pour dire.

 

Sa conception principalement à base d'ailettes très fines en aluminium l'aide.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Après une série "7" assez décevante au niveau de la base, Zalman semble avec le CNPS8000 avoir parfaitement revu sa copie. La base du radiateur est toujours aussi lisse, mais dispose désormais d'une finition miroir très bien faite qui met de suite le CNPS8000 en valeur.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Le système d'installation pour le socket 775 est composé d'une plaque arrière et d'un module de rétention en deux parties.

 

 

Pour installer ce module il faut tout d'abord placer ses deux parties en face des flèches sur la base du ventirad...

 

 

... puis pousser pour les rapprocher, jusqu'à ce qu'elles s'enclenchent l'une dans l'autre.

 

 

Il ne reste plus qu'à visser les 4 vis présentes aux coins du module de rétention reconstitué, pour solidariser le tout à la plaque arrière placée préalablement.

 

Ce montage ne pose aucun souci et Zalman a tenté d'innover, pourquoi pas, bien que l'utilité ne soit pas évidente. On peut également imaginer que certains possesseurs du CNPS8000 ont dû se prendre la tête pour comprendre comment placer les 2 parties du module de rétention.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du CNPS8000 sont malheureusement bien en deçà de nos espérances. Elles sont comparables à celles du CNPS7700 Cu que nous venons d'étudier juste avant, mais avec des niveaux sonores plus élevés, dont un effroyable 66dBA en 12V à 5cm.

 

En vitesse minimale nos oreilles nous remercient, mais le CNPS8000 avec 52dBA reste audible tout de même, il est impossible de le rendre silencieux même avec le fanmate 2 fourni. Il peine de plus alors à faire mieux que le radbox Intel en ce qui concerne les performances.

 

 

 

Verdict:

 

Le CNPS8000 est une grosse déception. Plus bruyant, plus cher et pas plus performant que le CNPS7700 Cu sont intérêt est inexistant.

 

En effet même si vous avez par exemple un mini boîtier avec lequel le CNPS7700 Cu pose des soucis dus à son fort diamètre, une solution plus intéressante que de dépenser 34€ dans un CNPS8000 s'impose: garder son radbox Intel qui fait tout aussi bien. Le Scythe Shuriken pour moins de 30€ fera également largement mieux, et avec un niveau sonore acceptable.

 

Un modèle à éviter donc.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Zalman CNPS8700 LED

 

 

 

Présentation:

 

 

Après un CNPS8000 plutôt décevant, et lançant de bien mauvaise manière la série "8", Zalman est récemment revenu à la charge avec le CNPS8700 LED, un modèle qui bien qu'estampillé série "8" ressemble beaucoup aux séries "7". Le CNPS8700 LED marque également l'apparition chez Zalman de caloducs dans leur célèbre design en "corolle", ici au nombre de 2. La série "8" est-elle relancée ?

 

Caractéristiques principales:

 

Le CNPS8700 LED offre sur le papier une hauteur comparable au CNPS7700 Cu, mais est doté d'un ventilateur de 110mm de diamètre contre 120mm pour son aîné, une différence qui peut paraître faible, mais qui au final lui permet de résoudre les problèmes parfois rencontrés avec le fort diamètre du CNPS7700 Cu, problèmes qui se jouent généralement à 1cm près.

 

On note l'apparition avec ce modèle du support du socket AM2, mais également un prix de vente en forte augmentation avec 44€ en moyenne.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Si du dessus le CNPS8700 LED montre un évident air de famille avec le CNPS7700 Cu, on peut constater par la vue du dessous qu'il y a malgré tout des différences notables de conception. La plus évidente est l'apparition de 2 gros caloducs qui viennent faire le tour des ailettes pour finir en traversant la base du radiateur, et en regardant de près on constate également que la base du radiateur n'est plus constituée du même bloc que les ailettes. Elle est en effet reliée au reste du ventirad par deux pattes de fixations métalliques, alors que le CNPS7700 Cu est lui monobloc.

 

La finition est comme souvent avec Zalman exemplaire, le ventirad brille de mille feux et l'effet "full cuivre" est indémodable.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du CNPS8700 LED ne dispose en tout et pour tout que de 4 vis, nécessaires à l'installation du système de fixation S775. Un effort appréciable donc de simplification de l'installation.

 

L'éternelle CSL 850 est de mise dans ce bundle, une déception pour un modèle si récent et haut de gamme, on aurait espéré que Zalman fasse le même type d'effort que pour son CNPS9700 LED que nous étudierons très bientôt.

 

Le fanmate 2, bien évidemment présent, n'est lui plus à présenter.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Belle surprise sur la balance. Malgré une taille proche de celle du CNPS7700 Cu et une conception entièrement en cuivre le CNPS8700 LED ne pèse que 481g, près de 2 fois moins donc que son aîné.

 

La raison est, comme nous l'évoquions précédemment, le fait que le CNPS8700 LED ne soit pas monobloc Le volume de cuivre ainsi économisé représente plusieurs centaines de grammes.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La finition de la base du CNPS8700LED est une nouvelle fois exemplaire, comme sur tous les modèles récents de Zalman en fait. Planéité parfaite et effet miroir donnent l'impression d'un travail d'orfèvre.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur plateforme LGA775 nécessite un ensemble plaque arrière + module de rétention très proche de celui du CNPS7700 Cu, de 4 vis et d'une patte de fixation avec sa petite rallonge.

 

 

La première étape consiste donc à l'installation du module de rétention, qui se fait classiquement avec 4 vis et la plaque arrière qui lui est associée.

 

On remarque une légère différence dans la forme du module de rétention par rapport à celui du CNPS7700 Cu: sur 2 de ses extrémités (à gauche et à droite sur la photo) une protubérance est présente, avec même une flèche sur celle de gauche. On devine qu'il sera possible de clipser quelque chose sur ces formes.

 

 

En effet Zalman a un peu revu son système d'installation avec le CNPS8700 LED. Pas de vis pour fixer le ventirad, il faut positionner la petite rallonge sur la patte de fixation (attention il y a 2 positions et une seule correspond au S775) puis positionner l'ensemble correctement sur le radiateur grâce au détrompeur, et enfin clipser le tout.

 

Si le principe de ne pas avoir besoin de vis est assez séduisant, nous avons trouvé que celui d'une rallonge de patte de fixation à 2 positions n'était par contre pas du tout judicieux. Elle risque en effet de poser des soucis soit de mauvaise compréhension par le consommateur, soit tout simplement d'erreur de manipulation.

 

 

Autre détail qui peut avoir son importance: la patte de fixation, une fois montée venait sur notre Gigabyte 965P-DS3 effleure le premier slot mémoire. Y placer une barrette entraîne un contact qui n'est pas souhaitable.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du CNPS8700 LED sont très proches de celles du CNPS7700 Cu, avec 2° de mieux en 12V mais 1dBA de plus et un niveau sonore toujours clairement désagréable.

 

On descend même à 1° de mieux seulement avec le fanmate au minimum pour exactement le même niveau sonore, 48dBA à 5cm soit un silence respectable.

 

L'apparition des caloducs a donc permis de compenser la diminution de la taille du ventilateur et du radiateur, mais pas de créer un réel écart.

 

 

 

Verdict:

 

Le CNPS8700LED est un mélange de bonnes et mauvaises nouvelles. Bonnes nouvelles au niveau de la diminution du diamètre total par rapport au CNPS7700 Cu dont il est le réel remplaçant malgré son appartenance officielle à la série "8", diminution également du poids, et ce de manière impressionnante.

 

Mais à côté de cela les performances sont comparables, légèrement en faveur du CNPS8700 LED mais de 1° globalement, autant dire rien. Pire, le prix est en grosse augmentation avec 44€ en moyenne, c'est nous trouvons bien trop pour un ventirad de ce niveau de performances, d'autant que Zalman économise au niveau de la quantité de cuivre utilisé.

 

Si tout cela pouvait se justifier lorsque le marché des ventirads slim ne comportait pas de modèle correct, l'apparition par exemple du Shuriken de Scythe, à moins de 30€ et pourtant pas moins performant, relègue le CNPS8700 LED au rang de ventirad trop cher à la vue de ses prestations

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Zalman CNPS9500 LED

 

 

 

Présentation:

 

 

Le CNPS9500 fut le premier modèle de la série "9" mis en vente par Zalman. Il introduisait un nouveau type de design qui a depuis été repris par d'autres marques, comme Asus avec son Silent Knight que nous avons précédemment testé. Pour notre comparatif nous nous le sommes procuré en version "LED", qui comme son nom l'indique dispose d'un ventilateur translucide équipés des LEDs de couleur bleue pour donner plus de style au PC.

