Test • Intel Core i5/7 LGA 1156 & P55 Express |
————— 17 Septembre 2009
Test • Intel Core i5/7 LGA 1156 & P55 Express |
————— 17 Septembre 2009
Voila 10 mois qu'Intel a lancé sa nouvelle micro-architecture CPU dénommée Nehalem. Cette dernière venait remplacer Core qui avait signé le renouveau d'Intel en tant que leader incontesté après les déconvenues de Netburst. La nouvelle venue a apporté son lot d'améliorations permettant des gains notables, seulement voilà, les Core i7-9xx intégrant cette architecture et plus encore la plate-forme dans son ensemble sont loin d'être accessibles au plus grand nombre. AMD n'étant pas apte dans un premier temps à concurrencer efficacement les Core2 Quad, Intel ne s'est pas pressé pour décliner une version abordable de Nehalem. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, le fondeur de Santa Clara lance à présent une nouvelle plate-forme (P55 Express) et de nouvelles déclinaisons plus accessibles au prix de quelques concessions, un coup de maître?
Afin d'adapter son architecture Nehalem au marché de masse, Intel a du consentir certaines économies que nous allons détailler plus bas. Toujours est-il que le fondeur de Santa Clara s'est fixé avec Lynnfield 3 objectifs principaux par rapport à la génération précédente c'est à dire les Core 2 Quad. Voyons cela :

Une réduction drastique de la consommation au repos, un gain de 20% en terme de performance et une réduction de 40% de la taille du packaging de la plate-forme. C'est ambitieux compte tenu des qualités indéniables des Core 2, nous verrons ce qu'il en est réellement dans quelques pages.
Nous n'allons pas redétailler l'intégralité de l'architecture Nehalem, pour ceux intéressés nous vous invitons à consulter notre dossier qui lui est consacré, mais pour bien comprendre ce qu'est Lynnfield, quelques rappels s'imposent. Lors de la conception de sa nouvelle micro-architecture, Intel n'est pas reparti d'une feuille blanche mais s'est grandement inspiré de Core en reprenant et optimisant la majeure partie des coeurs d'exécution qui avaient fait son succés. Les Core2 Quad n'étant pas nativement des quadri-coeurs mais 2 dual accolés dans le même packaging, Intel a cette fois opté pour une architecture flexible afin de l'adapter au marché destiné. Le nombre de coeurs peut ainsi évoluer rapidement et nativement. Toujours dans un but de flexibilité, le CPU est divisé en 2 parties, le Core (qui comprend les coeurs d'éxécution) dont nous venons de parler et l'Uncore qui comprend tous les éléments autres comme le cache partagé de niveau 3 (L3), les contrôleurs mémoires, etc.)

C'est dans cette partie qu'Intel a agi afin de réduire les coûts et rendre Lynnfield compatible avec les aspirations financières d'un marché de masse, les coeurs d'éxécution sont eux inchangés, toujours au nombre de 4 ils disposent chancun de 64 Ko de cache L1 et 256 Ko en L2. Premier point de modification au sein de l'Uncore, la réduction du nombre de canaux mémoire de 3 sur Bloomfield (Core i7-9xx) à 2 sur Lynnfield. Nous avions constaté lors de nos tests que ce point n'était pas vraiment pénalisant puisque si en terme de débit on perdait quelques %, la latence elle en gagnait quelques un aussi. Qui plus est, si Intel limitait les 3 canaux à la DDR3-1066 (seules les versions extremes 965XE puis 975XE à 999$ disposent de coefficients pour atteindre des fréquences mémoires plus élevées hors overclocking du Base Clock) pour les Core i7-9xx, sur lynnfield ces derniers passent à la DDR3-1333.
Le cache L3 partagé reste inchangé à 8 Mo, par contre le contrôleur QPI présent dans Bloomfield et pouvant autoriser jusqu'à 25,6 Go/s cède sa place à une interface DMI (utilisée auparavant pour relier Northbridge et Southbridge) à 2 Go/s pour la liaison avec le chipset. Ce dernier n'est toutefois composé plus que d'une seule et unique puce comme nous allons le voir, et un tel débit assuré par le QPI n'était utile que pour la carte graphique puisque le contrôleur PCIE dédié à cette dernière était présent au sein du Northbridge (X58) sur plate-forme LGA 1366. Ce contrôleur PCIE (16 lignes scindables en deux fois 8x pour Lynnfield) se voit à présent intégré directement au CPU. Cette intégration permet à l'instar de ce qui avait été fait pour la mémoire de réduire la latence avec la carte graphique et de réduire les coûts de la plate-forme puisqu'une puce (Northbridge) qui disposait de son propre packaging est désormais incluse dans le CPU.
Le fameux PCU (Power Control Unit) est toujours présent à l'appel, il gère la consommation d'énergie du CPU afin de n'utiliser que le strict nécessaire selon les sollicitations et même autoriser un surplus de puissance lorsque la tâche le nécessite tout en maintenant le CPU dans son enveloppe thermique (TDP). Ce mécanisme appelé Turbo Boost était déjà présent sur les Bloomfield, mais Intel s'est montré encore plus agressif cette fois comme nous allons le verrons page suivante. Le principe est toujours le même, à savoir que selon le nombre de coeurs sollicités, Intel utilise le supplément de TDP disponible afin d'accroitre la fréquence comme le rappelle le schéma suivant, l'accroissement est d'autant plus important que le nombre de coeurs sollicité est faible. Il ne s'agit pas d'un overclocking à proprement parler puisqu'Intel certifie ses CPU pour ces valeurs, mais d'une gestion dynamique de la fréquence selon la charge.

