Express • Asus P9X79 Pro |
————— 31 Mai 2012
Express • Asus P9X79 Pro |
————— 31 Mai 2012
Fin d'année dernière, le 15 novembre plus exactement, Intel lançait sa plateforme X79 accompagnée des CPU Sandy Bridge E LGA2011. Si les processeurs sont réussis (exception faite du bug VT-d corrigé dans la révision C2), le X79 lui a beaucoup de mal à convaincre. D'abord parce qu'il n'est pas du tout celui qu'il devait être au départ, la version commercialisée est castrée assez sévèrement au point d'en faire un chipset encore moins riche que le Z68 Express pourtant dévolu à une gamme "moindre" justement. Ce n'est pas le support du PCIe 3.0 qui fera oublier celui du SSD Caching par exemple. Pourtant Asus propose pas mal de modèles, dont la P9X79 Pro qui a plus d'un tour dans son sac pour rendre la plateforme X79 plus attrayante.

Asus nous a fait parvenir pour nos tests une P9X79 Pro, qui est la carte qui se situe entre "l'entrée de gamme" P9X79 et la grosse Deluxe. Le design global de la boite reprend celui introduit avec le P67, avec du noir partout ou presque. Les informations importantes sont inscrites, comme le socket, le chipset, la série de CPU, le multiGPU. Au verso, en revanche, y a beaucoup à lire, bien que tout ceci ne soit que secondaire et très marketing, mais ça fait partie de la découverte du matériel.
![3N C11QU4N7 C357 P1U5 6r4ND asus p9x79pro box recto [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_box_recto_t.jpg)
![Même pas cap' de cliquer asus p9x79pro box verso [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_box_verso_t.jpg)
![Cliquédélique ! asus p9x79pro bundle [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_bundle_t.jpg)
Asus invente le cercueil pour cartes mères !
Le bundle quant à lui est correct, mais pas de quoi sauter au plafond, on y trouve un peu de tout, y compris les indispensables connecteurs boitier vers carte mère.
Un manuel d'utilisateur
Un guide d'installation du CPU
Un CD de pilotes/utilitaires
2 nappes Sata
Un sachet de Q-Connectors
Une équerre panneau arrière
Un pont SLi
Un pont 3 Way SLi
![Ne pas appuyer ici asus p9x79pro pcb layout [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_t.jpg)
Il y a bien les 8 slots de mémoire capables de supporter des modules de 8 gigots par slots, soit 64 gigots pour le système, c'est pas mal. Globalement on ne peut pas reprocher grand-chose au layout, tout au plus on constatera qu'il n'y a plus de port PCI classique, mais ce n'est pas la seule surprise du genre que réserve la carte comme nous le verrons lors de l'analyse du panneau arrière. Notez, détail qui a une importance CAPITALE à nos yeux, c'est que le premier port PCIe x16 est décalé d'une largeur d'équerre par rapport à la fixation de la carte située sous les sorties audio. Pourquoi ? Eh bien tout simplement cela permet un espace suffisant pour une circulation d'air entre GPU et gros ventirad type Noctua NH-U12P. Sur la Asrock X79 Extreme 4 par exemple ou la Gigabyte X79-UD3, le port PCIe est au même niveau que la fixation, et cela laisse sur le Noctua 2mm d'espace entre le radiateur et le GPU, ce dernier transmettant sa chaleur dans des proportions assez impressionnantes au radiateur, et ce quelle que soit l'orientation du radiateur. Ce point est important et pour tous ceux qui sont en aircooling, Ce choix de layout ne saurait être efficace si la position du socket n'avait pas d'importance. Elle en a, et chez Asus sur cette gamme de cartes P9X79, le socket est légèrement déporté vers le haut de la carte, ce qui là aussi permet de créer un espace entre ventirad et carte graphique. Dans les cas les plus extrêmes (cad socket bas et 1er port PCIe haut), on se retrouve avec 2mm d'écart, contre plus de 2cm sur P9X79.
Passons à présent au panneau arrière. Il réserve des surprises, au rang desquelles on peut signaler la disparition du port PS2 pour un port blanc USB2.0, et la présence d'un module Bluetooth au-dessus des ports USB2.0. En cas de flashage Bios foiré, il suffit que vous branchiez votre clé USB sur ce port blanc et vous appuyez 3 secondes sur le bouton Bios juste à côté, la carte mère d'elle même fera un flash à chaud. Globalement on retrouve de gauche à droite :
4 ports USB2.0 dont un dédié au flash Bios
1 bouton de reflashage du Bios UEFI
1 port réseau Intel et 2 ports USB3.0
1 sortie son SPDIF optique
2 ports eSata 6Gbps (puce Asmedia)
2 ports USB3.0
2 ports USB2.0 et un module Bluetooth
Les sorties son classiques