 

Caractéristiques principales:

 

Le CNPS9500 LED est équipé d'un ventilateur de 92mm réglable grâce à un fanmate 2 fourni. L'utilisation d'un ventilateur de ce diamètre lui permet de conserver une hauteur raisonnable de 12.5cm, et d'être ainsi compatible avec la grande majorité des boîtiers moyen tour, y compris ceux équipés d'un ventilateur sur le côté.

 

Son prix moyen est très élevé pour un ventirad avec ventilateur 92mm, 46€, mais il faut dire que le CNPS9500 LED a une conception entièrement en cuivre.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le design du CNPS9500 LED, même après plusieurs années d'existence, fait toujours mouche. Cette fusion entre la corolle d'un Zalman série "7" et le format des ventirads "tour" donne un résultat tout à fait saisissant, accentué par le full cuivre.

 

La forme des 3 caloducs est elle très particulière. Les caloducs sont très longs et viennent réaliser une forme de "8" en passant à deux reprises sur la base. Zalman affirme qu'avec cette conception les performances sont comparables à celles obtenues avec 6 caloducs "simples".

 

La finition du CNPS9500 LED est excellente, on regrettera peut-être juste la fragilité des ailettes, directement liée à cette conception en corolle.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du CNPS9500 LED comprend lui aussi le couple module de rétention + plaque arrière made in Zalman, et qui jusqu'ici nous a porté toute satisfaction.

 

On note également la présence de 2 pattes de fixation, mais cette fois-ci à vis contrairement au CNPS8700 LED, ainsi qu'un nécessaire à la fixation sur socket 478, compatibilité aujourd'hui assez rare.

 

La pâte thermique CSL850 est toujours de mise, ainsi donc que l'irremplaçable fanmate 2 présent avec tous les ventirads de la marque.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Donné officiellement à 530g par Zalman, c'est en réalité seulement 489g que pèse notre CNPS9500 LED. Un poids plume donc, à peine supérieur à celui du radbox Intel alors que nous avons affaire à un ventirad au radiateur entièrement en cuivre et de 12.5cm de haut.

 

Comme pour le CNPS8700 LED ce poids s'explique par le fait que le CNPS9500 LED ne comprend pas d'élément massif. Les ailettes, très fines, ne sont pas bien lourdes et la base, peu épaisse est reliée aux ailettes par les caloducs sans matière au milieu. Résultat le volume total de cuivre utilisé pour ce ventirad est finalement très limité.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du CNPS9500 LED est une petite déception. On sent que Zalman a tenté de nous proposer une belle base, avec une belle couleur de cuivre poli, mais l'effet miroir est lui plutôt raté. Nous avons pu voir que Zalman a corrigé le tir sur ses modèles CNPS8000 et CNPS8700 LED, mais le CNPS9500 LED, plus ancien, a certainement été le coup d'essai de la marque, et pas encore un coup de maître à l'époque.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur notre carte mère LGA775 nécessite donc l'utilisation, comme nous le disions en présentation du bundle, du système plaque arrière + module de rétention désormais habituel chez les modèles Zalman, et à solidariser avec la carte mère à l'aide de 4 vis longues.

 

 

On remarque que sur ce module de rétention il n'y a pas, contrairement à celui du CNPS8700 LED, les protubérances sur les bords pour venir clipser la patte de fixation.

 

 

La raison de cette absence est tout simplement que la patte de fixation du CNPS9500 LED ne se clipse pas, elle se visse. Ce n'est d'ailleurs pas plus mal car la patte du CNPS8700 LED ne nous avait pas convaincu. Ici certes deux vis sont nécessaires, mais cela ne prend qu'une minute, et le montage est très sécurisant tel qu'il a été conçu pour le CNPS9500 LED.

 

Une remarque tout de même importante: 2 sens sont possibles pour positionner la patte de fixation. Soit comme sur notre cliché, le passage le plus simple, soit en passant entre les caloducs (la patte se retrouve alors perpendiculaire au sens de notre montage). L'installation entre les caloducs est plus compliquée car la patte n'est pas simple à faire passer, mais cette installation a un gros avantage: elle empêche de pouvoir tourner le ventirad sur lui même après installation. En effet avec une installation comme la nôtre le ventirad peut donc pivoter sur lui même, et de manière non négligeable. Le résultat peut être une dégradation prématurée de la couche de pâte thermique, ou même de la surface du processeur et de la base du ventirad lorsque cela frotte vraiment trop.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du CNPS9500 LED sont plutôt convaincantes pour un modèle de moins de 13cm de haut. En 12V ce n'est pas exceptionnel, avec 67° mais un niveau sonore élevé de 58dBA à 5cm, mais par contre une fois sous-volté le ventirad de Zalman affiche un intéressant72°, 5° de plus seulement alors que son niveau sonore baisse lui de 12dBA, pour devenir très agréable à l'oreille.

 

 

 

Verdict:

 

Le Zalman CNPS9500 LED est un ventirad qui s'épanouit sous-volté, avec un rapport performances/bruit alors correct. Il ne faut pas non plus oublier que nous avons affaire à un ventirad de hauteur raisonnable (12.5cm) et équipé d'un ventilateur de 92mm et non pas 120mm comme les meilleurs modèles de notre comparatif.

 

L'ombre au tableau est par contre évidente: le prix du CNPS9500 LED, 46€ en moyenne est bien trop élevé, et n'a pas baissé avec le temps malheureusement.

 

Dès lors l'achat d'un CNPS9500 LED nous paraît totalement injustifié, d'autres références affichant des rapports performances/bruit plus intéressants même parmi les modèles de moins de 13cm.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Zalman CNPS9700 LED

 

 

 

Présentation:

 

 

Le CNPS9700 est le fer de lance de la série "9" de Zalman. Evolution du CNPS9500 avec un ventilateur de 110mm de diamètre au lieu de 92mm, le gain en performance permettra-t-il au CNPS9700 LED de venir se battre pour les premières places de notre comparatif ?

 

Caractéristiques principales:

 

Légèrement plus haut que son petit frère le CNPS9500 LED, ce qui est logique vu l'augmentation du diamètre du ventilateur, le CNPS9700 LED marque également une petite différence en ce qui concerne les compatibilités: exit le socket 478, remplacé par l'AM2 d'AMD.

 

En toute logique le CNPS9700 LED est vendu à un prix moyen supérieur à celui du 9500, 50€. C'est cher, mais la différence avec le prix moyen du CNPS9500 est finalement faible. Il reste au CNPS9700 LED à concrétiser sur le banc d'essai cette augmentation de budget.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le design du CNPS9700 LED est très proche de celui du CNPS9500 LED, nous avons d'ailleurs voulu le mettre en évidence sur notre dernier cliché avec les deux modèles côte à côte. Le CNSP9700 LED donne juste l'impression d'avoir besoin d'un régime avec un sommet au diamètre impressionnant.

 

Les 3 caloducs qui passent à deux reprises sur la base sont toujours présents, et les mêmes remarques sont valables concernant la finition du CNPS9700 LED: elle est excellente, mais c'est par contre un ventirad fragile au niveau des ailettes.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du CNPS9700 LED diffère quelque peu de celui que nous avons pu voir avec le CNPS9500 LED. Si le système de fixation S775 semble parfaitement identique, toutes les installations AMD se résument à l'utilisation d'une patte de fixation en deux parties, et qui se clipse.

 

Un élément récurrent: le fanmate 2

 

Un élément totalement nouveau: la disparition de l'habituelle pâte thermique CSL850, un micro tube de 0.25g avec des performances médiocres, au profit de l'excellente Zalman ZM-STG1, un tube de 3.5g muni d'un pinceau applicateur. Cette pâte thermique pour information vaut 7€ en moyenne à elle seule, et a remporté notre comparatif de 14 pâtes thermiques publié durant l'été. C'est donc une très bonne nouvelle que Zalman ait décidé de l'inclure dans ce bundle.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le CNPS9700 LED est sensiblement plus lourd que le CNPS9500: 746g tout de même, on n'est plus dans la catégorie des poids plume. Il faut visiblement une quantité bien plus importante de cuivre pour fabriquer le CNPS9700 LED.

 

 

 

Finition de la base:

 

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La finition de la base du CNPS9700 LED est parfaite, avec un effet miroir magnifique. Vous pouvez néanmoins voir sur notre photo que la base de notre ventirad a pas mal souffert, et ce pour une raison bien précise, évoquée lors de l'installation du CNPS9500 LED en page précédente.