Pour finir, Lynnfield utilise toujours le procédé de gravure 45nm du fondeur, la puce est d'ailleurs légèrement plus grosse du fait de l'intégration du contrôleur PCIE. Des révisions 32nm devraient être disponibles en début d'année prochaine à commencer par une version dual-core intégrant cette fois un IGP en sus. Ce passage au 32nm portera le nom de tock comme le désigne Intel, c'est à dire un die-shrink sans modification profonde de l'architecture, au contraire d'un tick conservant le procédé de gravure mais apportant une nouvelle micro-architecture. Comme c'est toujours zzzzzzzzzzzoli une petite photo d'une die de Lynnfield:

Avant de passer page suivante aux modèles mis à disposition par Intel pour nos tests, voici la gamme lancée aujourd'hui ainsi que les caractéristiques respectives de chaque CPU. La différence entre la série i7 et i5 réside pour cette dernière en l'absence d'hyperthreading permettant de simuler 4 coeurs virtuels supplémentaires :

il est temps de passer aux CPU employant celle nouvelle puce page suivante.
Pour mener à bien nos tests, Intel nous a fait parvenir 2 processeurs : un Core i5-750 et un Core i7-870. Parallèlement, Gigabyte nous a procuré un second 870. Malheureusement pas de 860 disponible pour le moment et impossible d'en simuler un puisque les cartes mères en notre possession ne permettaient pas de choisir manuellement la valeur du Turbo Boost selon la sollicitation, on se serait donc retrouvé avec celles d'un 870... Pas de quoi nous abattre pour autant, voyons donc plus en détails ceux en notre possession.
Commençons par le Core i5-750. Ce dernier reprend l'aspect des CPU Intel LGA, avec en face avant un IHS destiné à protéger le die des thibaut utilisateurs indélicats lors du montage du ventirad. En face arrière 1156 points de contacts (je vous laisse les compter !) soit près de 200 de moins que les précédents Core i7 mais en hausse notable par rapport au LGA 775 qu'il doit remplacer en mileu de gamme, l'intégration des contôleurs mémoire et PCIE est passée par là.


Intéressons nous de plus près aux caractéristiques du CPU à l'aide dans un premier temps de CPUZ. Les 4 copies d'écran suivantes traduisent à elle seules une bonne partie du CPU. Tout d'abord la fréquence "nominale" du CPU, celle où il ne se trouve jamais pourrait-on dire ! Les caches n'ont pas changé depuis les premiers Core i7 comme la seconde image en témoigne, on retrouve donc les 3 niveaux avec 64 Ko par coeur en L1, 256 Ko de L2 toujours par coeur et enfin 8 Mo partagés entre les 4 coeurs en L3. Du côté des fréquences, Intel se montre plus agressif que ce soit au repos avec une fréquence de seulement 1200MHz soit bien moins que les Core 2 et I7 Bloomfield (de bonne augure concernant la consommation), mais aussi en turbo boost puisque le CPU peut utiliser au maximum un coefficient plus élevé de 4 unités au maximum (1 thread) que le nominal, alors que les Bloomfield ne se contentaient au mieux que de 2.
![Même pas cap' de cliquer CPUZ i5-750 fréquence [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i5_750_freq_t.png)
![3N C11QU4N7 C357 P1U5 6r4ND CPUZ i5-750 caches [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i5_750_cache_t.png)
![La magie de la loupe, sans loupe CPUZ i5-750 repos [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i5_750_repos_t.png)
![Cliquédélique ! CPUZ i5-750 turbo boost [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i5_750_turbo_t.png)
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En pratique le coefficient va évoluer différemment selon le nombre de coeurs stimulés, avec une application utilisant un (CPUMark99) ou deux thread, le Core i5-750 pourra atteindre le coefficient 24 soit 3,2Ghz, par contre une application multithread sévère en utilisant 3 ou 4 (OCCT 3.1) n'autorisera "que" le coefficient 21. Franck Delattre auteur de l'excellent CPUZ a sorti un second outil très utile pour traduire le fonctionnement du turbo boost : TMonitor. Ce dernier mesure la fréquence de chaque coeur à un intervalle de mesure très faible et permet de mettre ainsi clairement en évidence ce comportement :
![Même pas cap' de cliquer TMonitor core i5-750 monothread [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_tmonitor_i5_750_turbo_mono_t.png)
![Si vous cliquez, vous cliquez. TMonitor core i5-750 multithread [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_tmonitor_i5_750_turbo_multi_t.png)
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Passons à présent au second représentant de la gamme Lynnfield en notre possession, la version haut de gamme Core i7-870. Visuellement et en dehors des références il est impossible de différencier un Core i5 d'un Core i7 LGA 1156, la preuve en image et ce recto comme verso!


CPUZ lui ne se laisse pas abuser par cette ressemblance physique et reconnait parfaitement notre Core i7-870. Sa fréquence de base est donc fixée à 2.93GHz par le biais d'un coefficient 22 avec un Base Clock à bien sûr 133MHz, les niveaux et quantités de caches sont inchangés et la fréquence au repos utilise à l'instar du Core i5 un coefficient 9 l'abaissant ainsi à 1,2GHz. Dans les conditions les plus favorables (1 thread), le coefficient peut alors atteindre 27 soit 3,6 GHz en pointe ! Par contre difficile sous Windows qui utilise sans cesse plusieurs tâches de ne solliciter qu'un seul coeur, nous n'avons réussi qu'à prendre sur le fait le coefficient 26 utilisé avec 2 tâches.
![3N C11QU4N7 C357 P1U5 6r4ND CPUZ i7-870 fréquence [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i7_870_freq_t.png)
![Ne pas appuyer ici CPUZ i7-870 caches [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i7_870_cache_t.png)
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up CPUZ i7-870 repos [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i7_870_repos_t.png)
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up CPUZ i7-870 turbo boost [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i7_870_turbo_t.png)
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Idem sous TMonitor, le coefficient 27 n'a pas daigné se montrer (ou nous n'avons pas résussi à le capturer), il en était de même avec les Core i7 Bloomfield où le "+2" était relativement "discret" puisque limité au monothread parfait, pratiquement impossible à atteindre sous Windows.
![Enlarge your pe...icture TMonitor core i7-870 monothread [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_tmonitor_i7_870_turbo_mono_t.png)
![Cliquédélique ! P55 TMonitor Core i7-870 multithread [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_tmonitor_i7_870_turbo_multi_t.png)
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Pour tacher d'y voir un peu plus clair dans ces notions de Turbo Boost, voici un petit tableau d'Intel récapitulant les coefficients supplémentaires (bin upside) que peuvent adopter les Lynnfield suivant les conditions de sollicitation des coeurs. Le 870 est logiquement le plus généreux en particulier avec la conservation d'un "+2" avec 3 ou 4 coeurs alors que dans ces conditions les 860 et 750 se contentent de 1. Enfin et comme nous venons de le voir, le "+5" avec un seul coeur sollicité sur 8x0 est plus anecdotique qu'autre chose sous Windows...