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous
Passons aux ports Sata ! Ils sont au nombre de 8. Les deux blancs de droite 6Gbps et les quatre bleus 3Gbps sont directement gérés par le X79, tandis que c'est une puce Marvell qui se charge des deux blancs/gris de gauche Sata 6Gbps. Jusque-là pas de particularité si ce n'est la possibilité de faire du SSD Caching comme sur Z68, mais pas avec le X79. Il suffit de brancher sur ces ports un SSD et un dédé classique, et utiliser le soft maison pour gérer le SSD Caching. C'est une fonctionnalité qu'a ajoutée Asus pour pallier les ratés originels du X79, l'idée est excellente pour ceux qui voulaient en profiter ! Notez le port USB3.0 sur la droite à hauteur des slots de RAM, ce qui permet d'avoir jusqu'à 6 ports USB3.0, dont 2 en façade.

Le SSD Caching, une fonctionnalité couplée avec la puce Marvell
Pour terminer, voici un rapide coup d'oeil sur le bas de la carte mère. On peut voir la puce TPU qui est celle qui se charge d'overclocker automatiquement, le switch EPU qui est celui qui active ou pas la fonction d'économie d'énergie, les interrupteurs Power et Reset, et même un autre Clear CMOS ! Il y a aussi le debug LED, bien utile pour diagnostiquer une panne, et enfin la puce Bios UEFI détachable pour être reprogrammée si flash foiré. En descriptif, la carte en tout cas est complète, et compense les disparitions de matériels par d'autres ajouts plus contemporains.

Alors, un debug LED, Power, Reset, EPU, 3 USB2.0, le compte est bon !
Le Bios UEFI est de la partie bien entendu, et à ce titre permet l'usage de dédés de 3To en 1 seule partition, y compris en disque système même si ça ne représente que peu d'intérêt. La navigation au départ débouche sur un écran simplifié dans lequel vous pourrez surveillez tensions et ventilation, choisir le mode TPU/EPU via un clic parmi 3 choix, et déterminer votre séquence bootable
![Ultra bouzotron HD max def asus p9x79pro uefi accueil [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_uefi_accueil_t.jpg)
L'UEFI pour les nuls, c'est cet écran-là ! C'est simple et rapide
Si toutefois vous n'étiez pas satisfait de ces réglages très allégés, vous avez l'occasion de cliquer sur Avancer/Quitter afin de passer au Bios classique UEFI tel que vous le connaissez déjà. Comme toujours chez Intel, et chez presque tout le monde en UEFi aujourd'hui, la navigation se fait par onglets. Chacun a une fonction précise, AI TWeaker permet d'overclocker en tripotant à peu près tout, Avancé concerne les périphériques d'entrée et internes, Matérielle concerne le monitorage et le réglage des fonctions de ventilation, Démarrage vous permet de définir vos paramètres lors du boot, et enfin Tools inclut un outil de flashage de bios via clé USB, un autre de lecture de Serial Presence Detect des RAM, un module d'enregistrement et de chargement de profils d'overclocking, et Drive Xpert qui vous permet de gérer votre grappe RAID. C'est complet là aussi, et pas forcément évident pour le néophyte.
![Ultra bouzotron HD max def asus p9x79pro uefi advanced [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_uefi_advanced_t.jpg)
![Si vous cliquez, vous cliquez. asus p9x79pro bios uefi aitweak [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_uefi_aitweak_t.jpg)
![Enlarge your pe...icture asus p9x79pro uefi avance bios [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_uefi_avance_t.jpg)
![Si vous cliquez, vous cliquez. asus p9x79pro uefi tool ezflash [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_p9x79pro_uefi_tool_t.jpg)
Voici les onglets Général, AITweaker, Avancé et Tool
Chez Asus, tous les logiciels qui permettent d'exploiter la carte mère sont regroupés au sein de la AI Suite II. Avec elle vous aurez accès à peu près à tout, avec des redondances vis-à-vis des capacités du bios, mais sous votre interface Windows. Au lancement, vous avez une règle qui s'ouvre avec divers choix, et c'est dans OUTILS que se trouve le coeur de la carte mère.