 

Nous avons dû monter notre CNPS9700 LED environ à 70 reprises entre notre comparatif de pâtes thermique et ce grand comparatif de ventirads. Nous avons par souci de rapidité opté pour l'installation avec la patte de fixation libre au dessus de la base du radiateur (cf. photo page suivante), mais cela a entraîné un jeu en rotation du ventirad, qui multiplié par tous les montages a fini par tout simplement rayer la base du radiateur au niveau des principaux points d'appui du processeur, ses bords en l'occurrence.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Les pièces nécessaires à l'installation du CNPS9700 LED sur configuration S775 sont exactement les mêmes que pour son petit frère: plaque arrière, module de rétention, 4 grandes vis, une patte de fixation et 2 petites vis.

 

 

On commence par installer le socle de fixation Zalman en assemblant la plaque arrière et le module de rétention avec les 4 grandes vis.

 

 

Puis on fixe le ventirad en passant la patte de fixation au choix en longueur ou largeur (entre les caloducs). L'avantage de l'installation avec la patte entre les caloducs est la limitation du phénomène de rotation du CNPS9700 LED, qui a détérioré la base de notre ventirad, l'inconvénient est par contre qu'il n'est vraiment pas simple de bien faire passer la patte, et il faut faire attention à ne pas abîmer les caloducs.

 

Une installation globalement simple donc, surtout si vous passez la patte de fixation de la même manière que nous, mais attention juste à ne pas faire tourner le ventirad. Ne vous dîtes surtout pas par exemple "je vais bien étaler la pâte thermique en le faisant tourner"...

 

 

 

Mesures:

 

 

Le CNPS9700 LED a des performances vraiment bonnes, et en amélioration sensible par rapport au CNPS9500 LED.

 

Les 63° en 12V sont néanmoins à relativiser comme souvent avec le niveau sonore, ici un effrayant 64dBA à 5cm, une valeur qui rend son utilisation au quotidien en 12V quasi impossible.

 

Les 68° avec le fanmate 2 au minimum sont donc bien plus parlant. La conception des ventirads de la série "9" de Zalman se confirme: ils s'accommodent très bien de faibles flux d'air avec ici une perte de seulement 5° en pleine charge alors que le niveau sonore baisse lui de 18dBA, ce qui est énorme. 68° avec un ventirad très silencieux de 46dBA est un rapport performances/bruit cette fois-ci intéressant pour le CNPS9700 LED.

 

 

 

Verdict:

 

Le CNPS9500 LED n'était pas un mauvais ventirad, mais son prix moyen de 46€ nous avait par contre semblé clairement exagéré. Le CNPS9700 LED avec ses 50€ justifie lui bien plus son léger surcoût, avec un ventirad meilleur, mais également la présence dans le bundle d'un pâte thermique de qualité.

 

Le CNPS9700 LED est également facile à installer, en prenant juste garde à ne pas le faire pivoter pour ne pas abîmer sa base, et ses performances sont bonnes, surtout une fois sous-volté où il offre un rapport performances/bruit assez intéressant.

 

Malheureusement pour lui les modèles de qualité se sont enchainés depuis sa sortie, et le prix du CNPS9700 LED ne baisse pas aussi vite qu'il ne le devrait pour lui assurer un intérêt constant...

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Zerotherm BTF90

 

 

 

Présentation:

 

 

Le BTF90 fut durant longtemps le modèle haut de gamme de la marque Zerotherm, mais son règne touche à sa fin avec le lancement courant octobre 2007 du Nirvana NV120. Ventirad full cuivre, PWM et de dimensions et poids raisonnables, le BTF90 garde tout de même des atouts intéressants en plus de son design original dit en "papillon".

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible avec tous les sockets actuels y compris l'AM2, le Zerotherm BTF90 se distingue par sa gestion du PWM et sa hauteur raisonnable de 12.7cm.

 

Ce modèle sera donc compatible avec n'importe quelle configuration récente montée dans un boîtier moyen tour, y compris ceux avec un ventilateur sur le côté.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le design du BTF90 est on ne peut plus sympathique avec ses ailettes en cuivre et son ventilateur translucide (qui d'ailleurs possède des LEDs rouges, une couleur rare pour un ventilateur de ventirad).

 

La finition est bonne mais les ailettes extrêmement fragiles, surtout au bout des "ailes" du papillon, sur les côtés du ventilateur.

 

Remarque amusante: le ventilateur est fixé sur une colonne en plastique rouge vissée au sommet du radiateur, et qui est donc prévue pour pouvoir être retirée aisément si l'envie vous prend.

 

Détail unique également: les caloducs forment un "U" mais inversé, dont l'arrondit est finalement en haut du radiateur et les extrémités au niveau de la base du radiateur. Résultat avec 4 caloducs ce sont en fait 8 passages dans la base du radiateur que l'on peut dénombrer sur le dernier cliché, un chiffre impressionnant.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du BTF90 fait plaisir à voir: un système de fixation S775, un autre pour tous les sockets d'AMD, et seulement 4 vis "volantes", 4 autres étant présentes mais solidaires du système de fixation S775. Un détail que l'on apprécie car cela évite de devoir aller chercher les vis entre 2 condensateurs ou slots mémoire en cas de fausse manip.

 

Dernier élément du bundle: un petit tube de pâte thermique de Zerotherm, une pâte difficile à étaler mais ayant d'excellentes performances.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Avec 660g le BTF90 est dans la bonne moyenne de notre comparatif, et bien en dessous de la plupart des ténors de notre dossier.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

Zerotherm s'est visiblement donné bien du mal pour nous proposer une base avec un effet miroir saisissant, et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat est excellent, du niveau des meilleures base de Zalman (CNPS8700 et 9700) et un tout petit peu mieux que les bases Scythe.

 

 

 

Installation S775:

 

 

L'installation sur carte mère LGA775 se fait par un classique système de plaque arrière + module de rétention.

 

Le module se fixe tout d'abord à la base du radiateur à l'aide de 4 petites vis noires.

 

 

Puis la fixation finale du ventirad se fait simplement en vissant les 4 vis à ressort situées sur le module de rétention.

 

Une installation très simple et sécurisante.

 

 

 

Mesures:

 

 

Les performances du BTF90 sont plutôt bonnes pour un ventirad avec ventilateur de 92mm. Avec 66° en pleine charge notre processeur n'est pas près d'avoir chaud. Par contre ce sont nos oreilles qui chauffent un petit peu, car même si le BTF90 n'est pas tout à fait dans le groupe des ventirads les plus bruyants de notre comparatif, il est tout de même à 60dBA à 5cm ce qui est désagréable.

 

Grâce au PWM le niveau sonore en idle devient très bon et il faut approcher l'oreille à quelques centimètres du ventilateur pour l'entendre parmi les autres bruits de notre configuration. Mais en pleine charge le ventilateur remonte à pleine vitesse.

 

 

 

Verdict:

 

Le BTF90 est un bon modèle dans sa catégorie: les ventirads "tour" à hauteur raisonnable, qui sont en fait équipés de ventilateurs 92mm. Il fait en effet jeu égal avec le Zalman CNPS9500 LED, ce qui est très bon, d'autant que le Zerotherm BTF90 est un peu moins cher et utilise le très à la mode PWM, contre une régulation manuelle chez le CNPS9500, au moins il y en a ainsi pour tous les goûts.

 

Mais cela ne parvient néanmoins pas à en faire un modèle réellement intéressant pour autant. Son prix assez élevé le met presqu'en concurrence avec des monstres du refroidissement comme le NH-U9B de Noctua, et son fort bruit en pleine charge lui barrent les portes d'une note supérieure à la moyenne.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 2 sur 5.

 

 


 

Zerotherm BTF95

 

 

 

Présentation:

 

 

Le BTF95 est tout simplement la version passive du BTF90, sans colonne avec ventilateur au milieu. Destiné plutôt aux petites configurations, nous lui avons fait passer l'épreuve du feu avec notre Core 2 Duo overclocké.

 

Caractéristiques principales:

 

De compatibilités et hauteur strictement identiques à celles du BTF90, le BTF95 affiche par contre un prix moyen pour le moins étonnant: 43€ soit plus que le BTF90. La seule explication que nous ayons trouvée est qu'avec l'arrivée du Nirvana NV120 le prix du BTF90 a fortement baissé, mais celui du BTF95 n'a par contre pas suivi la tendance...

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Visuellement le BTF95 ressemble donc juste à un BTF90 auquel on retire sa colonne de ventilation, laissant donc un vide entre ses 2 zones d'ailettes, vide qui laisse d'ailleurs une impression étrange, car ce n'est pas une situation courante d'avoir un tel radiateur (bien que d'autres suivent ce schéma comme le nouveau Cooler Master Hyper 212).

