Le web fête ses 30 ans cette année, mais doit-on toujours s'en réjouir ? Certes, sans le web un paquet de choses seraient différentes, les procédures seraient encore sur papier ou minitel, nous aurions encore des encyclopédies sous forme de logiciel et surtout, le Comptoir ne serait pas ici ! Mais blague à part, quel bilan peut-on faire sur ces 30 années d’existence de la toile ? Quartz a décidé d'interviewer son fondateur, le docteur Tim Berners-Lee, fondateur de l'infrastructure et chercheur au CERN en Suisse. Né à l'origine de l'envie du chercheur de partager facilement ses informations avec ses étudiants, le web est devenu en quelques années un vaste système permettant de diffuser des informations et données sur l'ensemble de la planète. 

 

Dès le départ en 1989, Tim avait par contre mis en garde sur le problème que le web pourrait devenir un miroir de la société humaine, autant dans le bon que dans le mauvais. Si les plateformes collaboratives comme Github ou Wikipédia permettent de faire partager les connaissances et compétences plus rapidement, le harcèlement et les tentatives d'attaques visées sont elles aussi devenues plus fréquentes et plus faciles, notamment quand l'on voit des scandales comme Cambridge Analytica. L'arrivée massive d'informations bloque parfois les processus de traitement chez les gens, et les impacts sur la société ou la vie politique n'en sont pas moindres. Aussi, il reste toujours les problèmes liés aux géants comme les GAFAM, qui tentent de monopoliser le web avec leurs solutions et en utilisant nos données comme bon leur semble, voire même contrecarrer la société en réalisant leurs propres monnaies.

 

Mais au-delà des inquiétudes, le fondateur du web ne s’inquiète pas autant que la majorité sur son avenir. Pour lui, les positions dominantes sont toujours temporaires, après avoir connu des cas comme AOL ou Netscape, celui-ci affirme que si les gens se trouvent abusés, ceux-ci changeront de système. D'autre part, les évolutions techniques permettent de plus en plus d'obtenir des connexions fiables pour l'ensemble des populations, et les personnes les plus en difficultés au niveau social - seniors, personnes handicapées, isolement géographique... - peuvent sortir de leur isolement. Bien entendu, il souligne qu'il faudra rester prudent et que c'est le rôle des États de garantir un web équilibré et sain, mais comme toute chose d'origine humaine, cela dépend plus des volontés que d'une barrière technique. Il peut paraître moralisateur sur le fond, mais il est parfois vrai que ça donne à réfléchir et à se demander si les entreprises et institutions qu'on accuse sont fautives, ou alors est-ce notre manque d'actions envers ces problèmes qui est la cause de nos tracas. (source : Quartz)

 

tim berners lee

Franchement, il a l'air tout gentil en plus, rien à voir avec un méchant de James Bond qui veut contrôler la planète

 Tim Berners-Lee s'alarme de l'état actuel du web, mais pense qu'il n'est pas trop tard pour le changer... 

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