Pour finir avec la description de nos CPU, voyons les tailles comparées des CPU au format LGA 1156, 775 et 1366. Si les CPU 775 et 1156 disposent grosso modo du même encombrement, ce n'est pas le cas du 1366, notre Core i7-975XE faisant ici office de géant, incompatible selon Intel avec le placement tarifaire mainstream (AMD semble moins sensible à ce sujet, la taille du Phenom étant similaire à celle des Core i7-9xx) justifiant encore un nouveau socket...
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up taille CPU verso [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_1156_1366_775_dessous_t.jpg)
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Voilà c'est tout concernant les CPU, voyons la nouvelle plate-forme qui les accompagne page suivante.
A nouveau CPU, nouveau chipset. C'est pratiquement toujours le cas chez Intel et les Lynnfield ne dérogent pas à la règle. C'est donc un P55 Express flambant neuf qui officie ici avec, nous allons le voir, une différence notable par rapport à l'historique des chipsets Intel. Auparavant, ces derniers embarquaient 2 puces, le Northbridge (MCH = Memory Controler Hub) gérant la mémoire et le(s) port(s) PCIE dédié(s) à la carte graphique, et le Southbridge (ICH = I/O Controller Hub) gérant les ports SATA, USB, LAN, PCIE, etc. Avec l'avénement de Nehalem sur plate-forme LGA1366, le MCH a perdu la gestion de la mémoire et s'est mû en IOH (Input Ouput Hub). Avec l'intégration complète des fonctions dévolues au Northbridge au sein du CPU dans Lynnfield (contrôleur PCIE en sus de celui mémoire), l'IOH a perdu toute raison d'être et a purement et simplement disparu. Ne subsiste alors qu'un PCH (Plateform Controller Hub) qui est un Southbridge légèrement plus évolué.
Ce n'est pas la première fois que l'on se retrouve avec une seule puce faisant office de chipset complet, nVIDIA avait ouvert le bal avec ses nForce sur plateforme AMD 64. Par rapport à l'ICH10(R) qui est le dernier Southbridge en date d'Intel, le P55 ajoute principalement 2 lignes PCIE et 2 ports USB. Le lien DMI retenu avec le CPU (auparavant avec le Northbridge) peut toujours faire ici office de talon d'achille puisque son débit est inférieur à celui cumulé des port PCIE, le problème était le même (mais déplacé à la liaison North/South) sur les cartes mères X58 ceci-dit ... Voici le diagramme complet du P55 Express :

On passe donc à une plate-forme complètement renouvelée entre 2008 et 2009, les principaux goulets d'étranglements de l'architecture ont disparu, et on passe d'une solution à 3 puces principales (CPU+MCH+ICH) à 2 en réduisant notablement les latences inhérentes aux accès mémoire et carte graphique.

Nous avons reçu 3 cartes mères utilisant le fameux P55 Express, les Gigabyte P55-UD5, MSI P55-GD80 et l'Asus P7P55 Evo. La première nous a servi de base à nos tests, quant à la dernière, elle n'était par contre pas livrée en version définitive et s'est avérée non fonctionnelle... Elle nous a permis toutefois de mettre à nu le P55 Express. Voici avant de passer au strip tease une vue d'ensemble de ce modèle Asus relativement attrayant visuellement :
![Cliquédélique ! Asus P7P55D Evo [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_asus_p7p55d_evo_dessus_t.jpg)
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Sous le radiateur à la forme aussi originale qu'inattendue, on retrouve une puce utilisant un packaging plus souvent utilisé sur les Northbridge que Southbridge Intel. Le die de notre P55 Express en version ES n'est pas bien gros, on comprend dés lors les gains d'Intel concernant la plate-forme complète en terme de packaging.
![3N C11QU4N7 C357 P1U5 6r4ND P55 Express [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_p55_dessus_t.jpg)
![Si vous cliquez, vous cliquez. P55 Express [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_p55_3quarts_t.jpg)
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Seconde nouveauté de cette plate-forme, le socket 1156. Il est livré verouillé et protégé comme tous les format LGA par un cache évitant d'endommager les pins qui ne se trouvent plus sur le CPU mais sur la carte mère. Notez la forme plus ergonomique du levier de verrouillage, ce dernier peut la plupart du temps être manoeuvré sans avoir à démonter le berceau de fixation du ventirad lorsque ces derniers en nécessitent un (comme les Noctua par exemple).

Une fois le socket déverrouillé et ouvert, on retrouve dans toute leur splendeur les 1156 (je vous laisse à nouveau les compter) pins. La mise en place du CPU ne pose pas de souci, des détrompeurs empêchant une installation incorrecte, on remarquera juste que la flèche indiquant le positionnement du CPU sur le socket à changer de position par rapport aux précédents sockets du fondeur. Le verrouillage est ensuite un jeu d'enfants, la pression appliquée est très importante au point de marquer légèrement les extrémités des IHS de nos CPU!
![Si vous cliquez, vous cliquez. Socket LGA 1156 ouvert [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_socket_ouvert_t.jpg)
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up Socket LGA 1156 cpu installé [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_socket_cpu_instal_t.jpg)
![La magie de la loupe, sans loupe Socket LGA 1156 verouillé [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/photos/img_socket_cpu_verrouille_t.jpg)
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Pourt finir, gros carton à Intel qui a trouvé le moyen d'utiliser un entre-axe pour les ventirads encore différent de celui des socket 775 et 1366. Si on peut comprendre le premier changement vu les dimensions différentes des CPU à ces deux formats, pour le 1156 on reste bien plus perplexe et on ne voit pas bien l'utilité de coller un entre-axe intermédiaire...
Heureusement dans ce monde de brutes, certains acteurs ne pensent pas qu'à leur C.A. mais tentent aussi de fidéliser leurs acheteurs. C'est le cas de Noctua qui avait déjà offert une fixation pour socket 1366 à tous les acheteurs de leurs ventirads capables de fournir une preuve d'achat. Il en est de même pour le LGA 1156, la fixation M-I3 Secu-Firm2 puisque c'est son nom permet d'adapter les ventirads Noctua aux socket 775/1156/1366. Le principe du berceau reste le même, mais les 4 tiges filetées qui permettent de solidariser ce dernier à la contre-plaque (croix) de rigidification sont amovibles et peuvent être positionnés dans l'orifice correspondant à l'entre-axe de son socket ! Astucieux et bien réalisé puisque la présence de mousse permet de maintenir les tiges filetées lors du montage sans avoir besoin de 3 mains. Une belle initiative qui méritait bien un petit mot de notre part!