 

Une différence tout de même, mais très légère: le cache sur le dessus du radiateur. Zerotherm l'a fait d'un bloc avec un papillon au milieu pour remplacer le sommet de la colonne de ventilation rouge du BTF90.

 

La finition globale est toujours bonne, et les 4 longs caloducs en "U" traversent à 8 reprises la base du radiateur, tandis que les ailettes sont toujours aussi fragiles.

 

 

 

Bundle:

 

 

Le bundle du BTF95 est strictement identique à celui du BTF90 avec ses 2 systèmes de fixation très simples et son tube de pâte thermiques aux prestations tout à fait correctes.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

En toute logique avec ses 528g le BTF95 est plus léger que le BTF90, de 132g pour être précis ce qui correspond donc au poids de la colonne et du ventilateur qui ont disparus.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du BTF95 est tout aussi excellente que celle du BTF90 (et le contraire eut été étonnant), la photo parle d'elle-même.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Toujours le même système de fixation S775 également, et c'est tant mieux car il est vraiment bien conçu, on commence par fixer à l'aide des 4 vis le module de rétention sur la base du radiateur...

 

 

... puis on place la plaque arrière à l'arrière de la carte mère et on visse les 4 vis présentes aux coins du module de rétention, c'est tout et cela tient bien.

 

 

 

Mesures:

 

 

Nous n'avons évidemment procédé qu'à des mesures en passif avec le BTF95, et le moins que l'on puisse dire c'est que pour un modèle conçu exclusivement pour le passif... il n'y est vraiment pas à l'aise. Alors certes il n'est pas conçu pour un C2D overclocké, mais tout de même, le BTF95 obtient tout simplement les plus mauvaises températures des modèles que nous avons essayés en passif avec 62° dès l'idle, et tient à peine plus de 3 minutes en moyenne en pleine charge avant que le processeur ne se mette en sécurité.

 

 

 

Verdict:

 

Le Zerotherm BTF95 est une des plus grosses déceptions de ce comparatif.

 

Ses performances sont désastreuses en passif alors qu'il est censé être conçu pour, et son prix est actuellement plus élevé que la version avec ventilateur, alors que vous pouvez d'ailleurs sur le BTF90 retirer le ventilateur pour obtenir... un BTF95.

 

Un radiateur à oublier à tous les niveaux donc, ce ne fut pas la plus belle des inspirations pour Zerotherm.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 0 sur 5.

 

 


 

Zerotherm CF900

 

 

 

Présentation:

 

 

Avec le CF900, Zerotherm signe un ventirad de milieu de gamme et de faible hauteur spécialement conçu pour le socket LGA775. Il bénéficie néanmoins d'une conception entièrement en cuivre, le signe de bonnes performances malgré une taille et un prix réduits ?

 

Caractéristiques principales:

 

Compatible uniquement donc avec le S775, le CF900 bénéficie de la technologie PWM pour diriger son ventilateur de 92mm de diamètre, un bon point.

 

Sa hauteur est elle par contre assez étonnante, et pas dans le bon sens. En effet les boîtiers fonctionnent souvent par paliers de hauteur maximale acceptée, souvent à peine 7cm pour les mini boîtiers, environ 13cm pour les boîtiers moyen tour avec ventilateurs sur le côté ou les boîtiers noname, et 17cm pour les grands moyens tours de marque généralement.

 

Le CF900 a donc une hauteur un petit peu "batarde", et risque de poser problème avec les plus petits boîtiers alors que son design semble optimisé pour eux. Faîtes donc bien attention si vous êtes dans ce cas et envisagez de vous le procurer, pour votre "cube" par exemple.

 

 

 

Sous tous les angles:

 

 

Le CF900 est plutôt séduisant avec son ventilateur transparent qui fait ressortir la couleur du radiateur entièrement en cuivre.

 

Les ailettes sont fines et nombreuses et 4 caloducs viennent traverser la base puis les ailettes à leur autre extrémité.

 

Remarque importante: le ventilateur du CF900 intègre une sonde de température qui se situe au milieu des ailettes, nous verrons par la suite le résultat de sa présence.

 

 

 

Bundle:

 

 

Compatible uniquement avec le socket 775, c'est en toute logique que le bundle du CF900 est minimaliste, avec juste une plaque arrière et 4 vis à ressorts, le module de rétention, très massif, étant déjà solidaire du ventirad.

 

On retrouve comme avec tous les ventirads Zerotherm le petit tube de très bonne pâte thermique.

 

 

 

Sur la balance:

 

 

Le CF900 est assez massif, et tout en cuivre, et cela se ressent logiquement sur la balance avec tout de même 570g, ce qui est peu dans l'absolu, mais nous avons affaire à un ventirad de moins de 8cm de haut pour rappel.

 

 

 

Finition de la base:

 

 

La base du CF900 ne suit malheureusement pas l'excellence des modèles plus haut de gamme de la marque. Zerotherm n'a pas sur ce modèle jugé nécessaire de donner une finition avec effet miroir, et nous voici donc en présence d'une base très bien polie, mais pas mise en valeur.

 

 

 

Installation S775:

 

 

Comme nous le disions en présentation du bundle, une plaque arrière et 4 vis suffisent à l'installation sur l'unique socket compatible: le S775.

 

 

Il faut tout d'abord positionner la plaque à l'arrière de la carte mère, puis le ventirad en face des trous, et il ne reste alors qu'à serrer les vis. On peut difficilement faire plus simple même si certains regretteront de devoir avoir accès à l'arrière de la carte mère pour ce montage.

 

 

 

Mesures:

 

 

Comme vous pouvez le constater, les résultats sont identiques que l'on branche le ventirad sur une prise 3 pins classique, ou bien une 4 pins gérant le PWM. Comment est-ce possible ? Eh bien il semblerait que la thermorégulation engendrée par la sonde présente au milieu des ailettes prenne le pas sur le PWM, qui devient donc totalement inutile.

 

En ce qui concerne les performances en elles-mêmes elles ne sont pas mauvaises pour un ventirad de 7.7cm de haut, 8 degrés de mieux que le radbox Intel tout de même, et avec seulement 51 dBA à 5cm en pleine charge et même un excellent 46dBA en idle, une baisse de niveau sonore automatique même si votre carte mère ne gère pourtant pas le PWM.

 

 

 

Verdict:

 

Le principal atout du CF900 est son faible niveau sonore. Très silencieux en idle avec seulement 46dBA, sa vitesse augmente un peu en pleine charge mais pour atteindre un très correct 51dBA, un niveau sonore généralement couvert par les autres éléments du PC.

 

Les performances ne sont elles pas de tout premier ordre, mais tout de même intéressante étant donné le niveau sonore qui reste très raisonnable et la faible hauteur du ventirad.

 

Mais le souci du CF900 est justement cette hauteur de 7.7cm, qui est malheureusement un peu trop élevée pour beaucoup de mini boîtiers alors qu'il aurait excellé dans cette catégorie de ventirads, battant même le Zalman CNPS8700 LED en rapport performances/bruit.

 

Et pour les boîtiers "moyen tour" le verdict est clair: le marché est tellement saturé de modèles différents qu'il en existe un très grand nombre plus intéressants que ce CF900, surtout que le Zerotherm coûte tout de même 30€ en moyenne, il n'est donc pas si économique que cela.

 

 

 

Nous lui attribuons la note de 1 sur 5.

 

 


 

Classement des performances brutes

 

 

 

Nous commençons nos phases d'analyses par l'étude des performances brutes de tous les ventirads testés. Ici vont donc être regroupés tous les résultats obtenus en idle et en load pour les ventirads réellement testés, sans distinctions de niveaux sonores. Il manque ici une référence car, comme nous l'avons précisé sur sa fiche, il aurait été illogique d'inclure le MiniTyp 90 de Thermaltake avec ses performances horribles dues à son incompatibilité avec notre carte mère de test.

 

 

 

Performances brutes au repos:

 

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

Voici donc tout d'abord l'ensemble des mesures observées lorsque le PC est en idle.

 

Comme vous pouvez le constater bon nombre des situations de test ont amené des résultats au coude à coude, une situation logique car la faible chaleur dégagée par le processeur en idle est aisément dissipée par la plupart des modèles.

 

Néanmoins en bas de graphe les choses s'accélèrent, et on arrive finalement jusqu'à 50° pour les plus mauvais ventirads à refroidissement actif (avec ventilateur), des performances finalement très éloignées dès l'idle des meilleurs performeurs à moins de 40°, et qui sont représentatives, avant même l'étude du comportement en pleine charge, de ventirads ayant de base des performances assez médiocres.

