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L'ère des SSD approche !

 

Dans la chaîne de traitement de l'information d'un PC moderne, le disque dur fait office de dinosaure. En effet, bien qu'il ait connu durant des décennies des avancées spectaculaires, il reste dans son principe de fonctionnement relativement archaïque. Conséquence, il est fragile puisque basé sur une technologie mécanique sensible par nature à l'usure, mais aussi très lent comparativement aux autres éléments. Les SSD permettent de s'affranchir de la plupart de ses défauts et leur principal point noir, le prix, s'estompe un peu plus chaque jour. Après deux dossiers consacrés à des SSD bien ciblés, le temps est venu pour un comparatif intégrant la plupart des stars actuelles (y compris les tous nouveaux Intel X25-M "Postville"), afin de déterminer le meilleur choix possible en fonction de l'usage recherché. Réponse en fin d'étude.

 

Comparatif SSD header


• NAND Flash et contrôleurs

Nous vous en parlions en entamant ce dossier, le principe de fonctionnement des disques durs (lecture/écriture magnétique sur un disque en rotation par le biais de têtes situées au bout d'un bras articulé) est maintenant très ancien et malgré tous les progrès obtenus durant des décennies de développement, il reste le maillon faible tant d'un point de vue vitesse que fiabilité au sein d'un PC moderne. Pourtant, trouver un remplaçant à ce bon vieux HDD n'est pas si simple et ce n'est finalement que récemment qu'une solution à peu près satisfaisante émergeât !

 

A l'instar du lecteur de disquette qui vit avorter de nombreuses tentatives de remplacement avant l'avènement des clefs USB en tant que source de stockage amovible, c'est à nouveau la mémoire flash utilisée par ces dernières qui offre une alternative satisfaisante. La raison? Un coût de production toujours plus compétitif pour des capacités qui deviennent peu à peu compatibles avec les besoins courants. Mais ne rêvons pas, la mémoire flash n'est pas encore suffisamment "bon marché" pour concurrencer économiquement les gros HDD, nul doute que ce moment viendra assez vite.

un die de 16Go Micron en 34nm

En attendant celui-ci, de nombreux SSD utilisant la mémoire NAND Flash permettent dés à présent d'offrir assez d'espace pour installer l'OS et les applications courantes pour un prix qui commence à être "acceptable" par un grand nombre d'utilisateurs.

Certes pas encore la majorité, mais chaque évolution nous rapproche petit à petit de cette échéance. Le secret de cette poussée des SSD, l'amélioration continue des procédés de fabrication de la mémoire Flash. En 2004, une finesse de gravure à 90 nm était la norme, à l'heure actuelle, le 34nm est utilisé de manière industrielle par certains acteurs diminuant mécaniquement les coûts de production puisque toujours plus de puces sont créées sur la même surface.

 

La mémoire Flash de type NAND qui nous intéresse (ci contre, un die de 16Go en 34nm) n'est pas toute jeune puisqu'elle fut commercialisée par Toshiba en 1989. Elle faisait suite à la Flash de type NOR commercialisée un an plus tôt par Intel, principalement utilisée pour le stockage non volatile et fiable de petite capacité (bios d'une carte mère, OS d'un GSM, etc.). La NAND bien moins chère, est également une mémoire non volatile (pas de perte d'information en cas de coupure de l'alimentation électrique, une cellule neuve peut conserver jusqu'à 10 ans ses données) a percé en tant que stockage de masse, principalement destinée à l'amovible ou le monde du mobile dans un premier temps. Le nom NAND provient du type de porte logique utilisée pour son fonctionnement. Elle se décompose en 2 types, d'une part la SLC (Single Layer Cell) dans laquelle une cellule mémoire peut avoir 2 états et donc stocker un bit.

 

Dossier SSD SLC Micron

Cellule SLC (Micron)

 

D'autre part la MLC (Multiple Layer Cell), où plusieurs bits sont stockés par cellule, généralement 2. Avantage évident de cette dernière, une densité de données supérieure et donc un coût moindre au gigaoctet. Certaines contreparties existent toutefois par rapport à la SLC : les performances sont moindres, particulièrement en écriture, et la longévité des cellules en pâtit fortement puisque l'on passe de 100 000 cycles d'écritures sur la SLC à 10 000 sur la MLC.

 

Dossier SSD MLC Micron

Cellule MLC (Micron)

 

Malgré cela, la NAND Flash de type MLC est la plus utilisée sur les SSD récents pour une raison de coût. La SLC quant à elle, est de plus en plus réservée au monde professionnel capable d'investir d'avantage que l'utilisateur courant. Néanmoins, un SSD n'est pas uniquement composé de mémoire flash, il possède également un véritable chef d'orchestre, le contrôleur, qui pilote tout cela et va tenter de corriger une partie des défauts inhérents à la NAND Flash (usure, fiabilité des données écrites, performances en accès aléatoire) et ainsi permettre l'utilisation fiable et efficace de MLC sur un SSD malgré ses 10 000 cycles d'écriture.

 

Une puce mémoire Flash NAND est divisée en blocs, eux-mêmes subdivisés en pages, avec des cellules élémentaires reliées entre elles en série. Il n'est donc pas possible d'accéder directement à une cellule, sa lecture implique la lecture d'une page entière. Quant à l'écriture c'est pire, puisqu'il faut opérer au niveau du bloc entier en l'effaçant puis en le réécrivant intégralement. Le contrôleur agit à ce niveau en utilisant un cache (interne mais aussi complété pour certains par un second externe) qui permet de stocker de manière transitoire les données du block pour les réorganiser avant de les réécrire. La quantité doit donc être suffisante pour ne pas avoir à utiliser inutilement un autre bloc temporaire pour ces opérations et induire ainsi une usure supplémentaire sans compter une réduction des performances (le cache étant beaucoup plus rapide que la Flash). Second axe d'amélioration des performances, paralléliser les tâches en multipliant le nombre de canaux disponibles. En pratique les contrôleurs utilisent généralement entre 4 et 10 canaux.

 

Autre fonction dévolue au contrôleur, la fiabilité du SSD via l'ECC pour le contrôle des données écrites, et la gestion du Wear Leveling (gestion d'usure). En effet, comme nous l'avons vu, les puces flash ont un cycle d'écriture limité : si la même cellule est utilisée de manière systématique pour les opérations d'écriture elle arrivera très rapidement en fin de vie. Pour éviter cela, le contrôleur répartit de manière équitable entre toutes les cellules disponibles ces opérations pour éviter leur usure prématurée. Enfin, il dispose d'un "pool" ( généralement 2-3% de la capacité du SSD) de cellules de rechange qu'il peut utiliser pour palier aux défaillances lorsqu'elles se produisent et ainsi maintenir la capacité le plus longtemps possible à sa valeur d'origine.

 

Concernant sa conception, le contrôleur utilise un processeur (généralement de type ARM), un peu de mémoire vive, diverses puces d'interfaçage et de cache. Le tout est savamment (ou non) programmé afin d'assurer performance et fiabilité maximale. Enfin afin d'assurer une bonne tenue des performances dans le temps, la fonction TRIM est implémentée dans certains contrôleurs afin de permettre une liaison entre l'OS supportant cette fonctionnalité (Linux ou Seven) et le contrôleur pour lui indiquer les cellules qui ne sont plus utilisées au niveau de la table d'allocation des fichiers et simplifier ainsi grandement la tâche du contrôleur. Les opérations d'effacement de cellules étant comme nous l'avons vu les plus coûteuses en terme de performance, on comprend donc aisément l'utilité d'une telle fonctionnalité.

Dossier SSD : Diagramme controleur Mtron

Schéma de principe du contrôleur Mtron

 

Concernant les SSD, on retrouve 2 approches : soit l'utilisation un contrôleur "propriétaire" développé en interne par la société qui conçoit le SSD (Intel, Mtron, Samsung), soit un contrôleur commercialisé par une société tierce (JMicron, Indilinx, etc.). Dans ce dernier cas, il est difficile alors pour les différents acteurs de se démarquer puisque le contrôleur est l'élément déterminant pour les performances, le firmware étant généralement développé et fourni à tous les clients par le concepteur du-dit contrôleur. C'est fini pour les rappels (très succincts et sommaires) sur la théorie, passons à la pratique.

 


• Protocole de test

Attaquons par la partie Hardware de notre configuration :

 

Core i7-975XE
DFI LanParty DK X58-T3eH6 (bios 701)
G.Skill Trident F3-16000CL9T-6GBTD (DDR3-2000 6Go@1600 6/7/6/18)
FORCE 3D Radeon 4870 X2
Western Digital Raptor 150 Go (OS)
LG GGW-H20L
Creative Sound Blaster X-Fi Titanium Pro
Corsair TX650w
Dell UltraSharp 2407WFP (A03)

 

Une base architecturée autour d'un Core i7, d'un chipset X58 et de 6 Go de DDR3-1600. Voyons le panel retenu pour nos tests (sous l'image les références des SDD et leurs firmwares respectifs entre parenthèses).