Voilà c'est tout pour la description de notre nouvelle plateforme de jeu, passons au protocole de test page suivante.
Afin de comparer nos Lynnfield à un panel représentatif nous avons retenu 4 configurations types selon la plate-forme :
Intel Core i5-750 / Intel Core i7-870
Gigabyte P55-UD5 (bios F4d)
G.Skill F3-16000CL9T-6GBTD 2 x 2Go @DDR3-1333 (6/6/6/18)
&Gainward Radeon HD 4870 GS 1Go (@775/1000)
Western Digital Raptor 150 Go (OS) / G.Skill Falcon 128Go (Bench)
Samsung SH-D163B
Corsair TX-750W
Noctua NH-U12P
Intel Core i7-975XE/950/920
Asus P6T (bios 0707)
G.Skill F3-16000CL9T-6GBTD 3 x 2Go @DDR3-1066 (5/5/5/15) (DDR3-1333 6/6/6/18 sur 975XE)
Gainward Radeon HD 4870 GS 1Go (@775/1000)
Western Digital Raptor 150 Go (OS) / G.Skill Falcon 128Go (Bench)
Samsung SH-D163B
Corsair TX-750W
Noctua NH-U12P

Finissons la description de nos configurations avec la partie software :
Windows Seven Entreprise 64 bits
AMD Catalyst 9.8
Realtek HD Audio 2.31
Intel Chipset Software 9.1.1.1015
Intel AHCI Software 8.9.2.1002
AMD Chipset Driver 8.63
AMD AHCI Driver 3.1.1540.127
Comme Windows Seven est à présent finalisé et accessible à certains chanceux dont nous faisons partie, nous avons donc basculé sous ce dernier en version 64 bits avec les dernières mises à jour disponibles au moment des test installées. Il en est de même pour les drivers et DirectX. Nous utilisons à chaque fois que c'est possible la version 64 bits de nos logiciels, tous les benchs utilisés sont reproduits 3 fois et la moyenne de ces trois passes est restituée dans les graphiques. Avant de comparer nos Lynnfield à la concurrence du jour, étudions en premier lieu les différents éléments impactant les performances de ces nouveaux CPU.
Abordons notre étude des performances du Lynnfield en mesurant l'impact de l'HyperThreading et du Turbo Boost sur les performances des nouveaux venus. On débute par le Turbo Boost, le gain moyen sur Core i5- 750 atteint 6% pour un surcoût (au niveau de la configuration complète) de 5% en terme de consommation. Le Core i7-870 atteint lui un gain de 7,5% fort logiquement plus élevé (voir les explications relatives à ce sujet en page 3) pour une pénalité de 7% au niveau de la consommation de la configuration. En comparaison des Bloomfield (ici représenté par le Core i7-920), le gain est plus notable car ces derniers n'utilisent au mieux qu'un coefficient +2 en monothread (ce qui n'est presque jamais le cas comme nous l'avons précisé) et donc se contentent généralement de +1 quand les Lynnfield peuvent afficher parfois des +4 dans les mêmes conditions.
Au tour de l'Hyperthreading, le Core i5-750 en étant dépourvu nous nous consacrerons exclusivement au Core i7-870. Le gain moyen est beaucoup plus mesuré à 4.8% pour une surconsommation maximale (attention il s'agit du pire cas sous OCCT en burn et pas d'une surconsommation moyenne) de 8%. Mais en fait cette moyenne faible traduit d'énormes disparités selon les applications (en cliquant sur le graphique vous pouvez afficher le détail). On peut donc constater des gains de plus de 20% mais aussi des pertes équivalentes, l'hyperthreading est donc une arme à double tranchant....
![Si vous cliquez, vous cliquez. Impact turbo boost et HT [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_gains_ht_turbo_t.png)
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Second point d'analyse, l'impact de la fréquence mémoire. Nous mesurons donc la réaction de nos Lynnfield en faisant varier la mémoire de DDR3-800 à DDR3-1600 (uniquement accessible sur le 870, le 750 ne dispose pas du coefficient ad hoc) à timings équivalents. Le résultat est exprimé en pourcentage du niveau atteint avec la DDR3-1333 préconisée par Intel. Grosso modo on ne gagne rien ou presque à augmenter la fréquence mémoire, la réduction à 1066 MHz n'induit qu'un impact limité, par contre il peut devenir notable si la fréquence ne dépasse pas 800 MHz. Puisque l'on parle de mémoire, petite remarque en passant, à l'instar des Bloomfield, il est nécessaire sur les Lynnfield de peupler les premiers slots mémoire sous peine de se retrouver avec un bel écran noir au boot. Ces slots sont les plus éloignés du socket et ce pour chaque canal.

Poursuivons avec l'impact des timings mémoire, la fréquence mémoire est fixe cette fois (DDR3-1333) et seuls les timings principaux varient passant de 6/6/6/18 à 9/9/9/27. Là encore, les impacts sont très limités (attention à l'échelle permettant de mettre en évidence les variations mais qui dans ce but les amplifie visuellement), et s'il peut y avoir un écart de 9% lors des opérations de compression avec Winrar entre les réglages les plus agressifs et les plus relachés, en moyenne on reste très proche ! Inutile donc de se ruiner avec des barrettes affichant de fiers timings à prix d'or.

Continuons avec l'impact du nombre de barrettes et de canaux mémoire. Nous réalisons donc les tests avec la mémoire cadencée à la même fréquence et aux mêmes timings, mais en faisant varier le nombre de barettes de 1 à 4. Avec une seule barrette, on perd donc le dual channel alors qu'il est préservé avec 2 et 4 barrettes (ce mode pourra intéresser ceux désirant recycler 4 barrettes de 1 Go par exemple). Les différences entre le dual channel à 2 ou 4 barrettes est insignifiant, plus lié aux imprécisions de mesure qu'autre chose, le passage à un seul canal mémoire induit lui une légère perte mais malgré tout très limitée.

