• RADEON RX VEGA64

AMD ne nous ayant pas fait parvenir d’exemplaire de test, nous nous sommes tournés vers le circuit commercial pour obtenir le précieux sésame. Cela aura au moins le mérite d'éviter les golden samples que les constructeurs -tous- ont tendance à envoyer à la presse. On reconnait tout de suite le style esthétique des RX 400/500, lui même proche de celui de la Fury X. Toutefois, cette dernière utilisait un revêtement soft-touch très qualitatif pour la face avant et plaque arrière, logiquement remplacé pour des raisons de coût, par un plastique plus dur sur les RX 400 que reprend la VEGA64, dommage. On retrouve donc en bout de carte la turbine de 7 cm de diamètre qui permet de générer le flux d'air servant à extraire la plus grande partie de la chaleur générée.

 

La face arrière est recouverte d'une backplate en aluminium disposant d'une découpe au dos du GPU. Il n'y a pas de pads thermiques pour assurer la liaison avec les composants, certains sont toutefois en contact direct avec la plaque. A noter la présence de 2 petits switch permettant de changer la couleur (rouge par défaut modifiable en bleu) ou désactiver les diodes situées sous les connecteurs d'alimentation et symbolisant le niveau de consommation de la carte. La longueur totale de cette dernière est de 26,7 cm, as usual pour cette gamme. Elle pèse 1070 g, soit une masse comparable aux GTX 1080.

 

RADEON RX VEGA64 : face avant [cliquer pour agrandir]RADEON RX VEGA64 : face arrière [cliquer pour agrandir]

AMD RADEON RX VEGA64 face avant et arrière

 

L'alimentation électrique est assurée par deux connecteurs à 8 broches, tous deux positionnés sur la tranche, solution qui autorise une consommation maximale de 375 W. Le logo RADEON est bien entendu rétroéclairé par LED (eh oui, nous sommes en 2017), détails que certains apprécieront sans doute.

 

RADEON RX VEGA64 : alimentation [cliquer pour agrandir]

Connecteurs d'alimentation

 

Le panel de connexion est similaire à la GTX 1080 Ti : un HDMI 2.0b et 3 Display Port (jusqu'à 1.3/1.4 Ready). Par contre exit le DVi(-D), puisque les 2 équerres largement ajourées profitent de cette absence pour autoriser le passage d'un flux d'air conséquent qui est plus que nécessaire.

 

RADEON RX VEGA64 : connecteurs vidéo [cliquer pour agrandir]

Et les connecteurs vidéo

 

Le dissipateur est composé d'une chambre à vapeur en cuivre couvrant le GPU et sa HBM 2, surplombée d'ailettes en aluminium. Le berceau métallique supportant la turbine, fait office de dissipateur pour les composants de puissance, par l'entremise de pad thermiques.

 

RADEON RX VEGA64 : refroidisseur [cliquer pour agrandir]

Refroidisseur de la RX VEGA64 (merci à Hardware Mag pour le cliché)

 

Le PCB est très dense dans sa partie gauche, à contrario il est presque totalement dépouillé dans sa partie droite. AMD a clairement "allongé" ce dernier pour s'adapter au gabarit nécessaire pour le refroidisseur. Les phases de l'étage d'alimentation entourent le GPU à l'image de la mémoire sur une carte n'employant pas de HBM.

 

RADEON RX VEGA64 : PCB [cliquer pour agrandir]

Le PCB de la RX VEGA64 (greeting Hardware mag pour la prise de vue)

 

L'étage d'alimentation est probablement un des plus évolués que l'on ait pu voir sur une carte graphique (avec celui de certaines cartes bi-GPU) avec pas moins de 12 phases dédiées au GPU. À cela s'ajoute une phase dévolue à la mémoire. Le die de VEGA 10 est nettement plus conséquent que les autres puces 14 nm des rouges. A côté de ce dernier, on retrouve les deux puces HBM 2, bien plus grandes que la HBM première du nom, utilisée pour Fiji. GPU et mémoire sont "posés" sur l'interposer, recouvert de résine Epoxy pour le protéger.

 

RADEON RX VEGA64 : étage d'alimentation [cliquer pour agrandir]

VEGA 10 avec sa HBM 2 et l'étage d'alimentation (un dernier merci à Hardware mag pour ce cliché)

 

Poursuivons la description de notre carte au travers de GPU-Z, qui la reconnait très mal dans sa version 2.2.0 : le nombre d'unités de calcul est correctement détecté, par contre ce n'est pas le cas des ROP et TMU (texturing). MAJ du 05/09 : la version 2.3.0 de GPU-Z détecte à présent correctement VEGA avec ses 4096 unités de calcul, 256 TMU et 64 ROP. Du côté mémoire, on retrouve bien les 8 Go d'HBM 2 interfacés en 2048-bit. Pour les fréquences GPU, ce dernier mouline théoriquement à 1630 MHz en boost, il s'agit toutefois de la valeur la plus élevée que la puce pourra prendre en charge. Pour le sous-système mémoire, la HBM 2 est cadencée à 945 MHz.

 

GPU-Z RX VEGA64

GPU-Z de la RX VEGA64

 

Au repos, la fréquence GPU est très basse pour un GPU puisque l'on mesure jusqu'à 26 MHz, soit bien moins que les précédentes RADEON, grâce au nouveau microcontrôleur dédié au power management. Le "jusqu'à" a son importance, puisque cette dernière évolue régulièrement. Pour la mémoire, la HBM première du nom n'abaissait pas sa fréquence au repos, ce n'est plus le cas de la "deux" qui se cale à 167 MHz.

 

Pour la fréquence maximale GPU, le grand ordonnanceur de cette dernière, à savoir Powertune, implique un contrôle de la consommation et de la température pour fixer les valeurs. Ainsi, le GPU démarre à sa fréquence maximale, puis cette dernière se voit réduite pour rester dans l'enveloppe thermique allouée ou ne pas excéder une température donnée : dans le cas de la RX VEGA64, il s'agit de 85°C, dès qu'elle est atteinte, une baisse de la fréquence la ramène à 84°C.

 

Si nous avons réussi à entrevoir les 1630 MHz (parfois même légèrement au-dessus), ils ne sont presque jamais appliqués et les fréquences réelles en jeu sont bien moindres, nous détaillerons ce point page 17. Côté mémoire, les 945 MHz de la HBM 2 sont bel et bien là.

 

GPU-Z RX VEGA64 : fréquences au reposGPU-Z RX VEGA64 : fréquences boost maximale

Fréquences au repos / charge

 

C'est tout pour la nouvelle star des rouges, voyons page suivante le protocole de test.





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