 

Dossier SSD panel de test [cliquer pour agrandir]

 

G.Skill Falcon FM25S2S-128GBF1 (1571)
Kingston / Intel X-25M SSDSA2MH080G1G (045C8820)
Intel X-25M postville SSDSA2M080G2GC (2CV102G2)
Mtron Mobi 3500 MSD-SATA3525 (0.20R1)
Mtron Pro 7500 MSD-SATA7525 (0.20R1)
OCZ Apex OCZSSD2-1APX120G (0955)
Samsung PM-800 (ou PB22-J) MMDOE56G5MXP (VBM1901Q)

Afin de juger des éventuels gains issus d'une utilisation en parallèle, nous avons ajouté un second Falcon lors de nos tests de performance. Ces derniers sont gérés en Raid 0 à l'aide de l'ICH10R présent sur notre carte mère avec une taille de blocks de 128 Ko. L'antémémoire est activée dans l'application Intel de gestion du Raid. Poursuivons avec la partie software de notre configuration :

 

Windows Vista Edition Intégrale 64 bits SP2
Intel Chipset Software 9.1.1.1015
Intel AHCI Driver 8.9.0.1023
AMD Catalyst 9.7
Creative X-Fi Titanium driver 2.17.0007

 

Nous avons retenu Windows Vista dans sa version 64 Bits SP2 pour nos tests, les dernières mises à jour disponibles étant bien sûr appliquées. Nous utiliserons HDTune, CrystalDiskMark, H2benchw et IOMeter pour les performances synthétiques de nos protagonistes.

 

Concernant plus précisément IOMeter, ce dernier nous permet à l'aide de tests personnalisés, de mesurer les débits des SSD en fonction des différentes tailles de fichiers (à l'image d'ATTO mais en plus fiable) et selon des accès en lecture/écriture séquentiels puis aléatoires. Nous avons limité nos mesures à l'intervalle compris entre 0.5 Ko et 32 Mo, chaque test étant exécuté 10 mn. Enfin, au bout des 78 mesures, nous exécutons un test de fragmentation qui consiste à écrire sur l'intégralité du SSD durant 30mn consécutives, des fichiers de 4Ko de manière aléatoire (c'est d'ailleurs un cas extrême, impossible à atteindre dans le cadre d'une utilisation bureautique). Nous exécutons ensuite divers tests et nous exprimons leurs résultats en pourcentage du niveau d'origine (c'est à dire avec un SSD fraichement réinitialisé via hdderase).

 

Les tests de la HDD Suite de PCMark Vantage constitueront la partie plus "pratique" de notre protocole. Chaque bench est réalisé 3 fois de suite sur un SSD fraîchement réinitialisé (hdderase). Passons à l'analyse des protagonistes de ce dossier.

 


• G.Skill Falcon 128 Go

Jusqu'à peu, une société souhaitant se lancer dans les SSD sans pour autant avoir l'envie ou la compétence de développer un contrôleur mémoire adapté aux contraintes des SSD, devait se tourner vers des modèles vendus par des sociétés telles que JMicron. Son JMF602 était alors le plus usité malgré des performances pour le moins désastreuses dans certains domaines. Heureusement, un rayon de soleil est apparu par le biais de la société Indilinx et de son contrôleur maison, le Barefoot. Depuis, les SSD utilisant ce dernier fleurissent, le Falcon de G.Skill faisant partie du lot. Il se distingue toutefois par un prix de vente généralement inférieur à la concurrence. Sachant que tous les modèles à base de ce contrôleur disposent des mêmes performances, voilà un argument de poids ! La gamme se décline en différentes tailles allant de 64 à 256Go. Nous testerons la version 128 Go qui se trouve être la plus performante, les autres versions, en particulier le modèle 64 Go, dispose de débits maximum en écriture moindres.

 

Esthétiquement, le G.Skill Falcon arbore un superbe boiter métallique 2.5" teinté noir sur lequel on retrouve collé en face supérieure un autocollant rappelant le nom, la taille et bien sûr le constructeur. Au dos, une seconde étiquette indique la référence ainsi que les principales données techniques. On distingue bien sûr le connecteur SATA sous cette vue, le Falcon employant fort logiquement une interface de ce type à 300 Mo/s.

 

Dossier SSD Falcon 128 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD Falcon 128 Go verso [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB Falcon 128 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB Falcon 128 Go verso [cliquer pour agrandir]

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Coté PCB, on retrouve 16 puces MLC Samsung de 8 Go (réparties sur les 2 faces) pour atteindre la capacité annoncée de 128 Go. Le contrôleur Barefoot d'Indilinx répond bien présent à l'appel, épaulé par pas moins de 64 Mo de cache via une puce Epilda. Juste pour le détail, le PCB bleu tranche avec l'habituel vert, même si enfermé au sein du boîtier, il est invisible.

 

Voilà pour la description physique de ce G.Skill Falcon, qu'en est-il des premiers enseignements tirés de HDTune et CrystalDiskmark ? Le firmware utilisé (1571) est bien le dernier en date, il permet la prise en charge du TRIM via un petit utilitaire (Wiper) fourni pour Windows XP/Vista en 32 et 64 bits (ou nativement avec Linux/Seven). Au niveau des performances, elles sont impressionnantes tant en lecture qu'écriture séquentielles, elles restent très correctes même avec des fichiers de petites tailles et ce en lecture comme écriture, preuve de l'homogénéité des performances avec ce contrôleur. Qu'il est loin le temps du JMicron JMF602...

 

Dossier SSD hdtune Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD crystaldiskmark Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir]

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IOMeter nous permet de confirmer les premières impressions, la courbe de lecture séquentielle est excellente puisque le niveau est très bon avec des fichiers de 4 Ko, le maximum est atteint dés 256 Ko et tutoie le niveau du X25-M, champion dans ce domaine parmi notre panel. En lecture aléatoire cette fois, en toute logique avec de petits fichiers les performances sont un ton en dessous du séquentiel, mais on reste à un très bon niveau avec une courbe qui "décolle" très vite. Notons par contre la "cassure" dans la progression avec des fichiers de 128 et 256 Ko, il ne s'agit pas d'une erreur de mesure puisque systématiquement reproductible.

 

En écriture séquentielle, la courbe part de très bas avec des fichiers de 512 octets, elle progresse ensuite très vite dépassant même la courbe de lecture séquentielle pour les fichiers inférieurs à 16 Ko. Le maximum est atteint pour les fichiers de 128 Ko (et plus) aux alentours de 130 Mo/s, soit un peu moins du double de l'Intel X25-M (certes pas particulièrement doué à ce niveau). Terminons avec la courbe d'écriture aléatoire, comparée aux 3 autres, elle est réellement plate et ne décolle jamais vraiment. Notons toutefois que les valeurs avec de petits fichiers sont dans le haut du panel ce qui profitera à la réactivité du système lors d'opérations de ce genre.

 

Dossier SSD courbes lecture écriture Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir]

Cliquez pour resserrer l'échelle sur les 8 premiers Ko

 

Les résultats plus pratiques simulés par PCMark Vantage sont corrects, toutefois les X25-M et PB22-J (ses principaux concurrents) font bien mieux ici. Le Falcon parvient toutefois à prendre l'ascendant sur ces 2 rivals à 2 occasions. Côté fragmentation, après notre séance de torture on se retrouve avec des pertes maximales de l'ordre de 45%. Rappelons que cette situation est provoquée artificiellement par un test très spécifique et de manière continue et soutenue. Il est peu probable que ce genre de situation se produise en utilisation classique (ou après un temps d'utilisation très important). L'utilitaire Wiper fourni pour activer le TRIM est toutefois très efficace puisqu'après avoir exécuté ce dernier, les performances retrouvent pratiquement leur niveau d'origine, de très bonne augure avec l'arrivée imminente de Seven. Pour les autres Windows, il suffira d'exécuter l'outil lorsque la dégradation des performances sera sensible.

 

Dossier SSD récapitulatif performances Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD fragmentation Falcon 128 Go [cliquer pour agrandir]

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Notre verdict concernant ce SSD est enthousiaste puisqu'il est complet avec des débits parmi les meilleurs quelles que soient les conditions. La manipulation des petits fichiers n'a pas été oubliée et s'il reste à ce niveau derrière les modèles d'Intel, il ne démérite pas bien au contraire. Le prix au Go est également très compétitif, on peut le trouver aux environs de 300€ pour le modèle 128 Go. Ceux qui trouvent le ticket trop onéreux pourront se rabattre sans souci sur le modèle 64 Go qui ne perd en performance qu'au niveau des débits séquentiels maximum en écriture, pas le point primordial, surtout sur une telle capacité...