Et ça, c'est le menu d'accueil de l'AI Suite II
TurboV EVO vous permet d'overclocker de la même manière que vous le feriez par le Bios. Il est possible de tripoter les éléments importants comme les tensions diverses CPU/Carte Mère/RAM, de toucher aux coefficients Turbo du Sandy Bridge E, et même de toucher au strap, une sorte de palier pour le Baseclock qui permet d'overclocker davantage le baseclock que sur les Z/P67.
Toutefois si vous êtes hésitants devant tant de réglages, il y a la touche magique. Elle se nomme auto tuning, et grâce à la puce TPU sur la carte mère, le logiciel va déterminer quel est le meilleur overclocking stable, et de ce fait appliquer les tensions qu'il juge nécessaires afin de stabiliser ses réglages de fréquences. C'est une sorte d'overclocking pour les nuls, et ce en un seul clic.
![Si vous cliquez, vous cliquez. asus p9x79pro digi power [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_digi_t.jpg)
Maitriser sa configuration avec Turbo V et Digi+Power Control
On passe à Digi+ Power. Cet outil vous permet d'allouer toute la puissance des phases CPU et RAM, ou pas. Le but bien entendu est de délivrer plus de patate en cas d'overclocking afin d'obtenir des réglages stables. Asus annonce que sa technologie permet de délivrer 30% de puissance en plus avec ses VRM par rapport à des VRM classiques. Soit....
![Si vous cliquez, vous cliquez. asus epu aisuite2 p9x79pro [cliquer pour agrandir]](/images/stories/articles/mb/asus_p9x79pro/asus_epu_t.jpg)
On passe au menu de gestion d'économie d'énergie. Vaste chantier sur une carte mère ! Chez Asus, il s'agit du menu EPU. Sachez que c'est l'endroit où vous pourrez appliquer des réductions de tension sur tous les éléments du PC, y compris mettre en standby des composants comme les dédés par exemple sans passer par les menus Ad Hoc de Windows. Asus propose3 modes, qui sont 0 EPU, haute performance et économie max. Nous verrons par la suite ce que ces préréglages impliquent d'un point de vue énergétique et performance. Une fois ces choix faits, le logiciel fièrement nous dit quelle est la quantité de CO2 que vous avez évitée à notre chère planète. C'est un peu le Saint-Graal de l'écolo, il faut dire que c'est la donnée qui fait trembler le string de mamie.
Autre point, ces préréglages sont exactement les mêmes que vous rencontrez lors de la page d'accueil du bios. À la différence que cette fois ils sont plus complets, car customisables. Tout est fait pour vous inciter à réduire la voilure, que ce soit au niveau du CPU, des modes de mises en veille ou de la gestion de la ventilation pour peu que les ventilateurs soient raccordés aux prises fans de la carte mère.
On passe à présent au SSD Caching. Sur la carte mère, il y a 2 ports Sata blancs clairement identifiés. Ils sont à la norme 6Gbps et sont gérés par une puce Marvell 9128. Vous pouvez les utiliser normalement, mais aussi vous en servir pour faire du SSD Caching. C'est une solution logicielle maison indépendante du chipset, le X79 en est incapable contrairement au Z68, qui permet d'utiliser un SSD sans limitation de taille en Go comme cache système de votre vieux dédé sur lequel se trouve votre OS. Le but est d'accélérer les échanges et la réactivité du système jusqu'à 3x par rapport à un dédé seul et solitaire.
La mise en oeuvre est très simple comme vous allez le voir. Il suffit comme déjà dit de brancher votre dédé et votre SSD sur les prises Sata 6Gbps Marvell, et de lancer le soft. Jusque-là pas de grande difficulté. Si vous avez bien fait, le soft reconnait vos deux unités de stockage. Et là dans un effort surhumain, vous cliquez sur "caching now". Ensuite vous rebootez et vous observez les gains. Ils seront de plus en plus effectifs au fur et à mesure que vous démarrerez votre PC, car le soft place sur le SSD les petits fichiers écrits en permanence par l'OS. C'est une façon de profiter de la réactivité du SSD et de la taille du dédé. Notez que si votre SSD venait à crever, votre OS installé sur le dédé ne serait pas affecté, vous pourrez continuer à l'utiliser, ce dernier reprenant sa réactivité d'asthmatique arthrosique.
On termine la présentation avec USB3.0 Boost. Il s'agit d'un utilitaire qui permet d'accélérer les transferts de la norme USB3.0 via la gestion de la norme UASP (USB Attached SCSI Protocol). Asus annonce que votre périphérique USB3.0, par exemple votre clé USB ou votre dock HDD, sera 170% plus rapide, ce qui fait là aussi beaucoup. Notez que lors de nos tests, avec une Clé USB3.0 Corsair Survivor, la fonction Turbo faisait planter la détection de notre périphérique, celui-ci réapparaissait une fois la fonction désactivée. Pas de problème en revanche avec notre dock USB3 + SSD Corsair Force 3 60 gigots.
C'est à présent terminé pour la présentation de la carte mère, d'un point de vue hardware et logiciel, il est temps de passer au protocole.
Nous avons voulu savoir comment se comportait la carte mère en situation de benchmark. Pour ce faire, nous lui avons collé un Core i7 3930K et fait plusieurs tests. Il y a des tests synthétiques, pratiques (qui concernent donc des logiciels qui permettent de créer/modifier du contenu), et des tests trouadé. Ce n'est pas tout puisque nous avons fait des tests de consommation de plateforme, et ce avec les 3 modes EPU qui sont EPU Auto, EPU Hautes Perfs et EPU Economie Max, sans oublier l'absence d'EPU.
Nous avons aussi regardé l'impact qu'ont ces réglages EPU sur les performances générales du système, on se doute que si EPU baisse trop la tension, le CPU va devoir adapter sa fréquence et pédaler dans la semoule. Pour ce faire nous avons utilisé le mode "tout le monde y passe" d'OCCT, et relevé le nombre d'images par seconde renvoyé. Pour terminer, nous avons fait donc un test des débits USB3 avec et sans Turbo, et chronométré le temps de démarrage en situation normale.
Afin de présenter un chalenger décent à ce 3930K, nous avons mis en face un couple qui fait encore bien rêver en 2012, un 980X avec sa Sabertooth X58. Les deux CPU ont la même fréquence de base, pas le même Turbo mais la même quantité de cache L3, 12Mo partout. À présent, regardons les configurations utilisées pour les tests
Matérielle
LGA2011 :
Core i7 3930K
Asus P9X79 Pro
LGA1366 :
Core i7 980X
Asus X58 Sabertooth
Matériel commun :
Noctua NH-U12P + Arctic Silver 5
3 ou 4 barrettes DDR3 1600 Kingston cas 9-9-9-24 @1.65V
Asus HD 6970 Direct CUII
Sandisk Ultra 60Go (OS) et Corsair Force3 60Go (tests)
Alimentation ThermalTake Toughpower 1350W 80PLUS Argent
Logicielle
Windows 7 Entreprise x64 SP1 et toutes les mises à jour au moment des tests
Intel Chipset Installation 9.3.0.1020
Intel RSTe 3.0.1.7016
Catalyst 12.1 WHQL
Fraps 3.4.7
Voici la batterie de tests que nous avons fait subir à nos deux concurrents du jour. Le but est surtout de voir si la Asus P9X79 Pro ne souffre pas de défaut de jeunesse, heureusement avec son Bios 1104 mis à jour. C'est parti avec Aida64!