 

Une dernière catégorie récupère les toutes dernières places du graphe, avec des températures qui s'envolent à plus de 50° et même pour certains 60°: les radiateurs testés en passif. Leurs performances médiocres ne sont en soit pas étonnantes, mais elles nous indiquent quelque chose d'intéressant: en véritable passif (pas semi passif avec un ventilateur placé à quelques centimètres du radiateur) même les tous meilleurs radiateurs du marché ne parviennent pas à égaler les plus mauvais ventirads, dotés eux comme leur nom l'indique d'un ventilateur. Le full passif est un mode de fonctionnement terriblement contraignant.

 

 

 

Performances brutes en pleine charge

 

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

En pleine charge les écarts se creusent. Nous n'avons ici plus que les modèles à refroidissement actifs, les modèles passifs ne tenant la pleine charge que quelques minutes. Malgré le fait donc que tous les modèles représentés ici ont une conception de base identique radiateur + ventilateur les écarts sont parfois énormes, la barre des 30° de différence est franchie entre le tout meilleur et le bon dernier.

 

Ce graphe, s'il n'est pour le moment pas vraiment représentatif de quoi que ce soit étant donné que nous avons pêle-mêle des ventirads allant de 42 à 69dBA, permet tout de même de se rendre compte de l'importance de bien choisir son ventirad. Qui souhaiterait avoir un processeur qui monte à une vingtaine de degrés de plus, juste parce qu'il a finalement pris le choix de son ventirad à la légère ?

 

 

 

Ces performances brutes maintenant récapitulées, nous allons entrer plus en détail sur l'analyse de situations précises pour vous permettre de peaufiner votre choix.

 


 

Classement des modèles PWM

 

 

 

Lors de notre grand comparatif nous avons testé 18 modèles dotés de la technologie PWM, qui pour rappel permet à la carte mère (pour peu qu'elle soit compatible) de contrôler la vitesse du ventilateur équipant le ventirad en fonction de la température du processeur, cette gestion se caractérise par une connexion à 4 pins de la prise "CPU fan" au lieu des 3 pins habituels.

 

 

 

Les ventirads PWM au repos:

 

 

C'est en idle que l'effet du PWM se fait le plus sentir sur notre Gigabyte 965P-DS3. En effet les températures sont alors plutôt modérées et il n'est pas du tout nécessaire dans ces conditions de faire tourner le ventilateur en pleine vitesse. Le PWM s'emploie alors à faire baisser les vitesses de rotation, et parfois de manière drastique comme en témoignent les barres indiquant les niveaux sonores.

 

Tous nos modèles se retrouvent en effet, à l'exception de l'Asus Arctic Square et du Xigmatek Apache, avec des niveaux sonores entre 42 et 47dBA que l'on peut qualifier de "silencieux" voire de "très silencieux". Il faut en effet mettre l'oreille à quelques centimètres du ventilateur pour entendre un faible vrombissement, qui sera de doute façon couvert par le bruit des autres composants au sein d'une configuration.

 

Si les niveaux sonores sont à peu près tous comparables les performances elles diffèrent fortement en idle, et si même les valeurs du V-Nardo ne posent aucun souci, il est tout de même toujours préférable d'avoir des performances correctes.

 

A ce petit jeu les Xigmatek Achilles S1284 et HDT-S1283, ainsi que l'OCZ Vendetta 2 distancent de peu les autres modèles testés en étant les seuls à 40° et moins. Le Vendetta 2 et le avec ses 44dBA est même finalement le meilleur des 3 en étant particulièrement silencieux, on peut presque dire inaudible.

 

 

 

Les ventirads PWM en pleine charge:

 

 

En pleine charge il n'est plus question de faire tourner au ralenti les ventilateurs avec la chauffe démesurée engendrée par le logiciel TAT. Le PWM ne change donc pas grand chose à une alimentation en 12V directement ici, et l'on peut donc voir ce que valent réellement les ventirads quand ils sont laissés à eux-mêmes.

 

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a de tout, tant en ce qui concerne les performances que les niveaux sonores. Ainsi si les Xigmatek Achilles S1284 et HDT-S1283, OCZ Vendetta et Vendetta 2 emportent la palme des performances leur niveau sonore pour 2 des 4, de 60dBA et plus, contrecarre en partie le bénéfice apporté en idle par le PWM, si à chaque charge CPU votre ordinateur devient une turbine subitement. Seul les Vendetta 2 et Achilles S1284 parviennent donc à allier performances et silence et s'imposent comme les meilleurs ventirads PWM de ce comparatif et de loin.

 

Une autre catégorie est à surveiller en matière de PWM "silencieux": ce sont l'Asus Silent Square et le Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler, des ventirads qui portent vraiment bien leurs noms "silent" puisqu'ils ne dépassent pas 51 et 52dBA respectivement, tout en affichant de très acceptables 68 et 69° en pleine charge. Le Silent Eagle principalement, avec son prix inférieur à 25€, est un très bon choix pour qui veut un ventirad PWM aux performances correctes et restant silencieux en toute circonstance, le tout pour un budget aussi serré que possible.

 

 

 

Conclusion:

 

En conclusion à ce mode PWM, notre constatation est que cette technologie est intéressante, mais uniquement si vous avez une carte mère gérant bien le PWM, et si les marques ont au préalable réfléchi au ventilateur qu'elles allaient utiliser pour maximiser le côté "silence". L'Asus Arctic Square en est le parfait exemple, ou plutôt contre-exemple, avec un ventilateur très bruyant en 12V, et qui même lorsque le PWM le sous-volte ne parvient pas à devenir silencieux. Pour les consommateurs souvent PWM = Silence, une forte déception risque donc de les attendre suite à l'achat de ce ventirad.

 

Heureusement le cas de l'Arctic Square est isolé, et plusieurs modèles conviennent à ce rapprochement entre PWM et silence, mais certains uniquement en idle, ce qui nous semble bien, mais trop limité car la différence de bruit générée entre idle et full risque elle aussi d'agacer fortement le consommateur qui va se focaliser sur ce bourdonnement qui s'intensifie dès qu'il regarde un film, compresse des fichiers ou lance un jeu vidéo.

 

Résultat l'OCZ Vendetta 2, le Xigmatek Achilles S1284 et le Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler parviennent à tirer leur épingle du jeu car ce sont les 3 qui satisferont le plus ceux pour qui PWM doit vraiment rimer avec silence, dans 2 gammes de prix et de performances différentes. Les Xigmatek HDT-S1283 et OCZ Vendetta sont eux aussi des modèles intéressants pour leurs performances, mais attention au bruit lors de grosses charges sur CPU overclockés.

 


 

Classement des modèles très bruyants

(61dBA et +)

 

 

 

Nous abordons maintenant les classements des ventirads en fonction des gammes de niveaux sonores. Nous commençons par les modèles que nous qualifierons de "très bruyants", c'est-à-dire les modèles dont le niveau sonore est supérieur à 61dBA à 5cm. Un bruit totalement insupportable au quotidien, mais qui pourra convenir aux amateurs d'overclockings records par exemple, car de tels bruits sont bien entendu dus à des ventilateurs soufflant très fort, et donc souvent synonymes de performances hors norme.

 

 

 

 

C'est effectivement sur ce graphe que nous retrouvons les meilleures performances de notre comparatif, avec tout en haut du classement les Thermalright IFX-14, Orochi et Ultra 120 eXtreme surmontés d'Antec Tricool 120mm en vitesse maximale.

 

Le grand vainqueur reste néanmoins d'une courte tête l'IFX-14, l'Orochi ne parvenant pas à lui ravir cette place malgré sa démesure.

 


 

Classement des modèles bruyants

(de 56 à 60dBA)

 

 

 

Passons maintenant à l'analyse des modèles que nous qualifierons de "bruyants", avec des niveaux sonores allant de 56 à 60dBA à 5cm. Pour avoir une idée de ce que donnent de tels niveaux sonores, on peut dire que ce sont des bruits qui gêneront les personnes qui ont des PC qui ont été montés dans un but de limitation du bruit, mais qui seront par contre jugé comme supportables par ceux qui ne se sont jamais soucié en fait du bruit d'un PC et possèdent par exemple un boîtier avec alimentation noname, souvent bruyante, une carte graphique avec un refroidissement de type "sèche cheveux" et des ventilateurs de boîtier qui semblent prendre un malin plaisir à faire un bruit de grattage... Autant dire que cela reste trop bruyant pour 95% des utilisateurs...

 

 

 

 

On ne retrouve plus sur ce graphe de températures en dessous de 60°comme dans le classement "très bruyants". Le Hyper Z600 mène la meute grâce au fait qu'il est le seul à parvenir, avec un Tricool au max, à ne pas entrer dans la catégorie "très bruyant". Sa masse imposante est donc en quelque sorte insonorisante.