 

Face à la concurrence, nous avons une petite préférence pour le X25-M Postville d'Intel en version 80 Go qui propose des performances très légèrement supérieures (hormis en écriture séquentielle) pour un prix d'acquisition moindre. Le surplus de capacité de 80 à 128 Go n'étant pas selon nous un critère important pour l'usage actuel des SSD dans un PC Fixe qui peut accueillir en parallèle un gros HDD de stockage. Sur un PC portable la problématique est différente, et la capacité peut entrer en ligne de compte (128 Go, voir plus pour certains, étant alors préférables à 80). Ce Falcon est donc un excellent choix que nous ne pouvons que plébisciter, il sera d'ailleurs la référence pour une utilisation "tout terrain", alors que le X25-M Postville sera plus à l'aise avec l'OS. En conséquence, nous attribuons 4 étoiles (et même 4,5 si nous gérions les 1/2 étoiles ) à cet excellent SSD de G.Skill intégrant le non moins excellent Barefoot d'Indilinx.

 

Dossier SSD note G.Skill Falcon 128 Go

 


• Intel X25-M 80 Go

Actuellement en fin de vie, son successeur étant déjà commercialisé (et testé page suivante), le X25-M fait partie de la gamme grand public (série M) d'Intel à contrario de la série E. La gamme M emploie pour des raisons évidentes de coûts la mémoire flash type MLC, quand la série E se voit octroyer des puces SLC. Disponibles en 2,5" (X25) ou 1,8" (X18), les 2 séries se différencient aussi par leur capacité : 80 ou 160 pour les X25-M et 32 et 64 pour les X25-E. Côté tarif, les 32 malheureux gigaoctets du X25-E sont facturés à un prix d'or puisque vendus plus cher que les 80 du X25-M, SLC oblige... N'allez pas croire pour autant que le X25-M soit bon marché, à son lancement il fallait débourser près de 500€ pour acquérir un modèle 80 Go, Intel profitant alors de sa suprématie technique annoncée et reconnue pour la faire payer très chère. Depuis concurrence oblige, les tarifs sont devenus plus raisonnables (aux alentours de 300€ pour le 80 Go) mais toujours plus élevés que nombre de concurrents...

 

Si les X25-E n'ont souffert d'aucune critique particulière si ce n'est leur prix exorbitant, la série M a tout d'abord enthousiasmé avant d'être décriée par nombre d'observateurs ou clients à cause d'une dégradation très importante des performances à l'usage. En mai, Intel a répondu à toutes ces critiques par le biais d'un nouveau firmware (8820) qui réglait très efficacement ce problème de stabilité des performances. Entre temps, les premiers clients ont essuyé les plâtres de la nouveauté les contraignant à réaliser un secure erase régulier de leur SSD pour en conserver la quintessence... Notons pour finir que ce SSD dispose d'un clone parfait commercialisé par Kingston. Esthétiquement, le X25-M 80 Go qui nous intéresse aujourd'hui utilise un boitier métallique 2.5" moins épais qu'à l'accoutumée et tout de noir vêtu. La partie supérieure comporte une étiquette sur laquelle se retrouve toutes les informations utiles. Le dos en est vierge, seule la présence des 4 orifices de fixation dénote du noir uniforme. On trouve bien sûr les 2 connecteurs SATA puisque le X25-M emploie fort logiquement une interface de ce type à 300Mo/s.

 

Dossier SSD X25-M 80 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD X25-M 80 Go verso [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB X25-M 80 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB X25-M 80 Go verso [cliquer pour agrandir]

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Coté PCB, 20 puces de 4 Go (réparties sur les 2 faces) du tandem Micron/Intel (partenaire pour la mémoire flash) sont présentes pour atteindre la capacité de 80 Go. Ces puces utilisent le procédé de fabrication 50nm du duo et sont bien sûr de type MLC, série M oblige. Le contrôleur maison Intel gérant les impressionnants 10 canaux est bien là, épaulé par 16 Mo de cache via une puce Samsung.

 

Voilà pour la description physique de ce X25-M, qu'en est-il des premiers enseignements tirés de HDTune et CrystalDiskmark ? Le firmware utilisé (8820) est le dernier disponible qui règle les soucis de dégradation de performance. La procédure de mise à jour se réalise à l'aide d'une image iso, en bootant sur le CD gravé à l'aide de cette dernière, le programme de mise à jour se lance automatiquement et vous propose d'effectuer l'opération si le firmware détecté n'est pas le dernier en date. Au niveau des performances, celles obtenues en lecture séquentielle restent impressionnantes (merci aux 10 canaux) malgré son âge. En écriture séquentielle, c'est beaucoup plus limité mais amplement suffisant pour un SSD de cette taille d'abord destiné à recevoir l'OS et les applications principales. Enfin, la gestion des fichiers de petites tailles semble particulièrement optimisée.

 

Dossier SSD hdtune X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD crystaldiskmark X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir]

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IOMeter confirme les premières impressions, la courbe de lecture séquentielle est excellente puisque l'on atteint un très bon niveau avec des fichiers de 4 Ko. A partir de 512 Ko le maximum est atteint. En lecture aléatoire, les performances sont moindres mais restent à un très bon niveau avec une courbe qui "décolle" très vite. Notons par contre la cassure avec des blocs de 512 Ko, il ne s'agit pas d'une erreur de mesure puisque systématiquement reproductible.

 

En écriture séquentielle, la courbe suit celle de lecture ce qui indique de très bonnes performances avec de petits fichiers, elle "plafonne" toutefois rapidement, le maximum étant atteint dés 32 Ko. Terminons avec la courbe d'écriture aléatoire : elle est réellement plate et ne décolle jamais vraiment avec des fichiers allant jusqu'à 32 Mo... Notons toutefois que les valeurs avec les petits fichiers sont parmi les plus élevées du panel ce qui profitera à la réactivité du système lors d'opérations de ce genre.

 

Dossier SSD courbes lecture écriture X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir]

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Les résultats plus pratiques simulés par PCMark Vantage sont excellents puisque parmi les meilleurs quelques soit le test. Relativisons tout de même en rappelant que ces tests font beaucoup plus appel à des opérations de lecture que d'écriture et qu'en lecture comme nous venons de le voir, le X25-M excelle... Les arbitrages d'Intel au niveau de la programmation du contrôleur semblent toutefois judicieux puisqu'une attention particulière a été portée aux écritures de petits fichiers beaucoup plus courants pour un OS que les gros.

 

Côté fragmentation, après notre séance de torture on se retrouve avec des pertes maximales de l'ordre de 25%. Rappelons que cette situation est provoquée artificiellement par un test très spécifique et ce de manière continue et soutenue. Il est peu probable que ce genre de situation se produise en utilisation classique, de plus, lors des opérations d'écriture séquentielle le SSD se "réorganise" et retrouve progressivement ses performances d'origine. La situation présentée ici constitue donc le pire cas enviseageable. Pour finir sur le sujet, Intel annonce un firmware gérant le TRIM pour la nouvelle génération de X25-M, celui-ci en serait alors exclu ? Si ce point est confirmé ce serait un vilain tour joué par Intel aux acheteurs de la première heure alors que techniquement il semble qu'aucune raison ne justifie cette ségrégation ! En attendant, le X25-M s'en sort très bien sans TRIM avec le firmware 8820, sa gestion n'est donc pas indispensable comme elle peut l'être pour certains SSD, mais faut-il l'exclure pour autant d'une telle évolution, nous ne le pensons pas.

 

Dossier SSD récapitulatif performances X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD fragmentation X25-M 80 Go [cliquer pour agrandir]

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Notre verdict concernant ce SSD est mitigé à l'heure actuelle, il dispose de performances excellentes, hormis l'écriture séquentielle qui atteint toutefois un niveau suffisant (bien que largement dépassé par la concurrence) pour l'utilisation classique d'un SSD. Par contre, le prix au Go n'est pas vraiment compétitif puisqu'au même tarif vous pouvez obtenir un SSD à base d'Indilinx Barefoot ayant lui aussi d'excellentes performances mais avec 128 Go et non 80...

 

Mais la concurrence vient principalement de son propre camp puisque le nouveau modèle Postville reprend toutes ses qualités et même un peu plus pour pratiquement 100€ de moins, difficile dès lors de conseiller ce SSD même bradé (ou alors à un prix inférieur au modèle "Postville"). La situation ne devrait toutefois pas durer longtemps, une fois les fonds de tiroirs épuisés, ce modèle sera introuvable. Nous attribuons tout de même 3 étoiles à ce X25-M compte tenu de ses performances toujours étonnantes, il ne souffre finalement que de son tarif et de la sortie de son petit frère.