En quelques mots tant les résultats sont unanimes, Sandy Bridge E, c'est une grosse puissance de calcul et un contrôleur mémoire quad-channel DDR3 1600 très bien optimisé. Pour mémoire, celui du 980X est triple canal DDR3 1066. On continue avec des tests purement CPU de calcul.

C'est une domination du 3930K, qui jouit de surcroit d'un mode Turbo plus véloce que le 980X, ce qui ajoute encore à la différence entre les deux CPU. Comptez en plus une architecture optimisée et plus de cache L3, et vous comprenez pourquoi Gulftown ne peut lutter. Par contre de là à le changer pour SB-E, pas forcément judicieux. On termine par des tests plus pratiques et plus généralistes.
On finit par les tests Futuremark 3DMark11 et PCMark 7. On n'oublie pas l'encodage d'une archive par Winrar et une conversion de vidéo au format MP4 avec Handbrake. Futuremark démontre que la plateforme LGA2011 est plus solide que la déjà solide LGA1366, les résultats parlent d'eux-mêmes.

On passe à Winrar et Handbrake, le premier consiste à compresser une archive volumineuse de 1.7 Go constituée d'un peu de tout, y compris la sextape d'Eric qui ne dure que 17 secondes (ouch !), le second à encoder une vidéo AVI au format MP4 via l'encodeur x264. Les temps sont exprimés en secondes.