On poursuit cette fois avec l'étude du comportement de la plate-forme dans le domaine ludique en mesurant l'impact de la réduction des lignes PCIE dédiées à la carte graphique. Les mode 16x et 8x sont nativement gérés par le contrôleur PCIE intégré aux Lynnfield alors que le mode 4x utilise un port câblé via les lignes incluses au PCH (P55 Express). On utilise les 4 jeux de notre panel avec des réglages suffisamment gourmands pour utiliser une grande quantité de mémoire vidéo et induire des transferts PCIE importants, tout en évitant de mettre à genoux le GPU. On reporte ensuite la moyenne des résultats dans les graphiques exprimée en pourcentage du niveau atteint avec le câblage optimum (16x). Nous avons répété cette opération avec 2 cartes graphiques différentes, une 3850 embarquant 256Mo (bon je sais c'est vicieux) et une 4870 1Go. Les résultats entre les cartes graphiques ne sont pas comparables puisqu'adaptés individuellement à la puissance respective des GPU, mais là n'est pas le but du test mais bien l'influence du câblage du port PCIE.
Avec une carte embarquant 1 Go de mémoire vidéo, la différence entre le mode 16x et 8x est très limité pour ne pas dire imperceptible, le passage en 4x est par contre fort pénalisant puisque l'on divise tout simplement par 2 les performances dans des conditions exigeantes. Avec la 3850 n'embarquant cette fois que 256 Mo, le passage de 16x à 8x entraine une perte déjà notable de 10%, mais que dire alors du port 4x qui ne laisse subsister qu'un quart des performances initiales. Certes, ce cas de figure est volontairement défavorable dans nos tests, mais il a le mérite de mettre en lumière les limitations que peuvent parfois engendrer un tel port dans des conditions sévères (exit le tri-sli par exemple utilisant un tel port).

Maintenant que les variations de performances liées à l'architecture intrinsèque de la plate-forme ont été décrites, passons à une petite comparaison entre micro-architectures. Pour ce faire, nous avons désactivé l'HypertThreading et le Turbo Boost des Core i7/i5 et cadencé tout ce petit monde à la même fréquence soit 2,66GHz. On exprime ensuite les résultats obtenus en pourcentage du niveau atteint par le Yorkfield (Core 2 Quad 45nm).
On constate que les Lynnfield apportent un gain de 10% en terme de performances par rapport aux Yorkfield tout en consommant 6% de moins au niveau de la configuration global. Les Bloomfield (Core i7-9xx) qui partagent la même architecture mais disposent d'un troisième canal mémoire sont légèrement plus performants mais aussi beaucoup plus voraces au niveau de la consommation totale de la machine... Enfin les Deneb (Phenom II X4) se montrent certes un peu moins gourmand que les Bloomfield, mais leurs performances à fréquence égale sont bien inférieures aux Yorkfield. Il s'agit ici de moyennes issues de notre panel, vous pouvez afficher le détail par application en cliquant sur le graphique car les variations ne sont bien sûr pas uniformes.
![Ultra bouzotron HD max def perf. archi. comparées [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_perf_archi_t.png)
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Pour finir avec notre évaluation de la plate-forme, voyons le résultat obtenu par les contrôleurs HDD respectifs. Ces derniers sont intégrés au sein des Southbridge (ou PCH pour Lynnfield), l'ICH9R est utilisé sur la plateforme Core 2 sachant que cette dernière peut aussi employer l'ICH10(R) lorsqu'associé au P45 au lieu des X38/48/P35. L'iCH10R est utilisé pour la plate-forme Core i7-975, le P55 pour les Core i5-750 / i7-870 et enfin le SB750 pour les Phenom II. Nous utilisons le test HDD de PCMark Vantage avec pour cible un Falcon 128 Go fraichement réinitialisé (HDD Erase), les contrôleurs sont paramétrés en mode AHCI et les derniers drivers des constructeurs utilisés.
C'est le contrôleur inclus à l'ICH9R qui se montre légèrement plus véloce que ses comparsses made in Intel. Le P55 utilise des drivers jeunes, il pourra donc évoluer légèrement à ce niveau. Le SB750 se montre quant à lui un ton en dessous de tout ce petit monde.

C'est fini pour notre évalution de la nouvelle plate-forme, passons aux performances synthétiques de notre panel du jour.
On débute nos tests synthétiques par Everest 5.02 et ses tests mémoire dans un premier temps. Du côté des débits mémoire en lecture et écriture c'est le 975XE qui coiffe toute le monde au poteau, suivi de près par les Core i7-950/920. Les Core i7-870 et i5-750 sont très proches(devant pour le premier en lecture mais derrière en écriture), preuve que le passage de 3 à 2 canaux n'a pas engendré de pertes notables (compensées en partie par le passage de 1066 à 1333 pour la DDR3). Vient ensuite le 920 qui devance très nettement les Core 2 Quad et Phenom II X4 au coude à coude avec pourtant un contrôleur mémoire déporté au niveau du Northbridge pour les permiers.
![La magie de la loupe, sans loupe Everest lecture mémoire [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_lecture_mem_t.png)
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up Everest écriture mémoire [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_ecriture_mem_t.png)
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Les opérations de copie mémoire sont à l'image des 2 tests précédents, à contrario la latence affiche des changements. Attention, le résultat étant affiché en nanosecondes, la valeur la plus faible est la meilleure. Cette fois les Lynnfield prennent l'ascendant, la gestion de 2 barrettes les favorisant à ce niveau face aux 3 des Bloomfield qui sont même devancés les Phenom II X4 qui montrent un meilleur côté de leur contrôleur mémoire. Viennent ensuite les Core 2 Quad qui paient cette fois leur contrôleur mémoire déporté au niveau du Northbridge.
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up Everest copie mémoire [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_copie_mem_t.png)
![Ultra bouzotron HD max def Everest latence mémoire [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_latence_mem_t.png)
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On poursuit les bencsh mémoire avec un test un peu moins synthétique : la Memory Suite de PCMark Vantage. On retrouve grosso modo les classements précédents à part les Phenom II X4 qui dégringolent en dernière place du classement à plus de 10% des Core 2 Quad, n'oublions pas toutefois qu'il ne s'agit ici que de tests synthétiques !
C'est au tour de Super PI de faire office d'épreuve pour nos protagonistes. On calcule ici 8 millions de décimales à PI. Le résultat étant exprimé en seconde, le score le plus petit est le meilleur. Le CPU est prépondérant dans ce test, du coup entre les Lynnfield et Bloomfield très proches au niveau des unités de calcul, c'est la fréquence qui différencie ce petit monde. Application monothread, les 870 et 750 profitent de leur Turbo Boost généreux dans ces conditions pour s'intercaler entre les Core i7-9xx, le 920 fermant la marche et le 975XE l'ouvrant fort logiquement. Les Core 2 Quad suivent à bonne distance et les Phenom II X4 qui n'ont jamais été friands de ce test sont très loin.
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up PCMark Vantage Memory score [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_vantage_memory_t.png)
![Ne pas appuyer ici Super PI 8M [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_spi8m_t.png)
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On poursuit avec 2 tests purement CPU comme leur nom l'indique. Tout d'abord CPUQueen, inclus lui aussi dans Everest, il est totalement multithreadé, les CPU disposant de l'HT font donc ici des écarts considérables. Derrière, les Core 2 Quad malgré leurs fréquences inférieures s'en sortent avec les honneurs, le Q9650 rendant la vie difficile au Phenom II X4 965BE et le 9450 au Core i5-750.
CPUMark99 qui commence à être relativement ancien est toujours bien pratique pour simuler la puissance brut d'un CPU en environnement monothread. Bien entendu, l'architecture et la fréquence jouent des rôles prépondérants, en conséquence le 975XE conserve sa couronne suivi des 870/950/750/920. Viennent ensuite au coude à coude les Phenom II X4 et Core 2 Quad.
![La magie de la loupe, sans loupe CPUQueen [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_cpuqueen_t.png)
![Cliquédélique ! CPU Mark 99 [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_cpum99_t.png)
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Voilà c'est terminé pour les benchs synthétiques, passons à présent à des tests un peu plus pratiques.
On débute notre séance pratique par la compression d'un fichier de 600 Mo à l'aide de WinRAR dans sa version 3.90 64 bits. Le résultat étant exprimé en seconde, la valeur la plus petite est par conséquent la meilleure. Le 975XE et ses 999$ poursuit sa domination, derrière, c'est la foire d'empoigne entre le 950 et le 870 (à un prix similaire). Le 920 profite de sa prise en charge de l'hyperThreading pour devancer le Core i5-750, viennent ensuite décrochés les Core 2 Quad puis, fermant la marche, les Phenom II X4.