 

Dossier SSD note X25-M 80 Go

 


• Intel X25-M 80 Go "Postville"

A son lancement, le X25-M a impressionné tout le monde avec des débits pharaoniques en lecture obtenus par le biais de puces MLC et d'un contrôleur maison à 10 canaux. Côté écriture, c'était beaucoup moins impressionnant, toutefois bien suffisant dans la plupart des cas. Mais bien vite des problèmes de pertes de performance très marquées au cours du temps nécessitant un secure erase du SSD pour retrouver son niveau optimal ont entâché ce X25-M. Intel qui a d'abord fait la sourde oreille, a finalement réagi via un firmware corrigeant ce point. Entre temps de nouveaux SSD à base de controleur Indilinx Barefoot ont été commercialisés avec des performances proches voire supérieures dans certains domaines mais surtout un prix au Go bien plus avantageux...

 

Il était temps pour Intel de réagir, c'est le cas aujourd'hui avec une nouvelle révision de son X25-M dénommée "Postville". Le nom reste identique mais la référénce change légèrement, cette nouvelle révision finissant par G2Gx contre G1Gx au premier X25-M. Attention donc aux éventuelles méprises, bien que le risque va rapidement s'estomper avec l'arrêt de la commercialisation de la première série, seules les fins de stocks subsistant. Esthétiquement, ce modèle 2.5" (X25 oblige) se différencie toutefois rapidement du précédent par une coque en aluminium conservant les couleurs du métal alors que le X25-M originel utilisait une teinte noire. On est toutefois quelque peu déçu par la qualité de finition de la partie inférieure de la coque comme en témoigne la photo correspondante...

 

Dossier SSD X25-M Postville 80 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD X25-M Postville 80 Go verso [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB X25-M Postville 80 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB X25-M Postville 80 Go verso [cliquer pour agrandir]

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Côté PCB, la principale différence provient du fait que sur les versions 80 comme 160, une seule face est utilisée alors qu'il en fallait 2 sur la première révision et ce dans les 2 capacités. Les puces Micron/Intel (partenariat des deux sociétés dans le domaine des puces Flash) sont au nombre de 10 (une par canal mémoire) et sont produites à l'aide du nouveau procédé de gravure 34nm (50nm auparavant) du tandem. La référence du contrôleur évolue également légèrement sans que l'on connaisse précisément tous les tenants et aboutissants de cette révision. Dernier point notable, le cache embarqué passe de 16 à 32 Mo via une puce Micron de cette capacité et non plus Samsung comme c'était le cas pour les premiers X25-M.

 

Voilà pour la description physique de ce nouveau X25-M que l'on différenciera dans les graphiques par la mention G2. Que peut-on tirer de HDTune et CrystalDiskmark? Le firmware utilisé (02G2) est malheureusement affecté par un bug qui pourrait être gênant pour certains : la saisie ou modification d'un mot de passe dans le bios pourrait entrainer une impossibilité d'accéder au SSD et donc aux données ! Un correctif est prévu pour la seconde moitié du mois d'août, en attendant, les possesseurs seraient bien avisés de ne pas toucher cette fonctionnalité dans leur bios. Pour ce qui est des débits, on atteint des niveaux comparables à la première révision. Avec de petits fichiers (4Ko), on note un petit gain (sans que cela soit transcendant).

 

Dossier SSD hdtune X25-M Postville 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune X25-M Postville 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune X25-M Postville 80 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD crystaldiskmark X25-M Postville 80 Go [cliquer pour agrandir]

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Afin de confirmer ces premières impressions, voici les courbes de lecture et écriture obtenues à l'aide de IOMeter en fonction de la taille des fichiers manipulés. En lecture, que ce soit en accès aléatoires ou séquentiels, les résultats sont les meilleurs obtenus parmi notre panel, seuls le Mtron Pro 7500 à base de puces SLC parvient à prendre l'ascendant avec de petits fichiers en aléatoire.

 

En écriture cette fois, le débit séquentiel maximum est en très légère progression par rapport à la première révision, mais toujours très loin des ténors à ce niveau ! Ceci dit, ce point est toujours peu pénalisant à l'heure actuelle vu l'usage réservé aux SSD (principalement l'OS+applis) et compte tenu de leurs tailles relativement limitées face aux HDD. Il serait bon toutefois qu'Intel améliore ce point à l'avenir. Plus important, les écritures de petits fichiers sont à nouveau dans le haut du tableau, voir les meilleurs sur les 4 premiers Ko. La réactivité du système n'en sera que plus importante lors de ce genre d'opérations traditionnellement gros point faible des SDD.

 

Dossier SSD courbes lecture écriture X25-M Postville 80 Go [cliquer pour agrandir]

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Les résultats plus pratiques simulés par PCMark Vantage confirment la domination d'Intel avec ce X25-M nouvelle génération, ce dernier dépasse très légèrement son prédécesseur. Côté fragmentation, après notre séance de torture, on se retrouve avec des pertes dépassant les 40%, mais rappelons que cette situation est provoquée artificiellement par un test très spécifique et ce de manière continue et soutenue. Le SSD se "réorganise" et retrouve progressivement ses performances d'origine en repassant à une utilisation plus "classique". La situation présentée ici constitue donc le pire cas envisageable, Intel annonce toutefois un firmware gérant le TRIM (ainsi qu'un utilitaire pour Vista/XP à l'instar du Wiper des SSD Barefoot) pour la sortie de Windows Seven (22/10/2009) qui devrait permettre de maintenir encore plus efficacement les performances du SSD proches de leur niveau optimal.

 

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Notre verdict concernant ce SSD est simple, Intel a repris les excellentes bases du X25-M, le passage à un procédé de fabrication 34nm pour les puces MLC a permis de réduire la consommation mais surtout le coût au Go qui n'était plus vraiment concurrentiel face aux SSD à base d'Indilinx Barefoot. Ce problème à présent résolu, cette version 80 Go nous paraît idéalement dimensionnée pour installer l'OS et les applications courantes avec des performances de haut vol et un tarif "accessible" (proche de 200€) sur un PC fixe, sur un portable cette capacité pourra paraitre trop juste à certains qui se tourneront plutôt vers la version 160 Go.

 

Nous attribuons donc la note de 5 étoiles à ce SSD, même si un débit séquentiel en écriture plus élevé eût été souhaitable, au regard de sa capacité et de l'usage courant de ce SSD ce n'est pas un vrai problème. Quant aux autres caractéristiques, elles sont tout simplement excellentes ce qui fait de ce modèle un met de choix pour qui recherche du haut de gamme accessible.

 

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• Mtron Mobi 3500 32 Go

Ce modèle tout comme son grand frère ont été testés il y a quelques mois. Nous ne nous attarderons pas sur la présentation de Mtron, une jeune société qui s'est rapidement spécialisée dans les SSD. La gamme Mobi dont fait parti ce 3500 est la gamme grand public du constructeur qui a la particularité de concevoir son propre contrôleur et de n'utiliser pour l'instant que des puces SLC ce qui pourra en rassurer certains. Esthétiquement, le Mobi 3500 est constitué d'une petite boîte au format 2.5" en plastique rigide blanc qui cache en son sein le PCB. L'étiquette présente sur la face avant reprend le code couleur vert de la gamme Mobi 3500, face arrière, on distingue les connecteurs SATA ainsi qu'une petite étiquette rappelant le type et le numéro de série.

 

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Le PCB comporte 16 puces Toshiba de 2 Go SLC chacune, le tout piloté par un contrôleur maison à base d'ARM 7 (comme les Samsung S3C29R et Indilinx Barefoot) assisté d'une puce de 32 Mo Hynix faisant office de cache externe. Notons aussi la présence d'une puce Marvell servant de pont ATA vers SATA à côté du contrôleur, ce dernier ne gérant pas nativement l'interface SATA.

 

Nous utilisons le dernier firmware en date, soit la version 0.20R1 du constructeur pour nos tests. Les performances sont relativement surprenantes sur ce modèle puisque les débits en écriture séquentielle sont plus élevés qu'en lecture. Le niveau est loin des ténors en lecture (la faute aux 4 canaux contre les 8 en moyenne (10 pour Intel) du contrôleur, mais n'est pas si mal en écriture (merci les puces SLC). Par contre avec de petits fichiers, les performances chutent très fortement en écriture.

 

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IOMeter confirme tout cela, les 3 courbes (lectures séquentielle & aléatoire et écriture séquentielle) sont très proches, la courbe de lecture aléatoire est d'ailleurs particulièrement impressionnante avec de petits fichiers grâce à la combinaison puces SLC contrôleur maison (le maximum est limité par le nombre de canaux disponibles). Grosse déception par contre, l'écriture aléatoire avec de petits fichiers est particulièrement décevante, et si la courbe "décolle" bien par la suite, on aurait souhaité que Mtron optimise davantage cette dernière pour les petits fichiers, autrement plus importants. Ce point étant la principale distinction entre ce modèle et l'onéreux Pro 7500, ceci explique peut être cela...

