Il est évident que l'intelligence artificielle est le train de notre époque à ne surtout pas manquer, dixit les efforts et lourds investissement dans le domaine par de nombreuses entreprises partout dans le monde, et souvent bien aidés par la machinerie politique de la mère-patrie respective (par exemple JEDI et feu le projet Maven), preuve aussi que l'enjeu est bien plus qu'économique.

De NVIDIA à Microsoft, en passant par Google, Baidu, Tencent ou encore Facebook, tous se trouvent parmi les compagnies majeures impliquées dans le domaine. Bien sûr, Intel aussi en fait largement partie, le fondeur travaillerait d'arrache-pied à l'adaptation de ses CPU au machine learning et il parait assez certain que les premiers GPU Xe devraient partir tout droit dans les datacentres, histoire d'apporter leur propre pierre à l'édifice de Skynet. Mais parce que partir de zéro et tout gérer en interne a déjà bien montré ses limites chez le fondeur, la compagnie pourrait une nouvelle fois prendre la voie d'une acquisition afin de combler ses manques et son retard.

 

En effet, selon une source anonyme très au fait de l'affaire de Calcalistech, Intel serait très sérieusement en négociation avec Habana Labs - une startup israélienne spécialisée dans la conception de puces pour l'intelligence artificielle.  Toute jeune, l'entreprise a été  fondée en 2016 par David Dahan et Ran Halutz, elle possède un centre R&D à Gdansk, en Pologne, et emploie approximativement 150 personnes en tout, d’Israël à la Pologne, en passant par San Jose en Californie. Parmi ses produits, on retrouve la gamme Goya, spécialement conçue pour l'inférence IA, et en juin a été annoncé Gaudi, un nouveau processeur pensé pour l’entraînement de l'IA.

 

La présentation de Gaudi.

 

L'un des premiers investisseurs de Habana Labs est Avigdor Willenz, l'un des  fondateurs de Galileo Technologies (vendue en 2001 à Marvell pour 2,7 milliards de dollars), mais la jeune entreprise a également déjà pu compter sur les poches pleines d'Intel Capital, WRV Capital, Bessemer Venture Partners et Battery Ventures, entre autres.

 

Comme de coutume pour ce genre d'affaire où rien n'aurait encore été signé, l'acheteur s'est refusé à commenter les rumeurs et l'"acheté" est resté muet. On se doute néanmoins que le portfolio et le travail de la startup israélienne a dû beaucoup captiver l’intérêt du géant de Santa Clara, qui pourrait ainsi potentiellement dépenser entre 1 et 2 milliards de dollars pour y mettre la main dessus, ce qui placerait la transaction en seconde position derrière une autre précédente acquisition d'origine israélienne, celle de Mobileye en 2017 pour 15,3 milliards. Outre pouvoir ainsi profiter du portfolio IA de Habana Labs, cette opération aurait également beaucoup de sens de par la proximité géographique avec l'affaire d'Intel, ce dernier employant déjà près de 13000 personnes en Israël, dont la bonne majorité travaille au centre R&D à Haïfa, où la plupart des puces du fondeur sont conçues. (Source)

 

habana labs gaudi training card

 Pour redoubler d'effort sur le terrain de l'IA, quoi de mieux pour Intel que de considérer l'acquisition d'une compagnie spécialisée et déjà proche géographiquement ? 

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