On poursuit avec Cinebench R10 toujours dans sa version 64 bits qui permet d'évaluer nos CPU lors des opérations de calcul d'un rendu 3D. Le test permet d'utiliser ou non plusieurs threads, avec un seul, la hiérarchie maintenant habituelle se retrouve : les 975 et 950 en tête suivis par le 870. Le 750 profite de sa fréquence nettement plus élevée avec Turbo Boost pour devancer le 920, enfin les Phenom II X4 se montrent ici plus efficaces que les Core 2 Quad. En Multithread cette fois, l'HyperThreading est un précieux allié des CPU en disposant et si le podium ne change pas, le 920 compense alors aisément son déficit sur le 750 et le devance même nettement. Dans le duel Core 2 Quad vs Phenom II X4, à nouveau avantage aux derniers nommés.

Poursuivons avec une opération de retouche photo. Pour ce faire, nous utilisons la référence dans le domaine, Photoshop CS4 dans sa version 64 bits. Nous chronométrons le temps nécessaire à l'application d'un flou radial en qualité supérieure sur une image de 7680x4320 pixels. Le résultat est exprimé en secondes, la valeur la plus petite est par conséquent la meilleure. Le trio de tête reste inchangé soit dans l'ordre 975/950/870, les 2 derniers dans un mouchoir de poche. Viennent ensuite le surprenant Q9650 qui apprécie ce test et juste derrière l'i7-920 (bien aidé par l'HT ici). Le Core i5-750 devance tout juste le Q9450, son Turbo Boost le sauvant du déshonneur. Enfin les Phenom II X4 n'aiment vraiment pas ce test puisqu'ils finissent fort loin...
A présent, nous allons mesurer les performances de nos CPU lors d'une opération de retouche vidéo. Nous employons pour cela Adobe After Effects CS4 et nous appliquons un flou Gaussien horizontal sur une vidéo en 1080P de 123 Mo. A nouveau les résultats sont exprimés en seconde, le score le plus faible possible est donc le meilleur. Notons également que nous avons du désactiver l'HT dans ce test puisque les résultats avec ce dernier étaient inférieurs mais surtout très erratiques (non reproductibles). A nouveau le même podium soit 975/950/870, ce dernier étant cette fois légèrement devancé par le 950, le 750 devance ensuite le 920 qui ne peut pas s'appuyer cette fois sur l'HyperThreading. Suivent ensuite les Core 2 et fermant la marche les Phenom II X4 qui n'aiment décidément pas les logiciels adobe utilisés (l'absence de prise en charge des instructions SSE 4.1 et 4.2 expliquant probablement cela).
Pour résumer le comportement de nos protagonistes du jour avec les applications testées, voici une moyenne récapitulant cette page. En toute logique, le classement est donc le suivant : le 975XE en tête suivi du 950 et relativement proche le Core i7-870. Le 920 prend un ascendant notable sur le 750 qui devance de 6% le Core 2 Q9650. Les Phenom II X4 paient eux un très lourd tribut à leurs contre-performances sous Photoshop et After Effect.

Page suivante on poursuit nos évaluations avec l'encodage audio et vidéo.
On débute cette section encodage par la conversion de fichiers Wav d'une taille totale de 1,3 Go en MP3. Nous utilisons pour cela LameDropXPd v3 qui apporte une interface drag and drop au célèbre Lame. Le résultat toujours exprimé en secondes implique que le meilleur score est le plus faible. Le 975XE poursuit son règne ne laissant à personne la première place, derrière, les 750 et 870 profitent de leur turbo élevé pour encadrer le Core i7-950. Viennent ensuite le Core i7-920 puis les Core 2 Quad et enfin les Phenom II X4.