 

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Du côté des performances pratiques simulées par PCMark Vantage, le Mobi 3500 paie un lourd tribu à ses débits maximum limités. Il finit donc systématiquement en queue de peloton lors des tests sollicitant ces capacités, soit la plupart... Côté fragmentation, c'est par contre excellent puisque malgré notre protocole particulièrement exigeant à ce niveau, les performances restent dans toutes les situations au niveau d'origine, un bon point donc.

 

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En conclusion, si ce Mobi 3500 pouvait encore faire illusion il y a quelques mois, ce n'est plus le cas à l'heure actuelle. Ses débits sont trop limités et la gestion des petits fichiers en écriture aléatoire particulièrement décevante pour un SSD à base de puces SLC. SLC le mot est laché et cause du principal défaut de ce Mobi 3500, le prix ! A plus de 170 € on se rapproche vraiment du tarif demandé pour un SSD à base de Barefoot mais avec une capacité doublée et des performances supérieures. Les 32 Go commencent d'ailleurs à être juste vu les OS et les applis actuelles!

 

Reste l'avantage des puces SLC et du contrôleur maison, c'est à dire une longévité théorique 10 fois plus importante (à contrôleur équivalent) et des performances homogènes et stables. Ceux pour qui ces points sont vitaux pourront alors s'orienter vers ce modèle, pour les autres, un surcoût d'une vingtaine d'euros leur permettra d'acquérir un SSD plus au goût du jour c'est pourquoi sans qu'il ne soit foncièrement mauvais nous n'attribuons que 2 étoiles à ce Mobi 3500, la relève se fait vivement attendre chez Mtron.

 

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• Mtron Mobi 7500 32 Go

Ce modèle tout comme son petit frère ont été testés il y a quelques mois. Nous ne nous attarderons pas sur la présentation de Mtron, une jeune société qui s'est rapidement spécialisée dans les SSD. La gamme Pro dont fait partie ce 7500 est comme son nom l'indique la gamme professionnelle du constructeur qui a la particularité de concevoir son propre contrôleur et de n'utiliser pour l'instant que des puces SLC ce qui pourra en rassurer certains. Esthétiquement, le Pro 7500 reprend le même design pour le boitier 2.5" mais délaisse avantageusement le plastique blanc pour un très seyant métal. Le poids de l'ensemble est donc en hausse mais aussi la robustesse. Ceci-dit, vu l'écart de prix séparant les 2 gammes, on ose espérer que les différences entre les deux ne se limitent pas à l'apparence... L'étiquette présente sur la face avant reprend le code couleur bleu de la gamme Pro, en face arrière on distingue les connecteurs SATA ainsi qu'une petite étiquette rappelant le type et le numéro de série.

 

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Le PCB comporte 16 puces Samsung de 2 Go SLC chacune, le tout piloté par un contrôleur maison à base d'ARM 7 (comme les Samsung S3C29R et Indilinx Barefoot) assisté d'une puce de 32 Mo Samsung faisant office de cache externe. Notons aussi la présence d'une puce Marvell servant de pont ATA vers SATA à côté du contrôleur, ce dernier ne gérant pas nativement l'interface SATA.

 

Nous utilisons le dernier firmware en date, soit la version 0.20R1 du constructeur pour nos tests. Les performances sont relativement limitées au niveau des débits maximum atteints, la lecture de petits fichiers est par contre excellente, quant à l'écriture de ces derniers, si on reste loin des ténors, elle est toutefois 4 fois supérieure à celle du petit frère 3500.

 

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Tâchons de vérifier tout cela à l'aide des courbes issues de nos mesures IOMeter. L'allure générale ressemble à celle obtenue avec le Mobi 3500, en plus pentue toutefois. Les débits maximum en lecture que ce soit séquentielle ou aléatoire sont 20% plus élevés que ceux du Mobi 3500, on reste toutefois à des niveaux deux fois plus faibles que ceux des Intel X25-M et G.Skill Falcon. Consolation, la courbe de lecture aléatoire démarre de haut et est très pentue preuve de la vélocité de ce SSD avec les petits fichiers.

 

L'écriture séquentielle est quant à elle beaucoup plus dans les normes en termes de débits maximum (et supérieure au X25-M), mais surtout à nouveau excellente avec les petits fichiers. En revanche l'écriture aléatoire de petits fichiers (certes deux fois plus élevée que celle du 3500) n'est pas bonne du tout. Avec des tailles de fichiers plus importantes et à l'instar de ce qui se passait pour le Mobi 3500, la courbe décolle enfin (merci encore une fois aux puces SLC).

 

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Du côté des performances pratiques simulées par PCMark Vantage, le Pro 7500 fait meilleure figure que le Mobi 3500, mais paie lui aussi ses débits maximum limités. Il finit donc en queue de peloton lors des tests sollicitant ces capacités, soit la plupart... Côté fragmentation, c'est toujours excellent puisque malgré notre protocole particulièrement exigeant à ce niveau, les performances restent dans toutes les situations au niveau d'origine, un bon point donc.

 

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En conclusion, et comme vous l'avez remarqué, les qualités et défauts de ce Pro 7500 sont grosso modo les mêmes que celles du Mobi 3500. Certes les points positifs sont légèrement amplifiés et les négatifs légèrement diminués, mais un gros point négatif subsiste et se retrouve même amplifié, annihilant toutes les qualités de ce modèle : le prix ! En effet comment justifier un doublement de ce dernier alors que les gains sont réduits et la capacité la même...

 

Autant un Pro 7500 vendu au tarif du Mobi 3500 aurait réussi à décrocher une étoile supplémentaire que ce dernier au vu des petits gains par-ci et par-là, autant à ce prix il y a de bien meilleurs choix à commencer (pour ceux qui veulent rester en SLC) chez Intel. Le X25-E possède en effet des qualités en terme de performances que ne peut ne serait-ce qu'espérer effleurer le Pro 7500. Compte tenu de cet état de fait et malgré ses qualités, nous n'attribuons qu'une seule étoile au Mtron Pro 7500.

 

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• OCZ Apex 120 Go

Actuellement en fin de vie, l'Apex a été conçu chez OCZ dans le but de répondre à une problématique simple : comment diable concurrencer le X25-M d'Intel alors que je ne suis pas concepteur de contrôleur et que ne s'offre à moi que le poussif JMicron JMF602 en attendant l'arrivée de l'Indilinx Barefoot ? Et bien en en utilisant 2 mon brave ami. Ils ont parfois une drôle de logique chez OCZ, 0+0 ça fait toujours 0, mais bon je suis dur avec ce brave JMF602 qui a eu tout de même un mérite, celui de démocratiser les SSD avec entre autre les OCZ Core (pas forcément pour le bonheur de leurs acquéreurs ceci dit).

 

Tout commence pourtant bien puisque esthétiquement avec sa face supérieure noire et celle inférieure métallisée l'Apex est relativement réussi. Le boîtier est bien au format 2.5", une étiquette orange rappelle la marque et le constructeur alors que celle située sur la face inférieure indique les références, capacité et consignes d'utilisation du SSD. On retrouve bien sûr les 2 connecteurs SATA puisque l'Apex emploie fort logiquement une interface de ce type à 300Mo/s.

 

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Côté PCB, on retrouve 16 puces de 8 Go réparties sur les 2 faces, 8 étant gérées par le premier contrôleur JMF602, les 8 autres par le second présent sur la même face que le premier. Ces deux contrôleurs sont associés en Raid 0 par une autre puce JMicron, la JMB390. Les puces flash utilisées sont de type MLC (manquerait plus que de la SLC, autant donner de la confiture à des cochons, quoique certains ne s'en sont pas privés) d'origine Samsung. Il ne manque pas quelque chose ? Ah si le cache ! Mais non, suis-je bête, le JMF602 ne peut pas gérer un tel cache externe et doit donc se contenter de la gargantuesque quantité implémentée on die (on parle de 16 Ko quand même !).

 

Voilà pour la description physique de cet Apex, qu'en est-il des premiers enseignements tirés de HDTune et CrystalDiskmark ? Le firmware utilisé (955) est le seul disponible à ce jour. Au niveau des performances, les débits maximums séquentiels sont très corrects ce qui nous permet de comprendre l'utilité d'un tel SSD d'un point de vue marketing, voyons si à l'épreuve de tests plus poussés l'Apex répond toujours présent.

