• Sous le capot ?

Le démontage restant une pratique mal vue par les services après-vente (en dépit d'un droit à la réparation bien présent), Cooler Master a cru bon de planquer une unique vis sous un sticker, lui-même en-dessous du patin droit. Les autre se situent plus classiquement sur la face avant, en dessous des touches. Lors de ce démontage, on notera l'absence totale de clips plastiques sans pour autant présenter de jeu au niveau de l'assemblage, signe d'une conception soignée.

 

Une belle étiquette de coquinou [cliquer pour agrandir]Alors, on a des choses à cacher ?

 

Une fois le cache arrière retiré, la bête s'offre sans pudeur à nos yeux. C'est de toute beauté ! L'agencement est des plus sobres, il faut dire que, en l'absence de touches supplémentaires le travail d'intégration est assez simplifié. L'électronique est plutôt discrète, Cooler Master communiquant sur un classique microprocesseur 32bit ARM Cortex M3 accompagné de 512 Ko de mémoire embarquée. Le PCB noir est d'une épaisseur tout à fait convenable, et le câble USB standard, de tel sort qu'il sera possible de le changer en cas de pépin (ou de souris vorace).

 

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Au recto, on passe difficilement à côté de l'aluminium qui, sans aller au point d'une "qualité aéronautique", envoie pas mal de pâté, autant sur la quantité (et la masse !) que l'aspect brossé soigné.

 

Plein d'alu pour les fans de métal [cliquer pour agrandir]

 

• Le pilotage par Windows

La solution de contrôle du bouzin par le maître du refroidissement, a.k.a. Cooler Master Portal est de loin la meilleure que nous avons vu jusqu'alors. Les textes sont compréhensiblement traduits, la fenêtre claire, lisible et surtout l'organisation reste légère et intuitive : il suffit de sélectionner le profil, le modifier et enregistrer puis quitter. Pas de programme en arrière-plan inutile, pas d'overlay activable par défaut sur une combinaison ésotérique, le programme se contente de faire ce qu'on lui demande et ça, on apprécie.

 

Après l'installation, il faudra toujours passer par un écran d'accueil invitant à sélectionner le périphérique à configurer, un peu inutile quand un seul clavier est branché, mais passons. Notons que si seul le RGB vous intéresse, le Corsair K55 en est pourvu - pour 59€, délaissant par contre les switch mécaniques.

 

L'accueil, c'ets par ici ? [cliquer pour agrandir]

 

Pour ce qui est des effets lumineux, on peut sans hésiter déclarer que c'est ici que le CK550 brille (ahah). Entre le snake ; les effets de type vaguelettes / kamehameha / électrocardiogramme se déclenchant sur pressions des touches, nous en avons eu pleins la vue. Si notre description non exhaustive vous laisse sur votre faim, sachez que plus de 17 presets sont disponibles actuellement, de quoi trouver votre bonheur. Notez que certaines animations bénéficient de contrôles supplémentaires tels la direction mais surtout la vitesse, rendant possible l'usage discret de certains effets dans un milieu professionnel, sous réserve de patron pas trop jaloux.

 

Cooler Master Portal et ses couleurs [cliquer pour agrandir]

 

Petite parenthèse : comme pour ses précédents confrères, le CK550 a lui aussi dû passer par la case "mise à jour de firmware". Rien n'est à signaler de ce côté-là, le soft est stable et l'opération rapide (moins de 30 secondes). Également, le polling reste fixe à 1 KHz, mais on se demande bien qui serait intéressé pour le changer !

 

Terminons par les macros, fonctionnalité classique réalisée classiquement : on clique, on enregistre, on assigne et le tour est joué. Conformément aux cadors du genre, chaque touche est reprogrammable ou désactivable, suivant la tendance actuelle de migration des touches macro (chères) vers ce système plus souple. Deux onglets sont à votre disposition pour ces paramétrages, l'un définissant la séquence à mapper en tant que telle, et l'autre récapitulant la cartographie de touches. C'est également sur ce deuxième écran que vous pourrez désactiver les touches Windows, sachant qu'un raccourci est déjà prévu à cet effet sur les touches Fn + F9.

 

La pêche aux macros [cliquer pour agrandir]Le récapitulatif des touches [cliquer pour agrandir]

 

Parenthèse pingouin

Si l'on a abandonné l'espoir qu'un jour, un quelconque fabriquant se décide à concevoir un outil multi-plateforme, on apprécie toutefois le paramétrage quasi-complet du clavier pouvant se réaliser à l'aide de combinaison intégrant la touche Fn, y compris le réglage de la couleur, qu'elle soit sur un rétroéclairage statique ou sur les effets qui viennent s'y ajouter en pressant les touches. Seules certaines options ne seront pas disponibles comme l'orientation droite/gauche d'effets - en dépit de touches censées le modifier, peut-être pour une prochaine mise à jour ? Les macros sont par contre bien au rendez-vous sous l'OS manchot, ouf. Certes, l'ergonomie est loin d'égaler le confort d'une surcouche graphique dédiée, mais en quelques dizaines de minutes, il est possible de parvenir à un résultat tout à fait concluant.

 

comptoir 5starsArrivé à la fin de ce test, que ressort-il de ce CK550 ? Avec son gabarit sans molette de volume ni touches supplémentaires, et encore moins de repose-poignet ni de rallonge USB, ce produit peut paraître bien frêle au premier abord. C'est sans compter sur une tarification très agressive : moins de 70€ pour du mécanique, c'est suffisamment rare pour être applaudit. Face à un Logitech G413 qui n'offre pas de RGB pour des caractéristiques similaires et un prix supérieur d'une dizaine d'euro, on voit mal comment vous conseiller le second. Certes, Cooler Master s'est tourné sur des switchs Gateron, mais la version rouge testée n'as jamais été mise en défaut. Pour la solidité des matériaux, le soin apporté au logiciel et la multitude d'effets proposés, nous décernons finalement fièrement cinq étoiles à ce CK550, qui fait pardonner ses manques par un tarif tout doux - et ça fait du bien !
 
 



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