 

Suit le DuOrb de Thermaltake qui parvient à prendre la 2è place de cette catégorie avec un intéressant 63°.

 

Les 64° obtenus par le Cooler Master Hyper 212 en Push-Pull, l'Asus Silent Knight et le Cooler Master GeminII avec les 2 Tricools en vitesse intermédiaire sont également assez bons, surtout concernant les Hyper 212 et Silent Knight qui sont à la limite inférieure de notre marge de bruit avec 56dBA.

 


 

Classement des modèles audibles

(de 51 à 55dBA)

 

 

 

Nous continuons notre décentes dans les gammes de niveaux sonores avec maintenant les ventirads que nous qualifierons d'"audibles". Il s'agit ici de la zone de transition entre les modèles bruyants et silencieux. Entre 51 et 55dBA à 5cm ces modèles conviendront à une bonne partie des utilisateurs de PC, et seuls ceux qui ont conçu des configurations en faisant un peu attention aux niveaux sonores des composants qui la composent les trouveront inadaptés à leur propre utilisation. Une configuration par exemple axée sur une alimentation Fortron Green 400W, avec une carte graphique 8800GT munie du système de refroidissement de référence ne sera pas dépaysée par le niveau sonore "audible" de ces ventirads.

 

 

 

 

Cela peut vous étonner, mais on retrouve ici dans les premières places des températures inférieures à celles obtenues dans le classement "bruyants". La raison est que nous ne pouvons pas tester 50 ventilateurs sur chaque radiateur, et si les meilleurs performeurs de notre comparatif, à savoir l'IFX-14 et l'Orochi ont été testés en "très bruyant" avec le Tricool en vitesse maximale, dès que l'on met l'interrupteur de celui-ci en vitesse moyenne on passe directement au niveau sonore "audible". Les monstres de Thermalright et Scythe étant à nouveau ici dans l'arène, c'est sans difficulté qu'ils prennent à nouveau la tête du classement, avec même un très impressionnant 57° en pleine charge pour l'IFX-14.

 

Derrière eux le Noctua NH-U12P signe une très belle prestation parvenant, alors qu'il est le plus silencieux de cette gamme sonore dite "audible", à devancer légèrement un groupe compact composé de très bonnes références telles que le Thermalright HR-01 Plus ou encore le Sunbeam Core-Contact Freezer à mi-vitesse.

 


 

Classement des modèles silencieux

(de 46 à 50dBA)

 

 

 

Nous voici maintenant arrivés à la catégorie que beaucoup jugerons comme étant la plus intéressante. Les ventirads dont le niveau sonore va de 46 à 50dBA peuvent être considérés comme étant "silencieux". Alors attention, par silencieux nous ne voulons pas dire "inaudibles", ces modèles génèrent toujours un bruit perceptible, mais dont 90% des gens se contenteront très bien, y compris les possesseurs de configurations qui ont été conçues pour limiter le bruit, avec par exemple des ventilateurs de boîtiers 120mm à 1000tpm et une carte graphique type Geforce 8800 GTS 512Mo dont le système de refroidissement a bonne réputation au niveau du bruit.

 

 

 

 

Une nouvelle fois les Thermalright IFX-14 et Scythe Orochi dominent ce classement, cette fois-ci avec des Antec Tricool au minimum. L'IFX-14 a toujours une courte avance, mais d'un rien, l'Orochi semblant moins perdre en efficacité lorsque le flux d'air diminue. L'Ultra 120 eXtreme derrière les 2 monstres est lui cette fois talonné par les Noctua NH-U12P, HR-01 Plus ou encore Scythe Ninja 2, qui d'ailleurs fait directement son apparition dans ce classement puisque c'est en vitesse maximale qu'il est à 46dBA. Un choix que les amateurs de silence apprécieront.

 


 

Classement des modèles très silencieux

(de 42 à 45dBA)

 

 

 

Nos analyses par gammes de niveaux sonores approchent de leur fin, et nous allons maintenant passer aux modèles "très silencieux". Notre sonomètre affiche 42dBA au dessus du socket de notre carte mère, et nous allons placer dans cette catégorie les ventirads qui sont parvenus à se maintenir entre 42 et 45dBA. Pour représenter ces niveaux sonores, nous dirons que pour entendre ces ventirads sur notre configuration de test il nous a fallu approcher notre oreille à quelques centimètres du ventilateur. Ce sont des niveaux sonores très bas, et qui conviendront aux configurations les plus silencieuses à base par exemple d'alimentations Seasonic S12 et de cartes graphiques à refroidissements passifs, avec ventilateurs de boîtiers à 800tpm voire moins.

 

 

 

 

Une fois de plus l'IFX-14 mène la danse lorsqu'il est équipé de 2 ventilateurs très silencieux, ce qui permet d'augmenter sensiblement le flux d'air mais pas le bruit et donc de creuser l'écart. Le Scythe Orochi avec son ventilateur inaudible d'origine offre néanmoins une très belle prestation derrière. Noctua NH-U12P et Sunbeam Core-Contact Freezer, chacun en vitesse minimale grâce aux variateurs de vitesses fournis dans leurs bundles respectifs complètent cette tête de liste des références aux silence exceptionnel malgré des performances de haut vol.

 


 

Classement des modèles en passif

(42dBA)

 

 

 

Les ventirads étant maintenant tous passés en revue, il nous reste une dernière étape à ces analyses par gamme de niveau sonore: les radiateurs testés en passif. Le niveau sonore ne sera pas dans ces récapitulatifs précisé puisqu'il est à chaque fois de 42dBA, et nous allons ici observer les résultats obtenus en idle comme en pleine charge avec notre processeur E4300 overclocké. Précisons que nous avons réalisé ici un véritable mode passif sans la moindre ventilation environnante, pas même celle de l'alimentation.

 

 

 

Les radiateurs au repos:

 

 

La première constatation, dès l'idle est que... ce n'est pas la joie, avec des températures comprises entre 45 et 62°, qui font plutôt peur en vue des tests en pleine charge pour certains.

 

Un modèle surclasse néanmoins la concurrence: le Scythe Orochi. La savoir faire en matière de radiateurs passif de Scythe n'est plus à démontrer, l'Orochi mais également le Scythe Ninja 2 en sont ici un bon exemple. La clé du succès est une maximisation du nombre de caloducs pour acheminer la chaleur jusqu'aux ailettes, puis des ailettes espacées afin que l'air chaud ne stagne pas entre elles.

 

Des modèles comme le Thermalright Ultra 120 eXtreme par exemple affichent ainsi des performances plutôt mauvaises, la faute à leurs ailettes trop proches les unes des autres. L'IFX-14 sauve lui la donne avec ses 2 zones d'ailettes

 

On remarque également une bonen tenue générale en idle des modèles Direct Touch, ainsi que du Cooler Master Hyper Z600 qui prend une belle 2è place dans son mode de fonctionnement de prédilection.

 

 

 

Les radiateurs en pleine charge:

 

 

En pleine charge nous avons dû mettre au point un autre type de mesures puisqu'aucun des radiateurs n'a pu tenir plus de quelques minutes avant que le processeur ne dépasse 96° et se mette en protection thermique. Nous avons donc procédé à plusieurs essais avec chaque radiateur pour établir le temps moyen avant que la sécurité du processeur ne s'active.

 

L'Orochi est ici monstrueux en étant le seul à parvenir à faire tenir plusieurs heures durant notre processeur overclocké sans la moindre ventilation.

 

Suit le Hyper Z600 qui a presqu'atteint les 15 minutes de fonctionnement, puis à distance respectable l'IFX-14 et les Ninja de Scythe.

 

C'est par contre la débandade parmi les modèles Direct Touch, qui s'ils offrent de bonnes prestations en idle ne sont pas au rendez-vous en charge.

 

 

Conclusion:

 

En véritable passif, les conditions extrêmes mettent à genoux quasiment tout radiateur CPU. Nous les avons poussés dans leurs derniers retranchements avec notre processeur overclocké, et aucun n'a pu le faire tenir vraiment plus de 10 minutes avant que ses sécurités thermiques ne s'activent à l'exception d'un OVNI: le Scythe Orochi.

 

Ce radiateur surpasse largement tout ce qui se fait actuellement en matière de refroidissement, même le Hyper Z600, pourtant bon 2è de toutes nos références testées est loin d'approcher le niveau de performances constaté avec l'Orochi. Si vous envisagez du passif en condition délicate l'Orochi est donc le radiateur qu'il vous faut, pour des processeurs à faibles dégagement thermique le Hyper Z600 sera lui le choix de la raison avec son prix inférieur.