 

Dossier SSD hdtune Apex 160 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune Apex 160 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD hdtune Apex 160 Go [cliquer pour agrandir] Dossier SSD crystaldiskmark Apex 160 Go [cliquer pour agrandir]

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IOMeter nous indique toute de suite le point faible de ce SSD, la gestion des petits fichiers. En effet les courbes de lecture ne décollent véritablement qu'à partir de 8 Ko en séquentiel et 64 Ko en aléatoire. Avec des tailles de fichiers plus petites, l'Apex est loin de la concurrence... A contrario, les maximums atteints avec de gros fichiers sont par contre séduisants, c'est toujours cela à mettre à son crédit et surtout permettre d'écrire de gros chiffres sur l'emballage.

 

En écriture séquentielle, le niveau est équivalent à celui obtenu en lecture, c'est à dire inférieur au reste du panel avec de petits fichiers alors qu'il devient bon avec de gros fichiers. Terminons avec la courbe d'écriture aléatoire, épreuve difficile s'il en est pour les SDD, et infernale pour l'Apex ! Oui c'est catastrophique, on le savait avant même de commencer mais ça fait mal à chaque fois ! Bonjour la réactivité du système lorsque ce genre d'opérations doivent être réalisées. On comprend mieux dés lors les freezes que doivent endurer parfois les possesseurs de SSD à base de JMF602.

 

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Les résultats plus pratiques simulés par PCMark Vantage ne sont pas catastrophiques et l'Apex devance dans de nombreux cas les 2 Mtron bien aidé qu'il est par ses très bons débits maximum en lecture et écriture. Cela démontre également que l'on ne peut pas s'appuyer uniquement sur ce genre de bench pour évaluer un SSD, rien ne remplace en fait les courbes de lecture/écriture.

 

Côté fragmentation, après notre séance de torture on se retrouve avec des pertes maximales de l'ordre de 8%, ce qui est très bon. Malgré tous ses défauts, le JMF602 n'a pas celui-ci au moins! Rappelons de plus que cette situation est provoquée artificiellement par un test très spécifique et qu'il est peu probable que ce genre de situation se produise en utilisation classique...

 

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Concernant notre verdict, nous n'irons pas par quatre chemins, évitez ce SSD comme la peste ! A part s'il est vendu entre 50 et 100€ pour la version 120 Go (ou mieux, donné), il n'a sinon aucun intérêt au prix actuel. Qui irait en effet acheter un tel SSD avec de grosses tares pouvant entrainer des freezes lors de l'utilisation de son OS (et donc un confort moindre que sur un HDD, un comble !) pour plus cher que d'autres modèles d'une capacité équivalente mais d'un tout autre niveau?

 

Un tel jugement pourra paraitre excessif à certains, mais le fait est là, son utilisation avec un OS est déconseillée vu sa gestion des petits fichiers calamiteuse. En tant que disque de stockage, il pourrait avoir une carte à jouer vu ses débits séquentiels mais même là, pourquoi payer 70€ de plus qu'un G.Skill Falcon de taille identique qui fournira de meilleures performances pour ce genre de tâche tout en consommant moins et ne réchignera pas à réaliser d'autres activités si le besoin s'en faisait sentir. Nous avons longuement hésité pour la note définitive, mais à choisir, ce SSD est vraiment à déconseiller, il ne restait donc pas d'autre alternative que de ne décerner aucune étoile, traduisant bien son inutilité profonde, heureusement sa commercialisation s'achève...

 

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• Samsumg PB22-J 256 Go

Samsung, acteur majeur des semi-conducteurs et principalement de tout ce qui touche à la mémoire ne pouvait qu'être présent dans le domaine des SSD. A la fois fabricant de puces Flash MLC/SLC, mémoire vive (pour le cache) et contrôleur, le géant Coréen a tout pour réaliser un SSD 100% Samsung. C'est le cas avec ce PB22J, nous testons ici la version 256 Go qui est annoncée comme la plus performante au niveau de ses spécifications, les modèles 128 et 64 Go étant légèrement moins véloces en particulier en écriture séquentielle. Enfin des clones de ce modèle existent, chez OCZ par exemple (gamme Summit).

 

Esthétiquement, le PB22-J utilise un boîtier au format 2,5" intégralement métallique et conservant la couleur originelle de ce matériau, ce qui lui confère pour sûr une esthétique agréable inspirant la robustesse. Une petite étiquette sur la face supérieure indique le numéro de série, tandis que la référence du produit se retrouve sur une étiquette plus conséquente aposée sous le SSD. On y retrouve le type de produit et la référence (toujours incompréhensible chez Samsung par rapport à l'appellation commerciale).

 

Dossier SSD PB22J 256 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PB22J 256 Go verso [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB PB22J 256 Go recto [cliquer pour agrandir] Dossier SSD PCB PB22J 256 verso [cliquer pour agrandir]

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Côté PCB, pas moins de 32 (2 puces superposées par emplacement sur le PCB) puces Flash MLC de 8 Go trouvent place des 2 cotés du PCB (bleu à l'instar de celui du Falcon) pour un total de 256 Go. Le contrôleur maison est architecturé autour d'un processeur ARM et se retrouve assisté de 128 Mo de cache externe par le biais d'une puce maison présente sur le PCB.

 

Voilà pour la description physique de ce PB22-J, passons aux informations tirées de HDTune et CrystalDiskmark. Le firmware utilisé (VBM1901Q) est le dernier disponible au moment des tests. Au niveau des performances, les résultats en lecture séquentielle sont un ton en dessous des ténors mais à très haut niveau toutefois. Toujours en lecture mais avec de petits fichiers, les performances chutent comme tous les SSD mais conservent un niveau correct. En écriture séquentielle, on atteint cette fois des sommets sous Crystal (à confirmer ou non par d'autres tests plus bas) par contre, le débit pour les très petits fichiers plonge fortement...

 

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IOMeter confirme la très bonne tenue du PB22-J pour ce qui est de la lecture séquentielle, la gestion des petits fichiers est toutefois en léger retrait par rapport aux tous meilleurs, tout comme le débit maximum atteint relativement tardivement (avec des fichiers de 1 Mo). En aléatoire cette fois, les débuts sont encore plus laborieux avec les petits fichiers, le niveau final atteint est toutefois satisfaisant. Petite remarque en passant, le débit est alors supérieur à celui que nous mesuré en séquentiel (et pourtant il ne s'agit pas d'une erreur puisque systématiquement reproductible). La courbe subit comme la plupart des concurrents une "cassure" aux alentours des fichiers de 256 Ko.

 

En écriture séquentielle, le niveau est excellent puisque IOMeter confirme les résultats de Crystal avec les meilleurs débits atteints parmi notre panel. Par contre, la constatation faite pour les opérations de lecture à savoir une moins bonne gestion des petits fichiers est toujours valable ici. Terminons avec la courbe d'écriture aléatoire, elle est cette fois réellement plate et ne commence à décoller qu'à partir des fichiers de 8 Mo. Avec de petits fichiers, les performances sont franchement faibles et si on n'atteint pas le niveau misérable de l'Apex, le PB22-J ne fait pas mieux que les Mtron à ce niveau. Toutefois aucun freeze n'est notable en utilisation avec l'OS installé sur le SSD, preuve que même si le niveau est clairement inférieur à la concurrence (Falcon/X25-M), il ne constitue pas un handicap allant jusqu'à vous dégouter d'installer votre système comme certains SSD ...

 

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Les résultats issus de PCMark Vantage sont un ton en dessous des X25-M, ténors en la matière, mais restent à un niveau très élevé puisque supérieurs à ceux du Falcon dans la majorité des tests. Ils ne traduisent toutefois que le comportement du SSD lors de certaines tâches (principalement en lecture) et ne constituent pas un test exhaustif, mais simplement spécifique à ces tâches.

 

Côté fragmentation, après notre séance de torture on se retrouve avec des pertes maximales de l'ordre de 50% pour l'écriture séquentielle, les autres points mesurés étant faiblement impactés. Rappelons que cette situation est provoquée artificiellement par un usage très spécifique et qu'il est peu probable que ce genre de situation se produise (à ce niveau) en utilisation classique. Toutefois, Samsung n'ayant à priori pas prévu de TRIM ou d'utilitaire pour l'utiliser avec son SSD, on peut donc se retrouver à terme avec une perte sensible des performances en écriture séquentielle nécessitant un secure erase du SSD pour retrouver le niveau d'origine.

 

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Notre verdict concernant ce SSD est relativement favorable puisqu'il propose de très bons débits maximums en lecture et excelle en écriture et dans les applications pratiques simulées par Vantage. Le prix au Go est en phase avec celui de la concurrence, il sera donc nécessaire de choisir en fonction de ses priorités ou de tarifs ponctuels plus ou moins intéressant. Si on s'attache davantage aux détails, on remarquera toutefois que la gestion des petits fichiers n'est pas parmi les plus véloces en particulier lorsqu'il s'agit d'opération d'écriture aléatoire ce qui donne un avantage indéniable aux Falcon et X25-M à ce niveau.