Si Handbrake ne laisse le moindre doute sur l'efficacité de Sandy, Winrar, logiciel qui est loin d'être le plus optimisé, met le 980X devant, même si c'est de peu. Il est quand même bon de voir que le "petit" hexacore Sandy Bridge E est bien devant le "gros" hexacore Gulftown vendu le double il n'y a pas si longtemps que ça. Passons à la partie trouadé !
Nous passons à Battlefield 3 en DX11, tous détails à fond, sur une scène sur laquelle nous reproduisons le même trajet. Verdict ?

Déjà on peut voir que la carte graphique limite quelque peu l'ensemble, mais le 3930K pousse un peu plus aux fesses, ce qui est assez remarquable puisque nous sommes pourtant sur un moteur qui charge lourdement le GPU. Eh bien SB-E mouline un peu plus, preuve de la bonne tenue de l'architecture, chose qui est sue de tous depuis un moment déjà.
Nous avons voulu savoir ce que consommait la plateforme LGA2011. On a vu lors de la présentation qu'Asus mettait à disposition des outils pour réduire celle-ci selon plusieurs modes. Le mode EPU Auto laisse le logiciel ajuster à sa convenance les tensions et mises en veille de périphériques/composants, le mode Hautes Performances est censé délivrer le plus de perfs tout en essayant de réduire la consommation, et le mode Economie Max qui lui est sans concessions, la coupe électrique est franche et claire. Enfin nous avons ajouté la consommation sans mode EPU. C'est OCCT 4.0 qui officie en mode complet.

Si en IDLE tous les modes se valent à quelques watts près, le mode de charge complète d'OCCT laisse apparaitre des grosses disparités. Clairement le mode d'économie Max fait une sacrée coupe dans la consommation, la configuration consomme 2x moins que sans mode EPU ! Le mode Auto économise 17 watts tandis que le mode hautes performances rajoute 46 watts de plus dans la besace de la planète. Regardons quels impacts ont ces modes sur les performances, avec le relevé 3D de la touffe poilue d'OCCT.

Effectivement ces coupes franches sur les paramètres électriques du PC engendrent des différences de performances. On retrouve le même type de résultats que précédemment, à savoir que EPU Auto et pas d'EPU donnent à peu de choses près des résultats similaires, les autres modes castrent les performances, surtout Economie Max. Comme vous le voyez, la recette miracle n'existe pas, si on veut moins consommer, c'est au détriment des performances, et pourtant le CPU mouline à la même vitesse quel que soit le mode, soit 3.2 GHz. La seule solution qui donne la pleine mesure de la plateforme, ce n'est pas d'EPU, le meilleur compromis reste EPU Auto. Les deux autres modes sont laissés à votre jugement en fonction de ce que vous faites, on peut penser que vous pourrez switcher de l'un à l'autre en fonction de l'activité.
Autre point abordé, c'est le débit USB3.0. La puce en charge sur la P9X79Pro est d'origine Asmédia. On a vu qu'Asus propose un boost de performances des débits USB3.0 via le protocole UASP, et via le mode classique BOT. Le mode UASP étant incompatible avec notre matériel, qu'en est-il sur notre dock USB3.0 équipé d'un SSD Corsair Force3 60Go ? Les relevés sont faits via CrystalDiskMark 3.0.1 et concernent l'écriture de fichiers plus problématique que le lecture.

Si les débits sur le séquentiel et les fichiers de 512k sont légèrement poussés, l'écriture de fichiers de 4k est encore moins positivement impactée. On imagine que cela peut jouer sur des clés USB où gagner quelques Mo sera apprécié, mais dans notre cas, peu de choses à en tirer. Néanmoins, la technologie est là et on ne peut le nier.
Autre point ciblé, le temps de démarrage de la carte mère avec tous les contrôleurs activés, y compris ceux dont on ne se sert pas comme le Marvell gérant les ports Sata internes ou l'Asmédia gérant les deux ports eSata externes. Le temps chronométré est celui qui court depuis la mise sous tension à l'affichage du bureau. Le temps exprimé est en secondes, le plus petit est le meilleur.