 


 

Classement des modèles en rapport performances/bruit

 

 

 

Nous terminons notre étude par un dernier récapitulatif, qui est à notre avis l'analyse la plus importante de ce dossier puisqu'elle représente les rapports performances/bruit. Pour se faire, nous avons dans un premier temps tout simplement additionné les températures et niveaux sonores pour chaque modèle et dans chaque situation de test, et nous avons classé les valeurs obtenues, la plus faible étant la meilleure. Ce mode de classement peut vous paraître simpliste d'un premier abord, mais même en y réfléchissant à plusieurs reprises, nous n'avons pas trouvé plus judicieux, et le classement final obtenu nous semble tout à fait pertinent et facile à lire:

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

On y retrouve la plupart des constatations que nous avons pu faire tout au long de notre étude, avec des ventirads mal classé malgré leurs bonnes performances en refroidissement, lorsque le bruit vient ternir la prestation globale. IFX-14 et Orochi viennent par contre sans surprise occuper les premières places, suivis par les Ultra 120 eXtreme, NH-U12P ou encore Core-Contact Freezer.

 

 

 

Devant les nombreuses demandes des lecteurs, nous vous proposons également un diagramme plus juste techniquement, mais également plus difficile à lire: le diagramme "performances/bruit":

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

Pour faire simple pour ceux qui ne seraient pas habitués à voir ce type de graphes, la zone maximale d'efficacité, réunissant basses températures et niveaux sonores, se situe en bas à gauche du graphe. Les ventirads donc la représentation graphique réalise un arc le plus proche possible du coin en bas à gauche du graphe sont donc ceux disposant du meilleur rapport performances/bruit.

 

On retrouve globalement le même classement qu'avec le graphe précédent avec IFX-14, Orochi, Ultra 120 eXtreme ou encore NH-U12P.

 


 

Bilan de l'étude

 

 

 

 

 

Nous voici au terme de toutes ces présentations de ventirads et analyses de mesures. Avant de conclure le dossier sur un verdict final et l'attribution de récompenses aux meilleurs ventirads, faisons un petit bilan des faits les plus marquants que nous avons pu constater jusqu'ici pour vous aider à bien choisir un ventirad.

 

 

Les contraintes du boîtier:

 

Tout d'abord choisir un ventirad doit se faire en connaissant les contraintes apportées par sa configuration, et principalement son boîtier. En effet vous ne choisirez pas du tout le même ventirad pour un mini boîtier que pour une grande tour. Les meilleurs modèles de notre comparatif sont quasiment tous à 14cm de haut et plus, ce qui ne les rend compatibles qu'avec les boîtiers à partir du moyen tour, et encore il ne faut pas avoir de contrainte de place supplémentaire comme un ventilateur latéral sur le boîtier qui enlève plusieurs centimètres de place et rend tous ces grands ventirads "tour" incompatibles. Dans le bénéfice du doute ne pas hésiter à mesurer, ou si l'achat n'est pas encore fait se renseigner sur les forums de discussion auprès de ceux qui ont le même type de configuration que celle que vous prévoyez d'acheter.

 

 

Le système de fixation:

 

Ensuite un ventirad, c'est un système de fixation. Nous avons croisé à peu près tout lors de notre comparatif, mais deux grandes familles de types de fixation se dégagent:

• Les fixations type radbox, qui sont plus simples à installer dans la mesure où elles ne nécessitent pas d'avoir accès au dos de la carte mère, mais par contre ont besoin d'une manipulation précise et surtout n'offrent pas le meilleur niveau de sécurité en cas de choc ou juste déplacement assez violent de la configuration (trajets en voiture sur route chaotique par exemple).

• Les fixations par plaque arrière, plus sécurisantes mais nécessitant systématiquement bien sûr d'avoir accès à l'arrière de la carte mère, ce qui ne pose pas de souci lors de l'achat d'une nouvelle configuration, mais peut par contre rebuter les personnes qui souhaitent juste changer de ventirad dans une configuration déjà existante.

A chacun de faire son choix donc, certaines personnes sont "allergiques" par exemple aux clips de fixation du radbox, ou bien ont peur d'installer des ventirads de 800g utilisant ces fixations en se disant que ça ne va jamais tenir. Nous pouvons à ce sujet vous assurer que tant que votre configuration reste sagement sur ou sous votre bureau il n'y a aucun risque, ainsi que vous dire que les ventirads lourds ne vont en rien casser en deux votre carte mère comme certaines "légendes urbaines" des forums le laissent sous entendre.

 

 

La régulation de la vitesse de rotation:

 

Un ventirad c'est également la possibilité (ou non) de réguler la vitesse de rotation de son ventilateur. Là aussi demandez-vous avant achat ce que vous préférez:

• Les ventilateurs avec simple branchement 3 pins ne sont de base pas régulés. Il reste néanmoins tout à fait possible de le faire de manière logicielle avec des programmes comme Speedfan qui vous permet de choisir des vitesses de rotation en fonction de plages de températures que vous déterminerez, ou de manière manuelle si vous possédez un rhéobus par exemple.

• Les ventilateurs avec PWM (branchement 4 pins) sont directement régulés par la carte mère, qui d'après les valeurs des sondes processeur, adapte d'elle-même la vitesse de rotation. Les cartes mères ne le gèrent pas toutes donc attention, et même parmi celles qui le gèrent, les résultats sont très inégaux donc attention.

• Enfin certains ventirads sont livrés avec un ventilateur 3 pins, mais avec en bundle un régulateur manuel de vitesse (potentiomètre) dont le modèle le plus célèbre est le fanmate de Zalman.

Il est intéressant de se demander le type de gestion de vitesse que l'on souhaite avoir avant l'achat. Si les solutions faisant varier la vitesse de rotation en fonction des températures de fonctionnement du CPU sont intéressantes, elles ont néanmoins le défaut de générer des variations de bruit du PC entre l'idle et la charge, et certains préfèreront avoir un réglage manuel, qu'ils peaufineront "au doigt" afin de trouver le meilleur compromis entre performances et silence, pour ne plus jamais ensuite y toucher.

 

 

Le niveau sonore et le rapport performances/bruit:

 

En parlant de niveau sonore, c'est également un point que nous souhaitons aborder ici: ne faîtes jamais confiances aux données sonores avancées par les fabricants. Ces valeurs ne sont pas prises du tout dans les mêmes conditions d'une marque à une autre et ne sont donc pas comparables. Pire, elles peuvent totalement induire en erreur, et on peut être très déçu de son achat. Nous vous conseillons à ce titre de regarder en premier lieu les caractéristiques du ventilateur qui équipe le ventirad, c'est le moyen le plus fiable d'estimer son niveau sonore. Ainsi par exemple pour un 120mm d'une manière générale (il existe malheureusement quelques exceptions à cette règle, mais assez rares):

• à 1000tpm et moins il est très silencieux.

• vers 1200tpm il est silencieux.

• vers 1400tpm il est audible.

• vers 1700tpm il est bruyant.

• à 2000tpm et plus il est très bruyant.

Le même type de classement est également possible avec les ventilateurs de 92 et 80mm mais en déplaçant les plages de valeurs, ces ventilateurs étant plus petits ils font moins de bruit à vitesse égale (un 92mm sera silencieux vers 1400/1500tpm et un 80mm vers 1800tpm).

Cette information est importante car les ventilateurs des ventirads diffèrent énormément d'un modèle à un autre. Imaginez par exemple que si l'on compare le Scythe Ninja+ RevB et le Titan Vanessa L-Type, nous avons à la base deux ventirads qui ont des performances équivalentes en +12V, avec même un léger avantage au ventirad Titan, et pour cause: le ventilateur du Ninja+ RevB tourne à 1200tpm contre 2400tpm au Vanessa L-Type... Les performances pures ne veulent rien dire sans tenir compte également des niveaux sonores liés aux ventilateurs, c'est à nouveaux une source fréquente de déception après un achat: on a vu dans un test que le ventirad était premier du classement d'un test, malheureusement sans précisions sur le bruit généré.

 

 

Le passif:

 

Une solution passive peut sembler idéale quand on souhaite être sûr de ne pas avoir de source sonore associée au refroidissement de son processeur. Si le principe peut sembler séduisant, nos essais ont montré que le véritable passif n'est pas une solution souhaitable, les températures montant de manière importante, voire dramatique. Nous vous conseillons vraiment l'ajout d'un ventilateur, quitte à prendre un modèle déjà silencieux (type 120mm à 1200tpm) que vous sous-volterez encore plus grâce à un rhéobus ou encore un fanmate 2 (3€50 environ). Lors de nos essais le niveau sonore montait ainsi de 42dBA à 5cm (en passif) à 44dBA avec ce type de ventilation légère. Une augmentation de niveau sonore insignifiante (à 10cm même pas du ventirad on ne note plus la moindre différence) avec par contre des températures en nette amélioration. Il faut un flux d'air minimal pour assurer le bon fonctionnement d'un radiateur, sans quoi l'air chaud stagne au niveau des ailettes et le radiateur, n'ayant plus la possibilité d'échanger avec l'air sa chaleur, monte en température, entraînant avec lui le processeur.