 

Concernant la version 256 Go, si on apprécie de trouver ainsi de grosses capacités à un tarif compétitif au niveau du prix par gigaoctet, la somme demandée dans l'absolu fait quand même un peu froid dans le dos. Si vous avez absolument besoin de 256 Go, ce modèle peut constituer une alternative intéressante au Falcon (et autres SSD "barefoot"), nous lui préférons tout de même ce dernier ou l'Intel 'X25-M "Postville" dans des capacités plus restreintes mais suffisantes pour l'usage actuel d'un SSD. Au final, nous attribuons 3 étoiles à ce Samsung PB22-J 256 Go, pour ses performances très intéressantes bien qu'un peu limitées avec les petits fichiers.

 

Dossier SSD note X25-M 80 Go

 


• Tests synthétiques (H2Benchw)

Afin de se faire une petite idée des performances comparées de nos compétiteurs, voici une série de tests incluant tout nos SSD ainsi que le RAID 0 de 2 G.Skill Falcon. On attaque par le premier test issu d'H2benchw : le débit en lecture séquentielle au travers de 1000 mesures sur l'ensemble du disque. Une fois ces dernières mises en forme et intégrées au sein d'un même graphique pour chaque SSD, on obtient ceci :

 

Dossier SSD : Debits sequentiels lecture [cliquer pour agrandir]

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Les deux X25-M mènent le bal avec un très léger avantage au Postville. Sur leurs talons, le Falcon suivi de près lui aussi par le PB22-J. En queue de peloton on retrouve les Mtron et à mi-chemin entre ces derniers et le Samsung se trouve l'Apex. Le Raid 0 est très efficace dans ces conditions et atomise la concurrence. Si l'on traduit ces courbes en débits moyens à présent :

 

Dossier SSD : Debits moyens lecture

 

Confirmation de nos dires précédents, passons à l'écriture séquentielle.

 

Dossier SSD : Debits sequentiels Ecriture [cliquer pour agrandir]

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Etrangement le Falcon s'impose alors que dans tous les autres logiciels mesurant ces débits il se retrouve derrière le PB22-J. De plus son niveau est anormalement élevé puisque similaire à celui en lecture alors que les spécifications même du constructeur l'annoncent inférieur (bug de h2benchw avec le Falcon ?). Second souci, l'Apex se retrouve avec des résultats calamiteux alors que dans les autres tests il s'en sort plutôt bien à ce niveau, bref à priori un second bug de h2benchw. Pour le reste les deux X25-M marquent vraiment le pas par rapport à la lecture et se retrouvent dépassés par les Mtron. Au sommet, le Raid 0 de Falcon ne souffre toujours d'aucune concurrence. Quid de la moyenne en écriture?

 

Dossier SSD : Debits moyens ecriture

 

Basée sur les courbes, ces moyennes sont forcément affectées par les incohérences que nous avons notées. Il est préférable de se tourner vers les résultats issus de IOMeter (avec de gros fichiers) / CrystalDiskMark / HDTune pour avoir une idée moins sujette au doute des performances en présence pour l'écriture séquentielle. Finissons H2benchw par la mesure du temps d'accès moyen :

 

Dossier SSD : temps daccès

 

Les mesures étant rapportées en ms, la valeur la plus faible est donc la meilleure. Les 2 Mtron et Intel mène le bal, suivis comme leurs ombres par le G.Skill Falcon seul, puis en Raid. Arrive ensuite le PB22-J et l'Apex, tout ce beau monde étant sous les 0.2ms (au revoir HDD). C'est tout pour H2benchw, continuons page suivante avec nos tests issus de IOMeter.

 


• Tests synthétiques en détails (IOMeter)

Comme l'a laissé entre-apercevoir CrystalDiskMark, le comportement des SSD est à l'instar des HDD, clairement influencé par la taille des blocs de données à manipuler. Afin d'étudier clairement cela, nous avons utilisé IOMeter configuré pour tester des tailles de fichiers allant de 0,5 Ko à 32 Mo sur une durée de 10 mn par test. Débutons par le comportement en lecture.

 

Dossier SSD : IOMeter lecture séquetielle [cliquer pour agrandir]

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Avec de très petits fichiers (de 0,5 à 4 Ko) à lire de manière séquentielle, les 2 Intel suivis du Mtron 7500 mènent le bal. Arrivent ensuite Falcon, PB22-J, Mobi 3500 et loin derrière l'Apex. Ce dernier se rattrape avec des tailles de fichiers supérieures à 16 Ko et finit à un cheveu du Samsung. Plus bas, les Mtron terminent fort loin des sommets atteints par le trio X25-M (G1 & G2) / Falcon. Que dire alors du Raid 0 de Falcon qui apporte des gains à tous les niveaux ! Quid de la lecture aléatoire ?

 

Dossier SSD : IOMeter lecture aléatoire [cliquer pour agrandir]

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Les 2 Mtron font une démonstration ici de leur principal point fort, c'est à dire la lecture aléatoire de petits fichiers puisqu'ils dominent le peloton à ce niveau avant de s'incliner à partir des fichiers de 16 Ko. Le Falcon démarre à un niveau comparable à celui des 2 Intel (le Postville prenant d'ailleurs un ascendant croissant sur son prédécesseur) mais sa courbe est plus chaotique avant d'atteindre un niveau comparable à ses 2 rivaux. Le Samsung démarre lentement puis comble son retard en milieu de courbe sur le Falcon avant de "plafonner" plus tôt que ce dernier. L'Apex est lui le plus lent au démarrage mais arrive toutefois à devancer les 2 Mtron (et parfois le PB22-J au gré des fluctuations de sa courbe) à partir d'une taille de fichier de 64 Ko. Le Raid 0 n'apporte cette fois rien (au contraire une perte) aux résultats du Falcon seul avec les petits fichiers, il faut attendre les fichiers de 8 Mo pour qu'enfin des gains notables apparaissent, comme quoi le Raid 0 ce n'est pas toujours la panacée (ce n'est pas l'Apex qui va me contredire). Passons à l'écriture séquentielle :

 

Dossier SSD : IOMeterEcriture séquentielle [cliquer pour agrandir]

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Le plus rapide à l'allumage (comprenez avec des fichiers de 512 octets) est le Mtron Pro 7500 devançant les 2 Intel, le Mobi 3500, le Samsung, l'Apex et le Falcon... Ce dernier ne met pas beaucoup de temps à dépasser l'Apex et lui restituer son bien (la dernière place) avec les petits fichiers. Avec des tailles plus conséquentes, les 2 Intel sont très vite limités et finissent à bonne distance des Mtron, Falcon, Apex et Samsung champion de l'écriture séquentiel avec des gros fichiers (hormis le Raid 0 de Falcon bien sûr). Terminons nos tests IOMeter par l'écriture aléatoire :

 

Dossier SSD : IOMeter Ecriture aléatoire [cliquer pour agrandir]

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Eh bien eh bien, pas toujours facile d'être un SSD ! Dans ce test particulièrement éprouvant pour les SSD avec les fichiers de petites tailles, c'est la bérézina pour l'Apex qui coule à pic face à la charge en étant incapable de délivrer plus de 2 Ko/s dans les conditions les plus difficiles (fichiers de 512 octets). Les autres s'en sortent bien mieux mais personne ne pavoise vraiment à part le X25-M "Postville" qui se montre alors 2 fois plus rapide que son ainé, lui même dominant le reste du paquet. Au fil des augmentations de tailles de fichiers, certains montrent le bout de leurs puces tels que les Mtron à partir de 32/64Ko et l'APEX de 1 Mo. Cela ne compense toutefois en rien le niveau catastrophique avec les tailles inférieures. Notons que le Raid 0 apporte rapidement des gains à ce niveau ce qui est bénéfique pour ce domaine qui en réclame vu le niveau actuel lors de ce test. C'est bien là le test vérité des SSD puisque la plupart s'effondre dans ces conditions. Poursuivons notre évaluation au travers de tests plus "pratiques" simulés par PCMark Vantage.

