• Logiciel et fonctionnalités

Comme mentionné ci-dessus, les macros sont enregistrables selon deux méthodes différentes : soit manuellement (Fn+Alt, puis combinaison, re Fn+Alt, puis choix de la touche), soit par le fameux logiciel maison ASUS Armoury II. C'est également par ce dernier que s'effectueront sans prises de tête les éventuelles mises à jour de firmware et la personnalisation des effets de couleur. Plus en détail, le logiciel d'ASUS pèse la bagatelle de 186 Mo au téléchargement et occupera 372 Mo sur le disque dur/SSD une fois installé. Ensuite, il consommera près de 157 Mo en étant ouvert au premier plan. Une consommation maintenue à une quantité assez honteuse de 156,4 Mo une fois la fenêtre fermée et le programme réduit dans la barre des taches, sans oublier la présence des services liés ArmouryLiveUpdate, LiveUpdateSyncCheck, TUFK7Agent et ledcontrolservice3 comptabilisant à eux 4 encore 15 Mo d'occupation de mémoire vive en plus, et ils restent actifs y compris lorsque le logiciel est cette fois-ci totalement fermé. Ouch ! Autant dire que le ROG Armoury II n'est pas un exemple de programme optimisé et léger, alors que ses fonctionnalités sont pourtant franchement standards.

 

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Pour en revenir rapidement aux macros, seulement 3 profils - contre 5 sur le ROG Strix Flare - sont personnalisables - le profil par défaut étant non modifiable - et qui permettront de conserver à la fois les macros enregistrées, mais aussi les couleurs des 10 effets RGB programmables. Parmi ces derniers, on trouvera les classiques arcs-en-ciel, statique, sur pression des touches, respiration, ou encore un effet de pluie assez plaisant (un peu moins à partir du moment où il fait vraiment moche dehors). Pas  grand-chose à dire ici, le K7 TUF sait faire ce que font pratiquement tous les claviers modernes équipés d'un RGB personnalisable, et la quantité d'effets à disposition devrait suffire à satisfaire la licorne intérieure  de la majorité des utilisateurs.

 

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Rien n'a changé (ou presque), c'est toujours aussi simple, rouge et efficace. On notera que le logiciel peut enregistrer 99 macros au maximum, juste au cas où...

 

Sous le capot !

Le clavier est constitué de 3 morceaux, 4 si l'on prend en compte le film en plastique très fin découpé pour se glisser entre le PCB et la plaque en aluminium. Le PCB est d'une propreté exemplaire et ne laisse en évidence pratiquement aucun point de soudure. On notera que les touches longues disposent ici encore des barres d'assises en métal en plus du switch principal - là où d'autres claviers plus haut de gamme préfèrent ajouter des switchs supplémentaires pour plus de stabilité et souvent moins de bruit -, à la différence qu'ils sont aujourd'hui aussi intégrés à même le PCB du K7 TUF plutôt qu'exposé sur la plaque en aluminium. Est-ce que c'est plus résistant et durable ainsi ? Peut-être, mais assurément aussi plus difficile à remplacer, voire impossible. À noter que cette méthode rend la réinsertion parfois peu pratique pour certaines des touches longues, les fixations en plastique des capuchons ayant parfois du mal à s'y rattacher, nécessitant d'appliquer un peu de force.

 

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 Le K7 TUF démonté dans tous les sens !

 

Quoi qu'il en soit, on ne peut nier que l’intérieur du K7 TUF respire le travail de qualité. D'ailleurs, ASUS n'a pas  non plus lésiné sur la quantité de vis pour le maintien de l'assemblage, 17 en tout sont réparties sur la face avant, traversant le PCB et venant se loger dans la coque arrière du clavier -  les pas de vis sont donc évidemment en plastique. Un bon point pour ASUS de n'avoir placé aucune vis à l'arrière, où elles y sont habituellement moins aisément accessibles, car souvent cachées sous les patins en caoutchoucs, l'autocollant du code-barre du clavier ou les pieds du clavier comme beaucoup de constructeurs le font. Bref, le clavier se laissera démonter et remonter sans chouiner. Vous aurez cependant remarqué qu'ASUS a également fait un petit excès de zèle en recouvrant de colle la fiche USB côté PCB. Par ailleurs, le câble USB est aussi solidement maintenu à la coque grâce à deux vis - portant à 19 le total de la visserie du K7 TUF Gaming -, autant dire qu'il ne bougera pas d'un côté ni de l'autre.

 

Et sous le pingouin ?

Depuis notre test du ROG Strix Flare, le logiciel ROG Armoury II n'est toujours pas disponible sous Linux. On rappellera cependant que toutes les fonctionnalités préenregistrées restent bien présentes. Il est notamment toujours possible d'utiliser et d'enregistrer des macros à la main, de naviguer entre les profils et les différents effets de lumière. Les touches média et volumes restent également utilisables. Voilà qui ravira les amateurs TUF de ce côté-ci de la banquise.

 

Et l'Aura Sync ?

Hélas, tester la technologie de synchronisation d'ASUS impose d'avoir au moins un autre périphérique compatible Aura Sync sous la main, ce qui n'était pas le cas pour ce test. Encore une fois, il reste donc impossible de se prononcer là-dessus, même si on connaît déjà très bien le principe de la chose. Naturellement, l'activation d'un profil Aura Sync désactivera tout autre profil de rétroéclairage du clavier ou tout autre périphérique compatible qui s'est joint à la fête. Pour réactiver le RGB individuel et défusionner tout le monde, il faudra ainsi repasser par l'application.

 

comptoir 4stars

Avec un prix officiel de lancement annoncé de 139,90€ (disponibilité en avril), le positionnement du K7 TUF Gaming n'est pas nécessairement flagrant au premier coup d’œil, mais c'est assurément haut de gamme. Néanmoins, son concurrent direct le Razer Huntsman, qui utilise le même type d'interrupteurs optomécaniques, peut se trouver à 119,99€ dans sa version standard et 177,67€ en version Elite (uniquement chez Amazon semble-t-il). Cette dernière à l'avantage face au K7 TUF de disposer d'un repose-poignet plus large et de contrôles multimédias dédiés, mais souffre également d'une frappe assez bruyante. En somme, ASUS semble avoir opté pour prendre place à mi-chemin des deux modèles de Razer plutôt que d'y aller pour la confrontation directe. Dommage qu'ASUS n'ait pas mieux travaillé le design de son clavier, mais on le lui pardonnera volontiers, ce n'est pas tous les jours qu'un objet gaming sait rester modeste. Pour le reste, sa finition - certes, peu inspirée - est très bonne, les entrailles sont sublimes et le repose-poignet un peu petit, mais confortable. Finalement, pour qui recherche une réactivité ultime, le choix de l'optomécanique est évident - la nuisance sonore, bien qu'avérée pour l'un comme pour l'autre, restera un détail à l'appréciation de chacun ! Il suffira donc de départager un Razer Hunstman un tantinet plus esthétique, sans accessoire et 20€ moins cher, ou un K7 TUF timide et bien construit, mais aussi plus confortable. 

 



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