Poursuivons avec l'encodage vidéo cette fois à l'aide du converter intégré à la suite DivX 7 en mode DivX +HD sur une vidéo 1080P de 236Mo. A nouveau le score le plus faible est le meilleur. Tirant partie de l'HyperThreading, les CPU en étant dotés trustent les premières places avec dans l'ordre les Core i7 975/870/950/920. Suivent les Core i5-750, Phenom II X4 et enfin Core 2 Quad.
Continuons avec MediaCoder dans sa version patchée 64 bits pour encoder une vidéo 1080P de 885 Mo en H264 avec un conteneur de sortie AVI. A nouveau l'hyperthreading est fort utile, les Core i7 975, 950, 870 et 920 dominent logiquement. Derrière, le Phenom II X4 965BE tire son épingle du jeu en devançant le Core i5-750. Suivent ensuite le 955BE et les 2 Core 2 Quad.
Résumons tout cela au sein d'un graphique : le Core i7-870 devance cette fois très légèrement le Core i7-950, le 975XE reste intouchable quant au Core i5-750 s'il devance de 10% les Core 2 Q9650 et Phenom II X4 965BE (à égalité), il finit derrière le Core i7-920 avec le même écart.
Terminons nos évaluations des performances par le domaine ludique page suivante.
Avant de passer aux tests de jeux à proprement parler, jetons un rapide coup d'oeil à l'inévitable 3DMark Vantage. Le score CPU obtenu lors du bench simule l'efficacité du processeur dans les applications ludiques (gestion de la physique, etc.). Ce test est multithreadé en conséquence les inévitables Core i7 dominent le paquet. Ensuite vient le Core i5-750 juste devant le Core 2 Quad 9650. La fin du classement est la suivante, 965BE, 955BE et 9450 relativement proches les uns des autres. Le score Performance est lui fortement influencé par la carte graphique, on retrouve toutefois la hiérarchie décrite précédement mais avec des écarts très limités.
On passe au premier jeu de notre panel de test, Crysis dans sa version 1.21 et en utilisant l'exécutable 64 bits. On retrouve 2 benchs CPU (niveau Island et Ice) que nous avons effectués en 1024x768 détails moyens hormis la physique sur "trés élevée". Sur le CPU Test 1 le 975XE mène le bal devant les 870 et 950 à égalité. Viennent ensuite à bonne distance les 920, 750 et encore plus loin le Q9650. Enfin tir relativement groupé des 2 Phenom II X4 et du Q9450. Le test CPU 2 (Ice) est beaucoup plus exigeant, on retrouve la même hierarchie hormis le sursaut du Core i5-750 qui surpasse le 920 d'une petite image par seconde. Pour le reste, le classement reste exactement le même.
Passons à la terreur des CPU, Flight Simulator X. Nous effectuons les tests en mode DX10 avec les résolutions 1024x768 et 1920x1200. Cette résolution est présente pour permettre de relativiser quand aux écarts entre CPU dans des conditions de qualité d'affichage qui deviennent courantes avec les cartes graphiques actuelles. On remarque tout de suite que la limitation CPU est telle qu'il ne coûte rien d'utiliser les détails graphiques maximum avec FSX sur nos configurations ! On retrouve la hiérarchie classique c'est à dire Core i7 975/950/870, derrière le 750 se montre plus à l'aise que le 920. Ferment la marche le Q9650, les Phenom II et le Q9450.
Troisième jeu de notre panel, GTA4 est lui aussi est un véritable cauchemard pour le CPU (les GPU également). Nous testons le jeu en 1024x768 détails graphiques faibles, mais aussi 1920x1200 détails élevés afin de savoir si la limitation GPU intervient avec notre 4870 avant celle CPU dans des conditions graphiques sévères. En 1024, le Core i7 975 devance le 870 puis les 950/920 et Core i5-750. Les Phenom II X4 suivent juste derrière et devancent nettement les Core 2 Quad bien moins à l'aise avec ce jeu que les autres. En 1920, la limitation GPU intervient dès 54 i/s, tous les CPU se valent donc hormis les Core 2 Quad qui n'atteignent pas ce seuil, sans en être très loin pour autant.

Dernier jeu et ultime test de notre panel, World in Conflict comme la plupart des STR est relativement exigeant côté CPU. Nous réalisons le test en 1024x768 high (afin de rester en mode DX10) puis en 1920x1200 very high pour nous assurer qu'en conditions visuelles optimales, les CPU du jour n'influent plus sur les performances obtenues. C'est effectivement le cas, en 1024 par contre, si tous les Core i5 / i7 arrivent à nouveau à se retrouver limités par la carte graphique, ce n'est pas le cas des Q9650, Q9450, Phenom II X4 965 et 955 qui finissent à bonne distance et dans cet ordre.

Récapitulons tout celà par une moyenne regroupant les résultats des 4 jeux. Par rapport à un Q9650, les Lynnfield apportent respectivement 15 et 21% de performance (en condition d'affichage faible hormis FSX), de quoi les situer respectivement au même niveau que les Core i7-950 et 920. Les Phenom II font quand à eux respectivement jeu égal avec les Q9650 et 9450.

C'en est fini de nos tests, regroupons tout cela page suivante.
Même si le résultat de chaque test est important, un récapitulatif global permet toutefois en un coup d'oeil d'établir une hiérarchie moyenne. Voyons comment se comportent ces Lynnfield face à leurs ainés et concurrents. Le Core i7-870 finit un chouilla derrière le 950, c'est le moins que l'on pouvait en attendre vu leurs prix similaires. Le Core i5-750 finit lui un ton sous le 920. N'ayant pas de 860 à disposition, on ne peut qu'estimer ses performances, mais à priori au vu de ses caractéristiques, ce dernier devrait être légèrement devant le 920. Les Phenom II X4 paient lourd leur contre-performance en retouche photo et vidéo, sans ces tests (cliquez sur le graphique) le 965BE termine beaucoup plus près du Q9650 mais toujours derrière le Core i5-750 moins cher....
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up Moyenne générale [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/graph/graph_moyenne_gen_t.png)
Cliquez pour afficher la moyenne sans After Effect et Photoshop
Passons à un point important lors de l'achat d'un CPU, sa consommation. On mesure ici la consommation totale à la prise, la carte mère a donc son importance et le design mono puce du P55 constitue un avantage indéniable. Au repos, Intel a réussi un joli tour de force puisque les Lynnfield se montrent nettement moins "énergivores" que les Core 2 Quad et Core i7. Les Phenom II grace à une baisse très notable de leur tension d'alimentation et fréquence se montrent eux aussi très mesurés.
En charge sous OCCT, le Core i7-870 et ses 8 threads consomme davantage que ses ainés Q9650 et Q9450 pour des performances en hausse notable ceci-dit ! Le Core i5-750 se montre lui plus économe que le Q9450 tout en étant 11% plus rapide que le 9650, jolie performance... On est loin des Core i7 Bloomfield dont la consommation était clairement le talon d'achille. Notons tout de même que ceux-ci à l'instar du 870 sont sollicités à l'aide de 8 threads sous OCCT 3.1 alors que ce n'est pas le cas des autres CPU. Les Phenom II X4 sont eux aussi bien moins à leur aise, le 965BE terminant au même niveau que le Core i7-920 bien plus performant...

