Internet, ce vaste réseau de services connectés nous fait rêver depuis plus de vingt ans. Depuis ses débuts (vers 1993 pour le grand public) avec un seul navigateur et quelques petits sites, l'ensemble a bien évolué et compte aujourd'hui quelque chose comme 1 739 031 487 noms de domaines et 170 129 118 sites actifs (d'après les résultats de décembre 2016 de Netcraft).

 

Le nuage qui consomme ! [cliquer pour agrandir]Tout ceci demande des ressources et Greenpeace USA a pris pour habitude d'analyser l'impact écologique des plus gros sites et services de la toile pour sensibiliser à ce que coûte pour la planète la diffusion d'un épisode des Gilmore Girls. Leurs résultats de 2016 sont là et si certains gros groupes (Apple, Google, Facebook) ont réussi à migrer vers les énergies renouvelables, d'autres (Amazon, Netflix, Twitter) ont beaucoup plus de mal à le faire et leur impact sur la planète s'en ressent. D'ailleurs, pour vous aider à vous faire une idée de ce qu'Internet consomme à l'échelle mondiale, Greenpeace a sorti la petite infographique qui se trouve juste à droite de ce texte.

 

Si Internet était un pays, il serait le 6e plus gros consommateur d'énergie au monde. Déjà sans trier l'origine de cette énergie, cela permet de se rendre compte de l'ampleur qu'a pris ce réseau qui ne cesse jamais d'évoluer (4G, fibre...). De plus, la plus grosse consommation du moment (le streaming, majoritairement illégal d'ailleurs) semble loin d'être écologique, même si l'exemple annoncé se veut plus choquant qu'autre chose puisqu'il faudra s'intéresser aux chiffres pour réellement voir l'implication du tout à grande échelle.

 

Ça n'empêche que leur classement des sociétés par rapport à leur consommation d'énergie et l'origine de cette dernière permet de vite voir qui joue le jeu du développement durable et qui préfère grossir sans penser au lendemain. Les services chinois sont déjà hors jeu avec une majorité d'électricité créée à partir de charbon (67% de charbon pour Baidu et Tencent) et presque tous les services de streaming audio et vidéo (à part YouTube appartenant à Google et iTunes d'Apple) sont à classer au même rang, pour d'autres raisons. Les sociétés incriminées consomment trop par rapport au service offert, mais Greenpeace tape surtout sur le fait qu'elles restent totalement silencieuses sur leurs plans actuels et futurs au sujet des énergies (renouvelables ou pas).

 

Déjà vingt des (grosses) entreprises soumises à cette analyse se sont engagées à aller vers les énergies renouvelables (certaines, comme Switch, ayant réussi à largement évoluer en une seule année) et il serait bon que cela en motive d'autres à faire de même. Si Greenpeace a pris l'exemple du streaming, ça n'est pas pour rien. D'après CISCO, 63% du trafic sur la toile était du streaming en 2015 et leurs pronostiques pour 2020 atteignent 80%. Ce service étant l'un des plus énergivores et passant par des sociétés qui sont loin d'être efficaces sur le sujet, il serait bon de voir les tendances s'améliorer dans les années à venir. Vos services préférés sont-ils propres ?

 

greenpeace conso internet 2016 2

 

 Quels sites ou services consomment le plus et d'où provient l'énergie utilisée ? La réponse dans une étude menée par Greenpeace USA. 

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