Déjà performante, la Sabertooth prend un coup de vieux, ralentie qu'elle est par la détection du SSD de test par son contrôleur Marvell. La P9X79pro est rapide, tout démarre vite, les écrans intermédiaires de détection sont à peine visualisés qu'ils disparaissent aussitôt. Pas de problème donc sur ce point, ni de contrôleur lent comme les 100 derniers mètres en sprint d'Eric.
Après cette série de tests aux résultats attendus, et avant de conclusionner sur la carte mère du test, nous allons juste faire une parenthèse sur le LGA2011 et son X79 alias Patsburg-A. Intel n'a pas réussi à proposer la grosse version de ce chipset pour le lancement de la plateforme LGA2011 en novembre dernier. Certes le chipset est très castré au niveau des ports Sata avec une SCU manquante (Storage Controller Unit) et le lien interne PCIe de la SCU n'est pas de 3è génération, mais le C602 qui est le nom de code de ce X79 est là et constitue le gros de l'offre actuelle pour Sandy Bridge E.
Depuis peu est annoncée une carte mère Gigabyte qui est basée sur le C606, la grosse version du Patsburg. Globalement elle ajoute 8 ports SAS 3Gbps et la SCU qui leur est allouée est interconnectée avec le CPU via un lien PCIe 3.0 x4. Ce sont les seuls changements, et finalement ils peuvent largement ne pas vous intéresser par rapport au X79 tel que nous le connaissons, il n'y a toujours pas de Sata 6Gbps partout ni d'USB3.0 natif, et ce quel que soit le Patsburg. Tout ceci pour dire que les différences de chipset C600 ne rendent pas obsolète le X79 originel. En ce sens, pas nécessaire de se jeter sur du C606.
Nous avons donc testé pendant de longues semaines cette carte mère Asus. Avant de donner un avis sur un tel matériel, il faut prendre le temps de le tester, de l'éprouver au quotidien, et ce afin de dénicher d'éventuels bugs de jeunesse pénibles. Asus de plus suit très bien ses produits, et les mises à jour de Bios ont permis de prendre en charge de nouveaux CPU (3820 et révision C2), et d'améliorer le support du PCIe 3.0. Au bout d'un moment, il a fallu tester.
Et là encore pas de problème détecté, la carte s'est montrée stable. Sur ce point quand il n'y a pas de reproche à formuler, nous le disons, comme lorsqu'il y en a ! Le layout est très bien pensé, et à ce jour la gamme P9X79 est celle qui d'un point de vue promiscuité CPU/GPU est celle qui offre la meilleure solution, en attendant d'autres références dans nos tests. La situation haute du socket et le décalage d'une équerre du premier port PCIe x16 offre un espace plus important aux gros ventirads. Il en résulte une meilleure circulation d'air entre ces deux éléments, ceci a son importance dans des boîtiers ne possédant pas de ventilation latérale.
On a noté au chapitre des surprises la disparition des ports PS2 au profit d'un port USB. Asus en a profité pour introduire un système de flashage à l'aveugle en cas de flash foiré avec ce port blanc (voir description panneau arrière pour plus de détails). Ce n'est pas tout puisqu'un port bluetooth est de la partie, ce qui pourra vous permettre de faire communiquer votre smartphone avec votre PC par exemple (cas de Power Grid de Roccat, etc.). Pour finir au rayon des surprises, Asus a fait un SSD Caching logiciel avec une puce Marvell, certes pas la plus violente, mais cela vous absout du Z68 pour profiter de cette technologie.
Au rayon des points négatifs, signalons l'absence d'un header USB3.0 externe, dommage, car le port interne est pourtant là, la présence d'une puce audio Realtek "banale", pas de IEE1394 et un tarif un peu élevé à notre goût, de l'ordre de 270€ quand même
Au final, nous délivrons un CDH de Bronze à cette carte Asus qui est vraiment très complète, possède un layout très bien pensé vis-à-vis du refroidissement CPU/GPU, qui possède tout ce qu'il faut comme technologies. Asus ne s'est pas arrêté là et a palié aux manques du X79 pour proposer un SSD Caching efficace et facile de mise en application. La firme a intégré un module Bluetooth qui servira à certains. Le flashage à l'aveugle est désormais facilité par la P9X79 Pro et son système maison, on peut également citer les 8 slots DDR3 qui permettront aux acheteurs de se gaver de RAM s'ils en ont besoin (travail pro, suppression du swap pratique quand on a un SSD, etc..) Au rayon des remontrances, citons l'absence d'un header USB3 externe, l'absence de port PS2 (pour ceux déjà équipés avec du gros matos), une puce son banale, pas de port IEE1394 interne et un tarif un peu chérot eu égard à ce qu'offre le X79 par rapport à un Z68 par exemple. Quoi qu'il en soit la stabilité à toute épreuve de la carte et sa faculté à pousser votre CPU dans les tours très simplement ravira les clients potentiels.
Nous remercions tout naturellement les différents partenaires pour la mise à disposition du matériel
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