Dernier point mesuré aujourd'hui, la température des CPU avec un refroidissement assuré par un Noctua NH-U12P en 12v. Au repos, tous les CPU conservent des températures raisonnables, les 33°C du 975X n'étant en rien excessifs. Les nouveaux venus sont à l'autre bout de l'échelle avec seulement 25°C pour les 2 Lynnfield.
En charge, le Core i5-750 parvient à rester dans les même valeurs que les Core 2 Quad réellement très frais, le 870 paie ici l'HT qui entraine une sollicitation plus intensive de ses transistors, qui plus est, cadencés plus vite. Il finit donc au niveau des Phenom II X4, les Core i7-950 et surtout 975XE se montrent eux bien plus délicats à refroidir.
Avant de conclure, un petit mot sur l'overclocking. Du côté du Base Clock nous avons trouvé tant sur nos deux 870 que sur le 750 une limite aux environs de 205MHz avec une tension CPU de 1,35V dans le bios. Pour la fréquence maximale, nos 3 CPU ont dépassé de manière stable les 4 GHZ, voici le maximum benchable atteint dans les 2 cas :
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up CPUZ Core i5-750 4,1GHz [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i5_750_4.1ghz_t.png)
![Ultra bouzotron HD max def CPUZ Core i7-870 4,18GHz [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/cpu/lynnfield_p55/screen/scr_cpuz_i7_870_4.18ghz_t.png)
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Voilà, vous savez tout ou presque sur les Lynnfield, passons à notre verdict page suivante.
Nous voici au bout de ce dossier, alors le Lynnfield franche réussite ou bide infâme ? Avant de répondre à cette question un petit mot rapide sur le test en lui même. Hormis notre mésaventure avec l'Asus P7P55D Evo qui nous est arrivée hors d'usage, nous n'avont pas été confrontés au moindre problème. La raison est peut-être à chercher du côté de la réception tardive d'une solution de refroidissement pour le socket LGA 1156, durant ce laps de temps, de nouveaux bios sont apparus pour nos cartes mère et nous avons directement utilisé ces derniers qui se sont avérés réellement robustes et aboutis.

Pour répondre à la question initiale, on tend beaucoup plus vers le premier point, il reste cependant comme un goût d'inachevé... Il ne s'agit pas des performances ou fonctionnalités puisqu'elles sont à l'instar de ce qu'étaient les premiers Core i7 de très haut niveau, mais du tarif et de la segmentation imposée par Intel.
Pour commencer était-ce bien nécessaire et judicieux d'imposer au consommateur un nouveau socket ? Qu'Intel ait besoin de migrer pour l'intégration du contrôleur mémoire par rapport au LGA 775 on le conçoit parfaitement, mais pourquoi ne pas se contenter du 1366 ? Du coup l'acheteur potentiel va se retrouver devant un dilemme. Opter pour une plate-forme 1366 avec une visibilité plutôt faible puisqu'en dehors d'un Core i7-960 à venir et l'année prochaine d'un Core i9 à 6 coeurs mais a priori très cher, on ne voit pas venir grand chose... Pourtant à l'heure actuelle le Core i7-920 sur cette plate-forme est une excellente affaire, mais trouvera- t'il à l'avenir un digne successeur ? Ca, rien n'est moins sûr, difficile donc de conseiller à un utilisateur (hormis s'il désire impérativement un hexacore Intel dans le futur) de se tourner à l'heure actuelle vers le socket 1366 s'il est obligé dans 6 mois pour faire évoluer son processeur à un coût raisonnable de changer à nouveau de carte mère et revenir au socket 1156...

A contrario ce dernier semble vouloir accueillir de futurs processeurs très intéressants comme les déclinaisons 32nm des actuels Lynnfield et un Dual Core (Clarkscale) lui aussi gravé en 32nm et embarquant un IGP. De quoi varier les plaisirs même si a priori le Gulftown futur hexacore d'Intel basé sur Nehalem sera exclusivement réservé au socket 1366, du coup impossible d'acheter à l'heure actuelle un CPU moyen gamme tel que le Core i5-750 et migrer plus tard vers un très haut de gamme hexacore. Le socket 775 n'imposait pas une telle segmentation... Epinglons aussi l'agaçante modification de l'entre-axe de fixation des ventirads, la troisième en 3 sockets et celle-ci contrairement à celle du socket 1366 ne se justifie aucunement pour des raisons de taille du CPU, cette dernière étant la même que sur LGA 775. Bref à part faire une fleur à certains fabricants de ventirads en poussant clairement à la consommation, on a vraiment du mal à trouver la moindre raison un tant soit peu logique, justifiant le choix de rajouter quelques mm à l'entre-axe du LGA 775. Intel semble donc retomber dans ses travers d'antan qui imposaient régulièrement le remplacement complet de la plate-forme alors qu'aucune autre raison si ce n'est pousser à la consommation ne justifie de telles modifications en profondeur. L'avénement des Core 2 a marqué une pause dans ce comportement que l'on aurait vraiment souhaité définitive, apparemment ce n'est pas le cas.
A l'heure de conclure, on reste cependant agréablement surpris par la faculté de Nehalem à s'adapter aux contraintes du marché Mainstream, les Core i7 et i5 LGA 1156 se montrent en effet relativement économes particulièrement au repos, et font montre par le biais d'un Turbo Boost finement calibré de beaucoup de puissance pour des applications multimédia toujours plus gourmandes. Parmi les CPU lancés, le 870 n'a selon nous que peu d'intérêt au regard de sa tarification, quitte à acheter un processeur aussi cher, autant opter directement pour le socket 1366 où le 950 proposera un peu mieux pour un tarif similaire et autorisera l'acquisiton d'un monstre à 6 coeurs plus tard sans changer de carte mère.
A contrario, le 860 nous semble un bon compromis puisqu'il dispose toujours de l'HyperThreading qui peut apporter des gains conséquents en particulier dans les tâches d'encodage et d'un Turbo Boost important lui apportant d'excellentes performances dans les applications peu threadées. Enfin, le Core i5-750 est également un bon choix selon nous puisqu'il permet à bon prix de disposer de performances supérieures à un Q9650 autrement plus cher. Qui plus est, il fait très mal à AMD car le 965BE plus cher, est moins performant tout en consommant davantage. Le prix global de la plate-forme n'y change rien, les cartes P55 commençant elle aussi à très bon prix. En résumé, Lynnfield permet enfin à Intel, 10 mois après l'avènement de Nehalem de décliner efficacement et à prix correct cette architecture diablement efficace, manque encore un CPU à prix d'appel pour que la boucle soit bouclée. Pour toutes ces raisons nous descernons l'Argent à cette déclinaison de Nehalem.

Nous remercions naturellement Intel, Gigabyte, Asus, MSI, G.Skill et Noctua pour la mise à disposition du matériel.
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