 


• Tests pratiques (PCMark Vantage)

PCMark Vantage est un outil très puissant permettant d'étudier le comportement d'un PC dans tous les domaines ou presque. Ici nous allons nous intéresser exclusivement à la suite HDD qui simule le comportement d'un HDD/SDD selon des tâches courantes. Premier test issu de cette suite, Windows Defender reproduit les actions du disque lors de la recherche par l'antispyware de Microsoft de programmes malveillants.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Cette tâche va comme un gant à nos 2 Intel qui dominent la concurrence. Le PB22-J suit à bonne distance mais ne laisse aucune chance au Falcon puis Apex, les Mtron 7500 et 3500 fermant la marche devant le Raid 0 qui de manière incompréhensible retourne des résultats catastrophiques (pourtant systématiquement reproductibles). Passons au second test issu de la HDD suite de Vantage, à savoir le chargement d'un niveau de jeu vidéo.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Rebelotte, les X25-M terrassent la concurrence, le plus proche concurrent est à nouveau le PB22-J qui finit nettement devant les Falcon et Apex relativement proches. Puis viennent les Mtron 7500/3500 et le Raid 0 de Falcon toujours complètement à la rue sans aucune raison apparente au vu des tests synthétiques. On poursuit avec le troisième test de Vantage, l'importation d'images dans la galerie photos de Windows.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Et de 3 pour les deux X25-M, toujours devant le PB22-J. Juste derrière ce dernier on retrouve un surprenant Apex qui apprécie cette tâche. Viennent enfin les Falcon, puis les Mtron fermant à nouveau la marche devant le Raid qui n'aime vraiment pas PC Mark Vantage ! Poursuivons avec le quatrième test, le chargement de Windows Vista.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Et poum, 4 d'affilée pour Intel qui ne laisse même pas de miettes à la concurrence pour le moment. Le PB22-J est décidément abonné à la 3éme place devant le Falcon, seul puis en Raid 0 (si si il n'est pas dernier !!). Arrivent enfin le Pro 7500, l'Apex et le Mobi 3500. On poursuit avec le cinquième test, Movie Maker qui simule une édition vidéo avec le logiciel intégré de Windows.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Et de 5, non miracle Intel a enfin été vaincu par le Falcon qui fait parler la poudre dans ce test. Juste derrière ce trio arrive très proche le PB22-J et derrière, fort loin, les Pro 7500, Apex, Raid 0 de Falcon et Mobi 3500. Sixième test, Windows Media Center.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Nouvelle déconvenue pour Intel puisque le Falcon réédite plus nettement sa performance précédente, dans le même temps le PB22-J devance lui aussi les X25-M. Fait marquant, le Raid 0 de Falcon trouve ici enfin une tâche qui lui convient puisqu'il s'adjuge la victoire dans un test de Vantage ! Derrière, le trio classique abonné à la fin de classement, Mtron 7500, Ocz Apex et Mtron 3500. Septième et avant dernier test de la HDD suite, l'ajout de musique à Windows Media Player.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Intel a marabouté ces X25-M, ce n'est pas possible ! Cinquième victoire des X25-M, derrière, le PB22-J devance le Falcon puis très loin le Raid 0 de ce dernier qui replonge. Enfin, le trio infernal 7500, Apex, 3500 est toujours réuni en bas de classement. Dernier test HDD de Vantage, le chargement d'applications incluant Word, Photoshop, Internet Explorer, Outlook.

 

Dossier SSD : PCMark Vantage

 

Pour finir, les X25-M en remettent une couche en devançant très nettement la concurrence, le PB22J troisième devançant lui aussi nettement le Falcon en Raid 0 puis seul, pour les derniers, inutile de préciser, vous connaissez à présent l'ordre et les noms ! Finissons nos tests par la consommation de nos SSD.

 


• Consommation

Concluons le tour d'horizon de nos SSD en évaluant cette fois la consommation des protagonistes du jour. Pour ce faire, nous avons intégré en série un multimètre entre l'alimentation du PC et les SDD. Nous mesurons ainsi l'intensité sur la ligne 5V. Reste ensuite à mesurer la tension exacte pour calculer simplement la puissance consommée.

 

dossier puissance-pc mtron 3500 7500 consommation

 

Avec le niveau sonore tout simplement nul, la consommation est une autre des grandes qualités des SSD, tout du moins face aux HDD 3"1/2 beaucoup plus énergivores que leurs petits frères 2"1/2 à 5400 rpm.

 

Dossier SSD : consommation

 

Au repos, c'est Samsung qui remporte la palme, la cuillère de bois revenant à l'Apex et ses 2 contrôleurs en Raid 0. Il la conserve d'ailleurs en accès alors que le X25-M Postville profite de ses puces gravées en 34nm pour passer sous le watt ! Voilà, vous savez tout ou presque, passons page suivante au verdict et à l'éventuelle récompense.

 


• Verdict et Récompenses

Alors ils ne sont pas frais nos poissons SSD? Avant de décerner nos récompenses, un petit mot rapide sur ce qu'aucun bench ne peut vraiment traduire : une sensation de légèreté qui transforme n'importe quelle machine asthmatique en véritable bonheur. Certes, c'est un brin exagéré, mais en comparaison de la sensation de confort apportée par les SSD face aux HDD, les différentes évolutions (5400/7200/10000r pm) de ces derniers ont l'air de gains ridicules. Seconde sensation un peu spéciale, l'absence totale de grattement ou souffle dû aux accès et aux non rotations des plateaux. On est surpris, d'abord un peu inquiet mais rapidement on s'habitue et cette absence devient un vrai soulagement et l'on se demande comment on a pu supporter cela depuis si longtemps !

 

Bref, les SSD sont une véritable révolution et l'on se prend à rêver aux prix et débits de ces derniers dans 2 ans. Nul doute que rien n'arrêtera cette déferlante dans les années à venir pour le plus grand plaisir de tous. Précisons toutefois que certains SSD à base de contrôleurs asthmatiques (qui a dit JMF602?) sont à oublier très rapidement pour ne pas gâcher l'expérience, car les maigres économies obtenues en choisissant un tel modèle risquent de vous dégoûter pour longtemps. Voyons à présent les 3 SSD génériques que nous avons décidé de primer. Nous avons décidé de récompenser les 3 SSD qui nous plaisent le plus à l'heure actuelle, sachant que ce dossier est amené à évoluer au gré de l'ajout de nouveaux modèles, ces récompenses pourront être révisées à ces occasions.

 

 

• Samsung PB22-J ou Clone

A part sa relative faiblesse avec les petits fichiers, ce modèle 100% Samsung réalise une très bonne prestation d'ensemble. Les capacités disponibles sont variées et couvrent la plupart des besoins actuels. La perte de performance des modèles de petites capacités est tout sauf significative (nous intégreront bientôt un Summit 60 Go actuellement en test pour en attester) ce qui ne limite en rien le choix aux modèles les plus onéreux si vous n'avez que faire d'une telle capacité. Nous attribuons donc pour toutes ces raisons un Puissance-PC de Bronze au Samsung PB22-J et à ses clones.

 

Dossier SSD award bronzeDossier SSD PB22J 256 Go recto [cliquer pour agrandir]

 

 

• G.Skill Falcon (ou équivalent à base d'Indilinx Barefoot)

Enfin un contrôleur non propriétaire digne d'intérêt pourrions nous dire en parlant de l'Indilinx Barefoot. Ce dernier a permis l'émergence d'une catégorie de SSD à la fois abordables et performants. Certes, le JMicron JMF602 à son niveau a déjà tracé la route de la démocratisation des SSD, mais avec des performances décevantes dans certaines conditions. Le Barefoot n'a aucun de ces défauts et il permet une franche concurrence entre les différents modèles l'intégrant et ceux usant d'un contrôleur propriétaire. A l'instar du Samsung, les performances des modèles embarquant une capacité différente de 128 Go sont légèrement en berne côté débit maximum en accès séquentiels, pour le reste l'impact est nul ou presque, permettant ainsi d'opter pour des capacités différentes sans pertes flagrantes pour ceux qui n'auraient pas assez ou trop de 128 Go. Entre les différents modèles embarquant ce contrôleur les performances sont identiques, le choix se fera donc sur des critères économiques et garantie. Pour toutes ces raisons, nous attribuons un Puissance-PC d'argent à ces modèles.

 

Dossier SSD award silverDossier SSD Falcon 128 Go recto [cliquer pour agrandir]

 

 

• Intel X25-M "Postville"

Après un X25-M très réussi mais qui a nécessité de mûrir côté firmware pour se débarrasser d'une perte notable des performances au bout d'une utilisation prolongée, Intel propose aujourd'hui son successeur. Le terme est quelque peu excessif puisque ce modèle s'apparente plus à une révision qu'une véritable succession. Il apporte un petit gain de performance mais surtout, permet enfin de rendre ce modèle compétitif face à la déferlante de SSD employant le contrôleur Indilnix Barefoot, très performants eux-aussi. Il profite aussi du développement firmware (ce qui n'empêche pas un bug de jeunesse sur la version actuelle) de son prédécesseur pour assurer des performances constantes, ce modèle est donc notre premier choix pour un SSD performant mais accessible, il décroche ainsi un Puissance-PC d'or.

 

Dossier SSD award goldDossier SSD X25-M 160 Go Postville [cliquer pour agrandir]

 

 

 

Nous remercions naturellement les différents constructeurs pour la mise à disposition des SSD de ce dossier.