• Côté logiciel

Autant nous étions convaincus pour la M55 RGB Pro par iCUE qui se révélait intuitif sur les profils disponibles, autant sur ce modèle nous sommes restés plus sceptiques. En effet, la multitude de fonctionnalités rajoute des menus pas toujours des plus ergonomiques (ni même parfois utile). Certes, la solution finale est du coup très complète et personnalisable, consolation somme toute légère après 20 minutes de "mais pourquoi ça marche paaaaaaas ?".

 

Corsair NIGHTSWORD RGB : iCUE, accueil [cliquer pour agrandir]

 

Un exemple frappant est la gestion des DPI : chaque profil (3 hardwares, mais autant que désirés gérés par iCUE) peut être réglé sur un mode de réglage de sensibilité - sans restriction (un mode DPI peut ne jamais être utilisé, ou deux profils pointer sur le même réglage DPI) - lui-même possédant 4 sous-réglages (maximum trois niveaux et un mode sniper activé par le bouton éponyme). Si cela semble compliqué, attendez encore un peu. Le gros soucis réside dans le fait que l'indicateur latéral affiche soit une couleur choisie pour le profil (lors de son choix avec les boutons dédiés), soit un nombre de barres indiquant le sous-réglage du DPI dans le profil correspondant, une fois le profil sélectionné... ce qui est loin d'être intuitif. S'il est rare de modifier sa configuration à ce niveau, vous en laisserez quelques plumes si vos attentes sont exigeantes : la rançon d'un système un peu trop personnalisable !

 

Corsair NIGHTSWORD RGB : iCUE et ses DPI [cliquer pour agrandir]

Le profil DPI 1 mappé sur le profil matériel 2... Oui, c'est possible !

 

Notez que le profil par défaut n'est lancé qu'à l'exécution automatique d'iCUE et non au démarrage du mulot, ce qui engendre d'ailleurs le bruit caractéristique d'un périphérique débranché sous Windows ; et sous Linux, il faudra faire avec les données stockées dans les trois profils matériels, épicétout ! À noter également que vous pouvez supprimer les profils matériels, et qu'il faut alors quitter totalement le programme pour les réimporter depuis la souris.

 

Corsair NIGHTSWORD RGB : les  [cliquer pour agrandir] Corsair NIGHTSWORD RGB : iCUE et les profils matériel [cliquer pour agrandir]

L'onglet "performance" qui permet de... choisir la sensibilité logicielle, et changer la couleur du profil

 

Il existe également une calibration en fonction de la surface sur laquelle est posée la souris. Par défaut marketée comme étalonnées pour les tapis de souris de la firme - quel hasard - nous n'avons rencontré aucun souci sur des surfaces plus ou moins adaptées allant de la table nue aux tapis de différentes origines et de différents degrés d'usure.

 

Corsair NIGHTSWORD RGB : les poids, gestion par iCUE [cliquer pour agrandir]Corsair NIGHTSWORD RGB : étalonnage des surfaces [cliquer pour agrandir]

Le poids et la calibration de la surface : pas forcément du plus utile, mais une belle tentative

 

Le point manchot

iCUE étant absent de l'OS pingouin, comme toutes les solutions RGB de périphériques, il faut se contenter des trois profils matériels. Si vous avez pensé à y sauvegarder en dur vos modifications à l'aide de la section prévue à cet effet (section qui, au passage, a la fâcheuse tendance de disparaître de temps à autre), pas de problème. Si le réglage un tant soit peu complexe peut vous perdre temporairement, les macros sont bien présentes et la sensibilité ne fait pas défaut : pas soucis pour cette NIGHTSWORD qui reste au (bas) niveau de ses concurrentes.

 

comptoir 4starsAprès quelques semaines, nous étions en passe d'attribuer les cinq étoiles à ce mulot qui se trouve être si attachant qu'il sait se faire oublier en main, mais manquer lors du dur retour au modèle toc-plastique du travail. Cependant, Il a fallu faire avec un combat épique contre iCUE dont la structure demande bien trop de réflexion pour un simple gestionnaire de périphérique de pointage. C'est donc à cause d'une partie logicielle outrageusement complexe que l'excellente NIGHTSWORD ressort de nos mains avec quatre solides étoiles, et une chaude recommandation si vous n'utilisez pas Linux ou ne changez pas régulièrement de PC, et que votre préférence va davantage aux FPS qu'aux MOBA et autres MMOs, les boutons n'étant pas placés pour ce genre d'usage. Pour 79€99, la belle n'est de loin pas seule sur son segment : la Razer Lancehead Tournament Edition, tarifée similairement, offrira une expérience ambidextre (9 boutons) similaire à la M55 Pro. Pour une dizaine d'euros de plus, vous pouvez passer sur du filaire de chez Logitech avec la G502 Hero, qui n'a qu'une unique zone RGB, mais un bouton de plus (molette à inclinable sur les côtés selon deux directions). Pour le même prix et en restant sur la marque, l'Ironclaw RGB Wireless offrira du sans-fil moyennant des zones RGB moins visibles. Chez SteelSeries, la RIval 600 se retrouve également pour 89€90, avec par contre seulement 7 boutons et un RGB moins foisonnant, le design étant par contre plus passe-partout. Enfin, les amateurs de la marque passée proche de la faillite Mad Catz auront le choix d'une Rat 6+ vers les 80€, avec 11 boutons dont une molette horizontale, au design - marque oblige - bien plus clivant !

 



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