Depuis quelque temps - la série de failles Meltdown / Spectre ayant soulevé de nombreuses questions sur la sécurité des architectures actuelles ? - le RISC-V revient régulièrement sur le devant de l'actualité. Non pas que le principe d'un jeu d'instruction libre en fasse un produit sécurisé et performant, mais il faut avouer que lorsque des industriels cherchent à récupérer du travail open-source, les deux parties peuvent en sortir gagnantes, LLVM en étant un parfait exemple.

 

Leur premier sommet annuel se tient en ce moment à Santa Clara, et certains sponsors sont loin d'être inconnus : Western Digital et Qualcomm. Pourquoi diable un acteur du stockage s'intéresserait à des architectures de contrôleurs ? La réponse est simple : à cause des SSD. WD prévoit en effet d'intégrer des coeurs RISC-V 32-bits dans ses produits pour l'horizon 2020, rendant ainsi public une implémentation d'un protocole d'interconnect dédié nommé OmniXtend ainsi qu'un protocole de cohérence de cache - un bel apport pour la fondation.La firme aurait même été impressionné par les performances atteintes, au point de lancer un simulateur (libre !), le design devant être rendu publique vers avril.

SiFive est bien entendu également de la partie pour tenter de faire rentrer toute cette belle propriété intellectuelle dans le monde du machine learning, avec un soutien plus ou moins marqué de Google (acteur dès les premiers pas du RISC-V) qui va désormais proposer une version Light de son framework TensorFlow, un environnement dédiée à l'apprentissage automatisée, spécialement pour les puces RISC-V. Pour rester dans le déballage de nom, la firme Bitmain bien connue pour ses mineurs de bitcoin ASIC et, plus récemment, d'Etherum, intègre également du RISC-V dans son dernier produit, le Sophon Edge AI, un coprocesseur pour l'IA.

Dans le même genre, on citera aussi les premières parties graphiques développées par une entreprise encore inconnue, visant du 720p à 24 images par secondes. Ca n'est pas la révélation, mais pas si mal non plus pour un début !

 

Un autre acteur bien plus silencieux était également présent en filigrane : la Chine. Du fait d'une absence de boites performantes dans le domaine (les magouilles d'AMD à part), la perspective d'un projet libre et dynamique a effectivement de quoi faire briller les yeux d'un pays encore en forte croissance. Ainsi, une cinquantaine de groupes, start-up ou académiques, serait parés à se lancer dans l'aventure... Un exemple à suivre pour l'Europe ? (Source : Phoronix & EETimes)

 

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 De plus en plus d'industriels se saisissent de cette architecture open-source, pour quel avenir à long terme ? 

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