Le temple de la procrastination, là pour vous permettre de perdre votre temps tout en leur offrant de précieuses informations monétisables à votre sujet, s'est rendu compte que son flux d'informations était rempli d'intox et autres bobards à haute teneur instructive. Qu'à cela ne tienne, le chevalier du temps perdu va vous apprendre à le perdre avec classe, en sachant analyser ce que vous avez devant les yeux. Une page a été créée pour l'occasion et nous allons voir ensemble ce qu'elle propose.

 

1. Méfiez-vous des titres

Même si Facebook met principalement cette chose en avant lors d'un partage, juste en dessous de l'image faite pour être sensationnelle au possible.

 

2. Examinez attentivement l'URL

Même si Facebook la réduit à son minimum syndical, à savoir le domaine d'où cela vient. C'est déjà un bon indice puisque croire une information politique venant de "illuminaticollabofindumondetrianglesaurien.pl" pourra vous laisser penser que le texte est orienté.

 

3. Effectuez des recherches sur la source

Ça, c'est une excellente idée, ne vous arrêtez d'ailleurs pas là et faites aussi des recherches sur ceux qui vous donneront des informations au sujet de la première source.

 

4. Faites attention aux mises en forme inhabituelles

Même si Facebook présente tout de la même façon sur son site, une fois sur une page il peut être bon de faire attention aux choses un peu étranges pour un "site fiable". Le principal point à prendre en compte est le nombre de fautes dans le texte, reflétant en général du sérieux de la rédaction (même si personne n'est parfait).

 

5. Tenez compte des photos

On l'a vu, Facebook met automatiquement en avant les photos. Un site qui veut être lu mettra forcément une image attirante (même des femmes instrumentalisées pour les pires fans de hardware) et il faudra faire attention aux montages et vidéos trafiquées.

 

6. Contrôlez les dates

Une idée qu'elle est bonne pour éviter de s'énerver sur un sujet qui date de plus de dix ans ! (Facebook pourrait d'ailleurs tout à fait intégrer la date dans son partage de publication)

 

7. Vérifiez les preuves apportées

Comme les scientifiques doivent le faire pour être crédibles, il faut toujours donner des sources, preuves et évidences en rapport avec ce que l'on avance. Sinon, on fait de la spéculation ou des conjectures, ce qui n'a rien de mal, mais ce ne sont alors pas les mêmes genres de sites.

 

8. Consultez d'autres articles

Multipliez vos sources, tout en vous assurant qu'elles soient fiables.

 

9. L'actualité est-elle un canular ou une blague ?

Le Gorafi et Nordpresse.be arrivent toujours à vous avoir ?

 

10. Certaines actualités sont délibérément fausses

Oui, mais ça peut être rigolo, comme dit dans le point 9.

 

Outre le fait que Facebook soit vecteur de désinformation (surtout grâce à sa communauté friande de buzz et arguments faciles), leur action est louable. Elle rejoint celles d'autres qui défendent nos droits sur la toile (Mozilla, La Quadrature du Net, FSF...) et essaient d'éduquer les utilisateurs pour rendre le web plus sain. Ainsi - et tout spécialement en cette période d'élection - réfléchissez à deux fois avant de partager une information, vérifiez son auteur, sa source, sa date de publication, d'où elle vient à la base, pour éviter de propager du faux. Tabler sur de gros groupes ne veut absolument pas dire que l'information n'est pas orientée (surtout en politique encore une fois, mais cela touche d'autres secteurs et plus qu'on ne le pense) et préférez la presse indépendante, en recoupant toujours les informations pour éviter de vous laisser berner. Même le meilleur média peut faire des erreurs, il y a de l'humain derrière et ce n'est que par le recoupement d'informations que l'on peut apprendre et évoluer.

 

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