 


 

Les meilleurs par type d'utilisation

 

 

 

Notre grand comparatif touchant à sa fin, il est temps de tirer des conclusions de toutes nos analyses. Nous allons pour commencer déterminer les meilleurs choix possibles en fonction de votre type de configuration et/ou d'utilisation de votre ventirad.

 

 

 

Meilleur ventirad "slim":

 

Scythe Shuriken

 

 

Les modèles "slim" que nous avons pu tester ne nous ont vraiment pas spécialement convaincus à l'exception d'un seul: le Scythe Shuriken. S'il n'est pas un modèle de performances, ni d'ailleurs de silence en pleine charge où il est "audible", il offre plus de 10° de mieux que le radbox Intel.

 

 

 

Meilleur ventirad pour boîtier avec environ 13cm de hauteur disponible:

 

Cooler Master GeminII, Noctua NH-C12P, Noctua NH-U9B et Scythe Zipang

 

 

Le GeminII n'est pas le plus performant des radiateurs que nous ayons eu dans ce comparatif, mais il a l'avantage, une fois les ventilateurs ajoutés, de ne faire que 11cm de haut et de parfaitement s'adapter aux boîtiers munis d'un ventilateur sur le côté par exemple, qui n'acceptent pas des ventirads de plus de 13cm de hauteur et dont le flux d'air particulier convient à merveille au GeminII.

Le Noctua NH-C12P dans le même type de format de ventilation, que nous appellerons "box", est lui le choix le plus performant mais également le plus cher.

En alternative, au format tour, le NH-U9B de Noctua fait des merveilles, aucun ventirad tour de moins de 13cm parvient à faire mieux que lui. On lui pardonnera son prix élevé étant donné son excellent bundle et ses très bonnes prestations.

Le Zipang de Scythe constitue lui un choix "prêt à l'emploi" très intéressant, proposé à un prix raisonnable, silencieux de base en 12V sans besoin d'une quelconque régulation. Son ventilateur de 140mm permet également de bien brasser l'air en surface de la carte mère.

 

 

 

Meilleur radiateur passif:

 

Cooler Master Hyper Z600 et Scythe Orochi

 

 

Le Hyper Z600 de Cooler Master est un gros radiateur taillé pour le passif et proposé à un prix assez raisonnable, le meilleur compromis actuel pour ce type d'utilisation.

L'énorme Orochi est lui le grand vainqueur de nos essais passifs, dominant de la tête et des épaules les autres prétendants. Alors que les autres modèles avaient du mal à tenir notre configuration stable 15 minutes, lui est parvenu à la faire tourner plusieurs heures durant !

 

 

 

Meilleurs ventirads PWM:

 

OCZ Vendetta 2, Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler

 

 

L'OCZ Vendetta 2 est avec le Xigmatek Achilles S1284 le meilleur compromis performances / bruit parmi nos modèles PWM testés. Mais le Vendetta étant un peu moins cher c'est lui qui emporte notre préférence.

Le Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler emporte également nos suffrages en offrant lui aussi un excellent niveau sonore, des performances un peu moins bonnes mais... un prix cassé, à peine plus de 20€.

 

 

 

Meilleur "performeur":

 

Thermalright IFX-14

 

 

Malgré une rude concurrence tentée par le Scythe Orochi, c'est bel et bien l'IFX-14 qui demeure le meilleur performeur en air cooling à l'heure actuelle. Il sera le compagnon idéal des overclockeurs chevronnés et... fortunés car il est vendu aux alentours de 60€, et ce sans ventilateur.

 

 

 

Meilleur ventirad "premier prix":

 

OCZ Vanquisher

 

 

Le Vanquisher a été une très bonne surprise lors de ce comparatif. Malgré un prix moyen de 17€ seulement il offre le support de tous les sockets actuels, gère le PWM, s'installe en quelques secondes sans retirer la carte mère et offre des performances tout à fait correctes en étant quasi inaudible au repos. Que demander de plus ?

 

 

 

Meilleures prestations globales:

 

Cooler Master GeminII, Noctua NH-U12P, Scythe Ninja2, Sunbeam Core-Contact Freezer

 

 

Le Cooler Master GeminII, proposé à un prix réduit de 30€ seulement le radiateur, possède une hauteur réduite le rendant compatible avec les boîtiers à ventilateurs latéraux et à une capacité inégalée à refroidir le northbridge de la carte mère, les Mosfets et les barrettes mémoire. Cette capacité multiple en fait un modèle polyvalent par excellence.

Le Noctua NH-U12P est un des meilleurs modèles de notre comparatif, et dispose d'un bundle exceptionnel composé d'un des tous meilleurs ventilateurs du marché, d'une excellente pâte thermique, de modules de gestion de la vitesse du ventilateur etc... Un incontournable.

Le Scythe Ninja 2 est lui le digne héritier du Scythe Ninja+ RevB. Un excellent radiateur, aussi bon en passif qu'en actif, et accompagné d'un ventilateur tout bonnement exceptionnel, silencieux et performant. Le tout proposé à un prix de l'ordre de 35€, peut-être bien le meilleur rapport global performances / bruit / prix du marché.

Enfin le Sunbeam Core-Contact Freezer est lui le meilleur modèle Direct Touch du moment. Doté de 4 caloducs, ses performances sont de tout premier ordre et Sunbeam a pensé à l'utilisateur en incluant un potentiomètre pour régler la vitesse à sa guise, et propose également un des systèmes d'installation les plus simples que nous ayons eu l'occasion de voir en S775. Un must.

 


 

Attribution des récompenses

 

 

 

Remettons maintenant les récompenses aux modèles les plus méritants de notre comparatif à qui nous remettons les Puissance-PC d'or, d'argent et de bronze:

 

 

 

Noctua NH-U12P, OCZ Vanquisher, Scythe Ninja 2, Sunbeam Core-Contact freezer et Thermalright IFX-14

 

 

 

 

Cooler Master Hyper Z600, Noctua NH-C12P, Noctua NH-U9B, OCZ Vendetta, OCZ Vendetta 2 et Scythe Orochi

 

 

 

 

Cooler Master GeminII, Cooler Master Hyper 212, Scythe Shuriken, Scythe Zipang, Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler, Thermalright HR-01 Plus, Thermalright Ultra 120 eXtreme et Xigmatek S1284 Achilles

 

 


 

Evolution du dossier et remerciements

 

 

 

La vocation de ce grand comparatif est d'évoluer. Nous remercions à ce titre ceux qui, par leurs prêts, permettent à ce dossier d'exister et de croître:

 

 

 

La société e-lan@ sans laquelle ce comparatif n'aurait pas été possible. Elle est à l'origine du prêt des 20 premiers modèles que nous avons testés

 

 

Bacatà pour les prêts des Scythe Katana 2, Mine RevB et Ninja Mini ; Thermalright HR-01 Plus, Ultima-90 et Ultra 120 eXtreme ; Zalman CNPS8700 LED

 

 

Opium-PC, site de VPC et distributeur officiel de produits Acryan, Nanoxia, G.Skill. Ils nous ont prêté les Cooler Master Hyper 212, Scythe Andy Samurai Master et Kama Cross, Sharkoon Silent Eagle CPU Cooler, Sunbeam Core-Contect Freezer et Xigmatek HDT-S1283

 

 

OCZ pour les prêts des Vanquisher, Vendetta et Vendetta 2

 

 

Scythe pour les prêts des Mugen, Ninja 2, Orochi, Shuriken et Zipang

 

 

Noctua pour les prêts des NH-C12P, NH-U9B et NH-U12P

 

 

Thermaltake pour les prêts des DuOrb, MaxOrb EX et TMG i1

 

 

Caseking pour les prêts des Gigabyte Volar, Xigmatek Achilles et Apache

 

 

Sysone pour les prêts des Coolink Silentator et Enzotech Ultra-X

 

 

Asus pour les prêts des Arctic Square et Silent Knight

 

 

Cooler Master pour le prêt de l'Hyper TX2 et Hyper Z600

 

 

Listan pour le prêt du Revoltec Freeze Tower

 

 

Dami1stm de l'équipe JMax-Hardware pour le prêt de l'IFX-14